Un éleveur abreuve son troupeau dans un puits en cours de rénovation avec l'aide de la FAO et de l'UE à Higo, en Éthiopie.

La privation de nourriture et les décès liés à la faim sont une réalité qui accompagne l’aggravation des crises alimentaires selon la FAO

04/10/2021

Alors que certaines des pires crises alimentaires de ces dernières années frappent à présent des dizaines de millions de personnes, il est aujourd’hui indispensable de faire de l’aide d’urgence aux moyens d’existence la cible de financements spécifiques et de renforcer la résilience, a déclaré aujourd’hui l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

«Nous faisons face aujourd’hui à des crises alimentaires sans précédent qui se déclarent sur plusieurs fronts. La privation de nourriture et les décès liés à la faim sont désormais une réalité», a déclaré le Directeur général de la FAO, M. QU Dongyu, lors de la  Rencontre de haut niveau des Nations Unies: action à l’appui de la prévention et de l’élimination de la famine. «Alors que nous approchons de la fin de l’année 2021, la situation ne cesse de se détériorer.»

Plus d’un demi-million de personnes dans quatre pays (Éthiopie, Madagascar, Soudan du Sud et Yémen) connaissent un état d'insécurité alimentaire catastrophique et plus de 41 millions de personnes sont au bord de la famine, en situation d’urgence (phase 4 sur 5 du CIP) et il suffit d'un choc ou d’un stress supplémentaire pour les faire basculer dans le pire scénario, a déclaré M. Qu. Le Burkina Faso et le nord-est du Nigeria sont également confrontés à un risque accru d’insécurité alimentaire aiguë.

La rencontre d’aujourd’hui a été organisée en collaboration avec les gouvernements de la République dominicaine, de l’Irlande, de la Norvège et de la Suède, la FAO, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).