| Septembre 1999 | WECAFC/IX/99/3F |
| Commission des pêches pour l'Atlantique Centre-Ouest |
| Neuvième session |
| COPACO - Comité des pêches des petites Antilles |
| Sixième session |
| Castries, Sainte-Lucie, 27-30 Septembre 1999 |
| BASES POUR LA COOPERATION TECHNIQUE EN MATIÈRE DE GESTION ET DE DÉVELOPPEMENT DES PÊCHES DANS LA RÉGION DE LA COPACO |
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L�objectif de ce document est de présenter le rôle de la coopération technique dans la région de la COPACO à la lumière du phénomène de la mondialisation et des objectifs de développement durable. Dans ce contexte, il s�agit de mettre en évidence les caractéristiques du secteur de la pêche de la région, les principaux domaines de la coopération technique qui en découlent et le rôle que la COPACO peut être amenée à jouer dans le renforcement de la coopération technique régionale. |
A. La mondialisation, le développement durable et le rôle de la coopération technique
1. L�identification et l�analyse des possibilités existantes en matière de coopération technique entre les pays de la région de la COPACO doivent être réalisées à partir de deux tendances de grande importance qui se manifestent actuellement à l�échelon mondial : le processus appelé "mondialisation"1 et, par rapport à ce processus, la recherche de politiques efficaces pour un développement durable2 de la part de la communauté internationale.
2. L�impact du processus de mondialisation est particulièrement frappant dans les secteurs des finances et du commerce international en particulier, et dans une moindre mais croissante mesure, dans le secteur de la production. Les économies capables de s�adapter et de s�intégrer à ce processus grâce à leur niveau de développement technologique, d�éducation, d�organisation, de leurs caractéristiques sociales et de leurs patrons culturels, reçoivent des bénéfices considérables de celui-ci. Les économies ayant des difficultés à s�intégrer, que ce soit totalement ou partiellement, pour diverses raisons, courent le risque, à court terme, de se retrouver marginalisées et, par conséquent, de perdre les possibilités offertes, et peut-être même de voir s�aggraver d�importantes lacunes économiques et sociales.
3. La tâche complexe qui consiste à encourager un développement durable est également une proposition globale de la communauté internationale qui se traduit par la mise en place de cadres réglementaires à l�échelle planétaire. Dans le cas de la pêche et de l�aquaculture et suite à l�importante Conférence des Nations Unies sur l�environnement et le développement (CNUED) tenue en 1992, cette promotion se fait moyennant l�application du Code de Conduite pour une pêche responsable. Dans ce cas également, tous les pays ne sont pas en mesure d�appliquer les recommandations du Code. Il est nécessaire que le processus de mondialisation se déroule dans le cadre d�un développement durable. En matière de pêche et d�aquaculture, cela n�est possible que par l�application des recommandations pour une pêche responsable contenues dans le Code respectif.
4. Bien que ne disposant pas d�informations en la matière, il est généralement admis que les effets du phénomène de la mondialisation dans le secteur de la pêche de l'Atlantique centre-ouest sont concentrés dans le commerce, le tourisme et, dans une moindre mesure, dans l�introduction de nouvelles technologies qui améliorent l�efficacité de l�opération de pêche, en particulier des petites embarcations. Une forte pression de la demande internationale (phénomène récent dans le domaine de la pêche) pourrait porter gravement atteinte à la pérennité de certaines ressources halieutiques précieuses, compromettre le niveau de l�emploi et des revenus des pêcheurs et fragiliser les politiques de sécurité alimentaire là où celles-ci sont stratégiques en l�absence de réglementations appropriées.
5. La coopération technique internationale pourrait être l�un des instruments fondamentaux pour contribuer à aider les pays qui en ont besoin à profiter des bénéfices découlant de la mondialisation dans le contexte d�une perspective de développement durable de la pêche et de l�aquaculture. La coopération, à travers l�échange d�information technique et scientifique d�intérêt commun, contribue à renforcer les possibilités respectives des pays. Cependant, la coopération entre les pays en matière de gestion des stocks chevauchants et grands migrateurs est essentielle et les bénéfices sont tangibles en termes économiques et sociaux.Dans le cas de la COPACO, la coopération technique entre petits pays insulaire en développement revêt la plus haute importance.
B. Caractéristiques du secteur de la pêche en matière de coopération technique dans l�Atlantique centre-ouest
6. La géographie détermine le voisinage et la cohabitation d�un grand nombre de pays de la région de l�Atlantique centre-ouest car celle-ci présente une forme de bassin ou de mer à demi-fermée. Tous les pays dont les côtes sont en contact avec cet océan partagent l�intérêt commun de protéger l�écosystème, d�en préserver les ressources et de gérer leur exploitation.
7. Cette communauté d�intérêts communs s�oppose à la diversité qui caractérise les pays de l�Atlantique centre-ouest. Cette diversité existe à plusieurs niveaux : sur le plan du développement économique et social et des ressources naturelles, diversité historique, culturelle, lingüistique et raciale, etc. Cette même diversité sur le plan des ressources halieutiques, dans le contexte d�une communauté maritime-géographique obligée, devrait constituer, avec un cadre institutionnel approprié, une base solide afin d�instaurer une coopération riche et étendue entre les pays de la région.
8. Compte tenu de la ferme volonté commune des pays d�assurer le développement durable des ressources halieutiques par la mise en oeuvre du Code de Conduite pour la pêche responsable, les possibilités d�échange et de coopération technique apparaissent également comme une nécessité commune. Étant donné la diversité existant dans ce domaine, de telles possibilités gagnent à comprendre des activités pouvant se combiner à différents échelons de coopération, aussi bien géographiques (régionaux, sous- régionaux, bilatéraux, mondiaux) que thématiques (par exemple : commerce et environnement, formation, application du Code de Conduite pour une pêche responsable, etc.).
9. Certains domaines clefs qui ont besoin de l�impact positif de la coopération technique sont généralement mis en évidence par l�évaluation de la situation, des difficultés et des perspectives du secteur de la pêche en ce qui concerne le cadre réglementaire de référence, en l�ocurrence, le Code de Conduite pour une pêche responsable. Dans le secteur de la pêche de la région, il existe une situation singulière au niveau des stades de développement, qui vont des pays dont le développement économique et social est extraordinaire à d�autres éprouvant des difficultés extrêmes dans ce domaine. On observe également des tendances consolidées dans les domaines de la production, de l�utilisation, de la consommation et du commerce de poissons et de produits de la pêche (des références mises à jour comparables figurent dans l�Annexe B). Dans le secteur de la pêche, il existe une pêche artisanale qui présente une importance économique et sociale considérable dans tous les pays, et des pêcheries qui utilisent une plus grande quantité de capitaux et qui s�intègrent parfaitement aux marchés internationaux qu�elles fournissent du point de vue de la production et de la commercialisation. Dans les pêcheries artisanales et industrielles, on observe, en général, une exploitation totale ou excessive des ressources, ce qui implique la nécessite d�une réglementation de l�effort de pêche à travers des mesures de gestion appropriées pour chaque cas. À ce sujet, il faut tenir compte qu�outre les ressources halieutiques se trouvant dans une Zone économique exclusive (ZEE), il peut arriver que les stocks se trouvent dans deux ZEE ou plus, ou bien qu�ils soient chevauchants. Certains pays sont des consommateurs traditionnels de poisson tandis que d�autres sont essentiellement exportateurs. Le commerce de poissons s�effectue principalement au sein de la région et est généralement acheminé vers un seul pays. Les possibilités actuelles afin d�augmenter les captures sont limitées et sont liées à une meilleure gestion des ressources en pleine exploitation ou en surexploitation, à l�utilisation rationnelle de celles qui ne sont que peu ou pas exploitées, à la réduction des éliminations d�office, particulièrement en matière de pêches de grande valeur marchande, à l�amélioration des méthodes de conservation et de manipulation à bord, à l�incorporation d�une plus grande valeur ajoutée aux processus industriels et artisanaux et à l�accroissement de la production de l�aquaculture.
10.Le cadre institutionnel et juridique nécessaire à l�application d�une telle gestion, y compris en ce qui concerne la recherche, la surveillance et le contrôle, est insuffisant dans de nombreux pays, tant sur le plan des règlements que des ressources matérielles et humaines disponibles. Pour tirer parti des possibilités mentionnées dans le paragraphe précédent, il est indispensable que le secteur soit pris en compte au moment de l�élaboration des politiques macro-économiques, que cette relation se matérialise dans la planification stratégique par secteur, que les systèmes de gestion soient des mécanismes réalisables qui répondent à la réalité économique et sociale de chaque pêche. La recherche en matière de pêche, y compris les aspects technologiques, devrait être à la base de tels systèmes et la participation des parties intéressées respectives devrait constituer une exigence incontournable, tant sur le plan de la planification stratégique que de la de gestion.
C. Bases de la coopération technique entre les pays riverains de l�Atlantique centre-ouest
11. Les domaines qui présentent le plus grand intérêt pour la coopération technique dans la région et dans lesquels les pays ont d�ores et déjà amorcé d�importantes expériences sont, entre autres, les suivants:
- Recherche et aménagement des ressources. La plupart des espèces présentes dans la région de la COPACO sont considérées partagées à différents niveaux.3
- Transfert de technologie.
- Formation en différents domaines.
- Échanges de données d�expérience en matière d�organisation institutionnelle et approches de gestion
- Commerce intrarégional, particulièrement en ce qui concerne son développement.
- Commerce et environnement.
- Échanges de données d�expérience sur l�application de programmes d�action internationale (réduction de l�effort de pêche, protection des requins, protection des oiseaux marins).
- Promotion de l�application du Code pour une pêche responsable.
- Harmonisation des législations et des politiques.
- Application du Code de conduite pour une pêche responsable.
- Coopération avec d�autres instances internationales (PEI, OMC, CITES, etc.)
12. Il faut considérer le fait que la recherche et la gestion en matière de pêche impliquent non seulement une coopération sur les aspects biologiques, mais également économiques et sociaux. La coopération dans ces domaines ne se limite donc pas à la gestion. Elle englobe également d�autres segments du secteur qui nécessitent une perspective scientifique multidisciplinaire. Pendant la seconde session tenue en Belize entre du 8 au 11 septembre 1997, le groupe de travail sur l�économie et la planification de la pêche a réalisé une évaluation de l�information biologique et économique de base relative aux ressources halieutiques actuelles de la région. Les résultats figurent dans l�annexe A, Tableau II.
13. Les caractéristiques géographiques de la région et la diversité des stades de développement des pays autorisent l�existence de plusieurs courants de coopération entre les pays concernés : sud-sud et nord-sud, ce qui élargit le champ des possibilités et les bénéfices que la coopération technique peut offrir.
D. La COPACO, la coopération technique et l�Atlantique centre-ouest
14. La COPACO est la seule instance de coopération régionale dont la juridiction s�étend à toute la zone couverte par cette région maritime et dont tous les pays riverains sont membres. Il existe également plusieurs organismes régionaux dont la couverture géographique et le nombre de membres sont moins importants, et dont la compétence s�étend, en fonction de leurs objectifs, à la réalisation d�activités de coopération technique, souvent similaires à celles menées par la COPACO.
15. La COPACO, profitant au maximum de sa large couverture géographique et politique, est le moteur de processus de coopération technique relatifs aux stocks se trouvant dans deux zones exclusives ou plus, ou chevauchants moyennant la création et la mise en marche de groupes de travail régionaux spécialisés dans l�évaluation des ressources ainsi qu�en économie et planification des pêches, pour la mise sur pied de groupes spéciaux pour l�étude et la gestion des espèces partagées, comme la crevette dans la zone Brésil-Guyana, la langouste et le poisson volant. La COPACO a également encouragé la coopération technique dans les domaines, entre autres, du renforcement institutionnel, la formulation de politiques et l�harmonisation de la législation et le transfert de la technologie.
16. La continuité de la COPACO et les expériences inédites qu�elle a menées en matière de coopération technique sont un actif tangible pour les pays membres. Il s�agit d�un bien disponible de façon immédiate. Une réflexion sur l�avenir de la coopération technique dans la région nous amène à penser qu�il est indispensable de renforcer le rôle des organismes régionaux existants et que la COPACO est amenée à jouer un rôle de leader dans les domaines de la coopération où sa grande couverture est irremplaçable et d�avant-garde là où sa représentativité et sa capacité de convocation lui permet tant d�amorcer des processus qui peuvent ensuite être transférés à d�autres organismes, lorsque les conditions le permettent. Finalement, un autre aspect important du rôle de la COPACO est qu�elle complète les activités spécifiques d�autres organismes de coopération technique et coordonne ses tâches étroitement avec ces derniers et les pays membres. À la lumière de ce qui précède, l�absence de la COPACO dans la région serait difficilement concevable.
E. Thèmes soumis aux débats
17. Les délégués sont invités à faire part de leurs opinions, concepts et suggestions sur les questions suivantes.
La coopération technique en matière de pêche est-elle un élément crucial pour les pays de la région, compte tenu du processus de mondialisation en cours et des objectifs nationaux et régionaux de développement durable et de pêche responsable ?
Quels sont les principaux domaines de la coopération technique pouvant contribuer à l�application, à l�échelon national et régional, du Code de conduite pour une pêche responsable ?
Étant donné la couverture géographique et le nombre de membres de la COPACO, uniques dans le contexte de l�Atlantique centre-ouest, la commission est-elle en mesure de jouer un rôle clé dans la promotion, le soutien, le renforcement et l�enrichissement des activités de coopération technique régionale requises par la situation actuelle ?
ANNEXE A
Tableau 1 : Examen des principales ressources de la région de la COPACO en matière de besoins de critères régionaux pour la gestion (les ressources ne sont pas présentées par ordre d�importance ou de priorité)
Type de
ressource
Importance
Distribution
partagée
Avantages du partage de l�information
Justification de la
Gestion régionale/sous-régionale
Situation
Langouste
Grande valeur pour l�exportation et le tourisme
Dans toute la région
(sauf la plateforme Guayanes-Brésil)
pour une large dispersion des larves et les migrations provenant de plateformes partagées
Transfert des
connaissances techniques et expérience de gestion entre les pays.
Transfert de données et d�information pour la gestion locale/régionale
Choix de la structure des populations.
Populations très partagées qui nécessitent une gestion régionale.
Harmonisation des critères de gestion en raison des conséquences commerciales.
Exploitation totale ou excessive
Strombe rosé
Grande valeur pour l�exportation et le tourisme
Dans toute la région(sauf la plateforme Guayanes-Brésil et le Golfe du Mexique).
Dispersion limitée des larves?
"
Populations partagées localement. Gestion nationale possible.
Harmonisation des critères de gestion en raison des conséquences commerciales
Exploitation pleine ou excessive.
Énumération dans l�annexe 2 de la CITES.
Très vulnérable à la surexploitation et à la forte réduction de la population.
Grands
pélagiques
côtiers (par exemple,
coryphène,
thon noir, thazards)
Consommation interne et touristique, loisirs
Distribution large,grands migrateurs,
probablement
limités à la région
de la COPACO
"
Populations partagées, qui nécessitent une gestion régionale.
Gestion commune de la pêche extérieure.
Inconnue.
Mais la pêche augmente rapidement.
Grands
Pélagiques
Océaniques
(par exemple. Albacore, orphies, espadon)
Grande valeur pour l�exportation, le tourisme, les loisirs
Large distribution et
très migratoires à l�intérieur et à l�extérieur de la
région de la COPACO
"
Populations partagées, qui nécessitent une gestion internationale.
Gestion commune de la pêche extérieure.
En général
exploitation pleine ou excessive (voir CICCA).
Grands
Pélagiques
côtiers et requins océaniques
Consommation humaine
(interne)
Large distribution et
grands migrateurs à l�intérieur et à l�extérieur de la
région de la COPACO
"
Populations partagées, qui nécessitent une gestion régionale/internationale.
Gestion commune de la pêche extérieure,
Possibilité de
surexploitation grave suite aux captures
accidentelles.
Problèmes de biodiversité en raison de la vulnérabilité.
Benthiques
de fond
meuble (par exemple
courbines,
tambours dorés,
mâchoirons)
Importance interne pour la consommation humaine et l�exportation.
Distribution large dans les plateformes continentales. Migration locale.
"
Populations partagées, qui nécessitent une gestion sous-régionale.
Forte exploitation suite aux captures accidentales et pêche spécialisée.
Benthiques
de
pentes
profondes
(par exemple vivaneaux, mérous)
Grande valeur pour l�exportation, consommation locale et tourisme
Distribution large
dans les pentes de la plateforme continentale et insulaire Dispersion limitée de larves?
Migration locale?
"
Populations partagées localement. Gestion nationale ou sous-régionale possible
Exploitation pleine
Ou excessive.
Petits pélagiques côtiers : a) sardines, harengs.
Principales pêcheries nationales
Distribués localement. Pêche restreinte à l�échelon national.
"
Peuvent être gérés à l�échelon national
De sous-exploités à pleinement exploités
Petits pélagiques côtiers : b)
(par exemple
carangidés,
grondins,
demi-becs,
anchois,
clupéidés)
Importance interne pour la consommation humaine et nourriture comme appât
Distribution large près de la côte dans les plateformes insulaires et continentales.
Dispersion limitée de larves. Probabilité de migration dans les plateformes partagées.
�
��
Quelques populations partagées. Gestion nationale possible.
Exploitation partielle, pleine ou excessive
Une espèce de Jenkinsia sur la Liste Rouge de la UICN
Poissons de récifs d�eaux peu profondes (vivaneaux, mérous, etc.)
Importance interne pour la consommation humaine, grande valeur pour l�exportation et le tourisme
Largement distribués dans des habitats de coraux. Dispersion larvaire limitée. Quelques espèces migratoires dans les plateformes partagées.
"
Ressources partagées localement. Peuvent être gérées nationalement.
De pleinement exploité à surexploité. La pêche a un impact sur la santé et la productivité de l�écosystème des récifs.
13 spp dans 5 familles dans la liste rouge de l�IUCN.
Grondins
Importance interne pour la consommation humaine.
Distribution et
migration à travers les Caraïbes sud-orientales
"
Populations partagées, qui nécessitent une gestion sous-régionale.
Inconnue, mais la pêche augmente lentement après la rapide augmentation des années 1980.
Crevettes (par exemple crevette
royale grise, crevette ligubam, chevrette)
Grande valeur pour l�exportation.
Distribution large et migration dans les sous-régions) plateforme Guayanes-Brésil,
Golfe du Mexique, plateforme d�Amérique centrale/Colombie
"
Populations partagées, qui nécessitent une gestion sous-régionale.
Pleinement exploité à surexploité.
Autres ressources sous-exploitées localement (par exemple les poulpes, calamars, crabes, algues, oursins, coraux, etc.)
Importance locale.
Distribution entre nationale et large.
"
Diverses
Diverses
Tortues et mammifères marins.
D�intérêt lié à la biodiversité.
Importance nationale pour le tourisme, fins esthétiques
Distribution entre nationale et large.
"
Gestion régionale /internationale
Quelques populations en danger.
Source : Rapport de la Septième session du groupe de travail sur l�évaluation des ressources halieutiques marines. Belize, 2-5 décembre 1997.
Tableau 2. Ressources partagées de la région de la COPACO et niveau des progrès en connaissances sur la population et la pêche
Espèce
Paramètres des populations
Paramètres de l�effort par type de flotte
Coûts de l�effort de pêche hétérogène
Prix des espèces
Distribution partagée
Langouste
(P. argus)
2
2
2
1
Dispersion larvaire à travers la région
Crevette
(Pennaeus spp.)
2
2
2
1
Largement distribuée et partagée à l�intérieur de la région
Principaux pélagiques :
Coryphène commune
(C. hippurus)
thon commun
(T. albacares)
Thazards
(Scomb. spp.)
2
2
2
2
1
1
2
3
3
1
1
2
Ressources hautement migratoires et partagées
Autres pélagiques (clupéidés, carangidés, mugiles, etc.)
2
3
3
2
Probablement migratoires dans les plateformes partagées
Mérous et vivaneaux
(Epinephelus spp.; Lutjanus spp.)
2
2
2
1
Quelques espèces migratoires dans les plateformes partagées
Poisson volant (H.affinis)
2
2
2
1
Ressource partagée
Benthiques de fonds meubles
2
2
3
2
Quelques espèces migratoires dans les plateformes partagées
Requins
3
3
3
2
Migratoires et partagés
1: tous les pays ; 2 : quelques pays ; 3: aucun pays
Source: Rapport de la seconde réunion du groupe de travail de la COPACO sur l�économie et la planification des pêches. Belize, 8-11 décembre 1997.
Tableau 3. Ressources probablement non-partagées d�importance nationale
dans la région
Ressource
Paramètres des populations
Paramètres de l�effort par type de flotte
Coûts de l�effort de pêche hétérogène
Prix des espèces
Strombe rosé
(S. gigas)
1
2
2
1
Poulpe(Octopus maya)
(O. vulgaris)
2
2
2
1
Poissons de récifs
2
2
2
2
Source : Rapport de la seconde réunion du groupe de travail de la COPACO sur l�économie et la planification des pêches. Belize, 8-11 décembre 1997.
ANNEXE B
Tendances de la production, l�utilisation, la consommation et le commerce du poisson dans les pays membres4 de la COPACO INTRODUCTION
1. Tout travail d�analyse de la pêche relative à la région de la COPACO doit nécessairement prendre en compte la complexité du secteur dont l�une des principales facettes est la diversité qui caractérise cette région géographique en termes économiques, sociaux, culturels et halieutiques. Dans le présent document, l�analyse des tendances de la production, l�utilisation, la consommation et le commerce dans la région de la COPACO est mis à jour à partir de données récentes. De plus, on y mentionne certains facteurs pouvant faire obstacle au développement et d�autres devant être pris en compte afin d�assurer le développement durable du secteur.
A. Tendances de la production
2. La structure des prises d�un grand nombre de pays totalement ou partiellement riverains de l�Atlantique centre-ouest ne concerne pas seulement cette zone maritime. C�est pourquoi le total des captures effectuées par les pays de la région de la COPACO englobe également celles provenant d�autres zones de pêche et celles qui découlent des activités de capture dans les eaux continentales. Les prises totales régionales se sont distribuées en 1997 de la façon suivante selon l�origine : 22 % pour l�Atlantique centre-ouest ; 73 % pour les autres zones de pêche ; 5 % pour les eaux continentales. La tendance à long terme dans la structure selon l�origine des captures montre qu�en 1972, les proportions étaient respectivement de 33,61 et 6 %. En 1997, les prises totales ont été de 8 milliards 363 millions de tm (tableau 2), c�est à dire un peu moins du double de celles de 1972 qui furent de 4 milliards 381 millions de tm.
3. Les tendances des captures pendant la période 1989-1997 montrent une stabilité relative si on les considère depuis plusieurs perspectives. Les captures totales effectuées dans la région de la COPACO ont été de 1 milliard 819 millions de tm en 1997 et ont représenté 1,9% du total mondial des captures d�origine marine (Tableau 1) Il est intéressant d�observer qu�il s�agit d�une valeur qui se trouve dans le rang de celles enregistrées pendant la période 1989-1997. Pendant la période considérée, le volume des captures a varié entre un niveau minimum de 1 milliard571 millions de tm en 1992 et un niveau maximum de 1 milliard 819 millions de tm en 1997. Les captures effectuées par les Etats-Unis ont une participation importante dans le total des captures de la région. Cependant, le taux de croissance absolu et de la participation relative du reste des pays a connu une augmentation régulière jusqu�à atteindre 51,1% du total en 1997.
4. Indépendamment des possibilités naturelles, l�aquaculture a eu une participation relative dans l�offre régionale de produits de la pêche. La production s�est maintenue, selon les registres disponibles, à des niveaux de 500 000 tonnes par an. Malgré sa situation actuelle, l�aquaculture constitue, dans certains pays, l�une des possibilités les plus réalisables d�augmentation de l�offre de poisson dans la région.
B. Utilisation
5. La classification primaire de l�utilisation du poisson en consommation humaine directe et indirecte montre que, d�un total régional, l�approvisionnement total de poisson pour la population a augmenté de 86 % entre les périodes 1971-73/1991-93. L�approvisionnement net par habitant a augmenté, pendant cette période, de 19%, ce qui représente une proportion minime de la croissance enregistrée par la production halieutique qui fut de 109% pendant la période étudiée. Si on exclut de ces comparaisons les valeurs de capture et d�utilisation correspondant aux Etats-Unis, on observe que l�augmentation des captures destinées à la consommation humaine indirecte par les pays en développement a été de 95,7% pendant la période étudiée, ce qui représente 12,7% des captures en 1971-73 et 11,5% en 1991/93 (Tableau N�.4). Pendant la période 1994-96, cette participation a atteint 13,9%.
C. Importations
6. La part des importations dans l�approvisionnement total en poisson (en poids vivant) dans la région de la COPACO a été de 47 % entre 1971 et 1973 et a chuté à 34 % entre 1991 et 1993. Si l�on exclut de ces calculs les Etats-Unis, net importateur de poisson, les chiffres baissent à 23 et 18% respectivement pour les mêmes périodes. Entre 1994 et 1996, elles sont passées à 26%. Les Etats-Unis, le Brésil, la Colombie, Cuba et le Mexique concentrent 93 % des importations des pays de la COPACO en poids vivant.
7. La valeur des importations des pays de la région a connu une augmentation régulière (Tableau 5) et a atteint 8 milliards 252 millions de dollars en 1997. Les importations de poissons, frais, réfrigérés et surgelés représentent 34,5 % de la valeur totale des importations et celles de crustacés et de mollusques surgelés, 44,8%5. Ces deux dernières conservent une position dominante stable dans le total des importations de la région. L�importance de ces produits n�a pas subi de variation depuis 1984. Cependant, afin d�obtenir une image appropriée de ce qui se passe dans le reste des pays en matière d�importations, il convient d�exclure les Etats-Unis qui représentent 89% de la valeur totale des importations.
- La composition des produits importés varie également de façon considérable si on exclut les importations des Etats-Unis. On observe, à cet égard, que le poids relatif des importations de poisson frais et réfrigéré et surgelé se maintient (35,2%), que l�importance des importations de crustacés et de mollusques surgelés chute considérablement (de 48,8% à 7,9%) et que la proportion des importations de poisson sec, salé et fumé augmente singulièrement (de 5,1% à 29,6%), ainsi que celle des conserves de poisson (voir Tableaux N� 6 et 7). Le poisson sec salé est importé principalement par Haïti, la Jamaïque et la Rép. dominicaine dans les Grandes Antilles, les pays des Petites Antilles et le Brésil dont les importations régionales de ce produit sont de 30%. D�autre part, les produits frais, réfrigérés ou surgelés ont augmenté rapidement depuis 1986. Les poissons ont connu une augmentation plus modérée que l�importation de crustacés et de mollusques. Dans la plupart des pays qui importent des quantités importantes de produits surgelés, il existe dans de nombreux cas des exigences de la part de l�industrie du tourisme qui constitue une demande importante de produits de la pêche. En général, on observe un rythme de croissance modéré des importations ces dernières années.
D. Exportations
9. Les exportations calculées en termes de poids vivant ont augmenté de 315 % dans la région de la COPACO entre 1971-73 et 1991-93. Entre 1994-97, la part des exportations des pays de la région dans la production (mesurée en poids vivant) a été de 19 %. Si l�on exclut les Etats-Unis, la proportion est de 16 %.
10.Les exportations des pays de la COPACO tendent à augmenter avec quelques variations entre 1994 et 1997 (Tableau N� 5). En 1997, elles ont atteint 5,4 milliards de dollars. Les poissons refroidis et surgelés représentent 45 % du total tandis que les mollusques et les crustacés surgelés représentent 40,2 %. Les conserves suivent loin derrière dans l�ordre d�importance. Si l�on exclut les Etats-Unis, les exportations du reste des pays de la région arrivent à 2 millirds 178 millions de dollars en 1995 (41 % du total). Dans son ensemble, le taux de croissance des exportations de ces pays a été marqué ces 10 dernières années. On notera que les Etats-Unis représentent un pôle d�attraction très important pour les exportations des pays de la COPACO.
11.En ce qui concerne le commerce du poisson et des produits de la pêche, la région offre une grande variété de situations des pays déficitaires et des pays excédentaires. Si l�on considère les groupes qui ont été formés afin de faciliter l�analyse, on observe clairement qu�un groupe considérable de pays inclus dans les Grandes et les Petites Antilles ainsi que le Brésil, ont une balance commerciale déficitaire, résultant dans chaque cas de l�existence d�habitudes de consommation profondément enracinées, de structures de prix relatifs déterminées et de la pénurie ou de l�abondance relative de ressources halieutiques. Les pays présentant un solde commercial favorable exportent principalement des espèces et des produits de grande valeur marchande comme la crevette, la langouste et le thon.
E. Consommation
12. Dans le tableau No. 3, on peut observer l�augmentation de l�approvisionnement total de poisson à des fins alimentaires entre 1971-73 et 1991-95. Celui-ci est passé de 5015,2 tm à 8327,2 tm. Cela représente également une augmentation nette de l�approvisionnement par habitant, passant de 11,4 kg à 13,6 kg, soit une augmentation de 19 %. Si l�on exclut les Etats-Unis, l�approvisionnement par habitant a augmenté de 19,7 %, passant de 6,6 kg à 7,9 kg (Tableau N� 4). À court terme, si on compare à nouveau les périodes 1991-93 et 1994-96, on observe que la croissance de l�approvisionnement total net de poisson par habitant se poursuit et atteint 14 kg pour la région de la COPACO. Il s�agit d�une valeur très proche de la moyenne mondiale qui cache certainement de grandes différences dans la consommation tant entre pays qu�entre zones rurales et urbaines. Il est intéressant de souligner que pendant cette période, l�offre totale de poisson a reçu la contribution d�une augmentation considérable des importations (en volume), puisque les exportations (en volume) ont baissé à l�échelon régional malgré leur augmentation dans le groupe formé par le reste des pays (Etats-Unis exclus). Il est également intéressant de remarquer que si l�on exclut ce pays, la consommation par habitant du reste des pays groupés a augmenté de façon plus que proportionnelle par rapport au total régional. On remarquera qu�il n�existe aucun pays dans la région qui n�ait pas connu une augmentation nette de l�approvisionnement, c�est à dire, dans chaque cas, plus vite que la croissance de la population.
F. Commentaire sur certains aspects de la demande de poisson
13. L�analyse régionale de la demande de poisson doit être considérée seulement comme un indicateur global qui résume quelques phénomènes communs à l�ensemble des pays. Cependant, afin d�effectuer une analyse plus fine de la situation, il est nécessaire d�étudier de plus près les aspects nationaux et/ou sous-régionaux de la demande. C�est pourquoi cette analyse doit inclure la considération relative aux caractéristiques de la demande de poisson et produits de la pêche dans les états insulaires et les pays continentaux de la COPACO en ce qui concerne les différences d�habitudes de consommation, ses caractéristiques et le potentiel de la ressource halieutique. Il faut également tenir compte de l�impact social que la disponibilité de poisson exerce sur les communautés côtières locales et les grands groupes de populations pour qui cet aliment constitue la seule protéine animale accessible.
14. Les pays des Grandes et des Petites Antilles se caractérisent par une consommation de poisson par habitant bien supérieure à la moyenne mondiale, une faible limitation de la disponibilité des ressources halieutiques et un taux élevé d�importations de ce produit. Les pays continentaux présentent en général (sauf Guyana) une consommation par habitant en dessous de la moyenne mondiale, un taux élevé d�exportations, particulièrement d�espèces de grande valeur marchande, et un accès difficile au produit sur le marché intérieur (prix élevés, distribution et commercialisation défaillantes). Les habitants et les communautés côtières dépendent de façon extraordinaire du poisson comme aliment et de la pêche comme source de revenus.
15. La demande de poisson des pays de la région se caractérise par la consolidation de nouveaux phénomènes en matière de commerce. Actuellement, les pôles de demande de poisson les plus dynamiques sont les exportations, particulièrement vers le marché américain et l�industrie du tourisme que l�on peut considérer comme une exportation indirecte. Le marché intérieur est resté, dans de nombreux pays, sujet à l�utilisation d�espèces non exportables et à l�importation de produits demandés par le consommateur comme le poisson sec salé. En ce qui concerne le marché intérieur, il serait utile d�étudier les caractéristiques du processus de substitution du poisson par d�autres aliments qui présentent des avantages tant sur le plan économique que de la disponibilité pour le consommateur, particulièrement dans les pays traditionnellement consommateurs de poisson.
16. Il faut également tenir compte du fait que tout éventuel effet originant un revenu susceptible d�influencer de façon positive la demande du marché intérieur s�oppose à une tendance à la hausse des prix internationaux des produits. C'est pourquoi on peut penser qu�à long terme, un nombre croissant d�espèces actuellement considérées comme non exportables pourraient le devenir. Ceci exercera une pression supplémentaire sur la disponibilité et le niveau des prix des volumes de poisson consommés localement.
17. On pourrait répondre , avec une certaine logique, que les protéines de poisson exportées à bon prix se transformeront ou pourraient se transformer par la suite en une plus grande quantité d�importations de protéines dont le prix serait plus bas. Malheureusement, en l�absence de politiques spécifiques en la matière, la logique de cette affirmation fait long feu à court terme compte tenu du fait que dans une économie de marché, la distribution des ressources suit des critères de rentabilité économique et il est peu probable, dans ce contexte, que se produise un remplacement automatique aussi intéressant d�aliments protéiques.
G. Questions importantes pour le développement durable du secteur
18. Comme on l�a vu précédemment, le secteur halieutique a joué un rôle positif dans l�approvisionnement alimentaire des pays de la région. D�autre part, il s�agit d�une activité possédant de fortes racines sociales et culturelles qui occupe une place importante dans l�économie et la société. C�est pourquoi toute analyse visant à déterminer comment l�offre peut arriver à couvrir la demande possible en l�an 2010 ne doit pas seulement faire référence à la pêche mais aussi aux aspects liés, entre autres, à la politique économique, de gestion de la pêche, d�éducation, technologique et scientifique.
19 En principe, à la lumière de la disponibilité limitée de ressources halieutiques commercialement exploitables, on peut affirmer que des augmentations éventuelles de l�offre pourraient venir de:
- meilleurs rendements résultant d�une meilleure gestion halieutique des ressources pleinement exploitées ou surexploitées ;
- l�utilisation de ressources peu ou pas exploitées sur des bases économiquement réalisables ;
- la réduction des éliminations d�office, applicable particulièrement dans les pêches de grande valeur marchande ;
- la meilleure utilisation des captures moyennant l�amélioration des méthodes de manipulation et de conservation à bord ;
- l�apport plus important de valeur ajoutée aux processus industriels et artisanaux.
- l�augmentation considérable de la production de l�aquaculture.
20. Les sujets proposés ne pourront en aucun cas être abordés sans tenir compte des aspects économiques et sociaux qui soutiennent leur développement. L�objectif de maintenir ou d�accroître le rôle du poisson dans l�alimentation des habitants de la région exigera l�application de politiques macro-économiques et sectorielles appropriées, dont:
- l�adoption de modalités originales d�organisation de la part des pêcheurs artisanaux ;
- des innovations institutionnelles dans le domaine de la gestion de la pêche qui comprennent une recherche efficace, un contrôle et une surveillance efficaces et l�intégration de la pêche à la gestion côtière ;
- la mise en place de systèmes de commercialisation et de distribution qui, liés aux systèmes des gestion, rendent accessibles le poisson aux consommateurs en termes physiques et économiques ;
- des technologies de pêche économiquement réalisables qui permettent d�optimiser les rendements et de préserver la ressource et son environnement ;
- une législation et des régulations applicables sur le plan technique appropriée d�application et une force légale suffisante.
- la mise en place de systèmes et de processus efficaces de gestion de la pêche qui comprennent les ressources halieutiques partagées et de haute mer.
Tableau No.1. Participation des pays de la COPACO aux captures mondiales 1989-1997
Année
Capture
Captures
Participation
Captures des
COPACO
Participation
Mondiale
COPACO
USA/COPACO
Sans USA
(a)
(b)
b/a*100
(C)
(b-c)
c/b*100
1989
86818
1730
2.0
973
757
43.8
1990
83255
1685
2.0
874
811
48.1
1991
84396
1723
2.0
891
832
48.3
1992
85263
1571
1.8
749
822
52.3
1993
86468
1791
2.1
942
849
47.4
1994
91398
2157
2.4
1239
918
42.6
1995
91557
1757
1.9
857
900
51.2
1996
93177
1709
1.8
794
915
53.5
1997
93329
1825
2.0
889
936
51.3
Source: Élaboré à partir des données de l�Annuaire Statistique des pêches de la FAO (Captures) Vol. 84 - 1999
Tableau No. 2. Captures selon l�origine. Pays de la région de la COPACO (mt) Années sélectionnées
Eaux continentales
Atlantique centre- ouest
Autres zones maritimes
TOTAUX
88
93
97
88
93
97
88
93
97
88
93
97
Amérique du nord
209296
165555
151900
1372000
1262942
1210150
5365736
5197651
5137024
6947032
6626148
6499074
USA
60217
54377
38348
1107738
942118
889321
4431143
4526721
4082385
5599098
5523216
5010054
Mexique
149079
111178
113552
264262
320824
320829
934593
670930
1054639
1347934
1102932
1489020
Amérique centrale
975
5755
9812
9868
11092
12815
151385
200605
201116
162228
217452
223743
Belize
1
1
0
1497
1526
1223
1498
1527
1223
Costa Rica
300
865
3500
310
199
307
16060
14515
22806
16670
15579
26613
Guatemala
473
4228
5121
82
92
285
2250
3262
1490
2805
7582
6896
Honduras
50
86
100
6529
4274
3000
10527
18983
10410
17106
23343
13510
Nicaragua
114
547
1000
1450
5001
8000
3090
2621
4000
4654
8169
13000
Panama
37
28
91
0
0
0
119458
161224
162410
119495
161252
162501
Grandes Antilles
2172
4438
3340
102856
68344
87100
137449
33012
17219
242477
105794
107659
Cuba
340
933
1172
77079
41546
58110
137449
33012
17219
214868
75491
76501
Haïti
300
600
500
5200
5000
5130.0
5500
5600
5630
Jamaïque
332
650
600
7531
9485
7758
7863
10135
8358
Porto Rico
0
0
0
1611
1552
2634
1611
1552
2634
Rép. Dominicaine
1200
2255
1068
11435
10761
13468
12635
13016
14536
Petites Antilles et autres
21
0
1
47544
50351
54770
51734
51157
55056
Antigua et Barbuda
0
0
0
1500
580
500
1500
580
500
Anguilla
0
0
0
397
330
360
397
330
360
Antilles Néerlandaises
0
0
0
1210
1205
1100
1210
1205
1100
Aruba
0
0
0
550
250
205
550
250
205
Bahamas
0
0
0
7200
10073
10439
7200
10073
10439
Barbade
0
0
0
9097
2852
2764
9097
2852
2764
Bermudes
0
0
0
773
393
457
773
393
457
Dominique
0
0
0
500
794
850
500
794
850
Grenade
0
0
0
2001
2105
1408
2001
2105
1408
Guadeloupe
21
0
0
8170
8600
10500
8191
8600
10500
Îles Caïman
0
0
0
112
125
115
274
320
200
386
445
315
Îles Vierges (USA)
0
0
0
686
890
930
686
890
930
îles Vierges (R.U.)
0
0
0
1284
757
950
1284
757
950
Martinique
0
0
0
3000
5840
5000
3000
5843
5000
Monserrat
0
0
0
58
160
46
58
160
46
Saint Cristophe et Nièves
0
0
0
800
250
161
800
250
161
Sainte-Lucie
0
0
0
782
1195
1311
782
1195
1311
S. Vicent-et-les Gre.
0
0
1
752
1461
1324
3895
483
85
4647
1944
1410
Trinité-et-Tobago
0
0
0
7587
11033
15000
7587
11033
15000
Turques et Caïques
0
0
0
1085
1458
1350
1085
1458
1350
Amérique du sud
270887
246766
288771
259094
385511
454732
702311
663590
734088
1232292
1295867
1477591
Brésil *
190566
186990
210000
623997
530100
540000
814563
717090
750000
Colombie
48685.0
30538
20609
10564
9881
7838
27364
83381
127070
86613
123800
155517
Guyana
800
800
625
35680
43323
56584
36480
44123
57209
Guyane Française
0
0
0
5477
6931
7702
5477
6931
7702
Suriname
126
187
150
3558
9313
12850
3684
9500
13000
Venezuela
30710
28251
57387
203815
316063
369758
50950
50109
67018
285475
394423
494163
TOTAL GENERAL
483351
422514
453824
1791362
1778240
1819567
6361050
6095664
6089732
8635763
8296418
8363123
0= plus de zéro mais inférieur à la moitié de l�unité employée.
Source: Élaboré à partir des données de l�Annuaire Statistique des pêches de la FAO (Captures) Vol. 84 - 1999
Tableau No. 3 - Formation de réserves de poisson totales et par personne dans la région de la COPACO (en milliers de tm)
Périodes
Production
Moins la farine et autres utilisations non-alimentaires
Plus les importations
Moins les exportations
Réserve totale de poisson pour l�alimentation
Population (en
Millions)
Réserve par habitant
Moyenne 1971/73
4380,9
1228,2
2364,6
442,1
5015,2
438,2
11,4
Moyenne 1991/93
9156,9
1463,3
2862,5
1836,0
8327,2
610,1
13,6
+ 109 %
+ 19 %
+ 21 %
+ 315 %
+ 86 %
+ 39,2 %
+ 19 %
Moyenne
1994/96
8931,5
1494,3
3157,2
1709,7
8900,1
638,0
14,0
Variation par rapport à 1991/93
- 2,5 %
+ 2,1 %
+ 10,3 %
- 7,0 %
+6,9 %
+4,6 %
+ 2,9 %
Source : Élaboré à partir des données de l�Annuaire de la FAO Statistiques des pêches (Produits) - Vol. 87- 1997 et doc.
WECAFC/75/8 de septembre 1975 "Croissance et développement du secteur de la pêche dans l�Atlantique centre-ouest.
Tableau No. 4 - Formation de réserves de poisson totales et par personne dans la région de la COPACO (en milliers de tm)
(Les chiffres correspondant aux USA ne sont pas compris)
Périodes
Production
Moins la farine et autres utilisation non-alimentaires
Plus importations
Moins exportations
Réserve totale de poisson pour l�alimentation
Population (en
millions)
Réserve par habitant
Moyenne 1971/73
1667,9
212,6
347,6
236,1
1506,8
229,3
6,6
Moyenne 1991/93
3484,9
416,1
504,1
385,8
2780,9
350,7
7,9
+ 108,9 %
+ 95,7 %
+ 45 %
+ 63,4 %
+ 84,5 %
+ 52,9 %
+ 19,7 %
Moyenne
1994/96
3278,5
454,6
813,0
520,1
3116,8
371,0
8,4
Variation par rapport à 1991/93
- 6 %
+ 9,2
+ 61 %
+ 34,8 %
+ 12 %
+5,8 %
+ 6,3 %
Source :Élaboré à partir des données de l�Annuaire de la FAO Statistiques des pêches (Produits) - Vol. 81- 1995 et doc.
WECAFC/75/8 de septembre 1975 "Croissance et développement du secteur de la pêche dans l�Atlantique centre-ouest.
Tableau No. 5 - Pays de l�Atlantique centre-ouest -
Poisson et produits de la pêche - Consommation apparente
Moyenne 1994-96 (tm en poids vivant)
Produc-
Utilis.Non
Import.
Export.
Réser.
Population
Réser. P/
tion
Alim.
Aliment.
(milliards)
Personne
Amérique du nord
6979940
1284986
2383357
1374825
6711169
358132
18.7
USA
5652974
1039741
2344218
1189658
5775460
266990
21.6
Mexique
1326966
245245
39139
185167
935709
91142
10.3
Amérique Centrale
245922
114256
47133
87599
93719
26455
3.5
Belize
2131.0
0
393
1130
1408
213
6.6
Costa Rica
25568
2
26704
30505
21782
3553
6.1
Guatemala
11535
0
4081
5763
9899
9978
1
Honduras
26210
1
3324
18501
13372
5654
2.4
Nicaragua
14617
2
2347
11645
5318
4426
1.2
Panama
165861
114251
10284
20055
41940
2631
15.9
Grandes Antilles
139184
207
136632
16905
258821
28820
9.0
Cuba
96868
183
44501.0
14014
127275
10963
11.6
Haïti
5567
0
13884
105
19346
7561
2.6
Jamaïque
14340
24
35696
1536
48479
2473
19.6
Rép. Dominicaine
22409
0
42551
1250
63721
7823
8.2
Petites Antill. Et autres
48220
44
49200
13719
83695
3473
24.1
Antigua et Barbuda
523
0
1288
120
1692
66.0
25.8
Antilles Néerlandaises
1040
0
2632
143.0
3528
205
17.2
Aruba
170
0
468
3
635
82.0
7.8
Bahamas
9718
15
3279
6643
6338
280
22.6
Barbade
3051
1
4577
268.0
7388
264
27.9
Bermudes
425
0
2049
0
2473
62
39.9
Dominique
856
0
1195
-
2051
71.0
28.9
Grenade
1566.0
18
1038
359.0
2227
92.0
24.2
Guadeloupe
9319
1
10443
18
19743
424
46.5
îles Caïman
645
0
801
354
1091
32
34.1
îles Vierges (USA)
îles Vierges (R.U.)
Martinique
4869
2
12927
47.0
17747
379
46.9
Monserrat
Saint Christophe et Nièves
Sainte-Lucie
1201.0
0
1511
9
2703
144
18.8
S. Vincent-et-les Gre.
1379
0
603
361
1628
110
14.8
Trinité-et-Tobago
13458
7
6389
5394
14451
1262
11.4
Amérique du sud
1518266
94822
540901
216699
1752781
221114
7.9
Brésil
825103
80018
425282
45421
1124947
159339
7.1
Colombie
147482
1501
96844
99378
148436
38545
3.8
Guyana
45399
0
833
5987
40244
830
48.5
Guyane Française
7762.0
0
2406.0
5010
5298
147
36.1
Suriname
13539
0
971
2745
11765
409
28.8
Venezuela
478981
13303
14565
58158.0
422091
21844
19.3
TOTAL GÉNÉRAL
8931532
1494315
3157223
1709747
8900185
637994
14.0
0= plus de zéro mais inférieurà la moitié de l�unité employée.
�= il n�a pas été possible d�obtenir des données
Source: FAO Statistiques des pêches (Produits) Vol. 84 -1997
Tableau No. 6 - Importations et exportations des pays de la COPACO 1994-97 (en milliers de dollars)
Importations
Exportations
94
95
96
97
94
95
96
97
Amérique du nord
7202058
7231260
7162131
8252436
3710457
4091337
3886838
3675444
Etats-Unis
7043431
7141428
7080411
8138840
3229585
3383589
3147858
2850311
Mexique
158627
89832
81720
113596
480872
707748
738980
825133
Amérique centrale
49712
50210
54324
79462
396277
421526
512796
579517
Belize
707
966
740
789
13253
15760
12427
17933
Costa Rica
23985
22022
27485
47811
104864
126131
215852
251370
Guatemala
7954
8771
3866
6212
31365
23253
27518
16213
Honduras
4590
5630
6153
9313
87421f
50828f
63289
50350
Nicaragua
1319
1930
1805
2278
53081
80786
78305
81246
Panama
11157
10891
14275
13059
106293
124768
115405
162405
Grandes Antilles
79454
102426
113402
96636
107683
146152
160822
125345
Cuba
18672
27317
21951
16692
103359
126717
130334
97643
Haïti
3350f
4213f
4099f
6709f
2094f
4724f
4169f
11064f
Jamaïque
28597
32275
50729
26346f
1592
12322f
25706
14835f
Rép. Dominicaine
28835f
38621f
36623f
46889f
638f
2389
613f
1803f
Petites Antilles et autres
109367
126905
100300
55779
93223
91707
89713
87823
Antigua et Barbuda
1940f
1828f
1851f
2105f
420f
661f
647f
890f
Antilles Néerlandaises
7672
10561
4106f
5668f
148
144
1077f
833f
Aruba
1929f
1972f
1211f
2014f
20f
...
...
599f
Bahamas
6433
7662
7510f
2982f
60951
57360
55760
60660
Barbade
6891
8144
7633
9505
349
871
637
1536
Bermudes
9250f
7061f
5677f
7180f
-
-
-
-
Dominique
1357
3047
1676
1500f
...
...
6f
4f
Grenade
1302f
1794
2214
1220f
1260f
3739
3097
1942f
Guadeloupe
25182
30393
24232f
3110f
230
266
187f
-
Îles Caïman
3147
2538f
1135f
463f
13730f
10821f
10943f
6769f
Martinique
34196
38658
28315f
8011f
161
168
192f
-
Saint Christophe et Nièves
328f
2176f
2170
2305
197f
153
119
69
Sainte-Lucie
3977
4347
4923
2160f
-
-
-
8f
S. Vincent-et-les Gre.
569
960
1067
1034
654f
1097f
897f
664
Trinité-et-Tobago
5124
5555
6343
6467
8813
10009
11812
10183
Turques et Caïques
70f
209f
237f
55f
6290f
6418f
4339f
3666f
Amérique du sud
378231
553534
621557
622942
593284
551858
490185
535700
Brésil
261453
397574
481552
483598
178548
160133
133876
126477
Colombie
95962
118656
113986
110782
259259
249322
203413
217843
Guyana
633f
168f
2099f
350f
16685
21880f
19531
28290f
Guyane Française
4502
5136
5441f
2988f
36255
40495
41360
35909
Suriname
765f
641f
1058f
1548f
3470f
3407f
7914f
12661f
Venezuela
14916
31359
17421
23676
99067
76621
84091
114520
TOTAL
GÉNÉRAL7818822
8064335
8051714
9107255
4900924
5302580
5140354
5003829
S : Estimation de la FAO à partir des sources d�information disponibles; � : données non disponibles séparemment mais incluses dans une autre partie statistique ; - : mentionné dans la source originale comme ��rien�� ou ��quantité insignifiante�� sans d�autres indications sur son ampleur. Source : FAO �Statistiques des pêches (Produits). Vol 85. 1997
1 La mondialisation, entendue comme l�étape actuelle de l�économie mondiale qui se caratérise par les étroites interrelations qui se sont établies entre les pays grâce au développement atteint par les transports, les communications et le traitement et la transmission automatisée de l�information. Il s�agit d�un processus essentiellement, mais non exclusivement, technique et économique, qui s�accompagne de tendances liées aux domaines les plus variés de l�activité humaine. 2 Le Conseil de la FAO, organe directeur de cette institution formé par ses pays membres, a défini lors de sa 94ème session, le développement durable comme "la gestion et la conservation de la base des ressources naturelles et l�orientation du changement technologique et institutionnel afin d�assurer l�accès et la satisfaction permanente des besoins humains pour les générations présentes et futures. Un tel développement durable doit assurer la conservation des ressources génétiques de la terre, de l�eau, des plantes et des animaux, ne doit pas nuire à l�environnement et doit être techniquement approprié, économiquement possible et socialement acceptable." 3 Une analyse détaillée des principales ressources, leur importance économique, leur distribution partagée, leur justification pour la gestion régionale ou sous-régionale et leur degré d�exploitation est rpésenté dans le rapport de la septième réunion du groupe de travail sur l�évaluation des ressources halieutiques marines (Belize, 2-5 décembre 1997). Le tableau 1 de ce rapport est reproduit dans l�Annexe A. La coopération entre les pays pertinents en vue d�une gestion appropriée des ressources constitue la responsabilité la plus concrète, prioritaire et obligée à considérer dans le cadre d�un processus de développement durable du secteur de la pêche dans la région. 4 Le terme "pays" tel qu�il est employé dans ce document comprend également les territoires et provinces. Son emploi ne correspond aucunement à l�expression d�une opinion particulière de la part de la FAO en matière de situation juridique ou constitutionnelle de n�importe quel pays, territoire, frontières ou limites. 5 Document Importancia Social y Económica de las pesquerías de naturaleza regional o subregional en la región de la COPACO. Deuxième session du Groupe de travail en économie et planification des pêches. (décembre 1997)