Directeur général  QU Dongyu

Une législation efficace est essentielle à la transformation des systèmes agroalimentaires pour assurer la sécurité alimentaire et une bonne nutrition

Rome – «Il est indispensable de disposer de lois et de règlements efficaces pour assurer une transition vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables, tout en assurant la sécurité alimentaire et une bonne nutrition», a déclaré M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «La législation joue également un rôle majeur dans la gestion durable de l’environnement et permet d’agir en faveur du développement durable au niveau national et même local», a-t-il ajouté.

Le Directeur général a pris la parole aujourd’hui lors d’une table ronde de haut niveau sur le thème «Gouvernance des systèmes agroalimentaires durables: renforcer la législation et les capacités pour faciliter la mise en œuvre, la conformité et l’application». La manifestation était organisée par la FAO en collaboration avec la Commission mondiale du droit de l’environnement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La FAO donne des avis à ses Membres sur les moyens juridiques et institutionnels dont ils peuvent se servir pour favoriser et réglementer le développement national et la coopération internationale dans le domaine de l’alimentation et de l’agriculture.

Le webinaire a rassemblé des experts de premier rang des secteurs public et privé et du monde universitaire pour animer un débat sur la manière d’agir collectivement en faveur d’instruments juridiques permettant une gestion et une utilisation efficaces des ressources naturelles.

«Les lois n’ont aucune valeur si elles ne sont pas respectées», a déclaré le Directeur général en insistant sur la nécessité d’aller plus loin pour mettre en œuvre et faire appliquer les lois. «Toutefois, pour cela, il faut des institutions adéquates dotées de l’autorité, des moyens et des ressources nécessaires», a-t-il ajouté.

L’agriculture influe sur plusieurs facteurs, dont l’environnement, la santé, les droits humains, la science et l’innovation, qui ont eux-mêmes des effets sur elle. «Compte tenu de la complexité et du caractère transversal des questions relatives à l’alimentation et à l’agriculture, les États ont besoin d’un appui pluridisciplinaire pour transformer le secteur agroalimentaire et devraient nouer davantage de partenariats et renforcer la coopération à tous les niveaux», a souligné le Directeur général. «De plus, les pays doivent faire émerger des idées novatrices pour relever les défis changeants, complexes et souvent transversaux», a déclaré M. Qu en soulignant qu’il importait d’élaborer et de mettre en place des cadres juridiques novateurs.

Le Directeur général a fait observer que la législation jouait un rôle important dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, car elle permettait de mettre en œuvre des politiques nationales visant à améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie pour tous, en ne laissant personne de côté. C’est pourquoi M. Qu a réaffirmé la volonté de la FAO de renforcer l’assistance technique apportée aux Membres dans le domaine juridique, en collaboration avec ses partenaires principaux et dans le respect de son Cadre stratégique 2022-2031.

«Cette assistance technique, prêtée par la FAO dans les meilleurs délais, est axée sur les besoins propres à chaque Membre, auxquels elle est adaptée», a fait observer le Directeur général.

La table ronde d’aujourd’hui a permis à la FAO, à ses partenaires et à tous les acteurs concernés de débattre des principaux défis à relever et de trouver des solutions innovantes et concrètes pour une gouvernance efficace des systèmes agroalimentaires durables. Elle a également permis de partager les expériences des pays et les meilleures pratiques s’agissant de l’adoption de lois et de règlements utiles et efficaces.

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