Le Directeur général de la FAO prend la parole en ouverture de la seconde présentation de l’édition 2025 de l’Examen de l’état des ressources halieutiques marines mondiales à Rome
(De gauche a droite) Manuel Barange, sous-directeur général de la FAO, et QU Dongyu, Directeur général de la FAO, assistent au deuxième lancement de la Revue 2025 des ressources halieutiques marines mondiales au siège de la FAO à Rome.
©FAO/Alessandra Benedetti
Rome – M. Qu Dongyu, Directeur général de la FAO, a pris la parole aujourd’hui, à Rome, en ouverture de la seconde présentation de l’édition 2025 de l’Examen de l’état des ressources halieutiques marines mondiales (disponible en anglais uniquement), l’évaluation mondiale la plus complète et la plus participative des stocks halieutiques marins jamais menée.
Ce rapport essentiel avait été présenté une première fois lors de la 3e Conférence des Nations Unies sur l’océan qui s’est tenue en juin, à Nice, où il a été salué lors d’une manifestation de haut niveau. Cette seconde présentation au siège de la FAO visait à élargir l’audience en mobilisant la communauté internationale aussi bien sur place qu’en ligne.
«Notre océan est une source de nourriture, de nutriments et de moyens d’existence partout dans le monde», a déclaré le Directeur général lors de la manifestation. «La pêche et l’aquaculture font vivre à elles seules plus de 600 millions de personnes, souvent dans des régions où les autres sources d’emploi sont rares. Or, la place vitale que tient l’océan ne peut être pérenne que si les ressources marines sont gérées de manière responsable et si leurs écosystèmes restent en bonne santé.»
M. Qu a fait remarquer que les pêches devaient être gérées avec sérieux, en se fondant sur des politiques rationnelles et une coopération internationale forte, pour en assurer la viabilité. La FAO, qui est à l’avant-garde de la diffusion d’informations sur l’état des ressources halieutiques dans le monde depuis le début des années 1970, aide la communauté internationale à orienter les pêches vers une amélioration de la production, de la nutrition, de la santé de l’environnement et des moyens d’existence pour tous.
«La situation des pêches a évolué, depuis les années 1970, sous l’effet des nouvelles technologies, de l’évolution des ressources, d’une redéfinition des priorités et de la complexité de plus en plus grande de l’utilisation, de la gestion et de la mise en valeur des stocks halieutiques», a déclaré le Directeur général.
«Les progrès accomplis en matière de collecte de données, notamment en intégrant les savoirs autochtones et traditionnels, en utilisant l’intelligence artificielle et en adoptant des approches adaptées aux pêches pour lesquelles on manque de données, ont renforcé la capacité qui est la nôtre d’évaluer avec une plus grande précision plus de stocks que jamais», a-t-il ajouté en précisant que le rapport avait une forte incidence sur la prise de décisions et qu’il pesait dans l’évolution des politiques mondiales.
L’évaluation, qui porte sur 2 570 stocks répartis dans toutes les régions du globe, est le fruit du travail de plus de 650 experts dans plus de 90 pays, de nombreuses consultations régionales et d’une collaboration étroite avec les institutions chargées des pêches aux niveaux national et régional.
Le rapport, dont l’élaboration a commencé il y a deux ans et demi, réaffirme l’engagement de la FAO en faveur de la Transformation bleue, une stratégie visant, d’une part, à créer des systèmes alimentaires aquatiques durables, et, de l’autre, à pousser l’Organisation à montrer l’exemple en matière de collecte, d’analyse et de diffusion des connaissances.
Pour conclure, M. Qu a rendu hommage aux centaines d’experts et institutions qui ont apporté de précieuses contributions, en temps et en savoir-faire, en vue de bâtir un monde plus durable, dans lequel la sécurité alimentaire est assurée.
«Cette collaboration mondiale aura pour effet d’améliorer les futurs travaux, qui pourront s’appuyer sur une solide base de confiance, de connaissance et de coopération.»