La remise en état des jardins, des fermes et des infrastructures agricoles endommagés sera essentielle pour le redressement d'Haïti après le séisme. ©FAO

D’après la première analyse consécutive au tremblement de terre à Haïti, la faim augmente de manière alarmante dans les secteurs les plus touchés

09/09/2021

En raison des nouvelles en provenance d’Haïti indiquant que le tremblement de terre du mois dernier a touché le secteur agricole et aggravé la faim, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a appelé aujourd’hui à augmenter d’urgence les investissements en faveur de la population haïtienne des zones rurales pour l’aider à relancer ses activités essentielles – potagers familiaux et petites exploitations – et éviter une aggravation de la crise alimentaire.

Cet appel fait suite à l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) qui a été récemment publiée et selon laquelle environ 980 000 personnes vivant dans les quatre départements les plus touchés par ce séisme d’une magnitude de 7,2 sur l’échelle de Richter (Grand’Anse, Nippes, Sud et Sud-Est) sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Haïti, qui est le pays le plus pauvre de tout le continent américain, est depuis longtemps vulnérable à de nombreux égards, et ce dernier séisme l’expose à de nouvelles difficultés résultant de la destruction de marchés agricoles, de routes rurales, de sites de transformation et de stockage, de laiteries et d’ouvrages d’irrigation. La tempête tropicale Grace, qui a frappé le pays quelques jours après, a également provoqué d’autres dégâts.

 

«Alors qu’il traversait une succession de catastrophes et de crises, le pays a été frappé par ces deux nouveaux coups durs, qui ont laminé les capacités de production et d’accès à la nourriture pour les familles et la population locale», a déclaré le Représentant de la FAO en Haïti, M. Jose Luis Fernandez. «À l’approche de la période de semis hivernaux en octobre, il faut investir de toute urgence dans la relance de la production agricole. Il faut agir immédiatement, mais les investissements sont trop faibles pour engager cette action cruciale», a-t-il ajouté.