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Niger | La FAO le PAM et l’UNICEF collaborent afin de renforcer la résilience des communautés touchées par des crises dans la région de Tillabéry

19/11/2021

Depuis plusieurs années, le Niger, et en particulier la région de Tillabéry, est touché par des niveaux d’insécurité alimentaire chronique, en raison notamment des effets conjugués de plusieurs facteurs. Les impacts des catastrophes naturelles, la détérioration de l’insécurité, le banditisme armé et l’intensification des groupes armés non étatiques restent les principales causes qui exacerbent la situation. En outre, la région de Tillabéry est touchée par une forte dégradation de la situation socio-économique, ce qui engendre notamment la baisse généralisée des taux de scolarisation, l’exacerbation des violences basées sur le genre, ainsi que la migration des filles mineures vers les centres urbains en quête de travail. Par conséquent, l’ensemble de ces facteurs a considérablement impacté les résultats de production agricole, les moyens d’existence des ménages vulnérables, et ainsi le développement de la région, exacerbé davantage par les effets de la maladie à coronavirus 2019.

Dans ce contexte de crise, la FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont lancé un projet pluriannuel et multisectoriel afin de renforcer la résilience des communautés vulnérables de la commune rurale de Simiri, dans la région de Tillabéry. Le projet, intitulé «Renforcement de la résilience des communautés de la région de Tillabéry affectées par des crises», financé par le Gouvernement de la République française a pour objectif de renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition de près de 3 370 ménages vulnérables (soit environ 23 590 personnes) et améliorer leur résilience face aux chocs.

 

Des démonstrations culinaires et des séances de sensibilisation ont été couplées à la mise en place de jardins de case. ©FAO.

 

Dans le cadre de la première année de mise en œuvre de ce projet conjoint, des activités de restauration des terres, de distribution d’intrants et de vivres, ainsi que des formations ont déjà été réalisées par la FAO et ses partenaires. En synergie avec les activités mises en œuvre par le PAM et l’UNICEF, la FAO a distribué 150 tonnes d’aliments pour bétail à 1 000 ménages d’éleveurs, afin de leur permettre de maintenir leurs actifs productifs et de protéger leurs moyens d’existence; ainsi que 50 tonnes de semences améliorées (mil et niébé) à 3 300 ménages pour la campagne pluviale 2020, pour une mise en valeur de 3 300 ha et une production totale de 2 422 tonnes de céréales. La FAO a également distribué 300 kg de semences potagères (carotte, laitue, tomate) à 1 569 ménages, leur permettant d’améliorer leur alimentation et de tirer un revenu de la vente de produits frais sur les marchés. Afin de renforcer l’assistance alimentaire fournie par le PAM dans 25 écoles de la commune de Simiri, la FAO a mis en place trois jardins potagers scolaires et réalisé un forage équipé d’un système de pompage solaire et d’un réservoir de stockage d’eau au niveau du périmètre maraîcher de Simiri pour l’approvisionnement en eau potable. Enfin, la mise en place de 16 champs-écoles-agropastoraux a permis de renforcer les capacités techniques de 399 bénéficiaires en matière de production agricole et d’élevage. Dans le cadre de séances de démonstrations culinaires, la FAO a également distribué 1 190 pintades et 880 chèvres à 220 bénéficiaires, qui ont été formés sur l’alimentation et les soins des animaux, et 22 tonnes de blé aux bénéficiaires des chèvres. Les démonstrations culinaires et séances de sensibilisation ont été couplées par la mise en place de jardins de case. 

Pour la période 2021–2022, un financement additionnel a été alloué au projet par le Gouvernement de la République française. En collaboration avec ses partenaires, la FAO continuera à fournir une assistance en semences et intrants agricoles aux ménages bénéficiaires et mettra en œuvre des activités de réhabilitation des terres et d’accès aux ressources productives, en synergie notamment avec l’UNICEF qui se chargera de la mise en place de cliniques mobiles et de l’approvisionnement des relais en intrants de santé et de nutrition. La supervision et la poursuite des activités des jardins de case et scolaires sont également prévues en collaboration avec le PAM. Enfin, l’organisation d’un atelier de capitalisation en fin de projet contribuera à améliorer la coordination et l’intégration de la réponse des trois agences et à pérenniser ainsi les acquis du projet.