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Appui élargi à l’amélioration des capacités de résilience des populations vulnérables les plus affectées par les effets de la crise multifactorielle au Burundi

Appui élargi à l’amélioration des capacités de résilience des populations vulnérables les plus affectées par les effets de la crise multifactorielle au Burundi

Full title of the project:

Appui élargi à l’amélioration des capacités de résilience des populations vulnérables les plus affectées par les effets de la crise multifactorielle au Burundi»

Target areas:

Provinces de Karusi, Kirundo, Makamba, Muyinga et Rutana.

Recipient:
Contribution:
USD 5 500 000
21/12/2016-31/03/2020
Project code:
OSRO/BDI/605/EC
Objective:

Contribuer à la réintégration socio-économique des populations vulnérables touchées par la crise multifactorielle, à travers l’amélioration durable de la sécurité alimentaire, de la nutrition et des moyens d’existence.

Key partners:

Organisations non gouvernementales nationales et internationales.

Beneficiaries reached:

26 049 ménages.

Activities implemented:

Au niveau des ménages individuels:

Le projet a assisté 11 544 ménages individuels à travers la distribution de semences, de petit bétail et la mise en place des jardins de case.

  • Distribution de semences vivrières à 10 401 ménages vulnérables, dont 6 033 dirigés par des femmes, à raison d’une moyenne de 20 kg/ménage à travers l’organisation de trois foires aux semences; 1 470 ménages de rapatriés, dont 852 dirigés par des femmes, ont également reçu deux houes/ménage.
  • Distribution de semences vivrières produites par les organisations de producteurs (OP)/associations féminines (AF) à 1 143 ménages vulnérables, dont 617 dirigés par des femmes, à raison de 20 kg/ménage.
  • Distribution d’intrants agricoles (houes, arrosoirs, semences maraîchères, cordes de patates douces) à 1 239 ménages de retournés, dont 631 dirigés par des femmes, afin de faciliter leur réinsertion socio-économique.
  • Distribution de 8 928 chèvres à 4 164 ménages vulnérables, dont 2 332 dirigés par des femmes et de 200 boucs de race améliorée à 200 OP/AF; de plus, 620 chèvres issues des chaines de solidarité communautaires ont été distribuées à 255 nouveaux ménages vulnérables, dont 143 dirigés par des femmes.
  • Installation et réhabilitation de 11 147 jardins de case au profit des ménages individuels et de 9 755 jardins de case au profit des ménages membres des OP/AF.
  • Mise en place d’activités à haute intensité de main d’oeuvre (HIMO) au profit de 2 230 ménages individuels, dont 1 248 dirigés par des femmes, chaque ménage a reçu 117 USD, dont 50 pour cent ont été investis dans les associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).
  • Traitement de 1 997 enfants, dont 958 filles, au sein des foyers d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle (FARN), où ils ont été nourris avec des rations alimentaires équilibrées; accompagné de formations sur l’hygiène et de démonstrations culinaires au profit de leurs mères, organisées par les Mamans Lumières (ML).

Au niveau des ménages membres des OP/AF:

  • Le projet a assisté 5 663 ménages membres de 200 OP/AF sur les trois piliers de l’approche caisses de résilience (CdR), à savoir le pilier technique (champ école paysan [CEP]), le pilier économique [AVEC]) et le pilier social (club d’écoute communautaire [CEC]).
  • Mise en place et suivi de 200 CEP et réalisation de 2 962 sessions d’analyses de l’agroécosystème (AAES), soit une moyenne de 15 sessions AAES/OP.
  • Mise en place de 326 nouvelles OP/AF, composées de 8 842 ménages, après avoir été en contact avec les OP/AF régulièrement appuyées par le projet.
  • Mise en place d’activités HIMO au profit de 5 663 ménages membres des OP/AF; chaque ménage a reçu 117 USD, dont 50 pour cent ont été investis dans les AVEC.
  • Formation de 200 OP/AF sur l’approche des AVEC et soutien dans la mise en oeuvre d’activités génératrices de revenus (AGR); 100 OP/AF engagées dans la myciculture et 40 OP/AF dans l’apiculture ont fait l’objet d’un suivi régulier.
  • Mise en place et appui de 200 CEC afin d’échanger et d’apporter des réponses locales à diverses problématiques d’ordre social (nutrition, VIH/SIDA, éducation des enfants, gestion de conflits).
  • Formation sur l’entreprenariat, accompagnement de 400 jeunes diplômés sans emploi et soutien au développement d’AGR dans le domaine de la transformation des produits agricoles (maïs, riz, palmier à huile) et des fruits et légumes.

Production de données sur la sécurité alimentaire:

  • Production et diffusion de 12 bulletins d’alerte précoce à base communautaire.
  • Réalisation d’une étude d’impact du projet, utilisant l’approche d’analyse économique des ménages (AEM) sur les paramètres clés identifiés, permettant de mettre en exergue l’impact du projet dans les zones de moyens d’existence (ZME).
Impact:

Au niveau des ménages individuels:

  • Augmentation de la production agricole ayant permis de réduire les niveaux d’insécurité alimentaire et de renforcer les capacités de résilience des ménages bénéficiaires.
  • Mise en place de 155 chaines de solidarité communautaires suite à la distribution des chèvres ayant permis de soutenir 255 ménages additionnels, dont 143 dirigés par des femmes.
  • Amélioration de la diversification alimentaire et de la nutrition, avec un total de 61,9 pour cent des ménages bénéficiaires qui ont désormais accès à six groupes d’aliments, comparé aux pourcentages au début du projet (27,6 pour cent avaient accès à quatre groupes d’aliments et 11,9 pour cent avaient accès à six groupes d’aliments).
  • Renforcement de l’autoproduction et de l’autosuffisance alimentaires des ménages, ainsi que de la consommation de rations alimentaires équilibrées, grâce à la mise en place des jardins de case.
  • Amélioration du revenu des ménages grâce aux activités HIMO: chaque ménage a gagné l’équivalent de 117 USD et plus de 80 pour cent des ménages ont créé leurs propres organisations.
  • Diminution des taux de malnutrition des enfants pris en charge, avec un taux de guérison global à la sortie des FARN de 92 pour cent.

Au niveau des ménages membres des OP/AF:

  • Amélioration de la diversification alimentaire des ménages membres des OP/AF, avec un total de 61,9 pour cent des ménages qui ont désormais accès à six groupes d’aliments, comparé à 11,9 pour cent au début du projet, grâce à la mise en place des CEP et au renforcement de leurs capacités agricoles.
  • Réhabilitation de 215,6 km de pistes rurales grâce à la mise en oeuvre des HIMO, aménagement de 6 km de bassins versants et production de 4,8 millions de plants agroforestiers d’espèces différentes (Moringa, Calliandra, Grevillea, Cedrella, Jacquier) par les membres des OP/AF.
  • Diversification et amélioration des sources de revenus des membres des OP/AF appuyées, grâce à la mise en place des HIMO, avec un revenu moyen tiré des activités de 210 000 BIF/ménage, soit environ 111 USD.
  • Contribution aux économies rurales avec un total de 1 189 230 000 BIF (631 561 USD) injectés grâce à la mise en oeuvre des HIMO.
  • Amélioration des ressources financières des OP/AF, à travers la mise en place des AVEC, avec une moyenne de 302 598 622 BIF, soit 160 700 USD de fonds de crédit à partir de la deuxième année du projet et un crédit moyen tiré de 51 421 BIF/crédit (soit 27 USD/membre par OP/AF), leur permettant notamment de diversifier leurs sources de revenus et de lancer de nouvelles AGR (transformation/commerce de produits agricoles, vente de légumes, commerce de petit élevage).
  • Augmentation du capital des AVEC de 121 pour cent d’un cycle à l’autre, grâce à l’investissement des revenus des activités HIMO par les ménages bénéficiaires.
  • Mobilisation de fonds pouvant atteindre 10 609 000 BIF, soit 5 634 USD par cycle d’épargne et de crédit et diminution des migrations économiques dans les zones sensibles aux déficits hydriques, comme la province de Kirundo, où le taux de migration saisonnier est passé de 37 pour cent à 3 pour cent.
  • Amélioration de l’utilisation des ressources naturelles grâce aux thématiques discutées lors des sessions de l’approche CEC (notamment concernant la gestion équitable des produits et revenus au sein des ménages).
  • Amélioration des conditions de vie des ménages, selon l’approche AEM; à titre illustratif, dans la province de Rutana, la production agricole a augmenté de 50 à 95 pour cent, la production animale de 30 à 80 pour cent, et les revenus de 50 à 100 pour cent.
  • Amélioration des relations hommes/femmes, contribuant à une meilleure gestion des biens des ménages, grâce aux discussions organisées au sein des CEC.
  • Renforcement des capacités des partenaires de mise en oeuvre et des membres des OP/AF en éducation nutritionnelle et en matière d’alimentation, grâce aux formations des ML et aux démonstrations culinaires.

Production de données sur la sécurité alimentaire:

  • Renforcement des systèmes d’information à base communautaire, permettant aux ménages d’être informés quant aux risques potentiels et futurs (maladies des cultures et des animaux d’élevage, prix des produits alimentaires et des intrants).
  • Amélioration de l’état nutritionnel des bénéficiaires, selon l’étude d’impact des SCEC basée sur l’évolution de plusieurs indicateurs: la consommation alimentaire des ménages (moyenne de deux repas/jour/ménage); la diversification alimentaire (80 pour cent des ménages ont un score de diversité alimentaire «acceptable» ou «bon»); la part des dépenses alimentaires (réduction des dépenses grâce à l’autoproduction); et, l’indice de stratégie d’adaptation alimentaire (recours à des stratégies de maintien de l’accès aux aliments).