Atelier de validation des évaluations des pertes de Maïs et de Riz et des solutions pour la réduction des pertes à Idiofa, Bulungu, Seke-banza et Luozi République Démocratique du Congo
Kinshasa, RDC, le 26 et 27 mai 2016 - Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet conjoint des Agences des Nations Unies basées à Rome intitulé «Intégration des initiatives de réduction des pertes alimentaires pour les petits exploitants dans les zones à déficit vivrier», des études d’évaluation des pertes alimentaires de maïs et du riz ont été effectuées dans les provinces du Kwilu (Idiofa et Bulungu) et Kongo – Central (Seke-banza et Luozi). Deux experts consultants, dont l’un est spécialiste en industrie agroalimentaire et l’autre agroéconomiste, du 06 au 27 avril 2015 ont été à Idiofa et Bulungu et du 17 août au 20 septembre 2015 à Seke-banza et Luozi avec comme objectifs d’identifier les causes principales des pertes post récolte, d’identifier les points critiques des pertes dans les chaînes d’approvisionnement sélectionnées pour ces études selon des critères prédéfinis, et d’évaluer qualitativement et quantitativement les pertes.
Un atelier de validation de ces rapports a été organisé du 26 au 27 mai 2016 à l’hôtel Beatrice de Kinshasa. L’atelier avait comme but de présenter les objectives des évaluations, les approches utilisées par les experts sur la base de la méthodologie d’étude de cas de la FAO pour l’évaluation des pertes alimentaires, les résultats, les conclusions et les recommandations faites par les experts invités des différentes parties prenantes du secteur public et privé pour discuter les aspects techniques, économiques, sociaux, environnementaux, juridiques et de sécurité alimentaire ; la faisabilité et l’acceptabilité des mesures de réduction des pertes pour les acteurs (hommes et femmes) dans la chaine d’approvisionnement étudiée. Cet atelier de validation est crucial pour l’approbation des rapports et la collecte d’informations supplémentaires, des données et propositions qui peuvent être pris en compte dans leur finalisation ou dans les recherches à venir sur ce sujet.

Monsieur Alexis Bonte, le représentant ad interim de la FAO (deuxième de gauche), a prononcé, au nom des Agences des Nations Unies basées à Rome, un discours d’ouverture (ici). Il a insisté sur le fait que les solutions recommandées doivent être accessibles aux utilisateurs finaux (les petits producteurs). Ceci doit être fait en tenant compte de l’amélioration des techniques locales de stockage des grains (techniques nouvelles/alternatives ou greniers traditionnels améliorés) pour assurer l’adoption et avoir un impact surtout pour ceux qui n’ont pas les moyens d’ investir dans des solutions plus modernes comme les silos métalliques ou ceux hermétiques en plastique, s’ils sont disponibles sur le marché. En outre, Monsieur Bonte a souligné que l’impact sur les revenus et l’état nutritionnel des petits producteurs doit être assuré, en plus de l’équité du genre.
Monsieur Christian Gobet, chef de mission adjoint de l’Ambassade de la Suisse a renouvelé l’engagement du Gouvernement suisse à soutenir ce projet conjoint pour la réduction des pertes alimentaires et souligné l’importance de ce projet en RDC.
Le Représentant du Ministère de l’agriculture a insisté sur l’importance de ce projet conjoint pour la sécurité alimentaire en RDC et aussi par rapport à l’engagement du pays de réduire de moitié les pertes alimentaires conformément à la déclaration de l’Union Africaine à Malabo.
Les participants des différentes organisations ont discuté les résultats en profondeur et contribué à la finalisation des rapports.
Mme Mireille Totobesola-Barbier, chef du projet, a présenté le cadre et les résultats attendus par le Projet conjoint des Agences de Nations Unies basées à Rome et la Communauté des praticiens (CdP) une plateforme dynamique sur la réduction des pertes alimentaires. Elle a parlé de la façon dont les résultats des évaluations des pertes alimentaires et des projets pilotes visant à tester les solutions de réduction des pertes alimentaires recommandées dans les pays pilotes (Burkina Faso, l'Ouganda et la RDC), et le partage des connaissances via la CdP vont contribuer à alimenter le 3e résultat relatif au cadre politique et réglementaire, ainsi qu’à la conception de la deuxième phase du projet conjoint.
Dans ses remarques de conclusion, Mme Totobesola-Barbier sur la base des points soulevés lors des discussions des différentes séances de l’atelier de validation et sur la base des enseignements tirés de la mise en œuvre des activités du projet conjoint, a souligné l’importance d’une collaboration étroite avec le Ministère de l’agriculture et aussi les services ou centres nationaux de recherche tels que l’Institut National sur l'Environnement et la Recherche Agricole et les départements de technologies alimentaires des Universités en RDC (Université de Kinshasa). Dans tous les pays, il est crucial d’assurer des synergies et de développer les capacités dans ce domaine de travail. Comme pour les autres pays pilotes du projet, pour obtenir l’objectif de réduction des pertes alimentaires, il est nécessaire d’assurer des services de vulgarisation de qualité, le renforcement des capacités et les formations à tous les niveaux (producteurs et autres acteurs, par exemple les gestionnaires d’entrepôts, etc.).
En outre, l’importance d’inclure ces aspects dans les politiques agricoles et le développement du cadre règlementaire a été reconnue.
Les rapports finaux d’évaluation des pertes de maïs et du riz ainsi que les résultats relatifs aux solutions de réduction des pertes devront incorporer les améliorations convenues et les recommandations en matière de recherche supplémentaire à mener pour capitaliser les connaissances actuelles, y compris l'amélioration des solutions autochtones, l’exploration de toutes les solutions de gestion et de réduction des pertes post-récolte faisables et des stratégies visant à mieux informer les interventions et initiatives futures, et les investissements publics et privés.
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