Directeur général QU Dongyu

Réunion conjointe du Comité du Programme et du Comité financier

de M. Qu Dongyu, Directeur général de la FAO

04/11/2025

Monsieur le Président de la Réunion conjointe et du Comité du Programme,

Monsieur le Président du Comité financier,

Monsieur le Président indépendant du Conseil,

Mesdames et Messieurs les participants à la Réunion conjointe du Comité du Programme et du Comité financier,

Mesdames et Messieurs,

Chers collègues,

Bonjour et bienvenue.

J’ai le plaisir de m’adresser à vous aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture de la première Réunion conjointe depuis la session de la Conférence de la FAO tenue en juillet, et je voudrais accueillir chaleureusement les présidents ainsi que les nouveaux membres des deux comités.

Je souhaite également la bienvenue au Président indépendant du Conseil nouvellement élu.

Nous sommes réunis aujourd’hui avec un objectif commun fondamental: faire coïncider nos ambitions stratégiques et les moyens pratiques qui nous permettront de les concrétiser.

Les enjeux de la sécurité alimentaire mondiale exigent de nous plus qu’une doctrine: il faut des actes décisifs, soutenus au moyen de ressources suffisantes.

En cette année qui marque le 80e anniversaire de la FAO, notre mandat, ancré dans le noble objectif de libérer le monde de la faim et de la malnutrition – de le mettre à l’abri du besoin – n’a jamais été aussi impérieux.

Dans ce contexte, la synergie entre le Comité du Programme et le Comité financier est le moteur de notre efficacité.

Comme je l’ai dit au sujet de l’Initiative de réforme ONU80, il ne faut pas se contenter de faire des coupes. Il faut d’abord protéger les domaines fondamentaux, puis soutenir les volets essentiels et se débarrasser du reste. Dans un troisième temps vient la réforme intégrée, puis dans un quatrième une réforme totale, plus en profondeur.

Au sein du système des Nations Unies, il faut mettre au point ces quatre étapes selon une approche globale. Malheureusement, il a été décidé de s’engager sans discernement dans un processus de compression. C’est une démarche simpliste, nous le verrons avec un peu de recul. Il ne s’agit pas d’une vraie réforme.

À la FAO, nous avons la chance que nos membres en soient conscients, et que vous ne vous contentiez pas de demander des coupes.

Ayons bien en tête que le simple fait de maintenir le statu quo, sans compression, revient déjà à réduire le budget du fait de l’inflation, les prix étant plus élevés qu’il y a dix ou même cinq ans, avant la pandémie.

Pour vous donner un exemple, ici en Italie, les spaghettis sont aujourd’hui deux fois et demie plus chers que lorsque je suis arrivé en 2019, et le prix du riz a lui aussi doublé.

C’est la triste réalité, car nous ne vivons pas dans un environnement protégé des contraintes extérieures. Nous vivons dans le monde réel.

Il nous faut reconnaître cette situation et prendre des décisions qui se fondent non pas sur les émotions, mais sur l’analyse des faits. Je m’efforce de toujours garder cela à l’esprit.

Par exemple, en décembre dernier, lorsque vous avez coupé court à ma proposition de réforme globale, je ne me suis pas vexé. Pourquoi l’aurais-je fait? La FAO est votre organisation, et la majorité d’entre vous, menée par les pays les plus riches et quelques pays à leur suite, n’a pas voulu de cette réforme. L’histoire retiendra votre décision.

Elle retiendra que vous avez désormais un an de retard sur un projet que nous avions commencé à préparer deux ans auparavant.

Le terme utilisé est «évaluation», mais que veut-il dire?

Toute proposition de réforme de grande ampleur doit venir du sommet, et bien sûr chacun, chacune a le droit d’avoir un avis.

Toute réforme devrait commencer par une conception globale, puis on peut y adhérer, ou y apporter ses contributions, avant de mettre au point un plan d’action. On procède par étape. On commence par le plus évident et on progresse petit à petit. C’est la meilleure façon de faire.

Certains membres estiment que nous devrions nous inspirer de l’Initiative ONU80, mais nous l’avons devancée. Nous devons profiter de cette dynamique pour accélérer et amplifier notre réforme. C’est ainsi que nous pourrons tirer avantageusement parti de l’Initiative ONU80.

Mesdames, Messieurs,

Le Comité du Programme formule des recommandations qui orientent notre action: elles visent à définir nos priorités, à dicter nos interventions et à nous assurer que nos activités aient des résultats tangibles sur le terrain.

Le Comité financier, lui, fournit des recommandations sur notre énergie vitale – ce que j’appelle la vitamine M, pour «money» – et nous permet de veiller à une gestion efficace et transparente de nos ressources et ainsi de gagner la confiance de nos membres comme de nos partenaires fournisseurs de ressources.

La Réunion conjointe qui démarre aujourd’hui fait, quant à elle, le pont entre ces deux piliers essentiels de notre structure de gouvernance.

Le Comité du Programme veut nous voir intensifier notre action et obtenir de meilleurs résultats, tandis que le Comité financier cherche à réduire notre budget. Aussi, pour commencer, il vous faudra chercher le consensus et le compromis, car sans argent, comment pourrez-vous diriger cette organisation?

Toutefois, le dialogue que nous engageons ici ne se limite pas à examiner les documents dont nous sommes saisis, comme les ajustements à apporter au Programme de travail et budget pour 2026-2027. Il s’agit de tracer ensemble la voie à suivre.

La Conférence de la FAO a déjà pris sa décision, il vous faut donc faire confiance à la Direction de la FAO pour y donner suite.

Par exemple, je sais que certains d’entre vous ont d’ores et déjà déclaré qu’il n’était pas nécessaire de rénover les toilettes ou de remplacer les ascenseurs, mais les membres n’ont pas vraiment leur mot à dire.

Après 75 ans, ce bâtiment – votre siège – n’était pas en bon état. Il fallait procéder à des rénovations de toute urgence.

Ce n’est pas une question d’argent. C’est une question d’humanité.

J’ai dit au Ministre des infrastructures de l’Italie, M. Matteo Salvini, qui est un ami, que nous devrions convenir d’un budget à la hauteur de notre engagement politique.

Il s’agit de veiller à ce que chaque dollar investi par les membres se convertisse en progrès mesurable pour les agriculteurs, y compris les petits exploitants, les pêcheurs, les habitants des forêts, les consommateurs et les familles qui dépendent de notre action.

Ma proposition pour le Programme de travail et budget des deux prochaines années a pour but avant tout d’assurer l’exécution efficace du Programme de travail de la FAO et de déterminer les domaines d’activité qui seront mis en avant, mis en retrait ou réorientés.

En effet, l’année prochaine se tiendront les sessions des conférences régionales, qui seront une occasion à saisir pour la FAO. Nous devons voyager davantage, nous mobiliser davantage. Tout le monde veut soutenir la FAO – l’argent est là.

Ce qui importe le plus, c’est la volonté politique.

Notre objectif a été de mettre sur pied un Programme de travail et budget solide et efficace et de maintenir l’ouverture de crédits au niveau nominal du budget 2024-2025 en dollars des États-Unis.

En fait, ces deux dernières années, le cours du dollar a connu une baisse de plus de 10 pour cent par rapport à l’euro.

C’est la raison pour laquelle j’ai proposé un compromis à mes amis des États-Unis d’Amérique: nous dépenserons 80 pour cent de notre budget en dollars et non en euros. Il n’y a qu’ici que nous dépensons un peu en euros. Dans le reste du monde, nos dépenses se font pour la plupart en dollars.

C’est ainsi que le budget de la FAO a été réduit d’au moins 5 pour cent par rapport à il y a deux ans, alors qu’il avait auparavant connu une augmentation de 5,6 pour cent.

Nous nous retrouvons donc, en toute franchise, dans une situation similaire à celle d’il y a trois ans.

Ce n’était pas chose facile, mais nous y sommes parvenus – ce qui montre bien que nos paroles sont suivies d’effets!

Nous avons mis en place un examen stratégique et entrepris de supprimer 177 postes inscrits au budget, ce qui représente un total de 29 millions de dollars et correspond à ce que j’avais prévu il y a deux ans.

J’ai examiné les différentes divisions. Certains postes sont ce qu’on appelle des «postes silencieux», qui existent pour différentes raisons historiques. Prenons par exemple la Division des marchés et du commerce (EST). Avant la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la FAO comptait de nombreux postes. Maintenant que l’OMC existe, c’est en son sein qu’ont lieu les négociations politiques. Nous n’offrons qu’un appui technique, mais le nombre de postes dans cette division reste relativement élevé.

Nous devons faire preuve d’initiative, pas seulement aux fins de l’approbation du budget, mais aussi aux fins de l’efficience globale de l’Organisation.

La Division des pêches et de l’aquaculture (NFI) compte beaucoup de postes, mais cela tient au fait que de nombreux pays ont des ministères indépendants qui s’occupent de ces questions.

À cela s’ajoutent les nouveaux services, comme le Bureau de l’innovation (OIN), le Bureau des objectifs de développement durable (OSG) ou encore le Bureau des urgences et de la résilience (OER). Ce ne sont là que quelques exemples illustrant le rôle que je joue dans la gestion de cette organisation en vue de maintenir un équilibre entre postes historiques, effectifs au service de l’innovation et divisions traditionnelles.

À l’époque où j’étais Vice-Président responsable des questions financières à l’Académie chinoise des sciences agricoles, qui employait 22 000 personnes, 67 pour cent de ces postes relevaient du budget ordinaire.

Nous dépendions donc des doctorants, qui travaillaient avec acharnement et efficacité pour obtenir leur diplôme. Pour chaque poste inscrit au budget ordinaire, nous recrutions plus de doctorants.

À la FAO, la situation est un peu différente. Nous avons besoin de plus de postes inscrits au Programme de travail et budget, ce qui nous permettra de recruter plus de consultants.

Ainsi, la FAO emploie au total 17 000 personnes, mais moins de 4 000 occupent des postes inscrits au Programme de travail et budget.

À cet égard, je salue l’ancien Directeur général, M. José Graziano da Silva, qui avait entrepris de modifier le fonctionnement et le contrôle du Programme de travail et budget, ce qui a permis de faire appel à plus de consultants.

Un élément que j’ai néanmoins amélioré sur la base du modèle de fonctionnement mis en place par mon prédécesseur est le contrôle des qualifications des fonctionnaires de la classe P4 ou de rang supérieur. M. Graziano da Silva faisait trop confiance aux directeurs de division. En conséquence, des membres du personnel de classes inférieures se sont vu confier des fonctions de rang plus élevé à des fins d’économie, ce qui a affaibli les capacités techniques.

Aujourd’hui, nos capacités techniques se développent et notre mode de fonctionnement a également évolué.

Nous avons ici deux idées-forces, deux indicateurs, donc nous devons être très prudents.

Nous devons revenir à notre aspiration initiale, nous recentrer et revoir nos priorités.

Il ne s’agit pas d’un slogan. Nous devons examiner notre mandat et la façon dont il s’est développé.

Au sein de la FAO, nous devons encore procéder à de petits ajustements structurels. Par exemple, le Bureau du changement climatique, de la biodiversité et de l’environnement (OCB) est également responsable des Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM) – pourquoi? Le patrimoine ne fait pas partie du mandat du Bureau, qui est chargé de protéger l’environnement. Ce n’est là qu’un exemple d’une modeste réforme structurelle que nous devons envisager.

Nous avons nommé le nouveau Secrétaire de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), un phytopathologiste et expert en biosécurité très expérimenté venant d’Australie. Sa nomination favorisera la continuité du leadership mondial en matière de santé des végétaux.

Parmi tous les pays que j’ai visités, l’Australie est l’un de ceux qui prennent le plus au sérieux la biosécurité.

Nous ne pouvons négliger l’importance cruciale de la prévention des maladies animales transfrontières, qui touchent tous les pays du monde. Une augmentation du budget d’un million de dollars garantira un financement pérenne dans le cadre du nouveau programme destiné à lutter contre la menace mondiale des maladies animales transfrontières.

Lors de la réunion du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination tenue la semaine dernière, j’ai annoncé qu’après 22 ans d’appui apporté principalement par les États-Unis d’Amérique, il était temps que les autres membres intensifient leurs efforts, quelle que soit l’importance de leur contribution. Bien évidemment, cela ne signifie pas que des donateurs de longue date comme les États-Unis ne devraient plus apporter de contribution.

En vue de la 179e session du Conseil de la FAO devant se tenir en décembre, nous nous attachons à mettre au point le mécanisme du nouveau programme mondial de lutte contre les maladies animales transfrontières de sorte que tous les partenaires – pouvoirs publics, secteur privé, universités, organisations paysannes et autres – puissent s’unir face à cette menace commune.

Il s’agit de mesures stratégiques pour protéger la sécurité sanitaire des aliments, la sécurité des échanges commerciaux, la santé animale et la santé des végétaux – autant d’aspects essentiels à l’efficacité de l’approche «Une seule santé».

Nous avons désormais une compréhension plus généralisée de cette approche, qui ne couvre pas uniquement les zoonoses et l’environnement, mais aussi la santé des sols, des végétaux et des animaux.

L’année prochaine, nous tiendrons la Conférence mondiale sur l’approche «Une seule santé». Je me réjouis également que le Président Emmanuel Macron organise le Sommet «Une seule santé»; la FAO offrira à la France tout l’appui technique dont elle aura besoin.

Nous avons besoin que responsables politiques et scientifiques se réunissent et échangent entre eux. D’après ce que j’ai observé en Europe ces 35 dernières années, je peux vous dire que vous avez des responsables politiques et des scientifiques de premier ordre, mais qu’il faut que ces deux groupes interagissent davantage.

Dans d’autres grands pays comme les États-Unis d’Amérique, le Japon, la Chine, le Brésil ou l’Inde, les responsables politiques ont des échanges très intenses avec les scientifiques, ainsi qu’avec les entrepreneurs qui détiennent des technologies de pointe.

Je sais qu’en Chine, le Président, le Premier Ministre et les ministres discutent tous régulièrement avec des scientifiques et des entrepreneurs afin d’apprendre de leur expérience et d’en savoir davantage sur ce qui se passe sur le terrain.

Il appartient à la FAO de réunir les responsables politiques et les scientifiques.

Mesdames, Messieurs,

Nous avons encore une fois réaffirmé notre attachement à l’utilisation optimale des ressources et à l’efficience opérationnelle, et je remercie les membres de reconnaître combien le travail de la FAO est indispensable, aujourd’hui plus que jamais.

Ce constat a également été partagé par les responsables de haut niveau qui ont assisté aux célébrations de la Journée mondiale de l’alimentation et du 80e anniversaire de la FAO, à l’occasion du Forum mondial de l’alimentation 2025 tenu le mois dernier.

Le monde a besoin d’une FAO pérenne et professionnelle qui continue à jouer un rôle de chef de file en matière d’expertise technique fondée sur la science et l’innovation.

Il y a six ans, on ne parlait pas ici de science et d’innovation, ni de biotechnologie, d’édition génomique ou d’intelligence artificielle (IA). Aujourd’hui, la FAO est non seulement la première organisation à avoir évoqué et encouragé le recours à l’IA, mais elle utilise également cette technologie comme en témoigne le déploiement de deux outils: CertusCare et Célia FAO.

Au sein du service des ressources humaines, nous utilisons l’IA pour mettre en place la gestion du changement. D’autres divisions se servent de l’IA uniquement pour les publications professionnelles, mais il faut l’utiliser pour gérer le changement. C’est la raison pour laquelle les Chinois ont créé une société numérique. Nos téléphones portables servent aux télécommunications, mais pas uniquement. Nous changeons également notre mode de vie et notre façon de travailler. Nous changeons de modèle d’activité.

C’est la raison pour laquelle j’ai mis en place une FAO numérique. Nous avons réduit notre consommation de papier de 79 pour cent. Si l’on prend en compte le siège et les sous‑régions, cette économie de papier dépasse les 90 pour cent. C’est la plus grande contribution à l’économie verte et au développement durable. Nous avons joint le geste à la parole!

J’encourage la Division des services aux organes directeurs (CSG) et le Bureau de la communication (OCC) à montrer la voie pour ce qui est d’utiliser l’IA à des fins de gestion et d’amélioration de l’efficacité.

L’IA peut par exemple améliorer l’efficacité de l’interprétation. Dans beaucoup de pays asiatiques, on emploie l’interprétation automatique basée sur l’IA, qui est beaucoup plus précise.

Nous devons unir nos efforts pour faire de la FAO une organisation réellement moderne!

Une organisation capable de bâtir un monde meilleur grâce aux quatre améliorations: l’amélioration de la production, de la nutrition, de l’environnement et des conditions de vie, sans laisser personne de côté.

La plupart des chefs de secrétariat des institutions des Nations Unies viennent me dire, et c’est nouveau, que les quatre améliorations sont très faciles à mémoriser. Je leur réponds que je suis un homme simple. Je viens du monde paysan. Je leur explique que les messages qu’ils communiquent sont trop complexes. Les agriculteurs représentent 99 pour cent de notre public. Ils ne parlent pas anglais et nous devons donc faire en sorte qu’ils puissent facilement se souvenir des quatre améliorations. La Chine compte 400 millions d’agriculteurs et il faut que tous puissent se rappeler cette simple devise.

Notre discours doit être accessible aux agriculteurs et au commun des mortels.

Je sais bien que certains diplomates ici présents n’apprécient pas mes quatre améliorations, mais un représentant de l’Université des Nations Unies m’a exprimé sa profonde reconnaissance lors de la formation sur les quatre améliorations dispensée pendant le Forum mondial de l’alimentation. Il s’agit là de l’une des plus hautes marques d’estime qui soit, sachant qu’elle vient de la part d’un professeur d’université.

Que vous aimiez ou non les quatre améliorations, cela relève de votre opinion personnelle et cela ne devrait pas nous empêcher de travailler ensemble, car ces principes sont au cœur du Cadre stratégique 2022-2031 de la FAO.

Les ajustements à apporter au Programme de travail et budget sont conformes aux indications données par la Conférence de la FAO concernant les orientations programmatiques et la nécessité de trouver des gains d’efficience supplémentaires et d’autres économies pour un montant de 13,8 millions de dollars, ce que nous sommes parvenus à faire.

Certes, nous devons faire des économies. Je viens d’une famille pauvre et je connais la nécessité de ne jamais gaspiller l’argent. Mais quand le Ministre, M. Salvini, nous a rendu visite, il était très heureux de voir le jardin à l’avant du bâtiment, alors je lui ai demandé 4 millions d’euros supplémentaires pour financer la rénovation des installations sanitaires et des ascenseurs.

Nous avons aussi réaffecté 5 millions de dollars aux domaines hautement prioritaires, ce qui a permis de réaliser 18,8 millions de dollars d’économies au total.

La Sous-Directrice générale Beth Crawford, le Directeur général adjoint Maurizio Martina et d’autres collègues m’ont aidé à réaliser de nouveaux ajustements qui vont bien plus dans le détail. Ces personnes ont toute ma confiance et je compte sur elles.

Les gains d’efficience et les économies sont le fruit d’une approche triple combinant réduction des coûts, gains de temps et amélioration de l’efficacité.

Je propose d’apporter des ajustements qui permettront à l’Organisation de renforcer son assise et la portée de son action.

S’agissant des allocations de fonds aux domaines hautement prioritaires, nous avons augmenté de 2 millions de dollars le budget affecté au Programme de coopération technique (PCT). Ainsi, même en ces temps difficiles, nous avons réussi pour la première fois à doter le PCT d’une enveloppe supplémentaire de 2 millions de dollars. Cela prouve combien il est important pour la FAO de venir en aide à ses membres vulnérables, en particulier les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les pays en développement sans littoral, qui représentent quelque 92 membres au total.

Nous nous attacherons ensuite à soutenir les pays à revenu intermédiaire. C’est ainsi que les choses fonctionnent au sein la grande famille de la FAO. Si vous voulez favoriser la réalisation des ODD, vous devez d’abord soutenir les pays vulnérables et, ce faisant, aider les membres à atteindre leur objectif de consacrer 17 pour cent de l’ouverture de crédits nette au PCT. Il faut s’assurer que cet outil reste prioritaire pour apporter une réponse rapide, efficace et efficiente aux besoins des pays.

Avec la Directrice générale adjointe Beth Bechdol, nous avons revu le PCT pour le rendre plus efficace. Jusqu’alors, il portait uniquement sur la formation. Nous l’avons modifié pour appuyer également le renforcement des capacités en vue de la préparation de propositions de projets d’investissement, de petite comme de grande envergure. C’est pourquoi le Fonds vert pour le climat (FVC) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) sont sensibles à la qualité de nos propositions, qu’elles viennent du siège ou de nos équipes de pays.

L’examen en cours de la structure des bureaux de pays contribuera fortement à rendre le réseau plus efficace et à renforcer l’unité d’action de la FAO afin d’amplifier les résultats obtenus sur le terrain.

Pour autant, les mesures d’efficience ne suffiront pas à elles seules à maintenir ces capacités de base au cours du prochain exercice biennal.

Si nous voulons préserver les capacités institutionnelles et répondre aux attentes des membres vis-à-vis des besoins futurs, nous aurons besoin à la fois de nouveaux investissements et de méthodes de travail plus créatives, qu’il s’agisse de nouveaux instruments, de modèles communs de prestation de services ou d’approches repensées.

Nous devons perfectionner encore notre nouveau modèle d’activité.

Prenons l’exemple de nos collègues en Afghanistan: ils travaillent très dur, avec un grand professionnalisme, et sont épaulés par le siège, entre autres; et récemment, nous avons obtenu 100 millions de dollars de la part de la Banque asiatique de développement. Mes collègues du Conseil des chefs de secrétariat nous envient beaucoup, en particulier ceux qui s’occupent des réfugiés et des questions humanitaires.

Je leur ai expliqué que nous tenions nos engagements et ils prennent conscience qu’un investissement de 100 millions de dollars en faveur de la FAO peut générer des retombées encore plus importantes. On l’a observé ces deux derniers mois notamment. Ce résultat est la consécration du changement de modèle d’activité de la FAO et des méthodes de travail collaboratif mises en place par l’Organisation.

Dans le cadre de notre programme de travail, nous continuons à utiliser l’innovation technique, y compris l’IA, pour gagner en efficacité, en efficience et en cohérence.

Depuis la dernière session du Comité du Programme en mars 2025, le Bureau de l’évaluation a réalisé 13 évaluations, qui ont permis de tirer des enseignements cruciaux pour aider la FAO à améliorer son action et sa prise de décisions.

Les évaluations n’ont porté que sur des projets et programmes entrepris sous la houlette de la FAO, et non sur d’autres projets et programmes qui auraient dû se conformer aux exigences des donateurs.

Il convient de ne pas se méprendre lorsqu’il est question de l’évaluation interne et du Bureau de l’évaluation: ce dernier n’est pas un partenaire tiers, soyez vigilants sur ce point. Loin d’être un prestataire de services, il s’inscrit dans la fonction d’évaluation interne de la FAO.

Même le Bureau de l’Inspecteur général fait partie de l’Organisation. C’est la raison pour laquelle M. Mika Tapio, dont la renommée au sein du système des Nations Unies n’est plus à faire, occupe aujourd’hui le poste de Secrétaire exécutif du Corps commun d’inspection (CCI). La FAO a désormais besoin d’un inspecteur général par intérim pour une période de six mois, et nous allons publier sans délai l’avis de vacance de poste. Le Comité sera ensuite saisi de cette question, conformément à la pratique établie.

Je sais que certains membres ont pu dire par le passé que je n’appréciais peut-être pas le CCI. C’est faux. J’apprécie le CCI, mais il est doté de son propre mandat – il s’agit de ne pas l’outrepasser. C’est un organe consultatif interne au sein du système des Nations Unies; il ne fait pas partie de nos organes directeurs.

Dans le Cadre stratégique de la FAO, les quatre améliorations sont pensées de manière à favoriser une approche stratégique et systématique.

Pour transformer les systèmes agroalimentaires, il faut des investissements de grande ampleur, bien au-delà de ce que peuvent fournir à eux seuls les financements publics. C’est pourquoi la FAO œuvre à accroître les investissements tant publics que privés.

J’ai soumis au Conseil des chefs de secrétariat et notamment au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies la proposition suivante: le système des Nations Unies devrait se doter de grandes orientations sur la collaboration avec le secteur privé dans l’intérêt de l’ensemble des institutions et des programmes. 

Les investissements du secteur privé représentent une part allant de 8 à 70 pour cent des financements. Ces orientations pourraient permettre de solliciter davantage ces acteurs et d’ouvrir la porte à de nouveaux investisseurs privés.

Je sais que certains des diplomates ici présents ont beaucoup d’influence et peuvent convaincre leurs collègues de New York d’aider la FAO à obtenir des fonds au profit des pays en développement. Des orientations permettraient d’encadrer ce type de collaboration.

Au mois de septembre, la FAO avait mobilisé 1,13 milliard de dollars auprès de donateurs. C’est légèrement plus qu’au même moment l’année dernière.

Je salue vivement les efforts consentis par les collègues de toute l’Organisation, et il est possible d’aller beaucoup plus loin encore; je pense par exemple à la Division des pêches et de l’aquaculture (NFI) qui est reconnue pour ses compétences et ses services professionnels.

On peut dire la même chose du Bureau du changement climatique, de la biodiversité et de l’environnement (OCB) et du Centre d’investissement de la FAO, qui peuvent eux aussi établir des ponts avec des donateurs autres que le FVC et le FEM.

Nous devons être réalistes et pragmatiques, car nous avons aussi d’importantes dépenses de fonctionnement à financer. Continuons à travailler ensemble!

Nous avons cependant beaucoup moins de financements de la part de nos donateurs habituels. C’est la raison pour laquelle la FAO s’est mise à dépendre davantage du FVC, du FEM, de la Banque mondiale et même de la Banque asiatique de développement.

Avec nos donateurs habituels, nous devrions terminer l’année environ 15 pour cent en deçà du total de l’année dernière.

Nous allons devoir renouveler l’engagement des donateurs au moyen de nouvelles approches, mais nous devons avoir conscience qu’à l’avenir, ils ne nous soutiendront pas forcément autant que par le passé.

Plus de 40 pour cent de nos ressources actuelles proviennent désormais de fonds verticaux. Cette réorientation nous a aidés à éponger la baisse, mais elle est aussi synonyme d’une moindre souplesse et d’une concurrence plus rude en 2026.

Nous faisons aussi progresser les réformes qui amélioreront la prévisibilité, comme la planification au niveau du portefeuille, l’introduction de programmes-cadres, la mise en place de fonds communs et de fonds fiduciaires ou encore l’intensification de la collaboration avec le secteur privé.

Nous sommes dans une situation privilégiée, car d’autres institutions ont du mal à conserver leurs capacités avec des coupes de 16 à 20 pour cent. J’exhorte mes collègues, des classes P-3 à D-2, à voyager et à aller à la rencontre d’investisseurs éventuels – ce sont les frais de déplacement les plus rentables.

Ne restez pas à Rome. Oui, on y est bien, mais il faut en sortir. C’est pourquoi je me rendrai mercredi au Brésil – pour la 30e session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) –, puis ailleurs pour d’autres manifestations. On ne peut pas savoir les moyens qui sont disponibles à moins de se déplacer et de parler directement avec les investisseurs éventuels. Il existe un proverbe chinois qui dit: «le chemin vous mène à votre destination une fois que vous avez franchi le seuil de votre porte».

Certains disent que tout est tellement cher qu’il faudrait rester à Rome. Pourtant, alors que nous avons augmenté nos frais de déplacement de 10 millions de dollars, cet investissement a généré des retombées d’un milliard de dollars, si ce n’est plus! C’est là la mentalité du développement, bien différente de l’état d’esprit restrictif de la survie. Mon action s’est toujours axée sur le développement et non sur la survie.

Prenons l’exemple du Musée de la FAO: combien de personnes viennent le visiter? L’Italie y a investi plusieurs millions, et elle en tirera bien plus. Ce ne serait pas le cas si nous nous étions contentés de moderniser la bibliothèque. La bibliothèque, c’est de l’histoire ancienne, alors que le Musée et réseau, avec sa bibliothèque numérique, représente l’avenir. Il attire un large public, des enfants aux retraités.

Je veux saluer certains membres, notamment le Libéria. Le Ministre de l’agriculture est venu avec le Président et a soutenu la création à la FAO de la Salle de suivi stratégique du Libéria, un centre très spécialisé doté d’une base de données mondiale, fondée sur des connaissances réelles et des éléments factuels. Aucune organisation ne peut remplacer cette fonction de la FAO, qui est très appréciée par ses membres.

Je me suis récemment entretenu avec le Président de la République dominicaine, qui m’a dit qu’il suivait l’action de la FAO et qu’il souhaitait que nous l’aidions avec nos données, parce que leur territoire, leur région et leur sous-région sont très imprévisibles, et qu’ils ne peuvent pas surmonter ces difficultés à eux seuls.

Même constat au Moyen-Orient. Les données météorologiques ne portent que sur la poussière ou la sécheresse; elles n’ont pas de lien avec l’agriculture. À la FAO, nous pouvons mettre l’ensemble des données des différentes divisions techniques au service de la Salle de suivi stratégique.

Tous ces liens qui se créent profitent aux petits exploitants. J’estime qu’il s’agit là d’un domaine dans lequel la FAO modernisera ses services.

Chers collègues,

Après le lancement de la stratégie et du plan d’action en matière de ressources humaines, avalisés par le Comité financier en mars de cette année, des progrès remarquables ont été accomplis, au cours des trois premiers trimestres, dans la mise en place des principales initiatives qui sont le moteur de la transformation des ressources humaines à la FAO.

Le recrutement des talents reste une priorité et la stratégie de prospection, approuvée par le Comité financier en novembre 2024, a été utilisée pour des postes de catégories D-2, D‑1 et P-5. Le vivier de bons candidats est important et nous avons besoin de plus de personnes talentueuses au service du mandat de la FAO. Il faut aussi augmenter le budget. Le taux de vacance de poste est aujourd’hui descendu à 10 pour cent. Il y a trois ans, les membres demandaient à ce qu’il soit réduit à 15 pour cent: il est désormais à 10 pour cent Il est important de faire ce qu’il faut au bon moment.

Il y a trois ans, nous avions demandé une augmentation de 5,6 pour cent, et nous avions reçu le soutien des États-Unis d’Amérique, de la Chine, du Japon, de l’Europe et d’autres pays. Mais ce n’est pas le moment de demander une augmentation.

Je vous invite à nous faire confiance et à laisser de côté la microgestion.

En ce qui concerne les délais de recrutement, j’ai conscience des préoccupations qui existaient. Auparavant, ces délais étaient de 230 jours et ils sont aujourd’hui inférieurs à 140 jours. Bien sûr, nous devons encore nous améliorer, mais il ne faut pas non plus tomber dans un excès d’efficience. Pour certains postes clés, comme celui de scientifique en chef, pour lequel il m’a fallu un an et demi pour trouver le bon candidat, cela prend du temps de trouver la personne la mieux qualifiée. Il ne faut pas sacrifier la qualité au profit de la célérité.

Les comités comme le Comité du Programme et le Comité financier ne peuvent pas tout contrôler. Le monde évolue si rapidement. Comment pourrions-nous tout planifier deux ans à l’avance? On peut proposer des orientations, bien sûr, mais il faut se souvenir que les choses changent très vite. 

Aujourd’hui, les délais sont inférieurs à 100 jours. C’est une bonne chose, mais nous pouvons évidemment faire mieux.

En mars 2025, la FAO a publié une nouvelle politique unifiée sur le harcèlement, le harcèlement sexuel, l’abus de pouvoir et la discrimination, qui regroupe les cadres précédents et considère pour la première fois la discrimination comme un type de faute distinct. Cette politique renforce notre position d’intransigeance face à ces comportements et établit des définitions, des responsabilités et des mécanismes de résolution plus clairs.

Nous prenons cette question très au sérieux, car nous travaillons avec des personnes d’horizons très variés, tant sur le plan culturel que religieux. Naturellement, il faut que notre personnel connaisse concrètement les droits qui sont les siens. Pour autant, du point de vue de la Direction, nous devons nous montrer plus critiques. Ce sont là deux moyens d’améliorer l’environnement de travail. 

En 2025, la FAO a franchi une étape majeure dans sa transformation numérique avec le lancement de CertusCare, un outil pour les ressources humaines. Lors de mes premières consultations avec les membres et les retraités de la FAO, j’ai compris qu’il y avait beaucoup de réglementations et que personne n’arrivait à s’en souvenir. Désormais, grâce à CertusCare, le premier agent conversationnel de la FAO propulsé par l’IA et destiné au personnel, un outil inédit au sein du système des Nations Unies, nous pouvons simplifier les choses.

C’est incroyable. J’ai parlé de cette innovation lors de la réunion du Conseil des chefs de secrétariat et même la Secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT) a été surprise d’apprendre que nous fournissions à notre personnel, avec cet agent conversationnel, un service d’appui reposant sur l’IA et que nous préparions l’arrivée de notre première collègue virtuelle des ressources humaines, qui entrera officiellement en service demain. Je vais l’appeler Célia FAO.

Je tiens à remercier le Directeur de la Division des ressources humaines, M. Serge Nakouzi, qui met l’expérience qu’il a acquise dans les bureaux régionaux et les bureaux de pays au service de nouvelles idées pour l’innovation.

La FAO a conforté le rôle de chef de file technique pour la transformation des systèmes agroalimentaires qu’elle occupe au sein du système des Nations Unies, et veille à ce titre à ce que la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement rural figurent parmi les priorités du système en matière de développement, d’aide humanitaire, de climat et de consolidation de la paix.

Nous continuons à défendre l’idée que le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental et que la paix est une condition préalable à la sécurité alimentaire.

La collaboration de la FAO avec toutes les entités des Nations Unies a porté ses fruits. Citons par exemple, les initiatives mises en place à l’échelle du système en ce qui concerne l’approche «Une seule santé», l’action pour le climat, la pêche, les forêts et le commerce, de même que la mobilisation accrue dans le cadre de mécanismes de financement commun, comme le Fonds commun pour les objectifs de développement durable, le Fonds pour la consolidation de la paix et le Fonds de lutte contre les pandémies. Ce dernier nous assure un certain niveau de coordination et de continuité dans la lutte contre les maladies animales. 

Ces partenariats montrent comment le travail normatif et la présence sur le terrain de la FAO permettent de traduire les engagements mondiaux en actions nationales afin de rendre les systèmes agroalimentaires plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables.

Nous partageons un objectif fondamental et non négociable: un monde où chaque personne, dans chaque pays, aussi grand ou petit soit-il, a accès à une nourriture saine et nutritive en quantité suffisante pour mener une vie saine et active.

Il ne s’agit pas d’un rêve lointain: c’est un droit humain élémentaire. Pourtant, et c’est dramatique, il reste inaccessible à des millions de personnes.

Le chemin qui mène à la concrétisation de ce droit s’articule autour de trois piliers essentiels et interdépendants: la disponibilité, l’accessibilité et l’abordabilité des aliments. Or, ces trois piliers reposent tous fondamentalement sur la mobilisation de ressources adaptées et stratégiques.

La question qui se pose n’est pas donc pas de savoir s’il faut allouer des ressources, mais bien comment nous pouvons le faire de manière stratégique et courageuse.

Il s’agit là de l’investissement le plus important que nous puissions réaliser pour la stabilité mondiale, la prospérité économique et la dignité humaine.

Les ressources que nous engageons aujourd’hui sont les graines qui produiront la sécurité alimentaire de demain.

Ne nous contentons pas d’assurer la survie, jetons les bases de la prospérité.

Je suis convaincu que, forts de notre esprit de collaboration et de notre engagement en faveur d’un dialogue constructif, nous allons avancer à grands pas pour donner à la FAO davantage de moyens d’accomplir cette mission.

Je me réjouis à l’avance du caractère productif et éclairant de nos échanges.

Je vous remercie de votre attention. Je sais que mon intervention aura été longue, mais après la pause estivale, la Conférence de la FAO, la réunion du Conseil des chefs de secrétariat et les festivités du 80e anniversaire de la FAO, je tenais à vous donner toutes les informations en personne.

La Semaine mondiale de l’alimentation et le Forum mondial de l’alimentation ont été deux moments très riches en enseignements. Ils représentent un mouvement véritablement mondial. Bien sûr, des améliorations sont nécessaires, année après année. Comme j’aime à le répéter: faites mieux qu’avant et dépassez-vous.

Je souhaite à tous les membres du Comité du programme et du Comité financier, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, expérimentés ou novices, d’améliorer encore l’efficacité de ces instances et même celle du Président indépendant du Conseil. 

Je vous remercie de votre attention.