Septembre 1999 WECAFC/IX/99/2F

FAO



Commission des pêches pour l'Atlantique Centre-Ouest
Neuvième session
COPACO - Comité des pêches des petites Antilles
Sixième session
Castries, Sainte-Lucie, 27-30 Septembre 1999
SITUATION DES RESSOURCES ET DES PÊCHES DE LA RÉGION DE LA COPACO


RÉSUMÉ

Ce rapport étudie les tendances en ce qui concerne les prises des principaux groupes de ressources et ressources dans la région de la COPACO et fait le point sur leur évolution probable. Il conclut que la situation de plusieurs des ressources qui revêtent la plus grande importance pour les pêches de la région est inconnue mais que beaucoup sont probablement pleinement exploitées ou surexploitées. Afin d�assurer une continuité dans l�obtention des bénéfices sociaux et économiques potentiels provenant de ces précieuses ressources et perennité, il est primordial que les pêches soient gérées et contrôlées correctement. Comme la plupart des ressources importantes sont communes à plusieurs pays et que tous les états de la zone côtière de la région se partagent probablement quelques stocks, tels que certains grands poissons pélagiques et requins, la coopération relative à la recherche et la gestion entre les différents états qui ont accès à ces ressources est essentielle. La COPACO, en tant qu�organisation des pêches desservant toute la région, est en mesure de jouer un rôle important dans la promotion et la coordination d�une telle coopération.



INTRODUCTION

1. Le but de ce rapport est de fournir une vue d�ensemble de la situation de certaines ressources halieutiques clé ainsi que des pêches dans la région de la COPACO afin d�aider celle-ci dans l�étude des rôles et des responsabilités qu�elle peut être appelée à assumer dans l�avenir. Étant donné qu�il serait impossible, dans ce rapport, de passer en revue toutes les ressources de l�Atlantique centre-ouest, celui-ci se limite à présenter quelques exemples des principaux types de ressources existant dans la région ainsi que l�indiquent les prises annuelles, à faire le point sur les connaissances actuelles de leur situation et à analyser différentes optiques quant à leur gestion. Dans l�étude de la gestion, ce rapport met également l�accent sur les ressources pour lesquelles une coopération internationale est nécessaire sur le plan de la recherche, du contrôle ou de la gestion afin d�assurer une utilisation optimale et durable.

2. Sauf indication contraire, tous les chiffres relatifs aux prises apparaissent en tonnes par mètre.

Tableau 1

3. La région où s�exerce la juridiction de la Commission des Pêches pour l�Atlantique centre-ouest s�étend du Cap Hatteras en Caroline du nord, États-Unis (35oN) juste jusqu�au sud de Récife au Brésil (10oS). Cette région représente approximativement 15 millions de km2 dont 1,9 million de km2 environ est une zone de plateformes (Stevenson 1981). Les subdivisions les plus importantes dans la région sont la côte sud-est des États-Unis, le golfe du Mexique, la mer des Antilles et la côte nord-est de l�Amérique du Sud (Figure 1). Les subdivisions insulaires les plus importantes dans la région de la COPACO sont les Bahamas ainsi que les bancs et îles adjacents, qui représentent plus de la moitié des îles et des bancs de la zone de plateformes, les Grandes Antilles (Cuba, Porto Rico, les îles Vierges et la République dominicaine) et les Petites Antilles (Stevenson1981).

4. La région de l�Atlantique centre-ouest se caractérise par un flux de courants anticyclones (par exemple comme le sens des aiguilles d�une montre). Le courant sud-équatorien prend la direction ouest juste au nord de l�équateur et se divise en deux courants : le courant de Guyane qui circule en direction du nord vers les Caraïbes et le courant du Brésil qui se déplace vers le sud (Stevenson 1981). Les eaux équatoriales de l�Atlantique circulent vers le nord à travers les Antilles orientales, principalement entre la Barbade et Tobago où se forme le "noyau" du courant antillais qui circule vers l�ouest à approximativement 200 km au nord de l�Amérique du Sud (Appeldoorn et coll. 1987). On observe également le courant nord-équatorien qui circule du nord au nord-ouest à travers les Antilles, pénétrant la région approximativement dans la zone du 14 au 150N (Appeldoorn et coll. 1987). L�eau qui pénètre les Caraïbes circule alors à travers le Détroit du Yucatán, comme le courant antillais et abandonne le golfe du Mexique par le Détroit de Floride où il forme le Gulf Stream qui circule vers le nord le long de la côte est des États Unis (Stevenson 1981). Cependant, la région se caractérise également par une variabilité considérable, avec des contre-courants, des méandres et des tourbillons (Stevenson 1981) et Appeldoorn et ses collaborateurs (1987) ont qualifié le courant qui traverse les Antilles de "complexe et variable". Les ressources marines de la région sont également soumises à l�influence de l�écoulement des principaux fleuves : le Mississippi, l�Orénoque et l�Amazone.

5. Les ressources halieutiques de la région de la COPACO sont extrêmement variées. Cervigón et coll. (1993) ont indiqué qu�environ 680 espèces de poissons riches en arêtes qui présentent de l�intérêt pour les pêches et environ 49 espèces de requins sont présents dans les eaux de la côte Atlantique nord de l�Amérique du Sud, de la frontière entre la Guyane française et le Brésil jusqu�en Colombie. Le nombre d�espèces est encore plus élevé si l�on inclut les invertébrés exploités par les pêches et les espèces existant dans le golfe du Mexique et les îles formant les Antilles.

PROFIL DES CAPTURES

6. Les prises de la région ont atteint un total de plus de 1,8 tonne en 1997, c�est à supérieur à celui des deux années précédentes mais inférieur au maximum de presque 2,2 millions de tonnes atteint en 1994 (Tableau 2).

Tableau 2

7. L�effort de gestion efficace des pêches permettant ces prises varie fortement selon les différents états de la zone côtière de l�Atlantique centre-ouest. Cependant, même les agences de gestion des pêches les plus avancées dans la région rencontrent des problèmes pour faire face à la grande diversité d�espèces et on trouve peu de données sur la situation des principales ressources et encore moins sur les centaines d�espèces moins importantes. À titre de référence, le Service National des Pêches Marines des États Unis (NMFS) signale, dans le Rapport au Congrès de 1998, que des 61 stocks se trouvant dans la juridiction du Conseil de Gestion des Pêches du Golfe du Mexique (GMFMC), la situation de 49 (80 %) était inconnue tandis que des 179 stocks sous la juridiction du Conseil d�Aménagement des Pêches des Caraïbes (CFMC), la situation de 175 (98 %) était inconnue. Il est fort probable que les autres pays membres de la région de la COPACO ne soient pas en meilleure position en ce qui concerne l�information fiable sur la situation de leurs stocks et l�impact de la pêche sur ces derniers.

PETITES ESPÈCES PÉLAGIQUES

8. D�une manière générale, les petits poissons pélagiques représentent les prises les plus importantes en termes quantitatifs dans la région de la COPACO en 1997 (Tableau 2). Sept familles de poissons prédominent dans les prises de petits poissons pélagiques dans la région. Celles-ci sont : les Exocoetidae (exocets) ; les Clupeidae (harengs et sardines) ; les Engraulidae (anchois et anchois du Pérou) ; les Carangidae (carangues, chinchards et comètes) ; les Hemiramphidae (demi-becs) ; les Belonidae (orphies) et les Mugilidae (mulets). Le groupe de la CSISAPA le plus important en termes de prises reste le Groupe 35 Harengs, sardines, anchois. Le menhaden écailleux Brevortia patronus, présent de la Péninsule du Yucatán jusqu�à la Floride, prédomine dans ce groupe. Les prises des espèces ont subi une baisse depuis 1984 qui fut une année record. On observe également une pêche importante d�autres espèces de menhadens, le menhaden tyran B. tyrannus mais celle-ci s�est effondrée dans les années 1960 et les prises des années 1990 ont, en général, été de moins de 50 000 tonnes (Tableau 3).

Tableau 3

9. L�allache S. aurita est également une espèce importante de petit poisson pélagique dont les prises ont augmenté, passant de 59 000 t en 1990 à 145 000 t en 1997 (Tableau 4). Plus de 98% des prises réalisées en 1997 correspondent au Venezuela. Le Groupe 34 de la CSISAPA (carangues, mulets et balaous) et le Groupe 35 comprennent également d�autres petites espèces pélagiques telles que le mulet cabot Mugil cephalus, des mulets non identifiés et le chardin fil Opisthonema oglinum, dont les prises ont généralement été inférieures à 20 000 t ces dernières années (Tableau 4). Le groupe des carangues et des carangues crevalles non identifiées du genre Caranx a connu une augmentation significative de ses prises. Les prises de ce groupe, à mettre principalement sur le compte du Mexique et du Venezuela, ont approximativement doublé en valeur entre le début des années 1980 et 1997, pour atteindre plus de 12 000 t. L�exocet hirondelle Hirundichthys affinis fait l�objet d�importantes pêches dans quelques îles des Petites Antilles comme la Barbade, la Grenade et Tobago.

Tableau 4

Les prises de ces espèces ont atteint un niveau record, arrivant à presque 6000 t en 1988, mais elles varient habituellement entre 1000 et 2 500 t comme le montrent les prises réalisées tout au long des années 1990. La coryphène commune Coryphaena hippurus est une autre espèce d�importance pour les petits états insulaires et les états territoriaux tels que les États-Unis et le Mexique, entre autres. Dans la région, les prises de ces espèces ont doublé, passant de 2 014 t en 1984 à 4 297 t en 1997.

Situation et gestion des stocks

10. Actuellement, les menhadens écailleux et tyran ne sont pas considérés comme surexploités d�après les niveaux de leurs stocks (NMFS, 1997). En ce qui concerne les petites espèces pélagiques, le seul autre stock pour lequel on peut disposer d�estimations quantitatives fiables de la situation est celui de l�allache au Venezuela sur laquelle repose une pêche locale importante. Au moyen de techniques de VPA, Mendoza et coll. (1994) ont estimé que le stock était peu exploité à cette date. La présence de la shadine ronde dans la région de la COPACO et son inexistence virtuelle dans les régions insulaires océaniques ont été signalées par Cervigón et coll. (1993) qui indiquent également que le chardin fil est présent dans toute la région.

11. Par conséquent, la situation de la plupart des petites espèces pélagiques reste largement inconnue mais il ressort globalement que leur situation va de la sous-exploitation à la pleine exploitation (FAO, 1998). Sont inclus dans ce groupe les carangidés, avec 15 genres et 31 espèces présents dans la région. Ce sont des poissons pélagiques des côtes mais dans la plupart des cas avec des phases primaires démersales. Parmi les principaux types capturés lors des prises, on peut citer les Caranx, Decapturus et Selar, les deux derniers étant probablement les groupes d�espèces de petits poissons pélagiques les plus importants dans les Petites Antilles.

12. On considère généralement les petites espèces pélagiques comme des ressources nationales devant être gérées dans le cadre de plans nationaux. Cependant, dans certains pays riverains d�une plateforme commune, comme la Grenade et Saint-Vincent-et-les-Grenadines ou Saint Christophe-et-Nièves, Antigua-et-Barbuda et Montserrat, une gestion commune s�impose.

13. L�exception est l�exocet hirondelle dont trois stocks différents ont été identifiés au Brésil, au sud des Antilles néerlandaises et dans les Caraïbes orientales.1 Ce dernier groupe est à la base des pêches de plusieurs états décrits auparavant, et les états concernés par cette pêche doivent clairement travailler en coopération afin d�assurer une utilisation optimale et durable. La COPACO pourrait jouer un rôle particulièrement utile pour coordonner ces efforts de coopération.

LES POISSONS DE FOND

14. Le groupe Rascasses, bars et congres de la CSISAPA représente également une part importante en ce qui concerne les prises de la région (Figure 2). Ce groupe englobe une grande diversité d�espèces et peut se diviser en deux grandes catégories selon leur habitat commun : les espèces présentes dans des régions dont les fonds sont meubles (poissons de fond meuble) et celles qu�on retrouve généralement dans les zones de récifs (poissons de récif). Les espèces suivantes sont particulièrement importantes en termes de prises, et comme l�indique la base de données de la FAO : les mâchoirons (Ariidae) ; les mérous, les bars, etc. (Serranidae) surtout les mérous (Epinephelus spp.); les grondeurs, les diagrammes (Haemulidae) ; les vivaneaux, les vivaneaux job (Lutjanidae), surtout les vivaneaux (Lutjanus spp.) et le vivaneau queue jaune (Ocyurus chrysurus) ; les ombrines, les tambours (Sciaenidae) particulièrement les acoupas (Cynoscion spp) et le tambour rayé Micropogonias furnieri ; les blanches (Leiognathidae) ; et les crossies (Centropomidae) particulièrement le crossie blanc (Centropomus undecimalis). Les prises comprenant des membres de ce groupe ont totalisé 147 000 t en 1997, ce qui équivaut approximativement à la moyenne annuelle des prises du groupe pendant les années 1990.

Poissons de fond meuble

15. Outre des chiffres donnés ci-dessous, une importante source de mortalité parmi ces espèces est très probablement le fait d�être pêchées de façon accessoire lors d�opérations de pêche de crevettes. Une partie de ces prises accessoires seront enregistrées, mais une autre sera rejetée à la mer, et donc, ne fera l�objet d�aucun registre. Parmi les prises par erreur enregistrées, les mâchoirons non identifiés représentaient les prises les plus importantes en 1997 avec une augmentation très prononcée puisqu�on passe de moins de 5 000 t en 1988 à plus de 22 000 t en 1997. Les prises de ces espèces sont enregistrées dans la base de données de la FAO comme provenant de pays continentaux. Les acoupas non identifiés représentaient presque 15 000 t en 1997, avec une tendance à la hausse, du moins jusqu�en 1996 (Figure 5). Les acoupas pintade Cyniscion nebulosus ont contribué aux prises supplémentaires avec plus de 3 500 t ces dernières années. Le tambour rayé et le crossie blanc représentaient également une partie importante des prises de poissons provenant de fonds meubles. Les prises de ces deux espèces ont montré une très faible progression au fil du temps, le tambour rayé étant à l�origine de prises de plus de 6 000 t en 1997, avec une moyenne de 6 189 t durant les années 1990, alors que le crossie blanc représente des prises de 5 500 t en 1997, avec une moyenne de 4 990 t durant les années 1990 (Figure 5).

Tableau 5

Les poissons de récif

16. Parmi les prises des principaux poissons de récifs, les prises de mérous non identifiés ont augmenté considérablement à la fin des années 1970 et début des années 1980, passant de moins de 10 000 t à plus de 20 000 t, niveau qui s�est maintenu pendant les années 1990, avec une moyenne de 23 500 t depuis 1990 (Tableau 6). Les prises de mérous rouge Epinephelus mori ont chuté de presque 20 000 t dans les années 1970 à 198 t en 1997, tandis que celles de mérou rayé E.striatus (non mentionné) sont tombées de 491 t en 1985 à 84 t en 1997. Les prises de vivaneaux et de vivaneaux job non identifiés font apparaître une augmentation à long terme, en plus de deux niveaux record pendant les années 1990, tandis que les prises de vivaneau campèche Lutjanus campechanus sont restées relativement constantes, de même que celles du vivaneau gazou L. synagris.

Situation et gestion des stocks de poissons de fond

17. Parmi les espèces de poissons de fond, le NMFS (1998) a déterminé que quatre stocks du Golfe du Mexique, le vivaneau rouge Lutjanus campechanus, le mérou rayé Epinephelus striatus, le mérou géant Epinephelus itajara et le tambour rouge Sciaenops ocellatus comme faisant l�objet d�une surexploitation et que deux autres stocks du Golfe du Mexique, le vivaneau tiyeux Rhomboplites aurorubens et la badèche baillou Mycteroperca microlepis étaient à un niveau proche de la surexploitation. La sériole couronnée Seriola dumerili dans le Golfe du Mexique n�était pas considérée en état de surexploitation tandis que la situation des autres poissons de récifs se trouvant sous la juridiction du GMFMC restait inconnue. À l�intérieur de la région se trouvant sous la juridiction du CFMC, les stocks locaux de mérou rayé et de mérou géant sont considérés en surexploitation mais la situation du reste des stocks demeurant dans le fond est déclarée inconnue (NMFS, 1998).

Tableau 6

18. Des travaux récents ont été entrepris et sont actuellement en cours sur les stocks de poissons de fond de la plateforme Guyane-Brésil sous les auspices du Programme de gestion et d�évaluation des ressources halieutiques (CFRAMP) de la CARICOM et le groupe de travail spécial de la COPACO - FAO sur les pêches de crevettes et de poissons pélagiques dans la plateforme Guyane-Brésil. Les données sont rares et les résultats ne sont que préliminaires, mais l�utilisation de points de référence par spécimen semble montrer que les stocks examinés, pour la plupart demeurant dans des fonds meubles, sont surexploités. Les stocks qui ont été soumis à des analyses préliminaires comprennent quelques stocks locaux de tambour rayé Micropogonias furnieri, d�acoupa mongolare Cynoscion jamaicensis, de courbine tiyeux Nebris microps, et d�acoupa chasseur Macrodon ancylodon. Ces analyses sont en cours de révision finale.

19. En dehors de ces évaluations qui ont un fondement scientifique, il est généralement admis que les récifs situés près de la côte et les ressources en poissons de fond sont communément en pleine exploitation, voire en surexploitation (FAO, 1993 ; 1998).

20. Les poissons de fond meuble habitent dans les régions à fond plat, relativement tendre et sont généralement emmenés par les chalutiers, souvent par erreur durant des opérations de pêche à la crevette ou plus près de la côte par les pêcheurs artisanaux, là encore lors d�opérations destinées à la pêche à la crevette. Ce groupe est formé principalement par les tambours et les ombrines, tous deux appartenant aux Sciaenidae, tout comme les acoupas. La structure du stock de poissons de fond meuble est généralement inconnue mais les espèces sont souvent largement distribuées. À titre d�exemple, Cervignon et coll. (1993) signalent que l�acoupa pintade, l�acoupa mongolare, la courbine tiyeux et l�acoupa chasseur se retrouvent dans toutes les eaux de l�Atlantique, à partir des côtes du nord de l�Amérique du Sud, à une profondeur d�environ 60 m.

21. En ce qui concerne le poisson de récif, Appeldoorn et coll. (1987) ont effectué une analyse relativement approfondie de la structure des stocks de vivaneaux et de mérous dans les Petites Antilles et leurs conclusions sont probablement applicables aux autres sous-régions de la COPACO. Ils ont conclu que les vivaneaux et les mérous connaissent d�abord des étapes de vie planctonique probablement assez longues pour permettre une dispersion considérable. Cependant, ils ont suggéré qu�autour des îles des Petites Antilles, les courants pouvaient constituer un facteur de rétention locale. Ils ont aussi fait référence aux migrations d�adultes, probablement importantes, afin de former des ensembles de frai et à la tendance à s�éloigner des côtes à mesure que leur taille augmente. Ils ont également suggéré l�existence de stocks insulaires peu importants pour tous ces stocks de récifs, mais ils ont insisté sur le fait que les stocks chevauchent plusieurs pays dans les régions ayant en commun une même plateforme. On peut déduire de cette analyse, que les pays continentaux adjacents au même titre que les pays continentaux et insulaires ayant en commun une même plateforme possèdent probablement des stocks de poissons de fond communs, les mêmes poissons de récifs et de fonds meubles, et que, si ce n�est pas encore le cas, une coopération s�impose en matière de contrôle et de gestion afin d�assurer une exploitation rationnelle.

22. Ces espèces présentent un certain nombre de problèmes sur le plan de la gestion et plusieurs ont une croissance lente et une existence longue, ce qui les rend vulnérables à la surexploitation (Appeldoorn et coll. 1987). Cependant, la grande diversité des espèces dans les communautés demeurant au fond est encore plus significative, particulièrement dans un milieu de récifs (Stevenson 1981), ce à quoi viennent se greffer dans de nombreux pays de la COPACO, des problèmes d�identification des espèces lors des prises. Pour faire face à ces problèmes communs et compte tenu que les ressources de poissons de fond sont souvent partagées, il serait particulièrement intéressant de partager l�information relative à la recherche et aux modalités de gestion de telles espèces. La compatibilité des normes des pays riverains pourrait également faciliter l�application de solutions communes. Là encore, la contribution de la COPACO pourrait être d�une très grande utilité pour faciliter la coopération dans les domaines de la recherche et de la gestion entre les pays membres.

GRANDES ESPÈCES PÉLAGIQUES

23. Les prises du Groupe 36 Thons, bonites, makaires de la CSISAPA ont enregistré une augmentation discrète mais régulière avec le temps. Les prises réalisées durant les années 1990 ont été en moyenne de 85 000 t (contre 74 000 t en 1997), tandis qu�elles ont été de 78 000 t en moyenne durant les années 1980 et de 55 000 t en moyenne durant les années 1970. À des fins de gestion dans la région, ce groupe a été divisé en deux catégories, celle des espèces océaniques dont la distribution s�étend au-delà de la région de la COPACO et peut être trans-océanique, et celle des grandes espèces pélagiques côtières, dont la distribution est essentiellement limitée à la région de la COPACO.

24. Parmi les espèces océaniques, les prises les plus importantes sont, de loin, celles de l�albacore Thunnus albacares, avec 18 000 t en 1997, tandis les autres grandes espèces représentent environ le quart de cette espèce ou même moins (Tableau 7).

Tableau 7

25. Dans les prises de grandes espèces pélagiques côtières, quatre types de Scomberomorus prédominent tout au long de la période 1950 - 1997. Il s�agit du thazard serra S. cavalla et du thazard Atlantique S. maculatus, qui produisent des prises de plus de 11 000 t et de presque 10 000 t respectivement, du thazard tacheté du sud S. brasiliensis dont les prises ont atteint presque 5 500 t en 1997 et du thazard franc S. regalis dont les prises n�ont été que de 614 t. Les prises de thazard serra, thazard Atlantique et thazard tacheté du sud ont considérablement augmenté entre 1950 et 1997 Tableau 8).

Tableau 8

Situation et gestion des grandes espèces pélagiques

26. Certains pays membres de la région ont exprimé leur volonté d�étendre les pêches de grandes espèces pélagiques, aussi bien océaniques que côtières, et les pêches ont enregistré une progression considérable au cours de ces dernières années. Les stocks visés par ces pêches en expansion sont sous le mandat de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l�Atlantique (CICTA). Les estimations les plus récentes réalisées par la CICTA (CICTA, 1998) de la situation des principaux stocks existant dans la région de la COPACO indiquent que l�albacore, qui est considéré un stock de l�Atlantique, est en pleine exploitation, voire même en surexploitation.

27. La structure du stock de listao est mal connue, mais cette espèce est traitée dans le cadre de deux unités de gestion, une unité est et une unité ouest. La CICTA (1998) a déclaré que "la situation du listao est proche du niveau de surexploitation" La CICTA (1998) considère que le stock nord du germon, qui comprend une grande partie de la région de la COPACO, est pleinement exploité ou surexploité. La CICTA n�a pas fourni une estimation de la situation de la bonite à dos rayé.

28. Au sein de la CICTA fonctionne un groupe de travail sur les thonidés de l�Atlantique ouest (WATT) dans lequel pourraient être considérées les grandes espèces pélagiques côtières. Cependant, la participation des pays membres de la COPACO à la CICTA et au WATT étant généralement faible, peu d�intérêt est accordé aux espèces et stocks les plus importants pour les pays de la COPACO. Parmi les espèces côtières, on ne dispose d�aucune information sur la situation du thazard tacheté du sud et du thazard franc. Selon le NMFS (1998), un "groupe" de thazard serra du golfe du Mexique est en situation de surexploitation, contrairement au "groupe" de l�Atlantique. Ni le "groupe" de thazards du Golfe ni celui de l�Atlantique ne sont considérés en surexploitation.

29. Bon nombre des plus petits pays membres de la COPACO n�ont pas rejoint la CICTA, découragés par les frais que représentent la cotisation et la participation aux réunions (Mahon 1996). Cependant, les pays de la COPACO reconnaissent largement la nécessité de participer aux instances régionales concernées par les grandes espèces pélagiques, qu�elles soient océaniques ou côtières. Par exemple, lors d�un atelier de l�OECO/FAO à Sainte-Lucie en 1997, il a été recommandé notamment qu�une étude soit menée sur les bénéfices et les éventuelles conséquences qu�impliquerait la formulation d�un accord sur la gestion des pêches dans la sous-région de l�OECO, du renforcement de n�importe quelle instance régionale existante ou d�amener la région de l�OECO soit à participer, à coopérer ou à intégrer une organisation de gestion des pêches pertinente, telle que la CICTA... Certains états non membres de l�OECO ont manifesté leur intérêt en ce sens à la FAO et actuellement, une requête a été présentée à celle-ci en vue de la création d�un Projet de coopération technique (PCT) visant à aborder le problème de la gestion régionale des pêches des grandes espèces pélagiques. Ces bonnes intentions doivent maintenant déboucher sur des actions concrètes : toutes les nations concernées par la pêche doivent rejoindre la CICTA afin de permettre aux états côtiers d�accéder aux ressources d�une façon appropriée et durable. La COPACO pourrait offrir aux états de la région les instruments qui leur permettraient de jouer un rôle plus actif au sein de la CICTA.

LES REQUINS

30. Ces dernières années, les requins ont fait l�objet d�un intérêt particulier en raison de l�inquiétude que provoque leur surexploitation. Au sein de la région de la COPACO, les prises ont radicalement augmenté depuis 1950 et, avec quelques variations, semblent suivre la même tendance. Les prises ont connu un niveau record de presque 37 000 t en 1994 mais sont retombées à approximativement 31 000t en 1996 et 1997. Un contrôle méticuleux est nécessaire car très peu d�information est disponible sur la proportion des espèces prises. (Tableau 9).

31. La situation des stocks de requins dans la région est peu connue mais l�augmentation des prises et leur vulnérabilité à la surexploitation ont suscité des préoccupations. Ces stocks ont tendance à être largement répartis et par conséquent, une gestion appropriée passe par une coopération régionale. Pour faire face à cette situation, lors de sa septième réunion tenue en 1997, le groupe de travail de la COPACO sur l�estimation des ressources halieutiques marines a conclu que les pêches de requins devaient faire l�objet d�une gestion régionale et internationale, ainsi qu�une gestion commune des pêches étrangères dans la région2. Étant donné que plusieurs stocks de requins ont probablement une distribution régionale et extra régionale, la COPACO apparaît comme l�organisation la plus pertinente pour coordonner une telle gestion commune à l�intérieur de la région.

Tableau 9

LES CRUSTACÉS

32. L�une des pêches de plus grande valeur marchande dans l�Atlantique centre-ouest est celle de crustacés, particulièrement la pêche à la langouste rouge Panulirus argus et celle d�un certain nombre d�espèces de crevettes, surtout les crevettes penaeid (Tableau 10). Avec des prises qui varient entre 27 000 et 30 000 t depuis 1991 et une valeur marchande plus importante par poids unitaire, la langouste rouge représente l�une des ressources de plus grande valeur pour la région. Les prises de crevettes penaeid non identifiées ont atteint plus de 51 000 t en 1997 et la production de ce groupe a subi une variation, sans tendance significative, de l�ordre de 45 000 à 58 000 t depuis le début des années 1980. L�espèce de crevette la plus productive est la crevette royale grise Penaeus aztecus, avec des prises de près de 48 000 t en 1997, suivie de la crevette ligubam du nord P. setiferus dont les prises ont été de presque 33 000 t la même année. Les deux espèces ont connu un déclin en termes de prises, après avoir connu des niveaux records de, respectivement, 79 000 t en 1990 et 53 000 t en 1986. L�espèce de crevette dont les prises ont augmenté ces dernières années est celle de la crevette seabob Xiphopenaeus kroyeri. La production, qui n�était que de 5 000 t environ en 1990, a atteint 25 000 t en 1997 (Tableau 10).

Situation et gestion des ressources

33. La situation de la langouste rouge a fait l�objet de deux ateliers tenus en 1997 et 1998, auxquels ont assisté des scientifiques de toutes les grandes nations productrices de langoustes dans la région3. Les résultats de ces ateliers ont mis en évidence une ressource qui est pleinement exploitée ou en surexploitation dans toutes ses variétés, même si l�information sur certaines régions était insuffisante pour obtenir une estimation fiable de la situation. Les participants à ces ateliers ont conclu qu�un contrôle s�impose de toute urgence dans la plupart des pays et, dans de nombreux cas, une réduction de l�effort de pêche en ce qui concerne la langouste. Comme de nombreux pays ont un accès ouvert à leurs pêcheries de langoustes, il faudrait probablement limiter les systèmes d�entrée à la zone de pêche afin que l�effort total conséquent soit en accord avec la productivité de la ressource et que les pêcheurs autorisés soient en mesure d�obtenir un revenu acceptable. Dans certaines régions, la taille des langoustes capturées était inférieure à la taille souhaitée ; c�est pourquoi il a été recommandé qu�une restriction sur la taille minimum appropriée soit établie et appliquée.

Tableau 10

34. Lors des deux ateliers sur la langouste mentionnés plus haut, quatre groupes distincts de langoustes ont été identifiés et sont susceptibles de représenter la structure du stock de la population. Ces "stocks" sont les suivants:

Une certaine interaction pourrait exister entre la langouste du Brésil et celle du Venezuela, qui peut également englober une portion du stock colombien ; d�autre part, les langoustes du Venezuela pourraient faire partie du groupe 3 ci-dessus.

35. Afin de préserver cette ressource et cette pêche de très grande valeur, il est indispensable que tous les stocks soient gérés de façon responsable et durable. Pour ce faire, une coopération permanente à l�échelle internationale est nécessaire, au moins au niveau de "stock". Les ateliers tenus en 1997 et 1998 avaient pour objectif d�encourager cette coopération mais celle-ci exige un engagement de la part de chaque pays pour maintenir et développer cette initiative. La COPACO constitue une instance naturelle de débat de ces futures initiatives.

36. Les autres pêches de crustacés de valeur dans la région correspondent à la crevette, en particulier la crevette penaeid, et aussi la crevette seabob. Le GMFMC a estimé que les stocks de crevettes royales grises Penaeus aztecus, de crevettes rodché du nord P. duorarum, de crevettes ligubam du nord P. setiferus et de salicoque royale rouge Hymenopenaeus robustus ne se trouvent pas en surexploitation dans cette région, tandis que la situation de la crevette seabob Xiphopenaeus kroyeri dans la région du GMFMC est inconnue. Les ateliers du CFRAMP/WECAFC, mentionnés plus haut, ont fait quelques progrès en ce qui concerne l�estimation de la situation d�importants stocks de crevettes dans la plateforme continentale Brésil-Guyanes, tout au long de la côte du Venezuela, Trinité-et-Tobago, Guyana, Suriname, la Guyane française et la côte nord du Brésil. Comme pour les poissons de fond, les résultats, bien que préliminaires, suggèrent que les stocks nationaux de la crevette blanche P. schmitti et de la crevette grise P. subtilis qui ont fait l�objet de cette analyse n�étaient pas biologiquement en surexploitation. En revanche, elles subissent probablement des efforts de pêche qui vont au-delà du niveau optimum du point de vue économique. On observe des taux de mortalité élevés chez la crevette royale rose P. brasiliensis.

37. Les stocks de crevettes, et de nombreuses rascasses avec lesquelles elles cohabitent, sont très probablement communs à plusieurs pays voisins dans toute la région de la COPACO. Le travail de coopération qui a été amorcé sur la plateforme Brésil-Guyanes a mené à des gains considérables d�information sur la dynamique et la productivité des ressources de crevettes de la plateforme Brésil-Guyanes. Cette connaissance plus approfondie n�a été rendue possible que grâce à l�échange d�information et des compétences entre les pays de la sous-région. La richesse de ce travail de coopération est une source de données inestimables pour la gestion des pêches. Les pays de la COPACO doivent réfléchir sur la meilleure façon de poursuivre cette coopération dans la sous-région, et aussi de l�instaurer entre d�autres pays de la COPACO qui utilisent les ressources communes de crevettes.

LES MOLLUSQUES

38. Parmi les mollusques, les prises les plus importantes ces dernières années correspondent à l�huître creuse américaine, avec plus de 120 000 t (1985 et 1995) et moins de 60 000 t (1991 � poids total des prises, coquilles incluses) et d�arches, dont plus de 35 000 t ont été prises en 1997 (poids total des prises, coquilles incluses). Les prises de pétoncle calicot ont été très variables, avec un niveau record d�un poids total de plus de 125 000 t en 1985, mais aussi des prises de zéro tonne enregistrées en 1991 - 1993 et à nouveau en 1996, et 16 800 t seulement en 1997.

39. La pieuvre Octopus vulgaris et les strombes Strombus spp sont deux espèces dont les prises ont subi des augmentations considérables ces dernières années et sont en progression depuis 1950 (Tableau 11). Les prises de la pieuvre ont été de plus de 18 000 t en moyenne durant les années 1990, avec des prises exceptionnelles de plus de 28 000 t en 1996. L�augmentation des prises de strombes a été moins spectaculaire bien que marquée. Les plus fortes prises de conques ont été enregistrées en 1997, avec presque 13 000 t.

Situation et gestion des ressources

40. Parmi les mollusques, aucune estimation fiable de la situation du stock de pieuvres n�a pu être trouvée. Le seul stock de mollusques ayant fait l�objet d�études approfondies est le strombe rosé. Cependant, plus récemment, lors d�un atelier régional tenu en mars 1999, il a été mis en évidence que beaucoup de pays n�avaient pas les données suffisantes ou appropriées pour établir des estimations fiables sur la situation actuelle des stocks. Là où il y avait suffisamment d�information, on arrivait à des estimations de la situation des ressources qui allaient de légèrement exploitées jusqu�à la surexploitation.4 Les strombes rosés habitent généralement dans les fonds sableux ou couverts d�algues dans des eaux de moins de 30m dans les régions de plateformes. Ils présentent une phase larvaire planctonique de trois à quatre semaines, ce qui permet la dispersion des larves, par exemple dans les plateformes insulaires. Le strombe rosé est présent dans toutes les Caraïbes, le sud du Mexique, le détroit de Floride, les îles Turques-et-Caïques, les Bahamas et les Bermudes. En revanche, on ne la trouve pas au sud de l�Orénoque. Des études ont fait apparaître des différences génétiques entre les populations vivant dans l�est des Caraïbes, Bélize et les îles Turques-et-Caïques, ce qui peut indiquer une isolation éventuelle ou partielle mais cela n�indique pas l�existence de stocks isolés5.

41. Lors de la septième session du groupe de travail sur l�évaluation des ressources halieutiques marines6, il a été suggéré que les stocks pourraient être localement partagés mais que, d�une manière générale, ils devaient faire l�objet d�une gestion à l�échelon national. Cependant, à la lumière du commerce international du strombe rosé, le groupe de travail a recommandé que les modalités de gestion soient harmonisées dans toute la région afin de faciliter l�application des réglementations. Un atelier sur le strombe rosé tenu à Bélize en mars 1999 a insisté sur l�importance de la coopération pour aborder un certain nombre de problèmes liés à la recherche et qui présentaient une importance pour l�évaluation et la gestion des ressources7. L�élaboration d�une législation commune à toute la région devrait être considérée comme étant un objectif prioritaire.

Tableau 11

CONCLUSIONS

42. D�une manière générale, l�analyse présentée dans ce document montre surtout la grande incertitude qui reigne sur la situation des ressources halieutiques dans la région, même pour les plus importantes d�entre elles. Cette incertitude est présente malgré la ferme volonté de la part de nombreux pays de garantir l�utilisation durable des ressources, et fait état de la difficulté d�aborder une grande diversité d�espèces, qui correspond très probablement à une structure de stocks très complexe, qui résulte d�une combinaison de plateforme continentale, traversée par plusieurs grands fleuves, et plusieurs plateformes insulaires. Cependant, certains signes suggèrent une situation de surexploitation de plusieurs ressources et les tendances à la hausse des prises suscitent des préoccupations. Afin de conserver les ressources et préserver les bénéfices économiques et sociaux qui découlent des ressources marines de la région, il est important que les états qui ne disposent pas de données suffisantes prennent les mesures pertinentes pour contrôler et évaluer au moins des stocks-clé et d�autres de référence qui permettront une gestion efficace des pêches. Il est surtout recommandé qu�à l�intérieur de chaque pays, les espèces clé soient soigneusement contrôlées et régulièrement évaluées. Selon une perspective socio-économique, il en va de même pour les espèces de référence en fonction de chaque grand type d�habitat et groupe taxonomique ainsi que les pêcheries qui les exploitent chaque fois que nécessaire. Cela exige au moins l�adaptation et, souvent, l�amélioration du contrôle des pêches en cours ainsi que des programmes et systèmes de collecte d�information. Même si dans de nombreux cas, ces mesures peuvent se traduire par un effort financier supplémentaire, celui-ci ne doit pas faire perdre de vue l�importance sociale et économique des pêches ainsi que les conséquences régionales et sous-régionales de la poursuite de la surexploitation.

43. De plus, de nombreuses ressources sont communes à deux états ou plus, une étroite coopération s�impose à divers échelons internationaux. À cet égard, les recommandations de la Septième session du groupe de travail sur l�évaluation des ressources halieutiques marines selon lesquelles les ressources constituent une priorité, aux fins de la coopération en matière de gestion (Paragraphe 248) font l�objet d�un soutien résolu. D�une manière générale, ces recommandations visent à intensifier la coopération entre les pays membres de la COPACO. La coopération en matière de gestion et de recherche est particulièrement urgente pour les stocks partagés par plusieurs pays, notamment les ressources de langoustes rouges, grandes espèces pélagiques, requins, crevettes et poissons de fond (surtout, mais pas exclusivement, de la plateforme Brésil-Guyane), exocets, poissons de récifs et strombes rosés.

QUESTIONS À TRAITER

1. Les données sur les prises dans la région de la COPACO doivent être améliorées car tous les pays ne réalisent pas de bénéfices et le niveau d�identification est souvent faible (par exemple, des prises de 250 000 t ont été enregistrées comme étant de poissons marins non identifiés en 1997). Comment améliorer la qualité et la diffusion des données et quel rôle peut jouer ici la COPACO ?

2. Le grand nombre de ressources dont les prises ne cessent d�augmenter suscite actuellement des préoccupations lorsque la situation des ressources est inconnue ou lorsqu�on sait que celles-ci sont déjà en pleine exploitation ou en surexploitation. Quelles mesures peuvent être adoptées afin de garantir que l�exploitation soit menée de façon durable afin d�éviter que ne se tarissent les bénéfices liés aux ressources ? La COPACO a-t-elle un rôle afin d�assurer une mise en valeur durable ?

RÉFÉRENCES

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Cervigón, F. et al. 1993. Field Guide to the Commercial Marine and brackish-water resources of the northern coast of South America. FAO, Rome. 513pp.

FAO. 1993. Ressources halieutiques marines des Antilles. FAO Fish. Tech.Pap. 326. 325pp.

FAO. 1998. Rapport de la Septième Session du groupe de travail sur l�évaluation des ressources halieutiques marines. Bélize City, Bélize, 2-5 décembre 1997. FAO Fish. Rep. 576. 39pp.

CICTA. 1998. Standing Committee on Research and Statistics. Rapport de la réunion tenue à Madrid, Espagne, 19 � 23 octobre, 1998. Commission internationale pour la conservation des thonidés de l�Atlantique, Espagne.

Mahon, R. 1996. Fisheries and research for tunas and tuna-like species dans l�Atlantique centre-ouest. FAO Fish.Tech.Pap. 357. 62pp.

Mendoza, J.J., P. Freon and R. Guzmá n. 1994. VPA estimates of fishing mortality and exploited biomass from Sardinella aurita catch-at-length data in eastern Venezuela. Naga, 17: 32-36.

NMFS. 1997. Rapport au Congrès. Situation des pêches des États Unis. National Marine Fisheries Service, septembre 1997.

NMFS. 1998. Rapport au Congress. Situation des pêches des États Unis. National Marine Fisheries Service, septembre 1998.

Stevenson, D.K. 1981. A review sur les ressources marines dans la région de la COPACO. FAO Tech.Pap. 211. 134pp.




1 Gomes, C. and H.A. Oxenford. 1996. Review of techniques used in fish stock discrimination, and the report of the application of molecular genetic techniques in the discrimination of flyingfish (H. affinis) stocks in the Central Western Atlantic. Article présenté lors de l�Atelier de Spécification du sous-projet de la CFRAMP sur les petites espèces pélagiques côtières et les exocets, Grand Anse, Grenade, 11-13 septembre, 1996.
2 FAO. 1998. Report of the Seventh Session of the Working Party on the Assessment of Marine Fishery Resources. Bélize City, Bélize, 2-5 décembre 1997. FAO Fish. Rep. 576. 39pp.
3 FAO. 1999. Report on the Caribbean Spiny Lobster Stock Assessment and Management Workshops. Belize City, Belize 1997, et Merida, Mexique, 1998. FAO, Rome. Sous presse.
4 P. Medley, Editor, Report on the Queen Conch Workshop, Belize City, Belize, mars 1999 (sous presse).
5 Appeldoorn et coll., 1987.
6 FAO 1998. op cit.
7 P. Medley, op cit.
8 FAO. 1998. op cit.