Plateforme de connaissances sur l'agriculture familiale

Les semences paysannes pour une meilleure résilience au changement climatique

Recueil de bonnes pratiques en Afrique FRANCOPHONE

Dans de nombreux pays d’Afrique, l’agriculture occupe encore plus des deux tiers de la population active. La grande majorité des exploitations familiales font moins de deux hectares. Il s’agit encore souvent d’une agriculture vivrière, parfois complétée par quelques cultures de rente. Mais les revenus monétaires tirés de l’activité agricole sont souvent modestes ; ils ne permettent pas aux paysans d’investir dans leurs exploitations. Il s’ensuit des rendements faibles et une précarité en cas d’une modification du climat. Le développement de l’agriculture paysanne repose sur trois conditions : l’accès à la terre, l’accès au crédit et l’accès au marché. A cela s’ajoute l’évolution des pratiques culturales. L’adoption des principes de l’agroécologie offre de réelles perspectives de développement de l’agriculture dans le respect des ressources naturelles et de la santé des habitants. Aussi la formation des futurs paysans agroécologiques revêt-elle une grande importance. La transition vers l’agroécologie passe notamment par l’accès aux semences paysannes de qualité. Actuellement, à travers le monde, les semences fournies par les entreprises multinationales sont celles qui sont les plus utilisées par les agriculteurs. En Afrique, ce n’est pas le cas : la plupart des agriculteurs africains ont encore recours aux semences dites paysannes. Aussi, cette publication a-t-elle pour objectif de présenter les semences paysannes, leurs particularités, les enjeux de leur utilisation en Afrique. Dans une première partie, après avoir précisé ce que l’on entend par « semences paysannes », sont présentés les divers atouts que présentent ces semences. Puis, est mis en évidence le rôle des paysans africains dans la recherche en ce domaine, et cela depuis des siècles, pour sélectionner des variétés résistantes et adaptées à chaque milieu. Or, tout ce travail effectué par des générations de paysans dans les différents pays d’Afrique pourrait être remis en cause s’il n’est pas protégé. Pour cela, plusieurs institutions africaines, ONG et organisations de chercheurs tentent de réagir face aux pressions de grandes entreprises semencières. Il s’agit d’un combat juridique, qu’il faut mener sans relâche. Dans la seconde partie, seize « bonnes pratiques » sont présentées : il s’agit d’expériences réalisées dans neuf pays africains afin d’améliorer la production de semences paysannes, leur sélection, leur conservation et leur diffusion. Ces pratiques, menées par des associations ou par de jeunes entrepreneurs verts, sont précieuses car elles sont le résultat de réflexions et d’expérimentations avec des paysans. Bien entendu, le but n’est pas de les mettre telles quelles en application dans tout environnement ; elles doivent être prises en compte pour être adaptées ensuite au milieu, en fonction des sols, du climat, des cultures, des pratiques actuelles et des évolutions climatiques.

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Organisation: Initiatives Climat
Autres organisations: The Climate Change Competence Centre 4C Morocco, The Small Grants Programme of the Global Environment Facility SGF/GEF, The United Nations Development Programme UNDP
Année: 2025
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Pays: Cameroon, Chad, Mali, Morocco, Niger, Senegal, Togo
Couverture géographique: Afrique, Proche-Orient et l'Afrique du Nord
Type: Article de blog
Langue: French
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