LA VALORISATION DU POISSON D'ACCOMPAGNEMENT DE LA PECHE CREVETTIERE A MADAGASCAR

Janvier 1989
RAF/87/008/WP/45/89/F

J. ROULLOT

Spécialiste des Pêches

Projet regional pour le developpement et l'amenagement des pêches dans l'ocean indien sud occidental

1. ITINERAIRE

2. PERSONNES CONTACTEES

3. BUT DE LA MISSION

4. ACTIVITES DE LA MISSION PRESENTATION DU SECTEUR

5. PRESENTATION DU SECTEUR

6. LA VALORISATION DES POISSONS PECHES PAR LES CHALUTIERS CREVETTIERS

7. TABLEAUX et ANNEXES

Food & Agriculture Organization of the United Nations

1. ITINERAIRE

  Arrivée Départ
     
Maurice 27.11.1988  
Antananarivo 27.11.1988 28.11.1988
Morondava 28.11.1988 01.12.1988
Antananarivo 01.12.1988 06.12.1988
Nosy-Bé 06.12.1988 09.12.1988
Mahajanga 09.12.1988 13.12.1988
Antananarivo 13.12.1988 16.12.1988
Maurice 16.12.1988 04.01.1989
Seychelles 04.01.1989 11.01.1989
Maurice 11.01.1989  

2. PERSONNES CONTACTEES

Food and Agriculture Organization (FAO)

J. LEPISSIER Représentant résident
D. MATTRAVERS Représentant résident adjoint
D. MAES Chargée de programme
O. MIKOLASEK Expert en formation supérieure
  halieutique (MAG/84/002)
Z. KASPRZYK Conseiller technique principal
  (MAG/85/014)
M. BELLEMANS Statisticien (MAG/85/014)
O. AVALLE C.T.P. Projet Crevette Nosy-Bé
G. CUZON Consultant IFREMER

BANQUE MONDIALE (BM)

C. WARD Chargé principal des projets agricoles
J. POST Senior ecologist, Environment
  department

Fonds Européen de développement (FED)

H. SPRIETSMA Conseiller Economique, FED

Ministère de la production animale, des eaux et forêts (MPAEF)

C. RAFOMANANA Conseiller Technique, Direction
  des Pêches et Aquaculture
C. VELOSON Chef de la division appui, suivi
  et statistique
G. FANURENA Chef de service de la pêche
  Artisanale
G. RAZAFITSEHENO Chef de service de l'aquaculture
J. RAZAFINIVELO Responsables Installations Frigo
  DPA
B. ANDRIAMIARANTSOA Service pêche industrielles - DPA
D. RABENORAVANA Chef, Service pêche industrielle
C. ANDRIAMIZARA Chef du service Pronvicial des
  pêches et de l'aquaculture
  (Mahajanga)
H. RAKOTOMAVO Adjoint, service provincial des
  pêches et de l'aquaculture
  (Mahajanga)
S. SALIM Adjoint circonscription régionale
  des pêches et de l'aquaculture
  (Nosy-Bé)
P. BLANC Dr. Vétérinaire Conseiller MPAEF

Centre National de Recherches Océanographiques (CNRO)

G. RABARISON ANDRIAMIRADO Directeur du Centre
H. RANDRIANASOLONJANAHARY Scientifique

SOMIA MAHAJANGA (Elevage porcin - PROVENDERIE)

MAHENC Directeur

SOGEDIS - SOGEDIPROMA MAHAJANGA (Poisson - Crevette - Farine)

M. RABOANARIJAONA Directeur de groupe (Mahajanga)
J. ANDRIAMIADANA Responsable direction (Tana)

SAGRIM MSOGEA TANANARIVE (Elevage - Provenderie)

A. RAKOTOMALALA Directeur Gérant

ST. ANGOU ROYALE MAHAJANGA (Angou - Poisson - Crevette)

R. DUCAUD Directeur Gérant
M. GOURRET Directeur Gérant

SOPEMO MORONDAVA (crabe crevette poisson)

M. GOURRET Directeur Gérant

REFRIGEPECHE OUEST (crevette crabe poisson)

G. BESNARDEAU Directeur Général SMEF
M. DUR Directeur Gérant
G. DESFOSSET Coopérant Francais conseiller
  technique et enseignant ENEM
P. RANAHY Capitaine Mascareigne III

Société Malgache de Pêcherie SOMAPECHE (crevette - poisson)

A. RALISON Directeur des relations
  Extérieures
M. TANAKA Secrétaire général

SOPEBO (Crevette - Poisson)

M. WAKASA Directeur Adjoint

CODAL Comptoir Industriel de Produits alimentaires

JACQUES BRUNOT Président Directeur General

Japan International Cooperation Agency (JICA)

Y. KOSAI Expert JICA SPPA (Mahajanga)

ASSOCIATION THONNIERE

X. DE REVIERS Directeur exécutif
J. MUYARD CNRO Nosy-Bé

LES PECHERIES DE NOSY-BE (crevette poisson) (PNB)

P. BLANCHARD Directeur
L. BOSWELL Directeur adjoint

3. BUT DE LA MISSION

Madagascar à développé au fil des 20 dernières années, une flottille crevettière performante qui représente le troisième secteur d'activité du pays en terme économique. Cette même flottille rejette en mer une quantité considérable de poisson, qui de ce fait ne sont pas consommés par les malgaches, alors que des problèmes d'approvisionnement protéique semblent se poser au pays.

La mission avait pour but d'examiner cette activité de pêche industrielle et de proposer des solutions appropriées.

4. ACTIVITES DE LA MISSION

La mission à rencontré les organisations concernées et les services responsables à Antananarivo. FAO, BANQUE MONDIALE, FED, MPAEF. Ensuite, un embarquement a été effectué à Morandava sur un chalutier crevettier avant la clôture de la saison de pêche. De là, les divers armements crevettiers ainsi que le CNRO ont été visités afin d'aborder le sujet des poissons rejetés par les chalutiers.

Enfin, différents secteurs concernés ont été consultés commercialisation du poisson, provenderie, élevage, aquaculture... De retour à Antananarivo une réunion MRSTD, CNRO, BANQUE MONDIALE, FAO à permis d'arriver à un consensus au niveau des diverses interventions possibles.

La mission s'est ensuite rendue aux Seychelles, ou avec l'équipe du projet régional SWIOP les diverses possibilités d'intervention ont été étudiées.

5. DESCRIPTION DU SECTEUR DES PECHES

Avec 5.000 km de côte Madagascar dispose de 3.600 km2 de plan d'eau et zones irrigués, de 3.000 km2 de mangrove, de 112.000 km2 de plateau continental et de 1.000.000 de km2 de ZEE1.

Il est possible de subdiviser ce secteur en 4 sous secteurs:

5.1. La pêche continentale

La pêche continentale qui s'exerce donc sur 3.600 km2 de plan d'eau et de surface irriguée devrait permettre la production de 120.000t d'espèces d'eau douce. Les captures actuelles plafonnent à 60.000t ce qui place ce sous secteur comme premier producteur actuel.

1. Potitique en matière de production halieutique.

5.2. La pêche traditionnelle et artisanale

La pêche traditionnelle et artisanale comprennent à la fois les pirogues de 3 à 8 m ainsi que les embarcation à moteur d'environ 25 CV ayant une autonomie à la mer de moins d'une semaine.

Ce sous secteur vient de faire l'objet d'une importante enquête par le projet FAO MAG/85/014. Les données non encore publiées font état d'environ 55.000 pêcheurs et de 25.000 pirogues2.

Si l'on considère ce sous secteur comme complètement distinct des pêche continentales et si l'on accepte l'existence de 55.000 pêcheurs côtiers, il faut alors admette une production des pêches traditionnelles et artisanales de l'ordre de 55.000 t3.

Ceci va complètement modifier les données de production et donc de consommation de protéine animale d'origine marine ou continentale (Tableau 1).

5.3. La pêche industrielle

5.3.1. La pêche crevettière

La pêche crevettière industrielle en 1988 est le fait de 48 bateaux de 15 à 48 m, d'une longueur moyenne de 25 m (Tableau 2-a).

La production annuelle varie autour de 7.500 t de crevette avec un rendement supérieur à 150 t par bateau et par an (Tableau 3), ce qui, au niveau mondial, est exceptionnel. Ce rendement en produit de premier choix prouve à lui seul la remarquable rentabilité de cette industrie qui est en fait le numéro 3 en valeur exportée à Madagascar.

Cette même pêche crevettière industrielle capture du poisson et en débarque une certaine partie. Il va sans dire que le tonnage débarqué est sans commune mesure avec la quantité capturée.

En effet seulement 1.900 t de poisson pêché par les chalutier sont commercialisés alors que plus de 20.000 t sont capturés, soit environ 90% de rejet. Ceci malgré une nette progression de la commercialisation de ce poisson, puisque de 1984 à 1988 celle ci est passée de 341 t à 1.896 t, soit une augmentation de 456% en cinq ans. (Tableau 5). Ce problème des rejets sera traité dans la partie suivante de ce rapport.

5.3.2. La pêche thonière

Il n'y a pas de flotte thonière Malgache. Les captures actuelles sont le fair de palangriers ou senneurs étrangers - CEE, JAPON, URSS - qui paient une redevance au pays. Ces captures sont d'environ 8.000 t en 1988 (Tableau 1).

La construction d'une usine de mise en conserve de thon à Antisiranana, ainsi que l'existence d'infrastructures portuaires et d'un chantier de réparation navale disposant d'une cale sèche conséquente sont autant de facteurs favorables à un développement de cette industrie à Madagascar.

2. Bellemans projet MAG/85/014.

3. 1 Tonne/pêcheur/an.

5.4. L'Aquaculture marine

L'aquaculture marine est en passe de devenir un secteur porteur dans le développement des pêches Malgaches.

Un projet de culture de crevette marine est en cour de réalisation à Nosy-Bé. Il s'agit d'une expérience pilote menée par les pêcheries de "Nosy-Bé", l'un des plus important armement crevettier de Madagascar. Le PNUD assure une partie du financement à hauteur de 465.000 dollars des EU. Le gouvernement ainsi que les PNB prenant en charge le reste des coûts. Ce site pilote couvre une superficie d'environ 7 ha.

Une forte demande se fait sentir quant à l'installation de nouvelles entreprises aquacoles et les dossiers à ce sujet sont nombreux:

PNB 200 ha et 1.000 ha à terme
SOPEBO (Taiyo) 70 ha
SAPIC (Mantirano-Morondava) 8.000 ha
JNP (Taille à déterminer -
MULTIPRO MALAISE (eau douce) 100 ha
GTZ taille à déterminer
Mahajanga (Chanos chanos) 1,8 ha

Il semblerait donc que prés de 9.000 ha soient susceptibles d'être mis en valeur à moyen ou long terme au titre de l'aquaculture marine.

Cette nouvelle activité, si elle se développe comme supposée sera une forte consommatrice de farine de poisson. Il est à prévoir à ce sujet que le poisson de rejet des chalutiers trouvera là un débouché intéressant.

5.5. Aide passée et présente dont bénéficie ce sous secteur

Au fil de ces dernières années, le secteur des pêches à bénéficié d'aides de différentes sources. Celles ci sont soit multilatérales, PNUD, FAO, UNESCO, CEE, soit bilatérales JAPON (JICA), RFA (GTZ), FRANCE (FAC, ORSTOM), INDONESIE (OSRO), NORVEGE (NORAD), URSS, ITALIE.

Ces aides sont matérialisées soit en expertise, soit en équipement ou encore par le biais de lignes de financement.

5.6. Cadre institutionnel

La responsabilité du secteur des pêches à Madagascar est celle du Ministère de la Production Animale et des Eaux et Forêts - MPAEF - à travers la Division des Pêches et de l'Aquaculture - DPA, organisé en Service Provinciaux des Pêches et de l'Aquaculture - SPPA, subdivisé en Circonscription Régionale des Pêches et de l'Aquaculture (CIRPA).

La DPA s'occupe de la collecte des données de capture à plusieurs niveaux: débarquement, commercialisation interne, exportation. Un projet PNUD/FAO (MAG/85/014) renforce cette structure au niveau planification comme au niveau statistique.

Le contrôle des infractions quant aux méthodes de capture, ou tailles marchandes et saisons de pêche est aussi du ressort de la DPA à travers les SPPA et les CIRPA.

Le contrôle de la qualité du poisson est un service en cours d'organisation sur la base d'un projet PNUD/FAO.

Il est prévu que la DPA dispose d'un effectif d'environ 400 personnes dont les cadres seront issus pour certains d'entre eux d'une formation halieute.

Le CNRO s'occupe des évaluations de stock des principales espèces concernées et participe au niveau scientifique à des travaux de développement des pêches. Le Ministère de l'enseignement supérieur (MINESUP) gère l'université de Toliara dont dépend l'unité de formation supérieure halieutique (UFSH) assistée par le projet PNUD/FAO MAG/84/002. Ce centre a déjà formé 8 ingénieurs en 1986 - 1987 et 8 autres sortiront en fin 1988. La première promotion a été placée à la DPA, à l'UFSH et dans le secteur privé.

Le Crédit Maritime n'existe pas, mais au niveau pêche industrielle le secteur bancaire supporte pleinement les investissement engagés et le gouvernement lui consent des avantages fiscaux. La pêche artisanale ne bénéficie d'aucune facilité.

La formation des cadres navigants de la pêche est assurée par l'Ecole Nationale d'Enseignement Maritime - ENEM (élève officier ou capitaine au cabotage, OM2 et OM3, capitaine, lieutenant et patron de pêche). La récente création du MPAEF en 1983 révèle la conscience gouvernementale en ce qui concerne le secteur des pêches qui est actuellement le troisième dans l'économie nationale après la café et le vanille.

En 1987 les exportations ont contribué pour 8.844 millions de FMG à la balance du commerce extérieur4.

La consommation de poisson était estimée à 7 kg par habitant et par an, jusqu'en 1987. La récente enquête sur les pêches artisanales laisse supposer qu'elle est en fait proche des 10 kg per capita (Tableau 1).

Les statistiques officielles laissent entendre que 15 kg de viandes sont consommée par an et par habitant. Si tel est le cas il est possible que le seuil d'autosuffisance fixé par le MPAEF de 25 kg de protéine d'origine animale par habitant soit déjà atteint.

Néanmoins avec un objectif de 30 kg par tête et par an en l'an 2.000, et un taux de croissance de 2,8% de la population, il faut dès à présent penser à une amélioration de l'utilisation des ressources existants.

La valorisation des poisson rejetés par les chalutiers est l'une des voies à développer.

6. LA VALORISATION DES POISSONS PECHES PAR LES CHALUTIERS CREVETTIERS

6.1. La situation actuelle

La flotte des chalutiers crevettiers de Madagascar est passée en 20 ans de 7 à 48 bateaux. Durant cette même période, les captures en crevette se sont développées de 775 t à 7.500 t. Cette flottille chalutière rejette annuellement entre 18.000 t et 24.000 t5 de poisson qui sont appelés soit poisson d'accompagnement, soit capture accessoire, soit poisson de rejet ou encore "by catch".

4. Rapport d'activités 1987 de la direction des pêches et de l'aquaculture.

Une faible part de ces captures en poisson est commercialisée soit 1.900 t, ce qui représente moins de 10% des prises globales.

Plusieurs raisons à cela, la taille et l'orientation des bateaux, la composition des espèces, la nature du marché.

6.1.1. La taille et l'orientation des bateaux

Les bateaux de la flotte crevettière font environ 25m de long et leur conception est essentiellement orientée vers la traitement de la crevette. La côte ouest de Madagascar est l'une des plus productives au monde en crevette. Les industries crevettières de ce pays sont donc extrêmement rentables (Tableau 4), ce qui fait que, jusqu'à présent, les armement ne se sont que très peu préoccupés de ramasser le poisson, et ce jusqu'à une date récente. Le rapport économique des poissons par rapport à la crevette est de 1 à 30; lorsque l'on sait que certains équipages ont été sanctionnés pour avoir capturé plus de crevette que les normes de conditionnement d'un armement ne le permettaient, on peut supposer que le ramassage du poisson reste la dernière priorité.

Le volume de cale des bateaux, mais surtout la puissance en froid, ne sont pas en général suffisants pour conditionner à la fois la crevette et le poisson. En outre, les rendements sont tels que l'équipage n'a que très peu de temps à consacrer au poisson. Or, la crevette étant un produit essentiellement destiné à l'exportation, les diverses entreprises concernées visent à une qualité irréprochable. Ce qui fait, à ce niveau, que le poisson est parfois considéré comme une nuisance.

A ce sujet les PNB envisagent sérieusement la mise au point, le test et l'introduction d'un chalut sélectif. Ce chalut, munis d'un panneau séparateur et d'un double cul doit permettre d'orienter la crevette vers un cul et le poisson vers un autre. L'utilisateur à alors tout loisir de laisser le cul à poisson ouvert s'il veut s'en séparer, cas de la haute saison, ou de le fermer s'il désire embarquer ce poisson, cas de la basse saison.

Le très sérieux bassin d'essai de HIRTSHAL a été contacté à ce sujet et les PNB envisagent de demander un financement FED pour cette opération.

6.1.2. La composition des espèces

Plus de 100 espèces sont capturées lors des chalutages crevettiers. La composition de ces captures varie géographiquement et dans le temps. De plus, le rapport crevette:poisson peut passer de 1:0 dans les cas exceptionnels ou 99% de crevettes sont présentes dans le trait, à 1:10 dans les cas ou le poisson domine complètement. Cette situation arrive en fait assez rarement, car l'utilisation régulière du try-net permet d'éviter l'engorgement du chalut par le poisson en changeant rapidement de zone de chalutage. La moyenne se situe à 1:2 dans la zone Nord et 1:4 dans la zone sud.

Ces captures peuvent être classifiées en 3 groupes:

5. 18.000 t Sanders 1987
21.000 t CNRO
24.000 t Cette mission 1988

Si l'on admet que 21.000 t de poisson sont capturés par la flotte crevettière, on peut considérer que 5.000 t sont commercialisables, et que 15.000 t pourraient être commercialisé à la population defavorisées sont à traiter en provende.

Comme actuellement 1.900 t sont commercialisées, on peut espérer que 3.200 t supplémentaires de poisson de premier et de deuxième choix peuvent être valorisées.

Dans les cas ou les 15.000 t de poisson seraient destinés à la provende, elles ne représenteraient que le quart des besoins potentiels pour l'aquaculture marine, sans prendre en compte des besoins importants pour l'élevage porcin.

6.1.3. La nature du marché

Hormis la consommation littorale, le poisson de chalut peut être commercialisé à l'intérieur du pays, là on se trouvent les concentrations les plus importantes de la population.

Le prix de vente moyen du poisson frais en 1987 sont les suivants6:

Producteur 500 - 700 FMG
Marché côtier 600 - 800 FMG
Marché intérieur 875 - 1.250 FMG

Le prix de vente moyen du poisson congelé en 1988 est le suivant7:

Producteur 403 - 450 FMG
Marché côtier 650 - 700 FMG
Marché intérieur 875 - 1.250 FMG
Poisson Achat Rendu Grossiste Détaillant Consommateur
Congelé Mahajanga Tana Tana Tana Tana
Merlan8 403   875 1.000 1.250
chalut          
Tout venant 403   650 750 950
chalut          
Poisson 450-600 960 1.050 1.200 1.400
ligne (entier)          
Poisson - - 1.350 1.450 1.650
ligne (étêté)          
Poisson - 2.450 3.000 - 3.500
ligne (filets)          

Sept sociétés de taille relativement importante commercialisent le poisson de chalut et de ligne sur Antananarivo: SOGEDIPROMA, REFRIGEPECHE EST, REFRIGEPECHE OUEST, SOPEBO, SOMAPECHE, COFRITO et SOPEMO.

6. Ralison et Razafindralambo 1988

7. Cette mission

8. Otolithes ruber; O. argenteus

En fait SOGEDIPROMA qui travaille essentiellement avec du matériel émanant de dons JICA, (chambres froides, bateaux, camions, machine à glace..), commercialise du poisson de chalut de SOPEBO et de SOMAPECHE. SOGEDIPROMA dispose à Antananarivo de chambres froides en bien propre ou louées à SOMACODIS, COROI, abattoirs, et privés. Le système de distribution en détail repose sur 14 vitrines frigorifiques de 400 kg chacune, disposées dans 10 magasins (43 t/mois Tana).

REFRIGEPECHE EST, REFRIGEPECHE OUEST et SOPEMO commercialisent la majeure partie de leur production à travers des firmes spécialisées, (appartenant au groupe) SOPROMER/SODIMA/SICOCEAN. La distribution se fait eile aussi à travers une série de congélateurs répartis dans certains points de la ville, y compris du ZOMA (environ 75 t par mois sur Tana).

Les responsables commerciaux concernés évoquent fréquemment le problème de saturation du marché dès qu'une quantité de poisson trop importante est proposée, ceci en particulier de juin à novembre, c'est à dire lors de la basse saison de la pêche crevettière. Par contre, en janvier, février et mars, avant et pendant le début de la saison de pêche crevettière, un manque en approvisionnement se fait sentir.

Il est certain que la réhabilitation de l'axe routier Mahajanga - Antananarivo a permis de développer cette commercialisation. A ce titre, le Tableau 5 montre de façon claire la hausse de la quantité de poisson commercialisée au cours des cinq dernières années.

Cette intéressante tendance à une meilleure valorisation des poissons de chalut est encourageante. Il est possible avec des moyens relativement légers de faciliter le développement de cette commercialisation, jusqu'à hauteur d'environ 5.000 t de poisson de première et de deuxième catégories.

6.2. L'amélioration de la commercialisation du poisson consommable (premier et deuxième choix)

Les captures actuellement débarquées proviennent en premier lieu de la côte est (baie d'Antongil - REFRIGEPECHE EST) qui fournit en 1988 près de 829 t, 44 % du total commercialisé et ce avec seulement deux bateaux (Tableau 5).

Il faut préciser que, cette zone étant moins riche en crevette la société REFRIGEPECHE EST disposant de bateaux plus grands, avec une capacité de stockage et de congélation supérieure s'est orientée volontairement sur une valorisation du poisson capture vers Tamatave et vers Antananarivo.

Le reste des captures débarquées provient essentiellement des sociétés SOPEBO, SOMAPECHE et REFRIGEPECHE OUEST.

La société PNB basée a Nosy-Bé débarque seulement environ 30t de poisson par an, alors qu'elle dispose d'un tiers de la flottille crevettière.

Débarquements en poisson de la flotte crevettière (t)

SOCIETE PNB SOPEBO SOMAPECHE REF O REF E*
Débarquements 30 498 434 105 829
poisson en          
1988          
Nombre de 16 12 16 2 2
bateaux          
Ratio DEB/ 1,8 41,5 27.1 52,5 414,5
Bateaux T          

*Pêche toute l'année, alors que le reste de la flottille à l'ouest est arrêté 2 mois par an.

L'examen du tableau ci-dessus est révélateur, car il prouve qu'un bateau adapté peut débarquer 400t de poisson commercialisable par an. En admettant que la baie d'Antongil soit plus poissonneuse, et que les bateaux utilisés soient plus puissants, donc en réduisant ces résultats de moitié, il n'en reste pas moins qu'un chalutier crevettier doit pouvoir débarquer 200t de poisson commercialisable par an. Extrapolé à la flottille de 48 bateaux, on arrive aisément à 9.600t de poisson de premier et deuxième choix. Ceci permet d'avancer que l'objectif de 5.000t de poisson commercialisé, contre 1.900t actuellement, est réalisable.

Ceci suppose que les contraints de temps de tri, de congélation et de stockage soient résolues. D'autre part la possibilité d'engorgement du marché n'est pas à exclure, ce problème doit même être examiné avec beaucoup d'attention.

Pour parvenir à cet objectif, plusieurs mesures peuvent être prises, sans pour autant perturber l'activité de la flotte crevettière actuelle.

La premier exercice à réaliser est une étude des circuits commerciaux et du potentiel du marché interne. Cette étude devra comporter un inventaire des infrastructures de froid et de transport existant, les Tableau 6.1, Tableau 6.2, Tableau 6.3, Tableau 6.4, Tableau 6.5 de ce rapport n'en sont qu'une ébauche. Une telle étude est envisagée par l'UFSH en 1989.

A ce niveau, les besoins en installations nouvelles, nécessaires à développer la commercialisation, seront identifiés tant au niveau des métropoles du centre, qu'en ce qui concerne les ports côtiers.

La deuxième mesure à effet immédiat et pouvant être mise en oeuvre sans attendre les conclusion de l'étude précitée, est le renforcement des sociétés de production et de commercialisation en moyens de conservation et de transport (machines à glace, congélateurs, camions isothermes et camions réfrigérés).

Cette mesure peut être reise en oeuvre par des lignes de financement appropriés et suffisamment souples. En particulier, la multiplication de petits congélateurs dans les magasins urbains est certainement une voie permettant une amélioration de la commercialisation.

La troisième mesure à prendre concerne la motivation des armements et des équipages à augmenter les quantités débarqués.

Malgré une hausse certaine de ces débarquements au cours des cinq dernières années, il n'en reste pas moins que les quantités mise à terre doivent augmenter.

Cependant les contraintes sont nombreuses et se font sentir surtout en haute saison, lorsque les rendements sont très importants. A cette période, lorsque la crevette est en boule, il arrive que la bateau chalute seulement une heure au deux dans sa journée, le reste du temps étant employé à trier, calibrer et traiter le produit. La capacité de congélation, comme la taille de l'équipage, ne permettent pas de divertir des moyens pour le poisson au détriment de la crevette.

De la même façon la capacité de cale dans le cas des bateaux congélateurs est toujours jugée pour eux, insuffisante par patrons et armateurs9, et il n'est pas question à l'époque des forts rendements d'occuper la place de la crevette par du poisson.

A ce niveau, le facteur économique a une importance considérable, à raison d'un ratio 1:30, coût d'un kg du crevette par rapport à un kg de poisson, il est évident que tant armement comme équipages sont peu motivés par la conservation du poisson.

Par contre, en basse saison, un effort peut être consenti, puisque les captures de crevettes étant moindres, l'équipage peut alors consacrer une partie de son temps au traitement du poisson; de même, le système de congélation ainsi que la capacité de cale permettent d'absorber une partie du poisson de premier et de second choix.

Ceci est valable pour les compagnies basées à Mahajanga c'est à dire SOPEBO, SOMAPECHE et REFRIGEPECHE OUEST. Ces trois compagnies peuvent évacuer leurs produits vers les zones urbaines du centre de l'île à travers l'axe routier Mahajanga-Antananarivo. En ce qui concerne les PNB, le problème reste entier, puisque cette compagnie basée à Nosy-Bé peut difficilement diffuser de façon économiquement viable le poisson capturé.

6.3. La réduction du rejet des poissons de 3ème choix et des poissons de farine

Les poissons du 3ème choix et les poissons de provende constituent environ 70% du by-catch, soit quelque 15.000 t. Deux solutions sont possibles, avec tout de même une rentabilité économique incertaine: valoriser une partie du poisson de 3ème choix et transformer le reste au provende, ou transformer le tout en provende.

6.3.1. Valorisation du poisson de 3ème choix

Le poisson de 3ème choix qui n'est pas assez estimé pour être commercialisé de façon normale pourrait avoir une autre destination que la transformation en provende.

9. La capacité de cate des congélateurs varie de 120 à 150 m3. A raison de 200t de crevette par an et de 10 marées par saison, les chalutiers disposeraient donc d'un minimum de place pour 30t de poisson par voyage, soit 300t/an.

Ce poisson, pourrait être mis à la portée à la classe défavorisée de la population, en raison de son faible pouvoir d'achat. Pour cela il devrait être commercialisé par des voies plus légères, de façon a arriver à un prix abordable sur le marché intérieur.

Une opération de valorisation de ce poisson peut être mise en oeuvre à partir de Mahajanga, à travers les bateaux glaciers de la SOPEBO et de la SOMAPECHE.

Ces bateaux exploitent les zones 2 à 5 (Annexe 1), et leur marée dure de 3 à 10 jours. Il leur est donc possible de stocker dans des réservoirs d'eau de mer réfrigéré disposés à cet effet le poisson d'accompagnement.

Ces bacs peuvent être rapidement débarqués à l'aide d'un mat de charge, de façon a limiter les temps et les couts de manutention. Un second tri peut alors avoir lieu, et le poisson de troisième choix peut alors être rapidement expédié sous glace vers les centres urbains concernés.

Ceci permettrait de livrer à Antananarivo un poisson qui arriverait à environ 470 FMG/kg contre 950 pour le tout venant du deuxième choix:

Prix à bord

100

 
Prix glace

50

 
Prix débarquent

50

 
Prix second tri

50

 
Prix transport Tana

120

(70 isotherme + 50 x glace)
Marge commercialisation

100

 
 

-------

 
Total

470

FMG/kg rendu Tana.

Cette projection semble économiquement acceptable; eile ne prends pas en compte l'investissement des bacs d'eau de mer réfrigéré nécessaires à la conservation et au transport. Il n'en reste pas moins que l'équilibre et fragile, et que l'augmentation d'un poste entraînera presque automatiquement la rupture de cet équilibre.

Une telle opération peut être tentée à titre expérimentale, à condition qu'elle bénéficie du support des deux sociétés concernées, c'est à dire SOPEBO et SOMAPECHE.

L'équipement et l'expertise pourraient être fournis par un projet PNUD/FAO. Le groupe SOPEBO/SOMAPECHE assurerait alors l'approvisionnement en poisson et la coordination de la collecte. La SOGEDIPROMA pourrait assurément être impliquée dans un tel processus de développement.

L'alternative du séchage de ce poisson à Mahajanga mérite d'être approfondie. Le poisson sec est largement apprécié à Madagascar. Des surfaces aérées et ensoleillées peuvent être aménagées en dehors de la ville et de la main d'oeuvre peut être employée à ce sujet. Les coûts de transport seraient alors très réduits, et les impératifs de conservation à l'aide de la glace seraient évités.

6.3.2. Valorisation du poisson de provende

Le poisson de provende représente quelque 15.000t, ou 7.500t de débarquements potentiels si l'on en exclut le poisson de troisième choix.

La collecte de ce poisson se heurte aux mêmes problèmes que celle des poissons de premier, second et troisième choix. La rentabilité de la transformation du poisson de la pêche chalutière en farine demeure aléatoire en raison des coûts de production

Prix à bord

50

 
Prix glace

50

 
Prix débarqué

50

 
Prix transport

50

 
 

------

 
Total

200

FMG/kg de poisson frais
Rendement:    
5kg poisson frais:1 kg farine;   1.000 FMG/kg farine
Frais usinage

12%

 
Frais main d'oeuvre

20%

 
Travaux facture service extérieur

5%

 
Autres frais

3%

 
 

------

 
Total

40%

1.400 FMG/kg
Marge

10%

 
Amortissement

5%

1.550 FMG/kg

Le prix de 1.550 FMG/kg de farine rendu à l'utilisateur serait trop élevé pour la demande actuelle qui émane principalement des provenderies pour les élevages de porcs et de poulets. Selon POILPRE10, il y aurait 1,4 million de têtes de porc en 1985 à Madagascar ce qui nécessiteraient 1,14 millions de tonne d'aliment par an. A raison de 6% de poisson sec incorporé dans la provende, il faudrait donc 68.400 t de poisson sec. En raison de difficultés économiques et d'alternatives quant à la nourriture préparée aux porcs, ce besoin est réduit à son quart, soit 17.100 t de poisson sec. En fonction d'un ratio de 1 à 5 poisson sec: poisson frais, il faudrait alors 85.500 t de poisson frais.

Ces provenderies sont prêtes à payer 650 FMG un produit rendu Antananarivo. Les sociétés concernées, comme les responsables vétérinaires (B. BLANC comn. pers.), considèrent que la limite économique du prix de la farine de poisson se situe autour de 800 FMG/kg.

Cela présuppose donc un abaissement de moitié des coûts de production de farine de poisson, ce qui semble délicat à obtenir, sinon irréaliste.

Outre les coûts de production se grefferont les coûts de collecte, car une partie importante de la flottille crevettière travaille à quelque 20 ou 40 heures de navigation des deux principaux ports de débarquement qui sont Mahajanga et Nosy-bé.

Ces bateaux effectuant des marées de 25 à 50 jours, il faudrait pour récupérer leur "by-catch" organiser une opération de collecte à partir d'un bateau destiné à cet effet.

Une teile opération sous-entends le coût du bateau, son fonctionnement, un équipage et les différent frais d'entretien.

Il est clair alors que le prix du poisson adopté dans la simulation économique ci dessus ne pourrait être de 50 FMG mais passerait a un niveau bien supérieur. Ce surcoût grèverait d'autant toute production de farine de poisson dont le rentabilité économique est déjà négative.

Une alternative se profile tout de même à cette sombre situation; il s'agit de l'approvisionnement des industries aquacoles en poisson frais ou en farine de poisson.

10. Analyse de la situation de l'élevage porcin matgache, propositions R. POILPRE 1985 MPAEF.

Les perspectives prévoiet pour l'aquaculture marine quelque 9.000 ha d'exploitation dans les années à venir11. Si ces prévisions se réalisent, il ne faudrait pas moins de 36.000 t d'aliment par an. A raison de 35% de farine de poisson, cette nouvelle industrie devrait donc trouver quelque 12.600 t de farine de poisson soit 63.000 t de poisson frais.

A ce titre, les entreprises aquacoles auraient tout intérêt à utiliser du poisson frais plutôt que de la farine de poisson ou du poisson séché. En effet les qualités protéiques du poisson frais sont sans comparaison avec celles de la farine du poisson. De plus dans la composition de l'aliment, le poisson frais peut servir de liant aux granulés à préparer.

Nosy-bé

L'existence au sein des PNB d'un projet pilote d'aquaculture des crevettes marines permettrait la reise en oeuvre d'une structure légère du traitement du poisson de rejet. En effet le projet qui dispose actuellement de 7 ha de bassin va devoir préparer les différents granulés nécessaires à la nourriture des crevettes élevées. La préparation de ces granulés se fera à partir des composants disponibles à Madagascar ou importés d'autres pays (son de riz, son de blé, tourteau de coton, de so ja, farine de poisson, têtes de crevettes, carapaces de crabes).

Une unité de préparation des granulés est donc prévue dans ce projet; par contre rien n'est prévu pour ce qui est de l'utilisation des poissons d'accompagnement des chalutiers.

Or d'une part il est prévu d'incorporer de 30 a 40% de farine de poisson dans les granulés, d'autres part les PNB disposent d'une flotte crevettière forte de 16 bateaux soit égale au tiers du total de la flottille.

Les PNB disposent donc d'un potentiel d'environ 8.000 t de poisson de rejet contre 30 t actuellement commercialisées. De plus les prévisions d'expansion de cette société sont de 200 ha de bassin aquacoles dans un avenir proche et de 1.000 ha à moyen terme. Ses besoins en poisson de "by-catch" seraient donc à cette date de près de 7.000 t de matière fraîche.

Il est donc clair que cette société se doit de préparer l'utilisation des captures accessoires à des fins d'alimentation de la crevette d'élevage.

A cet effet, l'existence du projet pilote de 7 ha se prête fort bien aux essais préalables nécessaires. Une petite unité de transformation du poisson de rejet peut y être adjointe, et ce poisson peut être incorporé soit frais soit sec aux granulés préparés.

La fourniture de la matière première proviendra des bateaux glaciers, mais aussi des bateaux congélateurs de la compagnie. En haute saison, les bateaux glaciers débarquent tous les jours leur crevette, ils peuvent alors débarquer leur "by-catch". En basse saison ces même bateaux sont collectés quotidiennement par un bateau "canard", qui récolte la capture de huit chalutiers glaciers. Le transbordement se fait en accostant, soit par l'arrière, soit latéralement en levant un des tangons. Le bateau "canard" peut donc collecter de la même manière le poisson de rejet et le débarquer à Nosy-bé en même temps que la crevette.

11. La DPA fait état de 21.300 ha aménageables.

Les bateaux congélateurs, quant à eux, font des marées de 10 à 60 jours en fonction des zones de pêche et des saisons. Il est possible à ces mêmes bateaux de ramener quelque 10 à 30 t de poisson par marée soit de 100 à 300 t par an et par bateau12.

Los responsables de la société se sont déclarés ouverts à une teLle opération et sont prêts à mettre à la disposition d'un projet pilote bateaux, terrain et main d'oeuvre. Les responsables du projet d'aquaculture de Nosy-bé, comme le consultant spécialiste en alimentation aquacole, ont manifesté un intérêt considérable pour un tel développement.

L'équipement d'une telle unité comme l'expertise pouvant être à la charge d'un projet PNUD/FAO, la contre-partie incomberait aux PNB, le suivi scientifique pourrait être le fait du CNRO.

Mahajanga

En ce qui concerne le port de Mahajanga, les deux entreprises SOPEBO et SOMAPECHE disposent de 58% de la flottille crevettière Malgache. La SOPEBO supporté par le groupe TAIYO envisage la mise en exploitation de quelque 70 ha de terrains aquacoles pour la crevette marine. Cette compagnie devra elle aussi s'orienter vers une transformation des poisson d'accompagnement, car il est vraisemblable que le projet de mariculture de 70 ha ne représente qu'une étape de sa politique de diversification.

Avec 58% de la flotte crevettiére, SOPEBO et SOMAPECHE disposent d'un potentiel de 14.000 t de "by-catch"13. Actuellement, moins de 1.000 t sont commercialisées par ces deux sociétés comme poisson de premier et deuxième choix. En supposant 30% de poisson de ces deux catégories, ce sont près de 9.800 t de poisson de troisième choix et de poisson de provende qui peuvent être traités.

A l'instar de PNB, SOPEBO, comme SOMAPECHE, utilisent des glaciers qui effectuent des marées de 3 a 10 jours. Tous les cinq jours en basse saison, l'un des bateaux prends le produit des autres et le ramène à terre, ce qui fait qu'il y a presque une rotation quotidienne. De plus, il existe en parallèle un système de collecte avec deux bateaux désarmés, le PATSALENA 7 et le VEZO 3, qui ramassent la crevette des petits catchers le long de la côte.

Il est donc possible d'organiser un ramassage du poisson pêché, soit par les bateaux eux mêmes, soit par les bateaux collecteurs, de façon à le débarquer à Mahajanga. Ce poisson serait ensuite, soit commercialisé par les voies classiques pour le premier et deuxième choix, soit valorisé par une voie parallèle pour le troisième choix, soit transformé en vue d'utilisation pour la provende aquacole ou l'élevage continental. Les responsables de ces deux sociétés se sont déclarés attentifs à toute proposition permettant de valoriser le "by-catch" si ce n'est au détriment de la qualité de la crevette.

D'autre part, ces sociétés disposent de chalutiers congélateurs qui peuvent eux aussi augmenter leurs débarquements de poisson commercialisable et même éventuellement ramener du poisson destiné à la provende animale (cas des derniers jours de mer).

En ce qui concerne le port de Mahajanga, à ces débarquements, peuvent s'ajouter ceux de REFRIGEPECHE OUEST (deux unités) qui commercialise actuellement 105 t de poisson et qui peut certainement elle aussi augmenter le volume de ses mise à terre. D'autre part cette même société traite 500 t de crabe, et il y aurait quelque 200 t de déchets et carapaces qui peuvent être utilisés pour la provenderie.

12. Capacité de cale 150 m3 - 120 m3 (75 - 60 t), 10 marées par an à raison de 20 t de crevette par marée laissent un volume disponible par 20 a 30 t de poisson (ration 1 m3 = 500 kg de poisson).

13. 500 t/bateau/an (cette mission).

Les têtes de crevettes, qui présentent un intérêt certain dans le cas de la fabrication de nourriture pour l'élevage de crustacés marins, sont de moins en moins disponibles.

En effet, si auparavant une grosse partie du traitement et de l'exportation des crevettes se faisait en queue, la tendance actuelle est à la commercialisation de la crevette entière, ce qui fait que les quelques 3.000 t de tête de crevette théoriquement disponibles par an sont actuellement commercialisées pour une part. De plus, la société SOMAPECHE envisage sérieusement l'utilisation de ces têtes de crevette pour parfumer les biscuits de riz consommés au Japon. L'opération a dépassé le stade expérimentale et elle doit incessamment passer au stade commercial, ce qui fait que la disponibilité des têtes de crevette sera de moins en moins importante au fil des années à venir.

Un projet pilote de taille modeste peut donc être basé à Mahajanga en parallèle à celui de Nosy-bé en ce qui concerne l'utilisation des poissons de rejet de la flotte crevettière. L'équipement comme l'expertise pourraient être à la charge du PNUD/FAO, la contrepartie incomberait au groupe SOPEBO - SOMAPECHE, le MRSTD pourrait en assurer le suivi scientifique.

6.4. Conclusion sur la valorisation possible du poisson pêché par les chalutiers crevettiers.

Le "by-catch" des crevettiers est évalué pour le total des pêcheries mondiales entre 3 et 5 millions de tonnes. Bien que ce problème soit étudié par de nombreux spécialistes depuis près de dix ans il n'y a pas de solution simple. Madagascar avec un "by-catch" de plus de 20.000 t peut envisager quelques issues à cette question.

Un minimum de 5.000 t de poisson de premier et de deuxième choix peuvent être commercialisés. Actuellement 1.900 t seulement sont valorisées, soit 38%.

La rentabilité considérable des compagnies crevettières, qui pêchent en moyenne plus de 152 t de crevette par an, doit permettre une augmentation des débarquements de poisson.

Une augmentation de débarquements de poisson de première et de deuxième catégorie doit s'accompagner d'une amélioration de la chaîne du froid.

Quelques 7.500 t de poisson de troisième catégorie peuvent être valorisées vers les métropoles du centre de la grande île, l'idée étant de fournir à la population défavorisée un produit d'une valeur alimentaire reconnue à un prix compétitif. La viabilité économique d'un tel exercice, comme l'élasticité de la demande, peuvent être définies à partir d'un projet pilote basé à Mahajanga.

Une autre part de ce tonnage capturé, 7.500 t sans le poisson de troisième catégorie ou 15.000 t en comprenant ce poisson, peuvent être utilisés en alimentation animale.

La rentabilité de la fabrication de farine de poisson pour l'élevage porcin et avicole reste douteuse, malgré une demande importante qui dépasserait 85.500 t de poisson frais.

Toutefois à titre expérimental, il peut être envisagé l'installation à bord d'un chalutier crevettier d'un digesteur pour poisson ensilé dans l'optique par exemple de l'approvisionnement d'un élevage porcin dans les environs de Mahajanga.

Par contre l'utilisation de poisson pour composer l'aliment destiné aux élevages de crevettes doit s'avérer profitable, surtout si l'intégration est faite par les armements crevettiers, eux même éleveurs potentiels.

Les projections font état de 9.000 ha de projets aquacoles à mettre en valeur, ce qui nécessitera pour le moins quelque 63.000 t de poisson frais.

Si ces prévisions se réalisent, le "by-catch" des crevettiers permettrait l'approvisionnement de quelque 15.000 t de poisson, une fois commercialisé les 5.000 t de premier et de second choix.

Ces besoins théoriques sont loin d'être comblés, et dès à présent il faut non seulement valoriser la partie des "by-catch" négligée mais aussi prospecter les autres ressources utilisables: petits pélagiques ou pélagiques du talus continental tels les poisson sabres vraisemblablement présents.

Les moyens de collecter le poisson d'accompagnement sont multiples: agrandissement des bateaux ou jumboisation, augmentation de la capacité de congélation, installation de tanks RSW/CSW14, montage de digesteurs, mise en oeuvre de bateaux collecteurs, dispositions de bacs et de machines à glace, utilisation de broyeurs...

Les contraintes économiques obligent au réalisme. Pour ces raisons il est hautement souhaitable de débuter toute opération à partir des chalutiers crevettiers glaciers à un niveau relativement modeste.

Un projet de taille réduite permet à peu de frais de vérifier et d'actualiser les hypothèses actuellement en vigueur. Il ne faut pas perdre de vue que les tentatives de fabrication de farine de poisson se sont soldées par des échecs à Madagascar, et que la production de farine de sang et de farine d'os à partir des abattoirs est insignifiante pour des raison de coût de production.

14. Refrigerated Sea Water/Chilled Sea Water (Eau de mer réfrigérée ou refroidie)

 

BIBLIOGRAPHIE

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ANONYME, 1988: Rapport d'activité 1987 de la direction de la pêche et de l'aquaculture MPAEF/DPA

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GIUDICELLI, M. 1984: Les pêcheries maritimes Malgaches, leur principaux potentiels et leur besoins pour le développement RAF/79/065/WP/17/84

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RABARISON, A.G.A., RAVELOSON, H.N., 1988: Les captures secondaires dans la pecherie de crevette cotière à Madagascar première estimation CNRO., 23p.

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RALISON, A., RAZAFINDRALAMBO, N.Y., 1988: Utilisation et commercialisation des produits halieutiques a Madagascar (sous presse).

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RAZAFINDRALAMBO, N.Y., 1983: Analyse économique de l'industrie crevettière CNRO, p.

RAZAFINDRALAMBO, N.Y., 1984: Note préliminaire sur la rentabilité économique et financiere des chalutiers crevettiers a Madagascar en 1983, CNRO, p.

REY, J.C., 1982: La pêche maritime à Madagascar RAF/79/065/WP/01/82/F.

Tableau 1 MADAGASCAR - Production et consommation de proteine animale d'origine marine ou des eaux continentales

PRODUIT 1986 1987 1988
  T T T

PECHE CONTINENTALE

60,000.0

60,000.0

60,000.0


PECHE TRADITIONELLE ARTISANALE      
POISSON

11,378.0

12,000.0

52,120.0

LANGOUSTE

234.0

183.0

350.0

CRABE

445.0

675.0

1,000.0

CREVETTE (VALAKIRA)

1,087.0

1,220.0

1,300.0

ALGUES

45.0

76.2

75.0

TREPANG

12.7

57.3

50.0

COQUILLAGES

16.8

90.4

90.0

DIVERS

85.5

14.3

15.0


PECHE INDUSTRIELLE      
CREVETTE

7,017.0

7,855.0

7,300.0

POISSON

1,046.0

1,700.0

1,900.0

THONS (CEE - KGKK - URSS)

3,776.0

7,881.0

8,000.0


TOTAL CAPTURE DES EAUX MALGACHES

85,143.0

91,752.2

132,200.0


TOTAL EXPORTE

8,000.0

8,844.0

9,000.0


TOTAL IMPORTE (SARDINE/MORUE)

200.0

200.0

200.0


TOTAL CONSOMME MADAGASCAR

77,343.0

83,108.2

123,400.0


HABITANTS (Croissance 2, 8%)

10.2

10.5

10.8


KG/CAPITA POISSON

7.6

7.9

11.4


Tableau 2-a MADAGASCAR: FLOTILLE CREVETTIERE INDUSTRIELLE DEC. 1988

Tableau 2b MADAGASCAR FLOTTE CHALUTAGE ARTISANAL DEC. 1988

CIE. Nb TYPE ANNEE AGE LHT TJB CV CALE CONG GLACE EQUIV JRV LICENCE VITESSE
Lieu                   (T)     U  

SOGEDIPROMA

3

G

87

1

 

6

25

15T

-

1.0

8

6

06-07-08/8

8

Mahajunga                            


COPEMAD

1

G

85

3

 

9

75

2 m3

-

1.2

5

6

 

8

LAURENT                            
Mahajunga                            


ANGOU

1

G

78

10

 

9

20

.5T

-

0.5

6

4

No. 01/86

5

DUCAUD                            
Mahajunga                            


MARTIN PECHES

1

G

-

-

 

12

125

       

2

   
PAGES                            
Mahajunga

1

G

-

-

 

13

55

       

3

   


Morondava

1

G

     

15

150

             


LA PREVOYANTE

1

C

     

10

25

           

76/02

 
TSYVERYANSARA

1

C

     

9

25

         

78/01

 
FRANKY

1

C

     

7

25

         

78/02

 
SYLVIE

1

C

     

9

25

         

82/01

 
VIVIANE

1

C

     

10

25

         

83/02

 
MANDRESY II

1

C

     

10

25

         

86/05

 
AVOTRO

1

C

     

10

25

         

86/04

 
MELIDOR

1

C

     

10

25

         

86/02

 
TONGATSARA

1

G

     

10

25

         

86/06

 
Nosy-Be                            

Tableau 2c MADAGASCAR FLOTTE ARTISANALE PECHE/TRANSPORT DEC.1988

 

Nb

LHT

TJB

CV


MAHAJUNGA

17

     

NOSY BE

9

     

ANTSIRANANA

22

     

TOLIARA

11

9

 

13


MORONDAVA

7

9

 

13


TOLAGNARO

6

9

 

13


TAOMASINA

6

     

Total

78

     

Tableau 3 RESUME SUR LA PECHE CREVETTIERE 1967 - 1988

ANNEE CAPTURES DEBARQUEMENT EFFORT Nb HEURES/ Nb Kg/h
  TONNES TONNES Heures Bateaux Bateaux TONNES  
  CREVETTE POISSON Normalisees     CREVETTE  

1967

775

 

11,360

7

1,623

111

68

1968

1,340

 

17,100

7

2,443

191

78

1969

1,635

 

16,710

6

2,785

272

98

1970

2,910

 

35,810

19

1,885

153

81

1971

4,080

 

78,640

32

2,457

127

52

1972

4,690

 

140,250

38

3,691

123

33

1973

4,800

 

144,420

40

3,610

120

33

1974

4,450

 

175,050

45

3,890

99

25

1975

4,630

 

126,850

36

3,524

129

36

1976

4,540

 

111,130

35

3,175

130

41

1977

4,125

99

106,690

35

3,048

118

39

1978

4,950

142

117,419

40

2,935

124

42

1979

4,330

115

115,668

40

2,892

108

37

1980

4,910

239

128,247

42

3,053

117

38

1981

5,075

-

143,320 1/

43

3,333

118

35

1982

5,265

-

132,216 1/

40

3,305

132

40

1983

5,503

-

136,584 1/

41

3,331

134

40

1984

5,872

341

146,688 1/

44

3,334

133

40

1985

6,156

493

185,546 2/

48

3,866

128

33

1986

6,988

1,146

206,600 2/

46

4,491

152

34

1987

7,855

1,700

214,929 2/

48

4,478

164

37

1988

7,300

1,896

214,929 3/

48

4,478

152

34


Tableau 4 CAPTURE DE CREVETTES/BATEAU/AN/PAYS

REGION CAPTURE ANNEE LHT
  TONNE    

MADAGASCAR

152.0

1988

17 - 35 m

IRAN

133.0

1967

 
GOLFE DE PAPOUASIE

116.0

1977

24.5 m

MOZAMBIQUE

106.0

1986

20 - 35 m

TANZANIE

86.0

1986

20 - 32 m

KENYA

66.0

1986

10 - 20 m

SAN SALVADOR

51.0

1967

 
SENEGAL

47.0

1978

20 - 22 m

GUYANE FRANCAISE

45.0

1970

20 - 25 m

AUSTRALIE

36.0

1985

15 - 25 m

SURINAM

34.0

1982

15 - 25 m

JAVA

31.0

1979

 
PANAMA

27.0

1967

 
COSTA RICA

24.0

1967

 
PAKISTAN

24.0

1971

 
MALAISIE

15.0

1966

 
THAILANDE

13.0

1970

 
EGYPTE

7.4

1981

15 - 25 m


Source: Ralison, A. et Razafindralambo, N.Y. 1984 (Actualisé)

Tableau 5 COMMERCIALISATION - POISSON DE CHALUT

SOCIETE PNB SOPEBO SOMAPECHE REF.-0 REF.-E TOTAL
ANNEE              

1977            

99


1978            

142


1979            

115


1980            

239


1981              

1982              

1983              

1984  

20

68

106

?

?

341


1985  

30

124

123

?

?

493


1986  

30

237

251

105

523

1,146


1987  

30

457

399

40

774

1,700


1988  

30

498

434

105

829

1,896


Tableau 6.1 CHAINE DU FROID A MADAGASCAR ESTIMATION DEC. 1988'

LIEU STOCKAGE CONGEL GLACE CAMION AUTRE REMARQUE

Antsiranana            
             
Div.            
Peche Maritime 15 m3   2T/J 3 x 2 isoth 12 bateaux art.  
JICA - SOPEMA 15 m3   2T/J   14 bateaux art.  
NOSY KELY?            
 
TSARALAOKA X X X X X Crevette, Camaron
HISIKIN         cargo Crabe, Langouste,
            Poisson, Requin
 
SUMMING (PESCA) 228 m3 12T/J 1T/J      
 
FORGE 90 m3          
 
SOREX 100 m3          
 
MANIVICO 500 T 24 T     1 chaine fabr. Viande
(ABATTOIR)         sardine boite  
          (HS)  
 
SAM VAT ST YANG           Trepang
 
MUZASY AZOSY           Crevette, Camaron
            Crabe, Langouste
 
RANDIRANJATOVO           Crabe, Trepang
 
VARATAZARA           Crevette, Camaron
            Poisson
 
SAM HIN CHANG           Trepang, Ailerons
            Requin

Vohemar            
             
IHARANA X X X     Crevette, Camaron
Roger Ah Toy     en bloc     Crabe, Langouste,
            Poisson

Sambava            

Antalaha            
Ecole de peche X X        

Maroantsetra            

Mananara            

Nosy Ste. Marie            
  70 m3 15 m3 0.3 T/J      
Collectivite HS HS        
decentralise            
Tableau 6.2 CHAINE DU 'FROID A MADAGASCAR ESTIMATION DEC. 1988'

LIEU STOCKAGE CONGEL GLACE CAMION AUTRE REMARQUE

Taomasina            
(Tamatave)            
             
AUXIMAD 625 m3          
 
SICE (SOLO) 770 m3          
 
PORT (SEPT) 300 m3 50 m3        
 
Ch COMMERCE 200 m3          
  HS          
 
REFRIGEPECHE EST           Crevette, Camaron
            Poisson
 
SOCIETE LA           Crevette, Crabe,
BOUFFE           Poisson, Trepang
            Langouste
 
COOP VATOARA 40 m3   0.5 T/J      
 
MUNICIPALITE 30 m3          

Mananjary            
             
Division Peche 50 m3 67 m3 2 T/J      
Marit.   14 T/J        

Manakara            
             
Division Peche 48 m3 8 T/J 2 T/J      
Marit.   38 m3        

Farafangana           Don OSRO

Vangaindrano            

Tableau 6.3 CHAINE DU FROID A MADAGASCAR ESTIMATION DEC. 1988'

LIEU STOCKAGE CONGEL GLACE CAMION AUTRE REMARQUE

Nosy-Be            
PNB 2.200 m3 12 & 15 T/J 50 T/J Conteneur CARGO 800 m3 Crevette, Camaron
 
SEALAB           Langouste, Crabe
Peche du Nord           Trepang
 
TAVARATRA 8T 2 T/J       Langouste, Trepang
TAVEX           Crabe
 
NOSY KEL 2 T .5 T/J       Crevette, Langouste
            Poisson
 
SAFARIMER 1T .5 T/J .5 T/J     Poisson fume
      (Congelateur)     Poisson
 
COOP AVOTRA 15 m3   2 T/J     Langouste, Crevette
  (HS)         Don JICA
 
Ministere 28 m3 25 m3 .245 T/J      
Population            

Ambanja            

Analalava            

Mahajanga            
             
SOPEBO 210 T 22 T/J 4 T/J     Crevette, Camaron
            Poisson
 
SOMAPECHE 525 m3 105t T/J 30 T/J     Crevette, Camaron,
            Poisson
 
REFRIGEPECHE 700 m3 3.5 T/J 6 T/J 1 X 3 T Refrig. Conteneur Crevette, Camaron,
OUEST       TANA 20 ft refrigere Poisson, Crabe
 
SOGEDIPROMA 12 T 6 T/J 2 T/J 3 X 2 T Refrig.14 Bateaux art. Poisson, Poisson
  35 m3     1 X 2 T Iso. Chalut, Crevette
 
PECHE EXPORT X         Poisson,
MARIN           Langouste, Crevette
            Camaron
 
COOPERAAD LAURENT 110 m3 .1 T/J .3 T/J   3 Bateaux art. Poisson, Crevette
          Conteneur 30m3 Langouste
 
ANGOU ROYALE 17 m3 .1 T/J. 3 T/J   2 Bateaux art. Poisson fume,
            Poisson ligne,
 
ABATTOIRS 400 T 30 T/J       Viande
 
ENEM 50 m3 .4 T/J       Poisson fume
            Poisson
 
MARIE HELENE 15 m3          
 
MICHAUD         Conteneur 30m3 Poisson/Viande
            Hotel
 
HACHIM DJOUMA           Poisson
 
FIKAMBAN BAROTRA           Crevette, Crabe
SOLO (BIBASON)           Langouste, Camaron
 
ROKOTOMANDIMBY 12 m3          

Tableau 6.4 CHAINE DU FROID A MADAGASCAR ESTIMATION DEC. 1988'

LIEU STOCKAGE CONGEL GLACE CAMION AUTRE REMARQUE

Morondava            
             
SOPEMO 60 m3 1 a 4 T/1 T/J   7 bateaux art. EX COOPE JICA
 
  20 m3          
 
ABATTOIRS SECIAM 4.045 m3 45 T/J       7 mois activite
  1.000 T 60 T/J       Viande
 
MOHAMED ABAS            
 
SICA           Trepang,

Morombe            
             
MARTIN PECHEUR       Camion Refrigere    
 
PETITS PRIVES   1 m3/J       Langouste, Crabe
M. Gandjee           Trepang
 
TOHORA           Trepang,
            Coquillage

Toliara            
             
COFRITO (JICA) 30 m3 20 m3/J 2 T/J 1 x 2 T iso. 10 bateaux art. Poisson,
EXDUSOL       1 x 5 T Refr.   Langouste
 
UNIVERSITE 105 m3          
 
TRAMAD           Trepang, Crabe, Algue
 
TRANOBAMOTRA           Trepang, Crevette
 
ALIBAY-LAKOUBAY           Trepang, Coquillage,

Faux Cap            
  40 m3 21 m3 0.5 T      
  (HS) (HS) (HS)      

Cap Ste. Marie            
             
SOMADEP 10 m3 4 m3/J       Langouste

Toalagnaro            
             
LANSU (JICA) 75 m3 20 m3 2 T/J   Viviers Langouste
 
KALETA X X     Viviers Langouste
 
ALLEAUME 10 m3       Viviers Langouste
 
EMILIE X       Viviers Langouste
 
DAUPHIN 20 m3 4 m3     Viviers Langouste, Crabe
 
SOMADEP 40 m3 16 m3     Viviers Langouste
 
RIAKE           Langouste, Crabe,
            Crevette, Poisson

Tableau 6.5 CHAINE DU FROID A MADAGASCAR ESTIMATION DEC. 1988'

LIEU STOCKAGE CONGEL GLACE CAMION AUTRE REMARQUE

Antananarivo            
             
ABATTOIR           Viande
 
PALAIS DE LA VIANDE           Viande
FEV            
 
SODIMA (SOPROMER)            
 
SOPROMER            
 
CODAC            
SOPEBO            
 
SICOCEAN (EX DUSSOL)            
 
PAGES MARTIN PECHEUR           Crevette, Camaron
            Crabe, Poisson
 
LANDY (SARL)           Crevette, Camaron
            Crabe, Langouste
 
ST. RAKOTONDRAHOVA           Crevette, Crabe,
            Algue, Langouste
 
IVATO 50 m3          
 
INDIAN OCEAN TRADE           Produits de mer
REPRESENTATION            
ORGANIZATION            
 
SOMADEP           Langouste
 
SIEM SERVICE           Grenouille,
IMPORT EXPORT           Ecrevisse
             
 
TRANONBAROTRA           Trepang
             
 
MAN.BO.ZA.           Crabe, Camaron,
            Langouste, Grenouille
 
LE DAUPHIN           Langouste, Crabe
 
RAKOTOMALALA           Crabe vivante
 
DZAOZARA MARIE           Poisson frais
 
RAHARISON RAJAONAH           Crevette, Crabe
            Langouste
 
M. MARCELLIN           Poisson, Crevette
            Langouste, Crabe
 
COMIE           Crabe, Crevette
IMPORT/EXPORT            
 
MICHEL CHUEN POONIS           Crabe, Trepang
 
ANDRE RAKOTOVOLOLONA           Langouste, Crabe
FILS           Crevette, Poisson
 
SIMON RALAMBOMANANA           Trepang

Tableau 6.6 CHAINE DU FROID A MADAGASCAR (TRANSPORT) ESTIMATION DEC. 1988

LIEU COMPAGNIE CAMION CAMION REMARQUES
      REFRIGERE  

Mahajanga SOGEDIS 1 X 2 t 2 X 3 t JICA

Antsiranana NOSY KELY 1 X 2 T   JICA

Antsiranana SOPEMA 1 X 2 T   JICA

Morondava SOPEMA 1 X 1 T   JICA

Toliara COFRITO 1 X 2 T 1 X 5 T JICA

Toalagnaro LANSU 1 X 1 T   JICA

Antananarivo REFRIGEPECHE   1 X 3 T  
 
  SICOCEAN      
 
  SOPROMER   1 X 8 T  
 
  AIR ROUTE SERVICE 2 X 7 T    
 
  COCODA   1 X 6 T  

Tableau 7 DIFFERENTS COUTS DE PRODUCTION A MADAGASCAR - DEC. 1988

NATURE COUT FMG REMARQUE

Crevettier 27 m 1,5 - 2 M US$ (US$ = 1.500 FMG)  
Crevette 10.000 - 15.000  
Poisson Chalut 400 - 450 - 500  
Poisson Ligne 450 - 500  
Cochon 1.500 - 1.600  
Boeuf 850  
Tilapia (Sec) 400 Mampikony - 600 Rendu Tana
Poisson Sec (Mahajanga) 500  
Poisson Sec (Catcher) 300  
Poisson sec broye (SOGEA) 350 Rendu Tana 650
Farine Poisson 600 - 900/kg Rendu Tana
     
Energie Electrique 90/KVA Mahajanga
Fuel 336/l  
Glace 50/kg  
Cout Debarquement 6.200/t - 62/kg Mahajanga
Congelation 100/kg Amortissement + energie
Conservation 3/kg/j Amortissement + energie
Transport Isotherme    
Mahajanga/Tana 70 FMG + TUT/kg TUT recuperable selon
Transport Refrigere    
Mahajanga/Tana 135 FMG + TUT/kg TUT recuperable selon
     
TFSE (Travaux facture 20%  
service exterieur)    
Usinage (main d'oeuvre) 12%  
Autres frais 5%  
Marge 10%  
Amortissement 5%  

ANNEXE I: Zone de pêche des chalutiers crevettiers (48 bateaux) 1988 1 Zone - (13): Nombre de bateaux autorisés
-- Concentration de crevette

Annex 2: Composition des captures secondaires zone 1, 2 et 3. Nombre de traits 15 D'après RABARISON, A. G. A. et RAVELOSON, H. N.

ESPECE

FREQUENCE

%

    NOM LOCAL
       
1. Leiognathus equulus

13

12,4

    Salelo
2. Gerres punctatus

15

7,5

    Ambariaka
3. Upeneus sulphureus

12

6,7

    Finatsomo
4. Pelates quadrilineatus

6

5,8

    Drihy
5. Therapon theraps

10

5,5

    Drihy
6. Pomadasys basta

8

5,5

    Tsimataobaratra
7. Saurida tumbil

5

4,0

    Kasera
8. Sphyraena jello

2

3,7

    Tsoiky
9. Otolithes argenteus

5

3,3

    Telonify
10. Psettodes erumei

5

3,0

    Tsimanagaila
11. Gazza minuta

10

3,0

    Salelo
12. Sardinella gibbosa

3

2,7

    Karapapaka
13. Caranx armateus

2

2,7

    Kikao
14. Polynemus sextarius

10

2,4

    Ambanivava
15. Caranx chrysophrys

4

2,3

    Kikao
16. Therapon jarbua

8

2,1

    Drihy
17. Rastrelliger kanagurta

6

2,0

    Mahaloky
18. Lagocephalus lagocephalus

7

2,0

    Bontana
19. Sardinella albella

9

2,0

    Karapapaka
20. Leiognathus splendens

5

1,6

    Salelo
21. Thryssa setrirostris

4

1,4

    Malemilemy
22. Nemipterus japonicus

4

1,2

    Kaona
23. Sillage sihama

10

1,2

    Ambotso
24. Decapterus russelli

3

1,2

    Sibonto
25. Megalaspis cordyla

5

1,1

    Akanjo daba
26. Leiognathus leuciscus

1

1,1

    Salelo
27. Crabes spp.

4

0,9

    Drakatra
28. Squilla neppa

4

0,9

    -
29. Hilsa kelee

4

0,8

    Karapapaka
30. Secuter insidiater

9

0,7

    Salelo
31. Upeneus vittatus

3

0,7

    Tsimandeha araiky
32. Trepane panctata

6

0,7

    Drakidrakirano
33. Rhonisiscus stridens

1

0,6

    Tretreky
34. Fermie niger

2

0,6

    Fagnarabotry
35. Pellona ditchella

6

0,6

    Bemaso
36. Thryssa vitrirostris

4

0,6

    Malemilemy
37. Divers (invertebres)

8

0,5

 
38. Selar crumenophtalmus

2

0,5

    Mahaloky bemaso
39. Leiognathus lineolatus

2

0,4

    Salelo
40. Pomadasys hasta

4

0,3

    Tsimataobaratra
41. Johnieops dissumieria

1

0,3

    Bola
42. Chorynemus tool

3

0,3

    Talantalagna
43. Chorynemus lysan

3

0,2

    Ampadro
44. Stolephorus commersoni

1

0,2

    Mafiadeha
45. Stolephorus inducus

2

0,1

    Renimbarilava
46. Johnius belengeri

4

0,1

    Bola
47. Sphyraena obtusata

2

0,1

    Tsoiky
48. Dussumeiria acuta

3

0,1

    Ampigny
49. Chyrocentrus derab

3

0,1

    Vatritra
50. Platycephalus crocodilus

2

0,0

    Toho
51. Sphyraena barracuda

1

0,9

    Mandriandovoka
52. Trichurus lepturus

1

0,0

    -
53. Caranx ignobilis

2

0,0

    Kikao bevoly
54. Alpes mate

1

0,0

    Mahaloky menarambo
55. Scomberomorus commersoni

2

0,0

    Angoho
56. Platycephalus indicus

1

0,0

    Toho
57. Upeneus melluccensis

1

0,0

    Tsimandeharaiky
58. Stolephorus heterolobus

1

0,0

    Mafaidoha
59. Apogon quadrifasciatus

1

0,0

    Ambarara bekibo

ANNEXE 3.1: Principales espèces des captures accesoires (RABARISON, A.G.A. et RAVELOSON, H.N.)

ANNEXE 3.2: Principales espèces des captures accesoires (RABARISON, A.G.A. et RAVELOSON, H.N.)

ANNEXE 3.3: Principales espèces des captures accesoires (RABARISON, A.G.A. et RAVELOSON, H.N.)

ANNEXE 3.4: Principales espèces des captures accesoires (RABARISON, A.G.A. et RAVELOSON, H.N.)