Le reflexe, au début, veut que pour résoudre un problème, on procède toujours par l’élaboration d’un nouveau projet. Et si nous inversions les choses pour partir de l’existant ? C’est un peu l’idée de Mme Ndiaye, je crois.
Il y a déjà, dans le monde rural, quelques TIC et quelques femmes qui les utilisent, certes en nombre très réduit pour les premiers comme pour les dernières. Posons-nous les deux questions suivantes : comment ce peu de TIC et ce peu de femmes qui les utilise sont arrivés ? Comment faire pour en augmenter considérablement le nombre ?
A mon avis, la réponse sera apportée par l’initiative privée. Tenez, en milieu urbain, à une certaine époque pas très éloignée, les cabines téléphoniques étaient un investissement très retable. Les gens s’y sont engouffrés jusqu’à « la démocratisation » du téléphone portable qui a sonné le glas de ce commerce juteux. Avec l’accès à domicile sur internet, les cybercafés suivront la même trajectoire !
Le monde rural peut emboîter le pas à la ville pour peu que les réseaux de téléphonie mobile et d’internet le couvriraient (c'est ici que doit intervenir la volonté poilitique des Etats), les groupes électrogènes palliant au manque d’électricité. Par exemple, si tous les projets de développement rural que nous connaissons actuellement (dotés du puissants groupes électrogènes qui ronflent à longueur de jours)installaient chacun une cabine téléphonique et un cybercafé payants, ils ne désempliraient pas ! Les privés ne tarderaient pas à les suivre.
Comme je viens de répondre à la question 1 et que dans cette réponse il y avait plusieurs solutions, qui se retrouvent dans des formes diférentes dans les réponses de certains contributeurs répondant à cette question : je vais donc redire mes solutions de façon simples :
Donner de l'envie à l'utilisation des tic : - ordinateurs portables efficaces et rusitiques - logiciels de conception simple avec ergonomie graphique explicite et compréhensible - téléphones portables puissants reliés aux zones de communication - l'électrification efficace des communautés par les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien, biodisel, biogaz etc) avec des matériels peu onéreux destinés aux communautés et destinés uniquement à ces communautés. Les dimensionnements seront faits par des experts et devront être modulables pour pouvoir évoluer avec l'évolution de l'utilisation des tic par les membres de chaque communauté au fur et à mesure de l'utilisation plus importante de matériels. - mise en place de zones disponibles evolutives où les échanges internet, IP et autre moyen de communication pourront être utilisés par la communauté.
Voilà plusieurs solutions qui ont aussi été signalées par d'autres personnes sur ce forum
De mon point de vue, on ne pourrait parler de solutions miracles mettant un terme au problème, qu'à condition que certains pré requis soient pris en compte. En effet le problème ayant une particularité pour chaque pays ou je dirais pour chaque region. Cetains intervenants ont precisé que la difficulté d'accès des femmes était due aux règles sociales (position de la femme au sein du foyer) d'autres des problèmes dus à l'accès physique(problème d'electricité et de disponibilité d'une connexion permanente) et à l'utilisation (analphabétisme). Vous constateriez que les problèmes sont bien spécifiques aux régions comme je disais précédemment. Ainsi, pour parler de solutions à un problème , faudrait bien le comprendre et le circonscrire. On pourrait alors s'y prendre ainsi qu'il suit:
- Premièrement pour la mise sur des projets , qu'une étude préalable puisse être faite pour comprendre le noeud du problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les femmes dans la zone ciblée. Ainsi les projets pourraient être élaborés pour répondre au problème réel et non à un problème qu'on aurait lu sur internet ou qui se retrouuvent dans plusieurs autres pays (cause de l'echec de beaucoup de projets).
- Deuxièmement procéder à la sensibilisation sur toutes ces formes, comme l'a si bien précisé Tounde, je cite " Partant de ce principe selon lequel , il n'y pas d'actions quand il n'y pas d'interêts, l'un des principaux défis sera donc de sensibiliser les femmes sur les opprotunités qu'elles peuvent s'offrir avec les TIC selon leurs catégories socioprofessionnelles. Beaucoup de femmes ignorent encore ce que les TIC peuvent leur apporter et comment elles peuvent contribuer à la reussite de leurs activités. Plusieurs applications des TIC ofrent pour les différentes catégories professionnelles ainsi que les applications innovantes méconnues du grand public.
- Troisièmement les projets déjà implementés, faudrait assurer le deuxième volet qu'est le suivi et l'accompagnement des bénéficiaires . Je m'explique:
Un projet tel la mise sur pied des télecentres communautaires en zone rurale ne saurait réussir que si certains conditios sont remplies. Entre autres:
* l'implementation des services innovants et appropriés aux besoins des communautés locales notamment les femmes rurales (expl: site web pour la promotion et la vente des produits, abonnement à des biblithèques virtuelles .etc).
* la mise à disposition dans les télécentres de ce que j'appellerai "les agents de relais communautaires ou ARC " qui se trouvent avoir une place essentiel dans ce processus dans la mésure ou ils sont des ressortissants de ces zones (autochtones), ils ont des connaissances dans les TIC, dans l'agriculture et d'autres domaines propres aux zones rurales. Ils auront pour rôle d'accompagner les femmes dans l'appropriation, et l'utilisation des TIC dans leurs activités. j'en parle amplement dans l'article que j'ai proposé pour le projet ARDYIS du CTA accessible sur: http://afriqueenor.over-blog.com .
Abordé de cette façon à mon avis, le problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les femmes dans les prochaines années ne sera que l'ombre de lui même. Et là le problème ne se poserait plus parcequ'on aura appliqué la règle du maladie et du médicament qui stipule: " pour trouver le remède à une maladie , faut d'abord connaîtres les origines et les symptômes y afférents".
Puisque nous sommes à la dernière semaine de discussion, Je tenais à remercier tous les intervenants de leurs contributions aussi riche et divers. j'avoue que je ressors de cet echange très bien nourri et grandi en même temps, grâce à vous tous. Merci aux organisateurs de nous avoir permis de donner notre point de vue, ainsi qu'aux facilitateurs(trices) d'avoir si bien dirigé les discussions. Ce n'est que par des actions similaires que nous pourrions impacter positivement notre environnement.
Merci et à bientôt dans un prochian débat s'il plaît à Dieu.
... son interessante contribution et je me rejouis du fait qu'il ressort "bien nourri" de ces discussions.
De nombreuses solutions on ete proposees que je me ferais un plaisir de resumer dans mon rapport de sysnthese de la semaine 3, qui sera suivi lui meme du rapport general.
Il n'est cependant pas trop tard si vous avez encore des commentaires ou des idees a ajouter. Donc n'hesitez pas !
Bonsoir à tous,
Le reflexe, au début, veut que pour résoudre un problème, on procède toujours par l’élaboration d’un nouveau projet. Et si nous inversions les choses pour partir de l’existant ? C’est un peu l’idée de Mme Ndiaye, je crois.
Il y a déjà, dans le monde rural, quelques TIC et quelques femmes qui les utilisent, certes en nombre très réduit pour les premiers comme pour les dernières. Posons-nous les deux questions suivantes : comment ce peu de TIC et ce peu de femmes qui les utilise sont arrivés ? Comment faire pour en augmenter considérablement le nombre ?
A mon avis, la réponse sera apportée par l’initiative privée. Tenez, en milieu urbain, à une certaine époque pas très éloignée, les cabines téléphoniques étaient un investissement très retable. Les gens s’y sont engouffrés jusqu’à « la démocratisation » du téléphone portable qui a sonné le glas de ce commerce juteux. Avec l’accès à domicile sur internet, les cybercafés suivront la même trajectoire !
Le monde rural peut emboîter le pas à la ville pour peu que les réseaux de téléphonie mobile et d’internet le couvriraient (c'est ici que doit intervenir la volonté poilitique des Etats), les groupes électrogènes palliant au manque d’électricité. Par exemple, si tous les projets de développement rural que nous connaissons actuellement (dotés du puissants groupes électrogènes qui ronflent à longueur de jours)installaient chacun une cabine téléphonique et un cybercafé payants, ils ne désempliraient pas ! Les privés ne tarderaient pas à les suivre.
Comme je viens de répondre à la question 1 et que dans cette réponse il y avait plusieurs solutions, qui se retrouvent dans des formes diférentes dans les réponses de certains contributeurs répondant à cette question : je vais donc redire mes solutions de façon simples :
Donner de l'envie à l'utilisation des tic : - ordinateurs portables efficaces et rusitiques - logiciels de conception simple avec ergonomie graphique explicite et compréhensible - téléphones portables puissants reliés aux zones de communication - l'électrification efficace des communautés par les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien, biodisel, biogaz etc) avec des matériels peu onéreux destinés aux communautés et destinés uniquement à ces communautés. Les dimensionnements seront faits par des experts et devront être modulables pour pouvoir évoluer avec l'évolution de l'utilisation des tic par les membres de chaque communauté au fur et à mesure de l'utilisation plus importante de matériels. - mise en place de zones disponibles evolutives où les échanges internet, IP et autre moyen de communication pourront être utilisés par la communauté.
Voilà plusieurs solutions qui ont aussi été signalées par d'autres personnes sur ce forum
Bonsoir à tous,
De mon point de vue, on ne pourrait parler de solutions miracles mettant un terme au problème, qu'à condition que certains pré requis soient pris en compte. En effet le problème ayant une particularité pour chaque pays ou je dirais pour chaque region. Cetains intervenants ont precisé que la difficulté d'accès des femmes était due aux règles sociales (position de la femme au sein du foyer) d'autres des problèmes dus à l'accès physique(problème d'electricité et de disponibilité d'une connexion permanente) et à l'utilisation (analphabétisme). Vous constateriez que les problèmes sont bien spécifiques aux régions comme je disais précédemment. Ainsi, pour parler de solutions à un problème , faudrait bien le comprendre et le circonscrire. On pourrait alors s'y prendre ainsi qu'il suit:
- Premièrement pour la mise sur des projets , qu'une étude préalable puisse être faite pour comprendre le noeud du problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les femmes dans la zone ciblée. Ainsi les projets pourraient être élaborés pour répondre au problème réel et non à un problème qu'on aurait lu sur internet ou qui se retrouuvent dans plusieurs autres pays (cause de l'echec de beaucoup de projets).
- Deuxièmement procéder à la sensibilisation sur toutes ces formes, comme l'a si bien précisé Tounde, je cite " Partant de ce principe selon lequel , il n'y pas d'actions quand il n'y pas d'interêts, l'un des principaux défis sera donc de sensibiliser les femmes sur les opprotunités qu'elles peuvent s'offrir avec les TIC selon leurs catégories socioprofessionnelles. Beaucoup de femmes ignorent encore ce que les TIC peuvent leur apporter et comment elles peuvent contribuer à la reussite de leurs activités. Plusieurs applications des TIC ofrent pour les différentes catégories professionnelles ainsi que les applications innovantes méconnues du grand public.
(suite)
- Troisièmement les projets déjà implementés, faudrait assurer le deuxième volet qu'est le suivi et l'accompagnement des bénéficiaires . Je m'explique:
Un projet tel la mise sur pied des télecentres communautaires en zone rurale ne saurait réussir que si certains conditios sont remplies. Entre autres:
* l'implementation des services innovants et appropriés aux besoins des communautés locales notamment les femmes rurales (expl: site web pour la promotion et la vente des produits, abonnement à des biblithèques virtuelles .etc).
* la mise à disposition dans les télécentres de ce que j'appellerai "les agents de relais communautaires ou ARC " qui se trouvent avoir une place essentiel dans ce processus dans la mésure ou ils sont des ressortissants de ces zones (autochtones), ils ont des connaissances dans les TIC, dans l'agriculture et d'autres domaines propres aux zones rurales. Ils auront pour rôle d'accompagner les femmes dans l'appropriation, et l'utilisation des TIC dans leurs activités. j'en parle amplement dans l'article que j'ai proposé pour le projet ARDYIS du CTA accessible sur: http://afriqueenor.over-blog.com .
Abordé de cette façon à mon avis, le problème de l'accès et de l'utilisation des TIC par les femmes dans les prochaines années ne sera que l'ombre de lui même. Et là le problème ne se poserait plus parcequ'on aura appliqué la règle du maladie et du médicament qui stipule: " pour trouver le remède à une maladie , faut d'abord connaîtres les origines et les symptômes y afférents".
Puisque nous sommes à la dernière semaine de discussion, Je tenais à remercier tous les intervenants de leurs contributions aussi riche et divers. j'avoue que je ressors de cet echange très bien nourri et grandi en même temps, grâce à vous tous. Merci aux organisateurs de nous avoir permis de donner notre point de vue, ainsi qu'aux facilitateurs(trices) d'avoir si bien dirigé les discussions. Ce n'est que par des actions similaires que nous pourrions impacter positivement notre environnement.
Merci et à bientôt dans un prochian débat s'il plaît à Dieu.
Gabriel Dacko
... son interessante contribution et je me rejouis du fait qu'il ressort "bien nourri" de ces discussions.
De nombreuses solutions on ete proposees que je me ferais un plaisir de resumer dans mon rapport de sysnthese de la semaine 3, qui sera suivi lui meme du rapport general.
Il n'est cependant pas trop tard si vous avez encore des commentaires ou des idees a ajouter. Donc n'hesitez pas !
Merci a tous et au plaisir
Laurence - Facilitatrice