E-Agriculture

Question 3 - Lundi 23 mai

Laurence Lalanne-Devlin
Laurence Lalanne-DevlinConsultante Independante United Kingdom

Je voulais bien entendu dire "concenter" et non pas "contrer " dans mon message precedent mais vous aurez corriger de vous meme !

Mille excuses et merci

Laurence

NICOLE DEIGNA
NICOLE DEIGNACôte d'Ivoire

Merci à e-agriculture d'avoir initier un tel forum, une expérience de bonnes pratiques entre autre. Quelques solutions et actions:

  1. Retenir qu'on ne peut émanciper les femmes rurales sans leur adhésion, parce que ces dernières doivent concilier leurs activités familiales et socio économiques sans aide comme peuvent le bénéficier leurs paires du milieu urbain avec les filles de maisons. Voyez ces femmes courageuses avec leurs bébés au dos braver toutes les difficultés pour subvenir aux besoins de la famille. Par ailleurs elles   se sacrifient plus pour les intérêts de la famille que les femmes  urbaines , disons qu'elles sont plus attachées à leurs maris par sécurité économique; les hommes dans ce milieu  détiennent non seulement   le pouvoir économique mais leur  imposent plus  facilement des concubines  comme nécessité de main d'oeuvre.
  2.  conduire des enquêtes et sondages d'opinions intégrant bien entendu la notion de genre avant la mise en oeuvre de tout projet en milieu rural.
  3. Former les femmes aux nouvelles techniques et surtout former  les leadears d'opinion pour inciter le grand nombre à se former ( la formation des formatrices).
  4. Organiser des jeux et prix de compétition pour récompenser les meilleures utilisatrices des TICs et remises de diplômes  , ceci à la faveur des partenariats PPP( sponsors issus de la téléphonie, parrainage des Conseils Généraux ou Mairies ).
  5. Lancer des opérations "soutien à l'éducation de la petite fille, femme de demain" comme motivation des mères à s'inscrire aux ateliers de formation et de mise à niveau des TICs.Merci et nous attendons les fruits de toutes ces belles contributions nourries à ce forum. Les tiroirs ne seront pas fermées...

 

 

 

Josue TETANG TCHINDA
Josue TETANG TCHINDACARBAP (Centre Africain de Recherches sur Bananiers et Plantains)Cameroon

Quelles solutions pratiques proposer ? Quelles nouvelles actions à mettre en œuvre ?

Je propose ce qui suit:

  1. Initier des projets pilotes de développement des TIC dans les zones rurales:J'ai noté dans la synthèse trois projets pilotes: Projet RESACIFROAT (Financement CTA); Projet PAFPA (Financement Banque Mondiale) ; et le Projet (Financé par le PARF d’APC) qui démontrent qu'il est facile de surmonter les obstacles répertoriés au cours de la discussion pour faciliter l'appropriation des TIC par les populations rurales. De tels projets piolotes doivent continuer d'être financés. des appels à propositiond e projets doivent être lancés pour les financer. le CTA, la Banque Mondiale et d'autres bailleurs peuvent soutenir de tels projets.
  2. Appuyer les initiatives existantes: Au niveau du Cameroun, le gouvernement a implanté dans les zones rurales des télécentres communautaires dont la plupart ont cessé de fonctionner juste quelques mois après leur lancement. Le CTA pourrait initier un projet dans le but d'évaluer l'état des télécentres communautaires, pour en connaître le situation réelle sur le terrain. Un consultant pourrait être engagé pour réaliser cette étude en collaboration avec le Ministère des Postes et Télécommunication (NB: un consultant indépendant, pour une meilleure objecticité de l'étude et une meilleure traçabilité des actions d'appui). Ensuite, un projet de renforcement et de pérennisation de ces centres assorti d'un plan de formation des couches les plus vulnérables à leur utilsiation pourrait être mis sur pied. C'est un gros projet national, en fait, mais il est faisable.
  3. Développer une masse critique sur l'usage des TIC: le CTA pourrait former des formateurs par pays, des leaders dotés de l'expertise adéquate pour former à leur tout les populations rurales au plan national. La plupart du temps, ce sont les consultants étrangers qui viennent en Afrique former les gens à l'usage des TIC. C'est une faiblesse structurelle qu'on doit essayer de corriger, dans la mesure où le suivi n'est pas facile et personne sur le plan local n'est outillé pour assurer la continuité. Notons que savoir utiliser un outil et former les gens à son utilisation dont deux choses différentes. Donc il est important d'avoir sur le plan local des formateurs armés et outillés sur ce domaine. Cette masse critique permettra de révolutionner l'usage des TIC pour le développement. Disposer de deux ou trois experts nationaux dans le domaine pourrait s'avérer très utile pour assurer la mise en oeuvre des plans de développement des TIC
  4. Au niveau de chaque pays, on devrait identifier les structures bien équipées en infrastructures de communication et qui pourraient servir de base pour les formations pratiques offertes aux popualtions rurales
  5. Implication des collectivités locales dans la gestion et la promotion des TIC. Les collectivités locales doivent être impliquées dans la gestion des télécentres communautaires. Ceci devrait dans une certaine mesure faciliter leur pérennisation. 
  6. Le renforcement des politiques nationales de développement des TIC. Certains pays comme le Cameroun disposent d'un plan national de développement des TIC, et d'un Centre national de développement des TIC. De tels pays ont tout simplement besoin d'un appui pour attendre des objectifs à court et à long terme. Le seul obstacle qui se pose souvent c'est les procédures administratives et la gouvernance qui ne favorisent pas la bonne exécution des projets nationaux.

Je laisse l'opportunité aux autres de proposer d'autres solutions

Merci

TETANG TCHINDA Josué

Responsable INFOCOM

CARBAP-Njombé

Cameroun

Quelles solutions pratiques proposer ? Quelles nouvelles actions à mettre en œuvre ?

Laurence Lalanne-Devlin
Laurence Lalanne-DevlinConsultante Independante United Kingdom

Après les diagnostics très détaillés des problèmes, défis et contraintes que nous avons fait pendant les deux premières semaines, les questions de cette dernière semaine sont vraiment concrètes et bien ciblées : Les solutions ! Nous y voila !

Donc Josué et l’ONG repères ont ouvert le feu : nous attendons la suite avec impatience.

Merci a tous et bonne journée

Laurence – Facilitatrice

Antoine Kantiza
Antoine KantizaPromotion de l'Education à Distance/Promotion of Education and Learning in Distance, PLEAD in short Burundi
Bonjour tout le monde,
Il y a une sagesse populaire qui affirme que" même pour les sérieuses révolutionnaires chinoises, après la longue marche, la langue marche" et Dieu seul sait combien les Technologies de l’Information de la Communication offrent un cadre idéal d’intoxication et de manipulation qui aboutissent à des distorsions de la vraie information et qui peuvent engendrer la zizanie et la violence, et pour démontrer que la violence commence bien souvent par une communication contre-productive, je mentionne cette citation d’une reine malgache des siècles précédents et qui a dit ceci « chez nous ce sont les hommes qui font la guerre et ce sont les femmes qui leur disent contre qui se battre », ladite reine n’a pas ajouté que les instigatrices finissent en fin de compte par subir les effets collatéraux de la violence induite à partir de leur sublime suggestion.
A mon avis, je pense que tout est question d’éducation, il y a moyen d’affiner un système de communication productive au sein des communautés rurales et cela en faisant la promotion d’une technique de communication à travers les TIC qui soit de nature à favoriser le développement agricole et le monde rural.
C’est dire qu’il existe une technique de communication intra-communautaire qui puisse être adaptée au développement du monde rural, et je pourrais paraphraser en disant ceci : "Dis-moi comment tu communiques et je te dirai dans quel environnement tu vis". En effet, la libre association dans la communication à travers les TIC, peut enrichir le débat et non orienter les interlocutrices vers l’objectif du développement du monde rural.
En conséquence, je propose que des projets implantés auprès des communautés rurales participent à l’amélioration de la stratégie de communication des femmes du monde rural et que les bailleurs de fonds et les autres partenaires qui s’intéressent au développement du monde rural financent les communautés rurales dans la rationalisation de leur système de communication par les TIC.
Il serait utile de lancer des campagnes de communication du genre «  Communication utile », « Communiquez sans manipulation » , « Parlez-moi plutôt de l’évolution de votre projet  d’auto-développement ». Ces campagnes d’éducation à une communication productive pourraient être menées à travers les téléphones mobiles ou les sites web en ligne accessibles aux communautés des femmes rurales.
Ceci dit, les TIC constituent de nouveaux défis, qui, s’ils sont bien relevés et utilisés à bon escient, rendront le monde rural plus florissant et plus prospère.
Cordialement à vous,
Prof. Antoine KANTIZA, Master Uticef,-
 
 
 
steve labata assyn
steve labata assynPLANETE 21Democratic Republic of the Congo

bonjour,

Faisant miennes,  les propositions des uns et des autres, j'aimerais juste relever le fait que l'efficacité de différentes solutions, passe par une évaluation concrète des besoins sur terrain pour éviter que les TIC deviennent dans certains cas, des greffons sur des corps étrangers; de plus, tout ceci devrait se faire dans le cadre d'une politique publique TIC, voulue par l'Etat qui devra se donner les moyens de sa politique.

Une fois, ces politiques adoptées, une harmonisation des actions tant sur le plan national que regional, permettra l'échange d'expériences comme c'était le cas en 2009, lors de la 13ème reunion du comité intergouvernemental des experts.

http://www.uneca.org/ice/content/ICE-harmonisation_ict-fr.pdf

bonne journée.

jerry lemogo
jerry lemogoCameroon

Je crois qu'aujourd'hui tous les rapports tendent à montrer que dans le secteur agricole en Afrique, c'est la femme qui représente la substantifique moelle de la main d'oeuvre. Mais comme on a pu le remarquer Koffi Annan à travers l'Alliance pour une révolution verte en Afrique, celle-ci ne reçoit pas assez de financement. Pour ce qui est donc des TIC, il est important qu'il y ait un investissement cohérent et planifié. C'est pourquoi nous pensons que dans la part des budget sexospécifique  que les Etats doivent consacrés au développement du Genre, une partie doit être à notre avis prévue pour les TIC. Et les télécentres communautaires devront être utilisés pour mieux imprégner la femme dans cette logique.

Nous pensons aussi qu'il est impérieux qu'il ait une réelle éductation à des TIC utilitaire pour la société africaine. Pour beaucoup c'est encore comme un outil un peu étranger à l'environnement et surtout dans les zones rurales. Et cette éductaion doit être faite à notre avis par des personnes qui vivebt dans le même environnement que les femmes vivant dans ces zones rurales.

YODE GASTON BOUE
YODE GASTON BOUECôte d'Ivoire

comme solutions pratiques en côte d'ivoire, il faut:

  • que l'ATCI (agence télécommunication en Côte d'Ivoire) qui est l'Autorité de régularisation dans les télécoms ouvre l'espace,
  • que l'Etat prenne en compte dans son budget une ligne de budget et avoir aussi une politique de vulgarisation des tics dans la communauté rurale ainsi que dans le développement rural,
  • réduire des coûts d'acquisition des téléphones portables dans les zones rurales et surtout aux femmes en rendant ainsi accessible à tyoutes les couches socio-professionnelles
  • créer un cadre d'échanges pour la politique de vulgarisation des tics
  • céer des sites pour les différents secteurs d'activités ,
  • permettre une participation même minimum pour l'entretien des sites et autres politiques adaptées à leurs activités
     

Les femmes sont loin derriere les hommes en milieu rural en matière d'accès au TIC tel que la téléphonie mobile et pour cause principale leur manque d'éducation et de moyens. Les femmes rurales sont moins attirées par les téléphones portables car elles ont souvent du mal à les utiliser du fait de leur analphabétisme. Pour réduire ce gap lié au genre et promouvoir une bonne utilisation et valorisaton des TIC, il faut vraiment miser sur l'éducation et l'alphabétisation des femmes pour qu'elles sachent lire et envoyer des messages elles-memes et manipuler les appareils électroniques. La promotion des activités économiques des femmes rurales leur permettant de mieux gagner leur vie et de se payer "le lux" d'accéder aux TIC en est une autre solution. 

Laurence Lalanne-Devlin
Laurence Lalanne-DevlinConsultante Independante United Kingdom

Merci a tous ! Je trouve que ce que nous revele Oumy a propos de "la case des tout petits" est vraiment passionnant : si l'on considere la facilite qu'on les enfants a absorber le savoir comme une eponge, on se dit que c'est une vraiment une tres bonne idee ...et comme toute bonne idee, on se demande pourquoi on n'y a pas pense plus tot....

J'ai aussi releve une certaine convergence et donc un accord entre ce que dit Ken a propos de la necessite des pre-enquetes et ce que dit Josue (je crois que c'est lui) a propos de l'evaluation necessaire des besoins avant que le projet ne commence "pour éviter que les TIC deviennent des greffons sur des corps étrangers" comme il dit si bien.

Nous avions d'ailleurs deja signale ceci d'ailleurs la semaine derniere. 

Il y a des commentaires supplementaires ...sur ca ou sur autre chose car les propositions de solutions (qui est le sujet de cette semaine) sont encore un peu timides a se manifester ....

Nous attendons donc vos contributions- Laurence - Facilitatrice