L’huile d’olive, riche en graisses monoinsaturées et en antioxydants, est un aliment de base que l’on trouve dans de nombreuses cuisines du bassin méditerranéen et qui s’impose de plus en plus ailleurs dans le monde.
Mais qu’est-ce qui fait la qualité d’une huile d’olive? Comment savoir si celle que vous versez sur votre salade ou vos légumes grillés contient bien tous ces nutriments?
De la culture de l’olivier à la mise en bouteille, de nombreux éléments peuvent venir perturber l’équilibre de l’huile. Comme tous les jus naturels, l’huile d’olive se détériore avec le temps. Une manipulation inadéquate ou l’exposition à la chaleur, à la lumière directe du soleil ou à l’oxygène peuvent dégrader les polyphénols (antioxydants naturellement présents dans les plantes) et les acides gras qu’elle contient, ce qui la rend plus acide et lui donne un mauvais goût. Il faut donc manipuler le produit avec précaution à toutes les étapes – élagage, récolte, trituration, stockage et conditionnement.
Depuis 2015, la FAO et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) collaborent avec des acteurs clés du secteur oléicole, notamment Interprolive, la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive, afin d’améliorer la qualité dans toute la filière et d’aider le secteur à réaliser son potentiel, à devenir plus compétitif sur les marchés mondiaux et à accroître les revenus des oléiculteurs et des producteurs.
Priorité à la qualité
Comme beaucoup de pays méditerranéens, le Maroc offre des conditions idéales pour la croissance de variétés locales telles que la Picholine marocaine, une olive riche en antioxydants. Le pays a déjà investi dans la modernisation de la filière, et certains producteurs exportent leur huile vers des marchés haut de gamme et acquièrent une renommée internationale, mais le secteur a encore du chemin à faire.
Afin de renforcer le secteur de l’huile d’olive au Maroc, la FAO, la BERD et Interprolive collaborent dans le cadre d’un projet d’appui à cette branche d’activité. Avec le soutien de l’Union européenne (UE), elles ont mené des séances de formation et des activités de sensibilisation dans toutes les régions du pays où l’on cultive des oliviers au sujet de divers aspects de la production d’huile. À ce jour, 1 300 personnes, notamment des agriculteurs et des transformateurs actifs dans de grandes coopératives et de petites exploitations familiales, y ont pris part.
Grâce à une formation pratique, les oléiculteurs ont appris de bonnes méthodes de gestion, comme, par exemple, les techniques de taille qui peuvent contribuer à prévenir l’apparition d’organismes nuisibles et de maladies et à réduire les variations de rendement extrêmes d’une année sur l’autre. Les professionnels de la transformation et de la trituration ont découvert les techniques d’extraction les plus récentes, qui permettent de produire des huiles de premier choix. Chaque participant a reçu une liste récapitulative des pratiques optimales ainsi qu’un livret d’explications sur le goût que devrait ou ne devrait pas avoir l’huile d’olive vierge extra et sur ce qui peut mal tourner pendant la production et entraîner des défauts.