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Poissons allongés, de section subcylindrique. Tête massive et aplatie dorsalement; yeux recouverts partiellement d'une paupière adipeuse, museau court et obtus; bouche petite, terminale ou subterminale; prémaxiliaires protractiles; dents petites, cachées ou absentes; branchiospines minces et nombreuses, leur nombre croissant avec l'âge. Deux nageoires dorsales courtes et bien séparées, la première à 4 épines minces, la deuxième à 1 épine et 8 rayons mous; anale courte à 2 ou 3 épines et 8 à 11 rayons mous, pectorales courtes insérées haut sur le corps; pelviennes insérées à mi-distance entre les niveaux de la base des pectorales et de l'origine de la dorsale; caudale fourchue. Ecailles de grande taille, cycloïdes ou cténoïdes, sur la tête et le corps, quelques-unes avec une ou plusieurs rangées de stries; des écailles modifiées souvent bien développées au-dessus des nageoires pectorales et pelviennes (écailles axillaires et sous la première dorsale. Pas de ligne latérale. Coloration: dos bleu verdâtre à gris plombé, flancs argentés, souvent avec 3 à 9 rayures longitudinales; nageoires hyalines ou sombres. ![]() Poissons de taille moyenne à grande (30 à 120 cm), euryhalins, vivant généralement en bancs dans les eaux côtières, et pénétrant dans les estuaires, les lagunes saumâtres et les eaux douces pour se nourrir. Se reproduisent en mer, la période de reproduction varient avec la température de l'eau; la maturité sexuelle est atteinte au cours de la troisième année chez les mâles, 4ème année chez les femelles; leurs oeufs et leurs larves sont pélagiques. Omnivores, ils se nourrissent de petits végétaux, d'invertébrés et de détritus variés qu'ils fouillent dans les sédiments du fond et filtrent grâce à leurs branchiospines. Abondamment et régulièrement pêchés dans toute la zone, au moyen d'engins variés (sennes coulissantes et de plage, chaluts de fond et pélagiques, carrelets, éperviers, trémails, filets maillants pélagiques, pièges, barrages, lignes à main et, sur les côtes du Maghreb, filet cannat ou sautade), ils font l'objet de pêches semiindustrielle ou artisanale (14 365 t en Turquie en 1984, environ 2 000 t annuelles en Grèce et Tunisie, 13 au Maroc, 8,2 à Chypre); ils apparaissent localement de façon régulière sur les marchés; ils sont commercialisés frais et leur chair relativement grasse est plus ou moins estimée selon les lieux de capture. Les gonades séchées constituent la "poutargue", mets très apprécié. Certaines espèces font l'objet d'aquaculture. |
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Familles voisines dans la zone: Atherinidae: corps plus élancé, yeux plus grands; une bande longitudinale argentée au milieu des flancs | ![]() |