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AG:GCP/SEN/041/NET PROGRAMME DE COOPERATION FAO/GOUVERNEMENTS EFFETS SUR L'ENVIRONNEMENT DE LA LUTTE ANTIACRIDIENNE CONCLUSIONS
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Les désignations utilisées et la présentation des données qui figurent dans le présent document n'impliquent, de la part de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, aucune prise de position quant au statut juridique ou constitutionnel des pays, territoires ou zones maritimes, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites.
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture tient à remercier vivement les organisations et personnalités qui l'ont aidée dans la réalisation du projet en lui fournissant des renseignements, avis et facilités.
EFFETS SUR L'ENVIRONNEMENT DE LA LUTTE
ANTIACRIDIENNE
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DU PROJET
2.2 RECHERCHES EN HYDROBIOLOGIE
2.4 ECOTOXICOLOGIE DES VERTEBRES
2.7 PROGRAMME ASSURANCE QUALITE
3.3 ECOTOXICOLOGIE DES VERTEBRES
Annexe 1 LISTE DU PERSONNEL DU PROJET LOCUSTOX
Annexe 2 LISTE DES PRINCIPAUX EQUIPEMENTS FOURNIS PAR LE PROJET
Annexe 3 LISTE DES DOCUMENTS PREPARES AU COURS DU PROJET
| ASTM | American Standards for Testing of Materials |
| CERP | Centre d'expansion rurale polyvalent |
| CILSS | Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel |
| CLV | Comité de lutte villageois |
| CPG | Chromatographe en phase gazeuse |
| CSP | Comité sahélien des pesticides |
| DA | Direction de l'agriculture |
| DFPV | Département de formation en protection des végétaux (Niamey, Niger) |
| DPV | Direction de la protection des végétaux |
| EISMV | Ecole inter-Etats des sciences et médecines vétérinaires |
| EATA | Ecole des agents techniques d'agriculture (Ziguinchor) |
| EMPRES | Emergency Prevention System for Desert Locust (Système de lutte et de prévention contre les ravageurs et les maladies transfrontalières des animaux et des plantes, dont le criquet pèlerin) |
| ENCR | Ecole nationale des cadres ruraux (Bambey) |
| ENSA | Ecole nationale supérieure d'agriculture (ex-INDR, Thiès) |
| GRP | Groupement de référence des pesticides |
| HPLC | Chromatographie liquide haute performance |
| IAEA | International Atomic Energy Agency |
| ISRA | Institut sénégalais de la recherche agricole |
| QR | Quotient de risque |
| SRDR | Société régionale de développement rural |
Au cours des récentes années, d'importantes quantités d'insecticides ont été épandues en Afrique dans le cadre de la lutte contre les sauteriaux et les criquets pèlerins. L'impact de ces traitements chimiques sur les écosystèmes africains est très mal connu et les donateurs de pesticides ainsi que les pays bénéficiaires sont tous préoccupés par les effets néfastes qu'ils peuvent avoir à long terme et à grande échelle sur les écosystèmes sahéliens.
C'est dans cette optique que les Pays-Bas ont accepté de financer un projet pilote dont l'objectif était de faire une étude de l'impact potentiel de la lutte antiacridienne sur l'environnement. Ce travail a été effectué au Sénégal par une équipe multidisciplinaire, supervisée par la FAO, du 15 juillet au 15 octobre 1989 (phase I). Les effets observés ont montré un risque réel pour les écosystèmes et les organismes non cibles. Basé sur les conclusions de cette phase pilote, le projet Locustox, Effets sur l'environnement de la lutte antiacridienne (phase II), a été mis en place à la demande du Gouvernement sénégalais, avec le financement du Gouvernement des Pays-Bas et exécuté par la FAO. Ce projet a été suivi d'une troisième phase dont les conclusions sont présentées dans ce document.
Le projet Locustox est basé dans son propre bâtiment à la Direction de la protection des végétaux (DPV) sise au km 15 de la route de Rufisque, à Dakar. La DPV est le centre national responsable de toutes les activités concernant l'homologation, l'importation, la distribution et l'utilisation des pesticides. Le projet constitue une entité administrative autonome au sein de la DPV, mais il est en étroite collaboration avec ses structures. Le projet collabore également avec l'Institut sénégalais de la recherche agricole (ISRA), l'Ecole inter-Etats des sciences et médecines vétérinaires (EISMV) et d'autres établissements sénégalais de recherche. Pour garantir une bonne concertation entre les différents partenaires scientifiques, un Comité de pilotage comprenant plusieurs structures scientifiques et gouvernementales a été mis en place. Le personnel du projet a eu des contacts suivis avec d'autres structures scientifiques africaines et dans le monde entier pour des échanges d'informations.
Une mission tripartite a évalué le projet en mars 1996. Cette équipe a proposé une évolution du projet vers une structure juridiquement autonome qui devrait s'autofinancer après une période de transition de quatre ans. Pour cette période, un nouveau projet (phase IV) a été formulé, qui aura, entre autres missions, celle de créer une fondation qui prendra le relais du projet.
Le Gouvernement sénégalais accorde une grande importance à la protection des végétaux, et la DPV dispose de ressources relativement importantes qu'elle continuera de mettre à la disposition du projet. Il s'agit du terrain pour la construction du bâtiment actuel et de quatre locaux pour le laboratoire de chimie, l'appui d'homologues et de chefs de base, l'équipement de laboratoires (y compris un chromatographe en phase gazeuse et un spectrophotomètre), le matériel d'application des pesticides, un magasin de stockage, le centre de formation et son équipement audiovisuel et son personnel qui a eu à aider le projet dans plusieurs tâches administratives et techniques. Trois bases de la DPV à l'intérieur du pays ont été mises à la disposition du projet (Nioro du Rip, Richard-Toll et Nganda).
Le projet a reçu, en plus de la mission d'évaluation, la visite de quatre missions de consultation: d'un spécialiste en analyse des risques qui a effectué une mission d'une semaine en 1995 dans l'objectif de mettre au point certains aspects concernant le personnel du projet. En septembre 1996, un herpétologue a fait un inventaire des lézards dans le sud de la Mauritanie et au nord du Sénégal lors d'une mission d'un mois, laquelle a permis de recenser une liste d'espèces jugées prometteuses pour des études écotoxicologiques. Un spécialiste en bonnes pratiques de laboratoire et de terrain a visité le projet en mars 1997 et a développé un plan relatif à l'introduction d'un programme assurant la qualité au projet.
Le document de la phase III du projet, dénommé projet Locustox, a été signé les 4 et 19 janvier 1995, respectivement par le Gouvernement sénégalais et la FAO.
Cette dernière était désignée comme agence d'exécution et la Direction de la protection des végétaux, organisme gouvernemental de contrepartie.
La contribution des Pays-Bas, donateur, a été de 313 283 dollars EU pour la phase pilote, de 632 000 dollars EU pour la phase II et de 3 421 031 dollars EU pour la phase III. Elle a couvert les prestations de services de personnel international (cf. annexe 1), l'achat d'équipement (cf. annexe 2) et des frais divers.
Celle du Gouvernement sénégalais pour la phase III a été de 202 059 dollars EU dont 15% réservés aux salaires du personnel de contrepartie, le reste ayant servi à couvrir les achats locaux de matériel de bureau et de terrain, les pesticides, l'équipement de traitement et l'entretien des véhicules de la DPV mis à la disposition du projet.
Les activités ont commencé avec l'arrivée au Sénégal du Conseiller technique principal en décembre 1994. Le personnel de la phase II, dont deux experts en écotoxicologie et un expert national en chimie, a été reversé dans la phase III qui a pris fin en décembre 1997.
- Poursuite et intensification des efforts déjà entrepris en vue de contribuer au développement de méthodes plus sélectives et moins polluantes de lutte contre les ravageurs en général, et plus spécifiquement contre les acridiens.
- Poursuite d'études approfondies de l'effet des pesticides sur les invertébrés terrestres et les ennemis naturels des ravageurs et sur la faune aquatique, et étude des résidus de pesticides dans l'environnement en comparant les résultats à ceux respectant les normes internationales et celles établies pour le Sénégal. La mise en place d'un volet sur les vertébrés devait compléter la recherche déjà menée sur les invertébrés, et un volet sur la formation/information devait permettre la vulgarisation des résultats. En outre, le caractère régional du projet devait être renforcé, surtout en ce qui concerne le Département de formation en protection des végétaux (DFPV) de Niamey, Niger, et les projets de recherche écotoxicologique oeuvrant en Afrique.
Le projet visait à établir une unité de recherche écotoxicologique au Sénégal où les chercheurs nationaux et internationaux pourraient mener des études, former d'autres chercheurs et évaluer les effets nocifs des pesticides dans divers milieux africains.
- Elargissement sur l'ensemble du Sahel du savoir-faire mis au point par les chercheurs du projet et de la capacité des institutions de prévoir et de suivre l'effet des pesticides sur l'environnement, et généralisation d'une méthodologie prévisionnelle adaptée à la zone aride et semi-aride africaine.
- Sélection des pesticides moins polluants employés dans la lutte antiacridienne.
- Développement de méthodes prévisionnelles simples (tests de criblage avec des bio-indicateurs) pour le choix des pesticides utilisés dans la lutte antiacridienne.
- Analyse, à des fins de prévisions, des effets néfastes des pesticides sur les milieux touchés par les traitements.
- Evaluation des méthodes de prévision par un suivi des effets des traitements antiacridiens à grande échelle.
- Renforcement du potentiel scientifique et technique (équipements, formation des cadres) de l'écotoxicologie et de la sécurité humaine au sein des différents laboratoires participant au projet et de l'analyse chimique au sein de la DPV et des Comités de lutte villageois (CLV).
- Liaison avec les activités internationales sur le plan de la lutte antiacridienne et de la préservation de l'environnement.
- Surveillance et suivi des personnes et du bétail pouvant être exposés à l'influence des traitements.
- Construction d'un bâtiment pour abriter les bureaux, la bibliothèque et les laboratoires du projet.
i. Pimelia senegalensis et Trachyderma hispida (Coleoptera, Tenebrionidae)
Des tests de toxicité (topicale et par ingestion) ont été effectués sur deux ténébrionidés: P. senegalensis et T. hispida avec sept insecticides figurant au tableau 1 du Groupement de référence des pesticides (GRP) de la FAO. Le seul produit non encore testé est le diflubenzuron. A cause de son mode d'action spécifique (dérégulateur de croissance), les tests sont moins appropriés pour ce type de produit. Sur un total de 124 tests effectués, 79 peuvent être considérés comme acceptables selon les critères de l'American Standards for Testing of Materials (ASTM). Pour les tests, des procédures standards d'opération ont été développées et les tests ont été exécutés par les techniciens du volet. Ces tests sont assez robustes et faciles à répéter. Les études de semi-terrain ont été faites avec les deux espèces et des pesticides tels que la deltaméthrine, le chlorpyrifos et le fipronil. Les prévisions de risque fondées sur les tests de toxicité étaient en général en adéquation avec les bio-essais de semi-terrain ou les résultats des études de terrain comme publiés dans la littérature.
ii. Bracon hebetor (Hymenoptera, Braconidae)
Les élevages du parasitoïde B. hebetor et de son hôte Ephestia kuehniella sont maintenus. Des tests de toxicité ont été faits en laboratoire sur une souche de B. hebetor avec six insecticides figurant au tableau 1 du GRP de la FAO. Les études ont montré que le paramètre "facteur de reproduction", qui intègre la longévité et la fécondité des femelles ayant survécu aux traitements, était le plus sensible. Un quotient de risque a été calculé pour chaque insecticide. Bien que ce calcul ait montré des effets probables après des traitements opérationnels, lesquels ont été confirmés dans les bio-essais de semi-terrain, le développement des méthodes de bio-essais de semi-terrain plus appropriés a été recommandé pour améliorer l'estimation des risques d'insecticides pour ce groupe d'auxiliaires.
iii. Psammotermes hybostoma (Isoptera, Rhinotermitidae) et Odontotermes nilensis (Isoptera, Termitidae)
Un test de criblage de différents insecticides utilisés en lutte antiacridienne a été développé et effectué ensuite sur P. hybostoma et O. nilensis en laboratoire. Sur les six insecticides testés, la deltaméthrine et le fénitrothion sont apparus comme étant les plus toxiques, suivis du chlorpyrifos et du bendiocarbe. Un quotient de risque (QR) a été calculé pour chaque insecticide. Les résultats montrent que des effets sur les termites sont théoriquement possibles avec les quatre insecticides les plus toxiques.
Des tests de toxicité avec 11 isolats du champignon Metharizium spp et un de Beauveria bassiana ont été faits sur deux hyménoptères non cibles: Bracon hebetor et Epidinocarsis lopezi. Une forte mortalité chez les individus traités aux champignons a été constatée. Le pourcentage de sporulation observé sur les cadavres a pu confirmer l'effet dû aux champignons. Les études de semi-terrain et de terrain ont été recommandées afin de déterminer si les insectes non cibles peuvent être infectés dans les conditions opérationnelles. Dans une autre étude, il n'a pas été noté d'effets de M. flavoviride sur Pimelia senegalensis et Trachyderma hispida.
Pendant deux ans des études ont été faites dans les champs de mil pour la construction d'une table de survie de la chenille mineuse de l'épi du mil, H. albipunctella. Cette espèce reste l'un des principaux ravageurs du mil dans le Sahel. Il a pu être montré que les ennemis naturels représentent le facteur de mortalité le plus important, responsable pour 64 à 77% de la mortalité totale des larves. Parmi ceux-ci, les prédateurs sont prédominants, représentant jusqu'à 75% de cette mortalité. Les parasitoïdes contribuent peu à la mortalité totale, sauf Trichogrammatoidea sp, au cours du stade oeuf.
En 1996, un nouveau site d'expérimentation a été choisi pour étudier les effets d'insecticides sur la faune du sol dans le nord du pays. Quatre blocs de trois parcelles de 1,5 ha ont été utilisés pour faire les traitements. Les produits testés étaient le fipronil et le chlorpyrifos et les pièges utilisés pour l'échantillonnage étaient les pièges enterrés pour les arthropodes épigés et les pièges de Pearce pour les termites. A cause des effets tardifs du fipronil constatés au cours de cette année-là, et basés sur les résultats d'une étude menée au nord en 1992-93 qui avait montré des effets sur les fourmis un an après traitement avec le fénitrothion et sur les termites avec le diflubenzuron, les parcelles ont de nouveau été échantillonnées en 1997. Les premiers résultats semblent montrer un effet assez important sur la présence des termites; une année après traitement les termites semblent absents dans les parcelles traitées avec le fipronil.
Le volet aquatique, après avoir fait pendant les précédentes phases du projet des études d'impact des traitements sur le terrain, a développé exclusivement pendant la phase III des essais écotoxicologiques en laboratoire avec des espèces indicatrices identifiées comme étant très sensibles aux pesticides. Il s'agit des invertébrés aquatiques suivants: l'anostracée du genre Streptocephalus, l'hémiptère du genre Anisops, la crevette Caridina africana. Le poisson Oreochromis niloticus a aussi été utilisé pour une série de tests de toxicité aiguë.
Les huit pesticides de la liste 1 du GRP de la FAO ont été testés par rapport à Streptocephalus sudanicus, espèce d'écrevisse du genre anostracés très abondante dans les mares temporaires, et à Anisops spp, hémiptère prédateur du genre notonecte. Les tests ont été exécutés à Nioro pendant l'hivernage 1995.
Plusieurs essais de toxicité aiguë avec des alevins d'Oreochromis niloticus venant d'un élevage de Richard-Toll ont été faits pendant les hivernages 1996 et 1997 au laboratoire de l'ISRA à Fanaye, dans un premier temps avec le fénitrothion et le chlorpyrifos et, après, avec les pesticides de la liste 1 du GRP.
Pendant l'hivernage 1996, une série de tests de toxicité avec les pesticides du PRG dont la recommandation nécessite des données écotoxicologiques complémentaires a été réalisée par deux étudiantes de l'institut van Hall des Pays-Bas.
L'estimation des zones tampons autour des mares temporaires a été entreprise pour une meilleure protection de ces dernières au moment des traitements antiacridiens.
Sur la base d'un essai de terrain, la zone tampon a été estimée pour chaque pesticide de la liste 1 du GRP de la FAO et pour chaque type d'appareil en combinant les modèles de déposition et des données de toxicité.
La validation des différents tests de toxicité dans le nouveau laboratoire nécessitait la vérification préalable de la disponibilité des invertébrés aquatiques utilisés dans les tests dans les environnements immédiats, leur acheminement dans les meilleures conditions jusqu'au laboratoire et leur acclimatation dans le laboratoire dont la qualité est différente de celle de Nioro et de Fanaye.
Une prospection faite dans la région du Cap-Vert a révélé une multitude de points d'eau temporaires et permanents. Les Streptocephalus ont été trouvés dans les mares temporaires à l'ouest du pays. Les Anisops ont été trouvés dans les mares des localités énumérées ci-dessus mais également dans presque tous les points permanents. Si la disponibilité des Anisops est quasi permanente, un doute subsiste encore sur celle du Streptocephalus qui est liée à la présence des mares temporaires dans la nature.
Le transport des Streptocephalus et des Anisops, du lieu de collecte au laboratoire, qui a été fait dans des sachets en plastique remplis d'oxygène pur, a été concluant. Le taux de mortalité estimé à l'arrivée était presque négligeable.
Le transport des alevins sur une longue distance reste encore problématique après plusieurs tentatives, malgré les multiples précautions de sécurité prises. Les échecs de capture dans la nature a obligé le projet à tenter un élevage de poisson en aquarium. La première bande d'alevins a été observée. Si l'entretien des alevins est maîtrisé, la disponibilité de ces derniers serait aussi assurée.
Des essais de validation des tests de toxicité avec Oreochromis niloticus, Streptocephalus soudanicus et Anisops sardeus ont été menés avec deux substances chimiques. Les essais seront en cours jusqu'au tarissement des mares temporaires au gré des récoltes qui seront de plus en plus faibles.
A l'issue de la phase III, le volet a connu le départ, après six années de services de l'expert en hydrobiologie, responsable du volet hydrobiologie du projet. Une équipe de fonctionnaires aujourd'hui susceptibles de conduire des études écotoxicologiques sur les effets des pesticides sur les invertébrés aquatiques et d'exécuter des tests de criblage standards a été constituée.
La production des alevins en laboratoire ouvre de nombreuses perspectives. Ce type de matériel pourra permettre la réalisation d'études sur l'inhibition de la cholinestérase, dans le cadre d'un suivi de la pollution des eaux de surface.
Les résultats d'une étude de monitoring biologique du niveau cholinestérasique chez les manipulateurs d'organophosphorés à Thiès, menée pendant la deuxième phase du projet, ont été analysés. Sur la base de ces résultats, une relation a été établie entre la quantité de matière active pulvérisée et l'inhibition de l'activité cholinestérasique chez les manipulateurs.
Cette étude a été suivie de la constitution d'une base de données sur les traitements phytosanitaires de la DPV de 1988 à 1995. L'exposition annuelle de chaque manipulateur de pesticides a été estimés dans quatre régions du Sénégal. La relation existant entre la quantité des organophosphorés utilisés et l'inhibition du niveau cholinestérasique a montré que, pendant les campagnes de cette période, certains manipulateurs ont été exposés à des quantités de pesticides inhibiteurs de cholinestérase potentiellement dangereuses.
Conjointement avec la DPV, une nouvelle base de données a été constituée, à partir de laquelle les données sur les traitements et sur les personnes impliquées dans ces traitements, transmises quotidiennement à la radio, sont suivies de façon quasi continue. Il était prévu que la base soit opérationnelle pendant la campagne 1998/99. Lorsque les données montrent qu'une personne a utilisé une quantité qui pourrait induire un taux d'inhibition cholinestérasique pré-établi, cette personne peut être convoquée et soumise à un test d'intoxication.
Le volet écotoxicologie des vertébrés a commencé ses activités à l'arrivée de l'expert au début du mois de juin 1995. C'est seulement avec la mise en place de l'homologue et de l'assistant technique, en juillet 1995, que les travaux ont pu commencer correctement. En avril 1996, un aide-laboratoire a été adjoint à l'équipe.
Des tests en station et sur le terrain ont été faits sur les chèvres et sur les moutons pour évaluer l'impact du fénitrothion et du chlorpyrifos sur le niveau cholinestérasique sanguin chez les ruminants, les autorités sénégalaises ayant montré une certaine inquiétude quant à l'impact potentiel des pesticides utilisés dans la lutte antiacridienne sur le bétail, facteur économique primordial au Sénégal.
Il a pu être montré que le risque d'intoxication est suffisamment réduit si les traitements sont effectués selon les recommandations de la FAO. Le surdosage peut donner de légers symptômes cliniques réversibles et une légère baisse temporaire de poids.
Des relations entre le niveau d'inhibition cholinestérasique, l'apparition des symptômes cliniques et la quantité de matière active réellement ingérée ont été établies pour le mouton. Ce modèle permet d'évaluer rapidement, au cours des traitements opérationnels, si des effets toxicologiques peuvent apparaître chez le bétail exposé. La validation de la méthode d'analyse devait être faite avant la fin du projet.
Les reptiles représentent une composante importante des écosystèmes (semi-) arides. Une mission effectuée en Mauritanie et au Sénégal a permis d'identifier plusieurs espèces de lézards potentiellement intéressantes comme espèces à tester ou comme espèces indicatrices des effets des pesticides sur le terrain. Des travaux préliminaires sur des biomarqueurs non destructeurs dans le sang sont restés sans suite, l'espèce la plus prometteuse étant trop petite pour subir un prélèvement répétitif de sang. Pour cette raison, les techniques destructives (qui nécessitent le sacrifice de l'animal) restent nécessaires.
Les activités de terrain du volet chimie environnementale sont venues en appui aux trois autres volets en traitement et suivi des sites d'expérimentation. Les activités de collecte et de préparation des échantillons ont souvent prédominé.
Pour les campagnes 1995 et 1996, une collecte a été faite: elle comprenait plus de 150 échantillons de végétation (feuilles de mil ou herbe), de sol et de feuilles sèches de Tribulus terrestris sur les terrains traités au fipronil, au bendiocarbe et au chlorpyrifos-éthyle. Dans le même temps, une collecte des paramètres météorologiques a été entretenue pour faire une étude comparative avec la distribution spatiale et la stabilité des pesticides dans l'environnement.
Une étude a été effectuée sur la détermination des zones tampons exécutée dans des études de traitement par dérive en octobre et novembre 1996. Au cours de la même année, le volet a suivi des résidus de pesticides sur les tests de toxicité aigus avec des poissons. La mise au point des techniques de prélèvement a été assurée et plus de 150 échantillons à analyser ont été collectés.
Le volet a participé à l'exécution du programme d'étude de toxicité sur les chèvres et sur les moutons. Cette activité a permis de contribuer à la logistique des traitements et à la collecte des échantillons sur la nourriture du bétail (fane d'arachide ou herbe de pâturage) traités au chlorpyrifos ou au fenitrothion. On estime ces derniers à plus d'une centaine.
Les autres activités concernent le suivi sur le terrain des traitements à grande échelle de la protection des végétaux, principalement dans la zone nord du Sénégal, avec les attaques aviaires ou acridiennes sur les cultures de fin de saison. De même, une mission de suivi de résidus des pesticides a été effectuée en Mauritanie en février 1995.
Les activités de laboratoire ont consisté en l'analyse des échantillons prélevés sur les sites d'expérimentation ou de traitement à grande échelle. La plupart des échantillons (sol, végétation et eau) ont été analysés avec une bonne expertise du laboratoire. Seuls les échantillons de bendiocarbe n'ont pas eu de succès dans leur analyse du fait d'un défaut d'adaptation du matériel de lecture chromatographique envers cette molécule.
L'octroi d'une salle dans le nouveau bâtiment, aménagée en salle des chromatographes, a permis de faire de la place pour les activités de conservation des échantillons, d'extraction et de purification.
Le projet a continué sa politique d'équipement du laboratoire en lui octroyant, dès la première année, un système HPLC (Chromatographie liquide haute performance avec un détecteur UV-Visible). L'achat d'un deuxième système soxhlete pour l'extraction solide, liquide, et d'un refroidisseur minicheller pour les réfrigérants, a permis d'améliorer la qualité des analyses. L'octroi, en août 1997, d'un CPG (Chromatographe en phase gazeuse) Varian 3400CX dans le cadre d'une collaboration au Programme spécial pour la sécurité alimentaire (TCP/RAF/0536) avec l'International Atomic Energy Agency (IAEA) (Vienne) est venu augmenter les capacités du projet.
Le laboratoire de chimie environnementale a acquis beaucoup d'expérience en ce qui concerne les analyses des résidus de pesticides dans la pratique quotidienne comme dans les stages des formation. Le suivi des résidus de pesticides dans l'environnement est une activité bien maîtrisée. Le laboratoire a gagné en confiance au niveau national, surtout après sa sélection par le projet pour l'analyse des résidus de pesticides dans les fruits et les légumes sénégalais tant importés qu'exportés. La collaboration avec l'IAEA pour le suivi des résidus de pesticides dans le Programme spécial pour la sécurité alimentaire est aussi un moyen de valoriser le laboratoire à l'échelle internationale. Le matériel en place, bien que permettant d'exécuter une bonne partie de la demande en analyse, mérite d'être renforcé pour accéder à une couverture totale de l'analyse des pesticides dans la sous-région.
Ce volet n'a été mis en place qu'au début du mois de septembre 1995. La mission qui lui a été assignée était de concevoir et de mettre en oeuvre une stratégie et un programme cohérent de vulgarisation des résultats du projet auprès de ses partenaires potentiels, à savoir le personnel de la DPV et les cadres de la protection des végétaux et du Comité sahélien des pesticides (CSP) des pays du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), les agriculteurs, les industriels, etc.
Le recrutement du personnel du volet a été effectif le 1er septembre 1997 pour l'expert et à fin octobre 1997 pour l'homologue. La réception des premiers équipements n'a eu lieu qu'en février 1996.
La stratégie de vulgarisation a été conçue en février 1996 avant d'être mise en discussion et finalisée comme suit:
- au sein du projet, au courant du mois de mars 1996, avec tous les volets et la mission d'évaluation de la FAO;
- avec la Direction de la protection des végétaux, les Inspections régionales et les Secteurs PV durant la deuxième quinzaine du mois de mars 1996.
A l'issue de ces discussions, une stratégie en cascade a été adoptée intégrant des formateurs nationaux, des formateurs régionaux et des délégués formateurs des CLV chargés d'assurer la vulgarisation des thèmes retenus auprès des membres de leurs CLV respectifs.
La conception du programme de formation a suivi le même processus que celui de la stratégie adoptée et a été faite à l'issue du séminaire de restitution organisé par le projet, pour le compte de l'équipe de cinq formateurs nationaux désignés par la DPV, et animé par les experts.
Sa mise en oeuvre faisait suite à celle du programme de formation conduit dans les régions entre mai et août 1995 pour le compte des agents de la DPV, de la Direction de l'agriculture (DA), des Centres d'expansion rurale poyvalents (CERP), des Sociétés régionales de développement rural (SRDR), des ONG et des CLV, sur des thèmes tels que:
- la connaissance des principaux ennemis des cultures;
- les formes et la stratégie de lutte les plus couramment utilisées;
- les méthodes et les techniques de surveillance et les schémas de signalisation;
- la connaissance et le fonctionnement des appareils de traitement;
- le rôle, l'organisation et le fonctionnement des CLV;
- la connaissance des pesticides;
- la sécurité et la protection de l'environnement.
Pour 1996, les thèmes de formation et de vulgarisation retenus ont été abordés de façon plus intégrée par les formateurs, cela en vue de l'adoption par les partenaires du projet de comportements plus favorables à de bonnes pratiques de lutte phytosanitaire. Ils ont eu trait à:
- l'importance de la connaissance du milieu pour une bonne pratique de la lutte;
- la reconnaissance des ennemis des cultures et des dégâts qu'ils causent;
- la connaissance des principaux ennemis naturels et auxiliaires;
- la connaissance des principes de gestion et des précautions d'utilisation des pesticides;
- la connaissance des matériels de traitement et leur entretien;
- la connaissance des mesures et des premiers soins d'urgence;
- la maîtrise des canaux de signalisation.
Le tableau ci-après donne le niveau d'exécution de la stratégie et du programme de formation:
| Formation/Vulgarisation | Périodes 1996 | Lieu | Nombre | Animateurs |
| Formateurs nationaux | 28 mars-1er avril | Dakar | 5 | Experts Locustox |
| Formateurs régionaux | 15 avril-15 mai | Région | 39 | Formateurs nationaux |
| Délégués formateurs | Mai-Août | CR | 364(152)* | Chef SDPV+ IRPV |
| Membres des CLV | Mai-Septembre | Village | (728)* | Délégues formateurs |
| Applicateurs permanents | 28-31 août | Dakar | 10 | Formateurs nationaux |
| Chef de base de Richard-Toll | 23-27 Septembre | Dakar | 1 | Formateurs nationaux |
| Cadres de la DPV et autres | 22-30 juillet | Dakar | 26 | Experts |
* Nombre de sessions de formation et de vulgarisation.
A travers cette action, le Projet vise à une réactualisation continue des connaissances du personnel, et aussi à le doter d'outils et de méthodes adéquats dans le cadre de la conduite des missions confiées aux volets.
Différents supports ont été utilisés par le projet pour mener des actions d'information et de sensibilisation des partenaires et des populations.
Cinq spots ont été conçus et diffusés tout au long de la campagne de cultures 1996 sur les ondes de la radio et dans les quatre langues principalement parlées au Sénégal, à savoir le français, l'ouolof, le peulh et le diola. La mise en onde a toujours été suivie de débats dans le cadre de la radio éducative rurale, avec les techniciens des services de la protection des végétaux. Les thèmes abordés se rapportaient essentiellement à:
- l'opportunité d'effectuer des traitements chimiques et la nécessité absolue de raisonner leur intervention en matière de lutte contre les parasites;
- la nécessité absolue de consulter les agents du service de la protection des végétaux pour identifier le parasite et/ou la maladie incriminés et pour choisir la méthode de lutte la plus adéquate;
- la bonne gestion des pesticides utilisés;
- les conditions d'une bonne application des pesticides.
De nombreuses prises de vues sur les activités et les résultats du projet ont été faites avec l'appui de professionnels. Le montage d'un film documentaire sur la structure était en cours lors de la rédaction du présent rapport.
Le projet a également disposé d'une riche diapothèque (environ 200 diapositives) sur le travail mené par l'équipe en place.
Il s'est agi à travers cette action de:
- mieux faire connaître le projet par le biais d'un logo clair et facilement compréhensible. Des T-shirts et des casquettes ont servi de supports pour sa diffusion la plus large possible auprès des partenaires nationaux et étrangers. De même, une brochure sur le projet a été conçue et amplement diffusée en milliers d'exemplaires;
- faire passer auprès du grand public des messages ayant trait à l'acquisition, à la gestion, à l'application des pesticides et à la conduite des interventions de lutte selon les principes d'une bonne pratique de lutte phytosanitaire qui préserve l'environnement, la santé humaine et animale. Le support utilisé à ce propos a été le calendrier 1996 et 1997.
La validation des résultats du projet supposait qu'ils soient disponibles et accessibles, sous une forme ou sous une autre, aux partenaires du projet. Aussi deux voies ont-elles été choisies pour atteindre cet objectif:
- le traitement des résultats de chaque étude sous la forme d'un rapport technique diffusé comme tel, donc limité au sujet traité;
- la compilation des résultats d'un certain nombre de résultats d'études effectuées par le projet, sous la forme d'une publication scientifique destinée à une large diffusion.
Trente-deux rapports techniques et deux tomes (chacun en version française et anglaise) ont été préparés. La sortie ultérieure d'un troisième tome est envisagée.
Le projet a accueilli un certain nombre de stagiaires nationaux et étrangers:
- 2 de l'Ecole nationale supérieure d'agriculture (ENSA) de Thiès
- 2 de l'Ecole nationale des cadres ruraux (ENCR) de Bambey
- 2 des Pays-Bas
- 4 du DFPV
- 18 stagiaires des pays du CILSS
- des stagiaires à la DPV venus s'informer sur le projet de l'ENSA, de l'Ecole des agents techniques d'agriculture (EATA) et de l'ENCR.
Il s'agit de séminaires co-organisés et/ou animés par les experts du projet:
| Lieu | Période | Thème | Participants |
| DFPV/Niamey-Niger | Novembre 1995 | Analyse | 18 cadres |
| DFPV/Niamey-Niger | Avril 1996 | Ecotoxicologie | 25 étudiants |
| DFPV/Nimey-Niger | Avril 1997 | Ecotoxicologie | 26 étudiants |
| Université d'Hassan-Maroc | Avril 1997 | Ecotoxicologie | 20 cadres |
Le projet dispose maintenant d'un demi-millier d'ouvrages répartis entre les livres et les publications techniques et scientifiques, les rapports et les thèses, les catalogues et divers documents.
Toute cette documentation a été répertoriée et son archivage et sa cotation étaient en cours de réalisation à la fin du projet.
Le système d'archivage et de prêt est fonctionnel, avec la mise en route du centre de documentation du projet.
Le projet dispose de quatre bases de données dont la centralisation est effective depuis la mise en place d'un DESKTOP au niveau du volet relatif à la formation.
La consultation de ces bases de données est ainsi possible à tout moment. Un système de gestion des commandes est également en place et, de ce fait, permet au volet formation d'assurer rapidement une synthèse des besoins exprimés par les intéressés et de commander immédiatement les articles.
La mise en place du réseau INTERNET est également effective depuis le mois d'avril 1997.
Le projet à également mené, à travers le volet formation, une action d'appui aux CLV en dotant ceux formés et suivis par le projet Locustox d'équipements de protection (un millier environ) pour les applicateurs.
Le projet a entrepris d'exécuter un programme assurance qualité pour promouvoir les bonnes pratiques de laboratoire et de terrain en son sein. L'objectif était de préparer la candidature de ses résultats et produits à une accréditation au niveau national et international.
Il est en cours d'exécution avec la mise en place des procédures d'opération normalisées (PON) et la conduite de tâches d'audit sur les PON, d'archivage et d'aménagement de laboratoire. Le plein fonctionnement du programme prendra encore du temps et il sera nécessaire qu'il bénéficie d'un appui en matière de méthodologie et de formation.
A la demande du projet Lutte d'urgence contre le criquet pèlerin en Afrique de l'Ouest entre les Gouvernements du Sénégal, de la Mauritanie et du Canada, le projet a exécuté trois missions en Mauritanie pour suivre les traitements opérationnels contre le criquet pèlerin. Pendant les traitements, des surdosages et sous-dosages ont été constatés. Le calibrage et le respect des doses ont été identifiés comme étant une contrainte majeure. Le personnel de terrain semblait être sensibilisé aux dangers des pesticides pour la santé humaine, mais le matériel de protection n'était pas toujours disponible. Le risque d'intoxication à long terme du cheptel a été évalué pendant les missions, sur la base des résidus dans la végétation. Sauf dans le cas de surdosages importants, le risque a été évalué comme assez réduit. Il a été également constaté que les risques pour les écosystèmes isolés tels que les oasis sont encore mal connus et méritent des recherches plus approfondies.
A la demande de la DPV et du Siège de la FAO, un suivi environnemental de la lutte antiaviaire dans la vallée du fleuve Sénégal a été fait au Sénégal. Plusieurs dortoirs du Quelea quelea (mange-mil) et du Moineau doré ont été visités pendant ou après les traitements au cyanophos ou au fenthion. L'objectif principal était de collecter des données sur l'impact environnemental du cyanophos après des traitements terrestres. Un surdosage important a été constaté et de nombreux oiseaux appartenant à des espèces non cibles ont été trouvés morts ou moribonds après les traitements. Les résidus dans la végétation et sur les plumes des victimes étaient très élevés et posaient un risque d'intoxication aiguë pour certaines espèces d'oiseaux, même quatre jours après le traitement.
Les conclusions ont mené à recommander l'abandon pur et simple d'une telle méthode de traitement. A la fin du projet, les appareils les plus néfastes pour l'environnement ont été remplacés par des appareils plus appropriés.
Sur la base des résultats des recherches du projet et des données provenant d'autres sources, le PRG a incorporé dans ses recommandations de 1996 une classification environnementale des pesticides antiacridiens.
i. Afin de mieux garantir la viabilité de l'unité existante, il est recommandé de créer une structure juridiquement autonome à but non lucratif (fondation) qui prendra le relais du projet. La fondation doit étendre le programme du projet sur le plan national (contrôle de qualité des produits à l'exportation, études sur l'effet environnemental des pesticides, etc.) ainsi que sur le plan sous-régional (pays du CILSS dans le cadre de l'homologation des pesticides; programme EMPRES criquet pèlerin de la FAO, etc.). A cet effet, il est recommandé de poursuivre le programme du projet au cours d'une nouvelle phase.
ii. Il est recommandé de développer un nouveau test de laboratoire et de semi-terrain pour les insecticides plus rémanents et/ou ayant une action lente, comme les inhibiteurs de croissance et les phenyl-pyrazoles. De plus, il est nécessaire de faire des essais de terrain multi-annuels pour mieux étudier les effets de ces insecticides à moyen et à long terme.
iii. Il n'existe pratiquement pas d'évaluation quantitative de l'importance des traitements sur les ennemis naturels des nymphes des sauteriaux et des criquets. Or, ils risquent d'être considérablement plus importants que ceux qui ont été étudiés sur les ennemis des oothèques. Des études additionnelles sont recommandées.
iv. Il est préconisé d'exploiter, si la demande existe, d'autres tests de toxicité en laboratoire, déjà standardisés dans d'autre pays, comme par exemple sur les abeilles, et que le projet pourrait réaliser de façon compétitive en les comparant à d'autres laboratoires contractuels.
v. Pour réduire au maximum l'impact environnemental de la lutte antiaviaire, le projet Locustox doit retenir dans sa programmation un appui de la FAO sur l'approche du problème des oiseaux granivores dans la vallée du fleuve Sénégal. Cet appui envisage de réduire l'impact environnemental, la formation et la sensibilisation des applicateurs de pesticides et des responsables, le suivi de l'exposition des applicateurs et le choix de méthodes de lutte appropriées.
vi. Il est recommandé de renforcer la collaboration stratégique avec d'autres centres de recherches écotoxicologiques en Afrique et ailleurs pour permettre le développement et l'introduction des nouvelles méthodes dans le futur centre, afin de faciliter l'allocation des fonds externes. Une telle collaboration est essentielle pour le développement des tests standards.
vii. Il est nécessaire de mieux développer des méthodes biologiques de suivi des opérations de terrain par l'utilisation de sentinelles, c'est-à-dire des organismes exposés en cages ou dans des conditions contrôlées dans les environnements potentiellement pollués.
viii. Il est recommandé de développer des "kits environnementaux" contenant du matériel permettant aux opérateurs de contrôler de façon préliminaire mais aussi indicative et de déterminer la sélectivité d'un traitement.
ix. Le Groupement de référence des pesticides qui informe la FAO sur l'efficacité et la sélectivité des pesticides utilisés dans la lutte antiacridienne a fixé des normes pour le niveau de risque de chaque pesticide pour différentes composantes des écosystèmes concernés. Ces normes doivent être soumises à une évaluation continue et adaptée au fur et à mesure suivant les nouvelles données.
i. Etant donné l'intérêt que portent plusieurs structures au suivi sanitaire des applicateurs, le projet Locustox peut jouer un rôle en intégrant la méthodologie dans la formation des personnes impliquées ici ou ailleurs, dans le suivi et dans l'appui à l'interprétation des résultats.
ii. L'exposition élevée aux organophosphorés des applicateurs nécessite un suivi plus approfondi. Pour cette raison, en collaboration entre le projet Locustox et d'autres centres de recherche, une étude cas-contrôle d'un groupe d'applicateurs sur les effets à long terme est prévue.
i. Il est recommandé de valider sur le terrain la méthodologie d'analyse cholinestérasique chez les ruminants pendant les traitements opérationnels. De plus, il est préconisé d'établir des niveaux de base cholinestérasique pour les différentes espèces de ruminants en pâturage libre dans les zones traitées. Après que les niveaux de base cholinestérasique chez les autres ruminants auront été établis, et après des tests additionnels qui devront être exécutés pendant la phase suivante, la méthodologie développée pourra être appliquée dans toute la zone de répartition du criquet pèlerin. Le futur centre pourra jouer un rôle important dans ce sens.
ii. Il est recommandé de développer à court terme des tests standards sur au moins une espèce de lézard indigène sensible aux pesticides. L'espèce Acantodactylus dumerili est le candidat le plus prometteur car elle est la plus nombreuse dans certaines zones; elle est facile à attraper et montre déjà une mortalité sur le terrain avec les doses de chlorpyrifos recommandées.
i. La construction de bassins artificiels serait un outil complémentaire à côté des études de toxicité et de terrain. Elle offrirait de nouvelles perspectives dans les études d'impact de récupération et de colonisation des organismes atteints par les pesticides.
ii. Parmi les zooplanctons, des candidats potentiels pour le développement des tests de criblage existent. Des tests de criblage faits à ce niveau de la communauté vivant dans les mares temporaires pourraient ouvrir une fenêtre dans la protection des milieux aquatiques et de leurs organismes. De même, le développement de tests de toxicité avec les algues devrait être fait afin de pouvoir élargir la compétence du projet à l'étude de l'impact des herbicides.
Le projet a développé plusieurs méthodes de tests de laboratoire, ainsi qu'une méthodologie d'essais de terrain applicable à la situation africaine. Cependant, peu d'attention a été prêtée à des méthodes de bio-essais écotoxicologiques de semi-terrain. Ces méthodes, moins coûteuses que les essais de terrain et plus réalistes que les tests de laboratoire, méritent des études plus approfondies afin de réduire les coûts des évaluations de risques écotoxicologiques, facteur important pour le futur centre semi-privé. Les bio-essais de semi-terrain doivent être développés pour Bracon hebetor, Pimelia senegalensis et Trachyderma hispida.
Le caractère directeur du laboratoire d'analyses chimiques doit se concrétiser en le renforçant avec du matériel de détection et d'identification approprié (un nouveau CPG avec un détecteur de masse et un détecteur à fluorescence muni de réacteur précolonne pour le HPLC), ce qui permettra au laboratoire l'analyse des carbamates, d'herbicides et de fongicides.
| Nom | Fonction | Date d'entrée |
| E. Dieme | Directeur national | Avril 1991 |
| J.W. Everts | Conseiller principal | Janvier 1995 |
| H. Van der Valk | Expert (invertébrés) | Avril 1991 |
| L. Ba | Expert (invértébrés) | Octobre 1994 |
| J. Lahr | Expert (aquatique) | Juin 1991 |
| A. Diallo | Expert (aquatique) | Juin 1991 |
| W. Mullie | Expert (vertébrés) | Mai 1995 |
| A. Touré | Vétérinaire (vertébrés) | Juillet 1995 |
| B. Gadji | Expert national (chimie) | Juillet 1991 |
| D. Mbaye | Expert national (Formation/Information) | Septembre 1995 |
| O. Barry | Formateur (Formation/Information) | Octobre 1995 |
| S. Thioub | Assistant administratif | Août 1991 |
| A. Gueye | Secrétaire bilingue | Avril 1992 |
| A. Danfa | TSPV1/ | Janvier 1992 |
| K.B. Ndour | TSPV | Avril 1993 |
| M.D. Ndiaye | TSPV | Février 1994 |
| A. Ba | TSE2/ | Juillet 1995 |
| I. Diop | Chef de base | Septembre 1995 |
| B. Niang | Chef de base | Septembre 1996 |
| A. Badji | Assistant de laboratoire | Décembre 1991 |
| A. Diop | Assistant de laboratoire | Juin 1993 |
| H. Kiakhate | Assitant de laboratoire | Juin 1993 |
| B. Fall | Assistant de laboratoire | Juin 1993 |
| N. Sambou | Assistant de laboratoire | Avril 1996 |
| B. Seck | Assistant de laboratoire | Décembre 1991 |
| N. Diop | Chauffeur | Janvier 1995 |
| S. Seck | Assistant de laboratoire | Octobre 1996 |
| N. Sonko | Assistant de laboratoire | Juillet 1996 |
| P.D. Sow | Assistant de laboratoire | Juillet 1996 |
Matériel transféré au projet GCP/SEN/041/NET et acquis pendant la phase II (ECLO/SEN/003/NET)
Congélateur Electroluxe
Imprimante Star
Thermo-hygrographes KRR 501
Climatiseurs Zenith Air 2 cv
Climatiseur Zenith Air 1,5 cv
Appareils microscopes Olympus
Station wagon Toyota Land cruiser 4 x 4
Véhicule Toyota Land cruiser 4 x 4 pick-up
Véhicules Toyota Hi-Luxe 4 x 4 double cabine
Photocopieuse Canon
Machine à écrire Canon
Machine Téléfax Panasonic
Micro-applicateur Burkard
Micro-progresseur oxygène
Micro-progresseur PH-MV
Machine à filtre
Soxhlet air bath
Appareil broyeur
Congélateur Philips
Régulateur voltage Leroye
Véhicule Peugeot
Machine à écrire
Imprimante Epson Laser
Micro-ordinateur Samsung
Générateur portable Honda
Brith/Darkfield Trans-Illuminator Base
Fiber optic illuminator
Ordinateur Twinhead portable
Portables Thinhead Slim Note
Talk welche ICBM
Matériel acquis par le projet GCP/SEN/041/NET (PHASE III)
Ordinateur Comtech
Véhicule Toyota Land cruiser hardtop
Onduleur Leroy
Chromatographe à phase liquide haute performance
Dewar Vessel, capacité 21 litres
Micro-ordinateurs Twin-Head
Générateur Kubota 4,4 kWA
Congélateur Electroluxe
Photocopieuse Canon
Laboratory cooler minichiller Bioblock
Caméra Minolta
Appareil de projection 3M Desktop
Appareil de projection A+K portable
Générateur Honda 3 kWA
Vidéo caméra JVC
Poste téléviseur Sony
2 Imprimantes Hewlett Packard Laser Jet
Table à réfrigérateur
Réfrigérateur Samsung 310 litres
Congélateur Whirpol 315 litres
Réfrigérateurs Westinghouse 140 litres
Climatiseurs Carrier
Portable Twinhead
Véhicule Toyota Corolla
Appareil de projection Xerox
Un essai de toxicité au laboratoire avec Bracon hebetor (Say) (Hymenoptera, Braconidae). Une première évaluation des méthodes d'élevage et d'essais. (en français). H. Van der Valk, J. Van der Stoep, B. Fall et E. Diémè.
Tests de toxicité de Metarhizium flavoviride (Deuteromycets-Moniliales) sur Bracon hebetor (Hymenoptera, Braconidae), Pimelia senegalensis et Trachyderma hispida (Coleoptera-Tenebrionidae). (en français et en anglais). A. Danfa.
Effects of grasshopper control with fenitrothion on natural mortality of eggpods in Senegal (1 992 treatments). (en français et en anglais). H. Van der Valk, A. Niassy et A. Bèye.
Side-Effects of fenitrothion and diflubenzuron on beneficial arthropods in millet in Senegal. (the 1992 study). (en anglais). O. Kamara et H. Van der Valk.
Effects of experimental locust control with deltamethrin and bendiocarb on aquatic invertebrate fauna of temporary ponds in central Senegal. (en anglais). J. Lahr, K.B. Ndour, A. Badji et A.O. Diallo.
Effets des entomopathogènes Metarhizium spp et Beauveria bassiana sur Bracon hebetor et Epidinocarsis lopezi. (en français). A. Danfa.
Impact potentiel des insecticides sur la mortalité naturelle de la chenille mineuse d'épi de mil (Heliocheilus albipunctella). Une étude de la table de survie. (en français). A. Thiam et H. Van der Valk.
Suivi environnemental des traitements antiacridiens en Mauritanie, 1994/95. (en français). H. Van der Valk, B. Gadji, A.L. Bâ, A. Danfa, M.D. Ndiaye et J.W. Everts.
Déposition et disparition de la deltaméthrine et du chlorpyrifos sur végétation de mil au Sénégal (campagne 1993). (en français). B. Gadji.
Acute toxicity tests with Streptocephalus sudanicus (Branchiopoda, Anostraca) and Anisops sardeus (Hemiptera, Notonectidae). Using insecticides for Desert Locust Control. (en anglais). J. Lahr, A. Badji, K.B. NDour et A.O. Diallo.
The Toxicity of Locust Control Insecticides to Pimelia senegalensis and Trachyderma hispida (Coleoptera, Tenebrionidae). (en anglais). H. Van der Valk, H. Diakhaté, et A. Seck.
Tests de toxicité aiguë sur Oreochromis niloticus (L) (Cichlidae): Méthode d'essai et résultats de deux organophosphorés (fénitrothion et chlorpyrifos). (en français). A.O. Diallo et J. Lahr.
Acute toxicity of five insecticides used in Desert Locust Control to Streptocephalus sudanicus (Branchiopoda, Anostraca) and Anisops sardeus (Hemiptera, Notonectidae). (en anglais). S. Marquenie, E. Schuiling, A. Badji et J. Lahr.
Acute toxicity tests with Streptocephalus sudanicus (Branchiopoda, Anstraca) and Anisops sardeus (Hemiptera, Notonectidae): effects of synthetic pyrethroids and methodological aspects. (en anglais). E. Schuiling, S. Marquenie, A. Badji et J. Lahr.
An ecological assessment of the hazard and risk of eight insecticides used in Desert Locust Control, to invertebrates in temporary ponds in the Sahel. (en anglais). J. Lahr.
Détermination de l'impact potentiel des pesticides sur Heliocheilus albipuntella (mineuse de l'épi de mil) à partir d'une méthode indirecte: l'étude de la table de survie. (en français). I. Sarr.
Test de toxicité aigüe sur un parasitoïde, Bracon hebetor Say (Hymenoptera: Braconidae), avec différents insecticides utilisés en lutte antiacridienne. (en français). A. Danfa, B. Fall et H. Van der Valk.
Estimation of buffer zones for the protection of temporary ponds against contamination by drift from ground-based insecticide applications against Desert Locusts. (en anglais). J. Lahr, B. Gadji et D. Dia.
Effets du fénitrothion sur les coleoptères épigés de l'agro-écosystème du mil au Sénégal. (en français). A. Bèye, P.C. Sow et H. Van der Valk.
Déposition/disparition du fenitrothion et du malathion sur végétation de mil et du chlorpyrifos sur herbe au Sénégal. (campagnes 1994 et 1996) (en français). B. Gadji.
Tests de toxicité au laboratoire de huit acridicides vis-à-vis de Oreochromis niloticus (Pisces,Cichlidae). (en français). A.O. Diallo, M. Diagne, K.B. Ndour, J. Lahr et A. Danfa.
Test de toxicité aiguë sur les termites Psammotermes hybostoma. (en français). A.L. Bâ et
M. Konaté.
Blood cholinesterase levels in crop protection workers after routine spraying operations with organophosphate insecticides in Senegal. (en anglais). W.C. Mullié, J. Andreasen, F.A. Abiola, F. Diatta et H. Van der Valk.
Seasonal patterns in zooplancton and macroinvertebrate abundance and hydrological dynamics in a temporary pond in central Senegal (West Africa). (en anglais). J. Lahr, A.O. Diallo, K.B. Ndour et A. Badji.
Etude rétrospective des effets à long terme des pesticides chez les manipulateurs de la Direction de la protection des végétaux (DPV) du Sénégal. Phase I: Inventaire de l'exposition individuelle dans quatre régions. 1988-95. (en français). N. Dossou et W.C. Mullié.
Calendrier 1996. Thème: Utilisation judicieuse des insecticides par les sciences de la PV et les paysans (en français et en ouolof). D. Mbaye et O. Barry.
Calendrier 1997. Thème: Utilisation judicieuse des pesticides en milieu paysan (en français). D. Mbaye et O. Barry.
Spots de sensibilisation sur une utilisation sans risque des pesticides. (en français). D. Mbaye et O. Barry.
La disparition de quelques pesticides en environnement sahélien. (en français). B. Gadji. 1996.
Effets des insecticides antiacridiens dans les eaux de surface sahéliennes: résumé de cinq ans de recherches. (en français). J. Lahr et A.O. Diallo. 1996.
Effects of experimental and operational insecticide applications against desert locust on fish and macroinvertebrates of the Senegal River system. (en anglais). J. Lahr et K. Banister. 1996.
Ecotoxicology of risk assessment in Aride zone: Some keys issus (en anglais). J.W. Everts et L. Ba. 1997.
Effets de la lutte antiacridienne sur l'environnement (compilation du projet Locustox) Tomes I et II (en anglais et en français). J.W. Everts, D. Mbaye, O. Barry et W. Mullié. 1997.
Ecotoxicology of organisms adapted to life in temporary freshwater ponds in arid and semi-arid regions. (en anglais). J. Lahr. 1997.
Side effects of locust control on beneficial arthropods-research approaches used by the Locustox Project in Senegal. (en anglais). H. Van der Valk et A. Niassy. 1997.
Community structure and dynamics in desert ecosystems: potential implications for insecticide risk assessment. (en anglais). H. Van der Valk. 1997.
The impact of locust and grasshopper control on beneficial arthropods in West-Africa. (en anglais). H. Van der Valk. 1997.