Atelier de validation des rapports de l'étude d'évaluation des pertes après récoltes au Burkina Faso
Pour partager les résultats de l’étude d’évaluation des pertes après récoltes qui surviennent le long de chaînes d'approvisionnement du sorgho, du maïs, et du niébé sélectionnées et collecter les observations/commentaires des participants, un atelier de validation des rapports a réuni à Ouagadougou l’ensemble des parties prenantes le 28 juillet 2016.
L’étude a été menée par des consultants et l’équipe nationale du projet conjoint sur la réduction des pertes alimentaires des agences des nations unies (FAO, FIDA, et PAM) basée à Rome.
L’atelier avait comme objectifs i) de présenter clairement l’état des lieux des pertes après récoltes (PAR) et les points faibles des chaînes d'approvisionnement sélectionnées du sorgho, du maïs, et du niébé dans les zones ciblées par l'étude ; ii) de définir de manière quantitative les PAR et leurs principales causes ; iii) de faire l’analyse des mesures et solutions appropriées pour la réduction des pertes notamment en termes de faisabilité technique et économique ; iv) de requérir les observations/commentaires des parties prenantes à prendre en compte dans le rapport ; et, enfin, v) de valider le rapport provisoire de l’étude.
43 personnes ont participé en représentant le ministère de l’agriculture, les institutions académiques et de recherche, les NGOs, l’Agence suisse pour la coopération international, les associations des producteurs, le CILSS, la FAO et le PAM (la liste détaillé est inclus ici).
Monsieur Pascal ZONGO, Directeur général des productions végétales par intérim, représentant Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques a communiqué que « le rapport que nous sommes appelés à examiner et à valider, vient à point nommé car il nous situe sur le niveau des pertes dans la zone d’étude et dégage des pistes pour leur réduction. Cette évaluation des pertes sur le sorgho, le maïs et le niébé a été rendu possible avec l’appui de nos partenaires. » Il a dit aussi que « Réduire les pertes alimentaires dans notre pays, c’est mieux valoriser l’investissement public et permettre l’atteinte de la sécurité alimentaire. Cette approche déployée à travers le système des Nations Unies, est un outil appréciable dans le renforcement de la gouvernance alimentaire et la réalisation d’un véritable développement durable. » Finalement il a déclarait que « Pour la campagne 2016/2017, notre pays s’est assigné un objectif de production de 4 700 000 tonnes de céréales. Mais que vaudraient tous les efforts et les moyens déployés par les braves producteurs et productrices agricoles, si aucune initiative n’est envisagée pour réduire les pertes après récolte ? C’est pourquoi je saisis cette occasion, pour rassurer nos Partenaires Techniques et Financiers que notre Gouvernement ne ménagera aucun effort pour la prise en compte de cette approche dans la stratégie globale de politique de développement agricole et sa vulgarisation à travers les canaux habituels du système de production agricole » (voir le discours ici).

Mme KOANDA Habibou, représentant la Directrice de la coopération Suisse-Burkina, Monsieur Pascal ZONGO, Directeur général des productions végétales par intérim, représentant Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l’agriculture et des aménagements hydraulique, et Monsieur Daouda KONTONGOMDE, représentant les Agences Basées à Rome. Photo : ©Tapsoba Alizèta/FAO
L’Assistant du Représentant de la FAO, au nom des trois agences des nations unies engagées dans ce projet, a déclaré que « La tenue du présent atelier marque la fin de l’étude d’évaluation des pertes après récolte sur le sorgho, le maïs et le niébé. Cette étude a été réalisée dans trois pays couverts par le projet à savoir : le Burkina Faso, la République Démocratique du Congo et l’Ouganda sur des filières prioritaires jugées prioritaires par les Etats. » En reconnaissant que l’étude a permis d’une part d’évaluer les pertes après récolte et d’autre part, de cerner les perceptions des acteurs des filières concernées, il a réaffirmé « l’engagement des trois agences à accompagner le Gouvernement pour la réplication de cette étude dans les mêmes régions et sur les mêmes filières afin de mieux appréhender les pertes après récoltes. » En conclusion de ce discours il a souligné que « Il y a lieu cependant de noter que la vulgarisation des technologies éprouvées fait face à des pesanteurs socio-économiques qui nécessiteront plus d’engagements et d’efforts de la part des gouvernements » (voir le discours ici).
Le rapport a été validé par les participants et la phase des réplications va commencer au cours des prochaines semaines et portera sur la production agricole 2016-2017.

Photo : ©Tapsoba Alizèta/FAO
