LES FAITS MARQUANTS DU XIIE CONGRÈS FORESTIER MONDIAL:


21-28 SEPTEMBRE 2003

Le XIIe Congrès forestier mondial (CFM) s'est déroulé du 21 au 28 septembre 2003, à Québec Ville, au Canada. Le thème général du Congrès était "Forêts, source de vie." Ont pris part aux travaux du Congrès, plus de 4,000 participants venus de plus de 140 pays, représentant la communauté scientifique, les gouvernements, les organisations internationales, les peuples indigènes, les organisations non gouvernementales (ONG) et le secteur privé.

Une variété de sessions et de forums se sont réunis durant les huit jours du Congrès. Au cours des sessions plénières, les orateurs ont procédé à des échanges de vue sur les défis à relever dans les années à venir, préparant le terrain aux délibérations du XIIe CFM. Trente-huit sessions thématiques ont été convoquées pour traiter les aspects relatifs aux thèmes suivants: Des forêts pour les êtres humains; Des forêts pour la planète; et Des forêts et des êtres humains en harmonie. Dans les sessions éco-régionales, les participants ont engagé des discussions de table-ronde organisées dans l'ordre des cinq grandes régions écologiques de la planète. Dans les sessions spéciales, les conclusions des manifestations organisées en marge du Congrès, forum des jeunes et forum des peuples indigènes compris, ont été présentées. Dans les forums ouverts, les participants ont engagé des discussions sur les thèmes émergeants. Au cours de la session générale finale, les participants ont adopté une Déclaration reflétant leur vision collective du thème "Forêts, source de vie."

BREF HISTORIQUE DU CFM ET DES PROCESSUS INTERGOUVERNEMENTAUX AYANT TRAIT AUX FORETS

L'Institut international de la foresterie a organisé le premier CFM, tenu à Rome, en Italie, en 1926. Le Deuxième CFM a eu lieu à Budapest, en Hongrie, en 1936, et a recommandé l'établissement d'un comité permanent international, chargé de l'organisation des congrès suivants et du suivi de leurs résultats. Le IIIe CFM, qui s'est déroulé à Helsinki, en Finlande, en 1949, a recommandé l'organisation d'un congrès axé sur la question des forêts tropicales. Le IVe CFM, tenu à Dehra-Dun, en Inde, en 1954, a été consacré au rôle et à l'importance des zones forestières dans le développement économique.

Les congrès qui ont suivi, ont été convoqués, en gros, une fois tous les six ans, et ont été organisés autour de thèmes particuliers: Le Ve CFM, à Seattle, aux Etats-Unis (1960), a traité du thème des utilisations multiples des forêts; la VIe CFM, à Madrid, en Espagne (1966), a considéré le rôle des forêts dans l'essor économique mondial; et le VIIe CFM, à Buenos Aires, en Argentine (1972), a planché sur le thème 'forêts et développement socioéconomique'.

Le VIIIe CFM, tenu à Jakarta, en Indonésie (1978), a tourné autour du thème 'forêts et population'. Ce congrès s'est penché sur les diverses demandes exercées sur les forêts par la société humaine, et sur la contribution apportée par les forêts à l'économie sociale, en particulier, dans les zones rurales. Le IXe CFM s'est réuni à Mexico, au Mexique (1985) et a traité de la question du rôle des ressources forestières dans le développement général de la société. Ce congrès a reconnu la gravité des problèmes auxquels les forêts du monde entier se trouvent confrontées et la nécessité d'un changement d'attitudes de manière à s'assurer de la conservation et du développement des ressources forestières. Le Xe CFM s'est déroulé à Paris, en France (1991), et s'est focalisé sur le thème des forêts en tant que patrimoine du futur. Ses recommandations ont englobé les principes de base concernant: la gestion du patrimoine forestier; la gestion forestière intégrée par les communautés locales et la planification à long terme de l'occupation des sols.

XIe CFM: Le XIe CFM s'est déroulé du 13 au 22 octobre 1997, à Antalya, en Turquie. Le thème général du XIe CFM, "forêts et développement durable: Le chemin vers le 21e Siècle," a été établi autour de l'opportunité d'entreprendre des initiatives dans le cadre du suivi des résultats du Groupe intergouvernemental sur les forêts (GIF) et de la dix-neuvième session extraordinaire de l'assemblée générale de l'ONU (AGNU). Le congrès a visé à fournir un forum dans lequel le secteur forestier pouvait débattre des réponses techniques devant être apportées, déterminer les actions devant être entreprises et faire le point de l'état général des forêts aux niveaux interrégional, régional et national, aux fins de faire face au défis posés et d'explorer de nouvelles avenues permettant de mieux orienter le secteur forestier vers le développement durable au 21e siècle.

Les sessions techniques ont traité des thèmes: ressources forestières et arboricoles; forêts, biodiversité et maintien du patrimoine naturel; fonctions écologiques protectrices et productives des forêts; la contribution de la foresterie dans le développement durable et ses dimensions sociales; les politiques, les institutions et les moyens nécessaires au développement durable de la foresterie; et l'évaluation éco-régionale. Le Congrès a produit des recommandations et des conclusions et a adopté la Déclaration d'Antalya du XIe CFM. La Déclaration d'Antalya appelle, entre autres: à un accroissement de la volonté politique; les professionnels de la foresterie, à prendre une place de leader dans l'ajustement des programmes d'éducation et la promotion de la planification forestière participative; à l'élaboration des méthodologies à suivre dans la valorisation des produits et services forestiers; à la mise en place de critères et indicateurs à l'échelon national; et, les industries forestières, à adopter et à mettre en ¿uvre des codes de bonne conduite, à caractère volontaire, aux fins de contribuer à la gestion forestière durable (GFD).

AUTRES PROCESSUS INTERGOUVERNEMENTAUX LIES AUX FORETS: La politique forestière internationale a été développée dans une variété de forums. Les paragraphes suivants couvrent les processus ayant trait aux forêts du: GIF, du Forum intergouvernemental sur les forêts (FIF) et du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF).

GIF: A sa troisième session, tenue en 1995, la Commission du Développement Durable (CDD-3) a établi le GIF. Durant les deux années de son mandat, le GIF a élaboré plus de 100 de propositions négociées favorisant l'action en matière de GFD. Les résultats du GIF ont été endossés par la CDD-5, en avril 1997 et la 19ème AGNU en juin 1997. Le Conseil Economique et Social (ECOSOC), a ensuite établi le FIF pour la poursuite de ce travail, sous l'égide de la CDD.

FIF: Le FIF s'est réuni à quatre reprises, entre octobre 1997 et janvier 2000, aux fins de "de déterminer les éléments éventuels des arrangements et des mécanismes internationaux et de construire un consensus autour, par exemple, d'un instrument juridique contraignant." Le FIF a également proposé la création du FNUF et a invité les organisations, institutions et instruments internationaux pertinents, et les organisations des Nations Unies, à participer au Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF). La CDD-8 a endossé ces conclusions et a invité le Président de l'ECOSOC à entamer des consultations officieuses sur les options offertes pour le placement du FNUF au sein de l'arsenal intergouvernemental du système des Nations Unies.

FNUF: Le 18 octobre 2000, l'ECOSOC a adopté la Résolution E/2000/35, établissant le FNUF en tant qu'organe subsidiaire de l'ECOSOC. L'objectif de l'arrangement international sur les forêts, est de promouvoir la gestion, la conservation et le développement durable de tous les types de forêts, et à renforcer l'engagement politique à long terme, à cette fin.La résolution a également établi le PCF, pour soutenir le travail du FNUF et pour améliorer la coopération et la coordination. Le FNUF s'est réuni trois fois, entre 2000 et 2003.

COMPTE RENDU DU XIIe CFM

CEREMONIE INAUGURALE ET OUVERTURE DU PROGRAMME

Dimanche 21 septembre, le Secrétaire général du XIIe CFM, Jean-Louis Kérouac, a souhaité aux participants la bienvenue au Congrès et a mis en exergue l'objectif du XIIe CFM d'élaborer une vision pour l'avenir des forêts. Les participants ont désigné Herb Dhaliwal, Ministre canadien des ressources naturelles, et Sam Hamad, Ministre québécois des ressources naturelles, de la faune et de la flore, et des Parcs, respectivement, Président et Coprésident du CFM.

Wellie Picard, Chef de la Nation Huron-Wendat, parlant au nom de Phil Fontaine, Chef national de l'assemblée des Premières Nations du Canada, a souligné que l'avenir d'une partie majeure des peuples indigènes dépend des forêts. Rappelant le XIe CFM, tenue en Turquie, et l'approbation de la Déclaration d'Antalya, Osman Pepe, Ministre turque de l'environnement et des forêts, a réaffirmé l'engagement de son pays en faveur de la réalisation de la GFD. Jacques Diouf, Directeur général de l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a noté, en particulier, le rôle des forêts dans l'allégement de la faim et dans la génération de revenus. Le Coprésident du XIIe CFM, Hamad, intervenant au nom de Jean Charest, Premier ministre québécois, a affirmé que la province du Québec est prête à partager avec le reste du monde, ses expériences positives dans la GFD. Le Président du XIIe CFM, Dhaliwal, intervenant au nom du Premier ministre canadien, Jean Chrétien, a exprimé l'engagement de son pays en faveur de la mise en place de partenariats, partout dans le monde, aux fins de garantir aux forêts un avenir durable.

Au cours de l'ouverture du programme, les participants ont entendu les déclarations et les points de vue des présentateurs des différents groupes d'intérêt. Le Secrétaire général du XIIe CFM, Kérouac, et le Coprésident du XII CFM, Hamad, ont souhaité aux participants, la bienvenue au Congrès. Le Président du XIIe CFM, Herb Dhaliwal, a invité les participants à se stimuler les uns les autres dans l'élaboration de la Déclaration finale du Congrès. Jagmohan Maini, ancien chef du Secrétariat du FNUF, a déclaré que les forêts ne sont pas de simples usines à bois et que les solutions aux problèmes de la déforestation et de la dégradation des forêts sont d'ordre inter-sectoriel.

Narayan Kaji Shrestha, du centre communautaire régional de formation forestière, pour la région Asie-Pacifique, a souligné que dans bon nombre de pays, la foresterie communautaire constitue la forme de gestion des ressources la plus probante, mais qu'elle requiert davantage d'autonomie et de renforcement des capacités. William Street, de 'l'International Federation of Building and Wood Workers', a noté l'importance: du traitement des questions de justice sociale et, en particulier, celle du respect des travailleurs forestiers. Victoria Tauli-Corpuz, de la Fondation Tebtebba, a parlé de la manière dont 250 millions d'indigènes sur les 500 recensés, entretiennent les forêts et en vivent. Elle a appelé à la reconnaissance du droit des peuples indigènes à l'autodétermination, à la souveraineté permanente sur la terre et sur les ressources naturelles, et à l'intégration des droits humains et de la participation des peuples indigènes, dans la mise en ¿uvre des engagements internationaux. Jean-Jacques Landrot, de l'Association des industries forestières interafricaines, à décrit la manière dont les inégalités et la croissance démographique dépassent de loin les efforts fournis pour la réduction de la pauvreté et pour la mise en application de la GFD.Natalie Hufnagl, de la Confédération des propriétaires forestiers européens, a souligné que les forêts sont multi-fonctionnelles et qu'elles contribuent aux moyens de vivre de la famille des propriétaires forestiers. Yolande Kakabadse, de l'Union pour la conservation mondiale et de Fondation pour l'Avenir de l'Amérique Latine, a souligné que les vues des populations indigènes et des jeunes doivent être mieux intégrées dans les processus décisionnels et que la CFM doit être mieux intégrée dans les divers processus internationaux ayant trait aux forêts. Risto Seppälä, de l'Union Internationale des organismes de recherche forestière (UIORF), a indiqué que les ressources destinées à la recherche forestière doivent être affectées à la recherche sur les aspects socioéconomiques et politiques. Evoquant les préoccupations exprimées par les jeunes, au cours du Forum des jeunes, au sujet de la pauvreté et des inégalités sociales, de l'absence de transparence des processus décisionnels, et des modes non-durable de consommation, Catalina Santamaria, du FNUF, a affirmé que la voix des jeunes est de plus en plus importante dans les processus consultatifs, décisionnels et communautaires.

Marc Ledoux, du ministère québécois des ressources naturelles, de la faune et de la flore et des parcs, a expliqué que le Québec possède 2% des forêts de la planète, qui produisent 10% du PIB du Québec. Yvan Hardy, du ministère canadien des ressources naturelles, a remis en question le paradigme actuel consistant à compartimenter la gestion forestière et de sa connexion aux attaques des nuisibles et aux récents incendies survenus en Colombie britannique, et a attiré l'attention sur les régimes de suppression des incendies.

Hosny El-Lakany, de la FAO, a souligné le besoin d'accroître la coopération et la coordination entre les agences et les processus internationaux, et a indiqué que donner aux forêts une place plus importante à l'ordre du jour international, nécessite un engagement soutenu, au plus haut niveau politique. Jean Prosper Koyo, de la FAO, a décrit le processus devant aboutir à l'élaboration de la Déclaration finale commune du XIIe CFM.

Au cours de cette conférence de huit jours, les délégués ont pris part à des sessions plénières, thématiques, éco-régionales, spéciales et générales, ainsi qu'à des forums ouverts. Le compte rendu ci-après présente une synthèse des exposés, débats et autres conclusions des divers sessions et forums. Compte tenu du décalage entre le nombre des rédacteurs de ce rapport de synthèse et celui des sessions thématiques qui ont eu lieu, ce compte rendu ne couvre pas toutes les sessions.

LES SESSIONS PLENIERES

Des sessions plénières ont été convoquées tout le long de la semaine, pour permettre aux participants de partager leurs expériences quant aux défis devant être relevés dans les années à venir, préparant le terrain aux délibérations du XIIe CFM.

AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE DE L'ETRE HUMAIN: Mardi 23 septembre, les participants se sont réunis en plénière pour entendre des exposés consacrés au thème de l'amélioration des conditions de vie de l'être humain. David Kaimowitz, du Centre international de recherche forestière (CIFOR), a fait remarquer que dans l'agenda politique mondial, les forêts ne constituent pas une haute priorité, entre autres, en raison du déclin de l'attention des médias et du manque de compréhension du rôle des forêts dans les domaines de l'éradication de la pauvreté, de l'amélioration de la santé et de la prévention des guerres. Il a appelé à l'intégration des questions forestières dans les stratégies nationales de réduction de la pauvreté et a recommandé l'adoption d'approches intersectorielles et de respect des paysages, en matière de conservation.

MISE EN VALEUR DES FORETS DE LA PLANETE: Mercredi 24 septembre, la plénière s'est penchée sur le thème de la mise en valeur des forêts de la planète. Dale Bosworth, du Service forestier du Département américain chargé de l'agriculture (USDA), a décrit les perspectives en évolution de la gestion forestière, de l'extraction des ressources à la santé à long terme des écosystèmes. Il a reconnu les problèmes du déclin de la santé des forêts, de la perte des paysages sous-développés, des modes non-durables de consommation et de l'absence de leadership dans les processus décisionnels ayant trait aux forêts.

MISE EN APPLICATION DES POLITIQUES: Vendredi 26 septembre, les participants ont entendu des exposés consacrés à la mise en application des politiques ayant trait aux forêts. Neil Byron, de la Commission australienne chargée de productivité, a déclaré que les forêts, partout dans le monde, souffrent: de la déforestation et de la dégradation et du déclin du soutien politique. Il a indiqué que les remèdes préconisés englobent: la gestion forestière durable (GFD), les plantations forestières, la conservation de la biodiversité, l'évolution de l'aspect socioéconomique et la participation du public, et, l'adoption d'une approche intégrée en matière de paysage. Rappelant que nombre de mesures ont été vouées à l'échec, Byron a appelé: à des politiques d'ampleur, à de nouveaux arrangements institutionnels, à la protection de la biodiversité et des valeurs esthétiques, à un mode de consommation écologiquement responsable et à la bonne gouvernance. Peter de Marsh, de l'Alliance internationale des familles forestières, a présenté les activités des petites communautés forestières canadiennes, en tant qu'exemple de développement durable. Il a appelé à l'amélioration du dialogue entre les propriétaires forestiers, les gouvernements et les habitants des zones urbaines.

DEVELOPPEMENT DES CAPACITES DANS LES DOMAINES DE L'ENSEIGNEMENT ET DE LA RECHERCHE: Au cours de la plénière du samedi 27 septembre, les orateurs ont traité de la question du renforcement des capacités en matière d'enseignement et de recherche. Anatoly Petrov, du Ministère des ressources naturelles, de la Fédération de Russie, a souligné que l'intégration de la recherche et de l'enseignement et l'établissement d'une coopération intergouvernementale sont cruciaux pour la ré-instauration de l'harmonie entre l'être humain et la forêt. Petrov a mis en relief le lien entre l'enseignement et la GFD, mettant en contraste les réformes éducationnelles et politiques probantes au Suède et en Estonie, et les progrès qui traînent dans la Fédération de Russie. Petrov a appelé à l'adoption d'approches multidisciplinaires et à facettes multiples, capables d'établir la GFD comme priorité de la recherche, d'instaurer des partenariats internationaux dans les domaines de la formation et de l'évaluation, d'attirer les jeunes.

Maud Dlomo, du Département sus-africain des affaires aquatiques et forestières, a souligné que les éléments économiques, écologiques et sociaux nécessaires à un agenda de recherche progressive ne sont pas bien compris. Elle a suggéré la recherche forestière, comme plate-forme de développement durable dans les communautés dépendantes de la forêt, soulignant le rôle de la participation des communautés, la responsabilisation et l'apprentissage à travers les échanges internationaux. Elle a recommandé:l'amélioration de la compréhension de l'impact des politiques forestières et de questions touchant aux régimes fonciers sur la pauvreté systémique et, l'acquisition d'un financement adéquat et à long terme pour la recherche et le renforcement des capacités.

DEFIS A RELEVER ET PERSPECTIVES A VENIR: Samedi 27 septembre, la session plénière s'est penchée sur la question des défis à relever et des perspectives à venir. Angela Cropper, de la Fondation Cropper, a déclaré que l'équité est un élément central dans le débat autour de la question forestière et des préoccupations qui s'y rapportent. Elle a noté qu'une assistance financière et un renforcement des capacités, de manière soutenue, au profit des communautés locales, est nécessaire pour la réalisation et l'appui de la répartition des tâches. Jeffrey Sayer, du Fonds mondial pour la nature (WWF), a indiqué que la destruction et la dégradation des forêts se poursuivent, notant le problème de la variance des définitions ayant trait aux forêts, et l'importance des évaluations intégrées, comme l'Evaluation du millénaire. Il a aussi indiqué que la croissance démographique, la mondialisation, les feux forestiers, les conflits armés et la mauvaise gouvernance constituent autant de menaces pour les forêts. Linda Mossop, du Département sud-africain des affaires aquatiques et forestières, a indiqué que l'instauration d'une harmonie entre la forêt et l'être humain, permettrait d'assurer aux générations présentes et futures, la possibilité de bénéficier des avantages offerts par les forêts.

LES SESSIONS THEMATIQUES

Au cours des plénières du lundi 22 et du mardi 23 septembre, les sessions thématiques consacrées au thème A "Des forêts pour les êtres humains " et au thème B "Des forêts pour la planète" ont été introduites. Ces mêmes journées ont vu se tenir 12 séances consacrées au thème A, et 15 séances consacrées au thème B. Au cours des plénières du vendredi 26 et du samedi 27 septembre, la session thématique consacrée au thème C "Des forêts et des êtres humains, en harmonie" a été introduite. Ces mêmes journées ont vu s'organiser 11 séances consacrées au thème C. Vendredi 26 septembre, les conclusions et recommandations des sessions thématiques A et B, ont été présentées à la plénière. Samedi 28 septembre, les conclusions et recommandations de la Session thématique C, ont été présentées.

INTRODUCTIONS AUX SESSIONS THEMATIQUES A "DES FORETS POUR LES ETRES HUMAINS" ET B "DES FORETS POUR LA PLANETE": Au cours de la plénière du lundi, Marc Dourojeanni, de la 'Foundation Pro Naturaleza', a donné une adresse introductive dans laquelle il a noté l'instabilité de la frontière agro-forestière dans les pays en développement. Il a ensuite souligné l'importance de l'adoption de mesures innovantes pour la protection des forêts, telles que: le paiement des services environnementaux, la certification et la délimitation des territoires des peuples indigènes. Abordant le rôle important de la recherche dans l'amélioration de l'adaptation aux perturbations naturelles, Christian Barthoud, du Ministère français de l'écologie et du développement durable, a noté que les catastrophes enclenchent souvent de nouvelles manières de conduite de la recherche, et a indiqué qu'une reconsidération des notions de temps et d'espace est justifiée, pour une meilleure compréhension des liens entre les forêts et les activités humaines.

Dans ses remarques introductives, mardi, Liz Alden Wily, spécialiste indépendante des régimes fonciers et de la gestion des ressources naturelles, a parlé de la foresterie communautaire en tant qu'instrument au service de la bonne gouvernance. Elle a identifié l'importance de la réalisation d'une harmonie entre la conservation forestière et les besoins de l'être humain, et a recommandé de passer de l'approche paternaliste à une approche de responsabilisation dans la gestion forestière. Wily a expliqué qu'en résultat des réformes juridiques, davantage de communautés locales sont en train de gérer des espaces forestiers plus importants dans le cadre de contrats à plus long terme. Elle a souligné l'importance d'une reconnaissance juridique de la propriété forestière communautaire.Wily a noté que dans de nombreux états, les droits fonciers des peuples indigènes sont désormais reconnus et sont appliqués, au plan juridique. Elle a appelé à une focalisation sur les grands domaines non réservés, une évaluation rigoureuse des approches employées et la considération des communautés comme des actionnaires et non comme des parties prenantes.

Henson Moore, du Conseil international des associations de l'industrie du papier, a souligné l'engagement de l'industrie en faveur de la GFD. Reconnaissant le rôle important et grandissant des partenariats publics-privés dans le domaine de la gestion forestière, il a mis en relief celui que les gouvernements doivent jouer dans la création des cadres politiques requis pour la mise en opération de la GFD. Soulignant que les préoccupations d'ordre économique ne doivent pas faire ombrage sur celles ayant trait aux forêts, Moore a recommandé que les activités liées aux forêts, commercialement viables, contribuent à la résolution des problèmes forestiers, et a exhorté la communauté internationale à créer un système de communication transparent, capable d'assurer le suivi des avancées réalisées vers la GFD. Il a également appelé à s'assurer de la reconnaissance réciproque des schémas de certification et de la levée des restrictions et des barrières commerciales.

SESSIONS THEMATIQUES A - DES FORETS POUR LES ETRES HUMAINS: Lundi, des sessions thématiques ont été convoquées autour des thèmes suivants: forêts et besoins humains; valorisation des ressources et des produits forestiers; et, le travail forestier. Mardi, les sessions thématiques ont traité des thèmes ci-après: la valorisation des avantages écologiques; les communautés et les institutions locales; l'acquisition et l'échange de données; les bonnes pratiques en matière de gestion; la certification; les forêts et le développement; l'utilisation et la transformation efficaces des ressources; le savoir traditionnel et les valeurs sociales et spirituelles; la responsabilisation et la gouvernance; et, les critères et les indicateurs de la GFD. Les résumés ci-après portent sur quatre sessions.

Les Forêts et les Besoins Humains: Lundi, Olivier Dubois, de la FAO, a parlé des potentialités offertes par les stratégies de réduction de la pauvreté, basées sur les forêts, mettant en garde, toutefois, contre la surestimation de ces potentialités, et a recommandé de lier l'approche visant à créer des moyens de subsistance durables, à la GFD. Les participants devaient ensuite entendre une série d'exposés présentés par: Amadou Kassambara, de la FAO, sur la stratégie malienne de prévention de la dégradation forestière; Maxhun Dida, de la Direction générale des forêts et des parcours de l'Albanie, sur le thème: les forêts, filets de sécurité pour les pauvres; Jean-Marc Roda, du Centre international de coopération et de recherche agronomique pour le développement, sur les nouvelles perspectives concernant les forêts tropicales; et, Lim Hin Fui, de l'institut de recherche forestière de Malaisie, sur l'éradication de la pauvreté dans les communautés aborigènes malaises. David Bengston, du Département américain chargé de l'agriculture, a présenté les vues des peuples indigènes américains concernant la gestion des ressources naturelles, soulignant le besoin d'une perspective épistémologique plus large sur les questions forestières. Les participants ont débattu, entre autres: des approches inter-sectorielles devant être adoptées dans le traitement des questions forestières; du besoin de compenser les pays pauvres, des efforts fournis pour la conservation des forêts; des potentialités de l'éco-tourisme, comme moyen d'établir un lien entre les forêts et les besoins humains; de l'importance du recours aux pratiques traditionnelles écologiquement rationnelles; et de la reconnaissance des droits fondamentaux des peuples aborigènes.

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Valorisation des Ressources et des Produits Forestiers: Lundi, Kingue Sobgoum Joseph, de la 'Doume Affiliated Forestry Company SFID', a donné un aperçu sur les projets forestiers communautaires au Cameroun. Hamed Daly Hassen, de l'Institut national du génie rural, des eaux et des forêts (INGREF), a parlé des produits forestiers en Tunisie, et notamment des huiles essentielles. Mustafa Fehmi Türker, de l'Université Technique de Karadeniz, a appelé à l'adoption d'une approche intégrée dans la gestion forestière en Turquie. John Parkins, du SFC, a parlé des variables affectant le bien-être des communautés forestières au Canada. Sharma Anuja Raj et Kenel Keshar Raj, du ministère népalais des forêts et de la conservation des sols, ont présenté conjointement un exposé sur les défis posés à la réalisation d'une répartition équitable des produits forestiers, au sein de la communauté forestière. Dinesh Misra, de l'Université de Toronto, a parlé des initiatives de gestion forestière conjointes, poursuivies en Inde.

Acquisition et partage des données: Mardi, Jagdish Kumar Rawat, du Service forestier indien, a indiqué que l'ensemble des parties prenantes - et pas seulement les forestiers - pourraient tirer profit d'une meilleure compréhension des problèmes forestiers. Emile Mokoko, de l'Organisation africaine du bois d'¿uvre (ATO), a affirmé que la recherche, la dissémination de l'information et le financement sont les éléments clés de l'amélioration du travail forestier. Alice Kaudia, de l'Institut de recherche kenyan, a décrit les tendances et les besoins en matière de recherche forestière, notamment les besoins en matière de ressources humaines qualifiées. Kaudia a également parlé des effets adverses des VIH/SIDA et de la pauvreté extrême sur les ressources humaines et financières. Pour l'amélioration des échanges d'information en Afrique, Kaudia a suggéré, entre autres: l'engendrement de statistiques portant sur le nombre de scientifiques disponibles, les domaines de leur expertise, et la pertinence de leurs compétences par rapport aux besoins actuels et futurs; l'attraction de financements de sources diverses au profit de la recherche; l'amélioration des aptitudes en matière d'échange transnational des données et d'apprentissage en collaboration; la détermination de l'impact et de la durabilité des programmes de formation; et l'encouragement d'une production répondant aux besoins du marché. Henri Boukoulou, de l'Université de Manien Ngonabi, a noté que les groupes, naguère exclus, sont désormais reconnus en tant que parties prenantes, et a indiqué que la gestion participative dans les zones rurales peut promouvoir l'imputabilité et améliorer la GFD dans le futur. Jorge Antonio Téllez, de 'Community Forest Development', a parlé de la manière dont la formation en électronique est utilisée pour l'amélioration des données relatives à la gestion forestière communautaire dans les zones rurales boliviennes. Marilyn Hoskins, de l'Université de l'Indiana, a indiqué que l'analyse institutionnelle peut aider à la détermination des mesures d'incitation nécessaire à la planification, à la gestion et à la mise en ¿uvre de programmes forestiers communautaires. Elle a noté que la retenue de données et l'utilisation d'objectifs incompatibles peuvent constituer une entrave à leur réussite.

Utilisation et Transformation Efficaces des Ressources: Mardi, Emile Mokoko Wongolo, de l'OTB, a noté que les produits forestiers durables sont devenus plus compétitifs sur le marché international. Ian de la Roche, de la Forintek Canada Corporation, a souligné la nécessité d'un mode durable de consommation des produits ligneux et a déclaré que le bois est l'unique matériau de construction courant renouvelable. Il a indiqué que le public est soit pour ¿l'utilisation du bois pour la construction' soit pour ¿la sauvegarde des forêts,' et a noté que ces deux manières de voir, pourraient être compatibles.De la Roche a indiqué que les systèmes de construction basés sur le bois, sont en train d'évoluer pour mieux répondre aux souhaits des consommateurs. Paul Vantomme, de la FAO, a souligné le besoin d'améliorer l'établissement des rapports concernant les produits forestiers non-ligneux (PFNF) aux échelons mondial et national, en vue de leur intégration dans les plans politiques. Il a noté que les principaux utilisateurs des PFNL, des pays en développement, comme l'Inde, la Chine et l'Indonésie, disposent de définitions, de classifications et de statistiques concernant les PFNL, mais que la majorité des pays n'en disposent pas. Vantomme a également recommandé aux pays de travailler avec les autorités douanières à l'intégration des PFNL dans les schémas nationaux de classification des produits et, de coopérer, au niveau international, avec l'Organisation douanière mondiale sur la question des PFNL. Luc Duchesne, de Natural Resources Canada, a expliqué que les produits forestiers non-ligneux (PFNL) peuvent être utilisés pour la réduction de la pauvreté, ainsi que pour la conservation des écosystèmes, des espèces et des cultures, du fait qu'ils nécessitent un faible capital de départ et qu'ils créent des emplois à la fois pour les hommes et pour les femmes, contribuant ainsi à la réduction de l'inégalité des sexes. Il a recommandé à l'industrie du bois d'¿uvre dans les pays industrialisés, de prendre en ligne de compte, les préoccupations sociales. Il a souligné aussi que la consommation énergétique est le problème le plus crucial auquel l'industrie forestière se trouve confrontée. Asghedom Ghebremichael, de Natural Resources Canada, a déclaré que l'amélioration de la productivité dans l'industrie du bois d'¿uvre peut aider à la garantie d'un approvisionnement durable et de la GFD. Reynolds Okai, de l'institut de recherche forestière, a affirmé que dans le secteur du bois d'¿uvre, la demande est en hausse, et a parlé du défi consistant en la promotion de la valeur de l'utilisation des résidus des exploitations, aux fins d'accroître la production forestière.

SESSIONS THEMATIQUES B - DES FORETS POUR LA PLANETE: Lundi, des sessions thématiques ont été convoquées autour des thèmes suivants: l'état des forêts et les techniques d'évaluation; le maintien de la biodiversité; la protection des forêts; l'amélioration des arbres; la gestion des PFNL; et les systèmes d'agroforesterie. Mardi, les sessions thématiques ont couvert: les causes de la dégradation forestière et de la déforestation; le changement climatique; les fonctions des zones écologiques particulières; les plantations forestières; le faible couvert forestier; la conservation; la mise en valeur des sites forestiers; la gestion des ressources et des écosystèmes forestiers; et, la foresterie urbaine et les arbres à l'extérieur des forêts (AEF). Les résumés ci-après portent sur six sessions.

Le Maintien de la Biodiversité: Les participants ont parlé de projets de conservation de la biodiversité, notamment de la réussite du projet de reforestation mené à Belize, du projet de conservation de la biodiversité mené dans la 'Luki Biosphere Reserve' en république démocratique du Congo, et du projet de conservation forestière dans la zone fluviale du Benin. Jol Hodgson, de 'Global Forest Nursery Development Incorporated', a indiqué que les projets de reforestation sont en mesure d'attirer des financements à travers les potentialités qu'ils offrent en matière de fixation de carbone. Alaric Sample, de l'Université de Yale, a souligné que la conservation de la biodiversité forestière requiert une stratégie exhaustive impliquant des plantations forestières et l'aménagement de zones protégées. Don MacIver, du Service météorologique du Canada, a souligné que le changement climatique exige la mise en place des processus décisionnels transparents et des stratégies de gestion et d'adaptation basée sur la science,pour la conservation de la biodiversité forestière.

L'état des Forêts et les Techniques d'Evaluation: Anatoly Shvidenko, de 'l'International Institute for Applied Systems Analysis', a noté que la valeur des ressources forestières doit intégrer les facteurs écologiques, sociaux et culturels. Peter Holmgren et Wulf Killmann, de la FAO, ont indiqué que l'Evaluation des Ressources Forestières de la FAO, sera axée sur les tendances des forêts, sur les critères et indicateurs et sur l'établissement de rapports thématiques spécifiques aux pays. Ils ont appelé à l'harmonisation des définitions ayant trait aux forêts, aux fins de renforcer la collaboration avec les pays et les divers partenaires tout en allégeant leurs fardeaux en matière d'établissement des rapports. Les participants ont également entendu des exposés sur le suivi des niveaux d'intensité de la gestion des zones forestières, aux Etats-Unis; sur la surveillance des écosystèmes forestiers, au Québec; et, sur le déclassement des zones forestières, en Côte d'Ivoire. Ces exposés ont mis en relief l'importance du suivi pour la prévention des défrichages illicites.

Le Changement Climatique: Les participants ont examiné le rôle de la gestion forestière par rapport à la problématique des changements climatiques. Michael Apps, de 'Natural Resources Canada', a recommandé de réduire les pressions exercées sur les forêts, de s'assurer de l'utilisation durable des produits ligneux et du bois comme combustibles et de promouvoir l'agroforesterie. Anne Prieur, de l'Université de Bordeaux, a parlé de l'approche fondée sur la notion de cycle de vie, permettant de rendre compte de la fonction de stockage de carbone, des produits ligneux et du bois de chauffe. Haripriya Gundimeda, de la London School of Economics and Political Science, a parlé des implications des modifications opérées dans le domaine de l'occupation des sols par les projets de foresteries, menées dans le cadre de la Convention-cadre sur les changements climatiques (CCCC) et axés sur les stratégies de mise en place de moyens de subsistance durables, en Inde. Werner Kurz, de Natural Resources Canada, a décrit le système national canadien de comptabilisation du carbone fixé par le secteur forestier, qui appuie l'analyse, le suivi et les prises de décisions dans le cadre du changement climatique. Evoquant les controverses soulevées autour des plantations forestières effectuées dans les pays tropicaux, dans le cadre du Mécanisme pour un développement propre (MDP), Bruno Locatelli, du Centre français de recherche agricole pour le développement international, a appelé à l'intégration de l'impact social dans l'évaluation des projets menés dans le cadre du CDM.

Les participants ont également débattu de la nécessité d'élaborer de meilleurs outils permettant de rendre compte de la fonction de stockage de carbone des produits ligneux, et du point de savoir si, oui ou non, la question de l'utilisation du bois à la place et lieu des combustibles fossiles, devait être examinée au cours des négociations menées dans le cadre du Traité de Kyoto de la CCCC. Barthod a réitéré que la foresterie peut être l'une des solutions du problème des changements climatiques, mais que beaucoup reste à faire dans les domaines de la comptabilisation et de l'évaluation. Il a encouragé tous les participants à intégrer les aspects relatifs au stockage énergétique de la production du bois, dans leurs préparatifs du prochain tour de négociations, relevant du Traité de Kyoto.

La Foresterie Urbaine et le Reboisement à l'extérieur des Forêts: Les participants ont examiné le rôle des forêts urbaines et des programmes AEF. Robert Lindeckert, de Pro Silva Méditerranée, a indiqué que la création d'un réseau international des réserves forestières urbaines est importante pour l'échange d'expériences et de données concernant les forêts et la nature.Cecil Konijnendijk, du Danish Forest and Landscape Research Institute, a souligné que l'urbanisation rapide nécessite l'élaboration et la mise en ¿uvre de stratégies favorisant les bonnes pratiques en matière de foresterie urbaine, telle que la stratégie de la FAO pour la foresterie urbaine et péri-urbaine. Omar Mhirit, de l'école nationale des forêts, au Maroc, a parlé des problèmes rencontrés dans l'élaboration de la stratégie de gestion des AEF en Afrique du nord. Notant les avantage multiples tirés du bois non-forestier, par les communautés locales, Bruno Locatelli, du Centre français de recherche agricole pour le développement international, a suggéré l'adoption d'un nouveau concept, celui des produits ligneux issus de l'agro-silvo-pastoralisme urbain, qui engloberait tous les types d'espaces boisés non-forestiers, et a appelé à l'élargissement du concept d'AEF de la FAO. Syaka Sadio, de la FAO, a recommandé le traitement des questions de mesures d'encouragement, de prises de décisions politiques et de réglementations, aux fins de concrétiser le potentiel offert par les programmes AEF et leur contribution au développement durable. Les participants ont également recommandé que la gestion des AEF soit: intégrée dans la planification urbaine; basée sur l'implication des communautés locales; adaptée aux conditions locales; et alignée sur les stratégies locales de mise en place de moyens de subsistance durables.

Les Causes Sous-jacentes de la Déforestation: Jean-Paul Lanly, de l'Académie française de l'agriculture, a établi une distinction entre la déforestation et la dégradation forestière, définissant la déforestation comme étant la disparition de forêts, et la dégradation, comme étant un changement négatif de la condition des forêts. Simon Lovera, de l'organisation des Amis de la Terre, a argué que les plantations d'arbres et les exportations agricoles fortement subventionnées sont des causes importantes de la déforestation. Bastos da Veiga Jonas, du centre brésilien de recherche internationale, a expliqué comment la construction des routes et les financements publics en Amazonie, encouragent l'élevage de bétail et la déforestation qui lui est associée. Leyla Montenegro, de l'Universidad Distrital Francisco José de Caladas, a résumé les résultats de ses recherches concernant la fragmentation des forêts au Chili. Jean-Marc Roda, du centre français de recherche agricole pour le développement International, a parlé des causes de l'exploitation illicite dans les forêts tropicales, notamment, l'existence de grands marchés consommateurs qui ne font aucune différence entre les produits d'origine légale et d'origine illégale. S'agissant des voies et moyens de traiter la déforestation, les participants ont recommandé, entre autres: la mise en place de systèmes de suivi et des statistiques plus crédibles en vue d'accroître la prise de conscience, au niveau politique, du problème de la déforestation; la protection des fragments de forêts et la création de couloirs biologiques; et, la vérification indépendante des pratiques de gestion, en tant que méthode de traitement de l'exploitation forestière illicite.

La Gestion des Ressources et des Ecosystèmes Forestiers: Les participants ont débattu du point de savoir su la gestion des écosystèmes peut aider à répondre aux besoins d'ordre social. Hamish Kimmins, de l'Université de Colombie britannique, a indiqué que la gestion des forêts à valeur unique, ne tient pas compte de la complexité des écosystèmes. Catherina Morosi, de l'Académie italienne des sciences forestières, a donné un aperçu exhaustif sur la l'intégration de la gestion forestière systémique dans les pratiques de la conservation forestière en Italie. Citant en exemple, l'accord portant sur le développement de la foresterie, conclu entre la Nation Innu et le gouvernement du Québec, Larry Innes, consultant auprès de la nation Innu du Labrador, au Canada,a expliqué comment la gestion forestière peut intégrer, non seulement les considérations écologiques et économiques, mais également les considérations éthiques qui régissent le domaine foncier. Mette Wilkie, de la FAO, a indiqué que les résultats de l'étude menée par son organisation ont révélé une augmentation de la surface des zones forestières assujetties à des plans formels et informels de gestion, au cours des 20 dernières années. Rodney Keenan, du Département australien de l'agriculture, des pêches et des forêts, et Johnny Méndez Gamboa, de l'Association San Carlos pour le développement de la foresterie, au Costa Rica, ont parlé des efforts fournis l'avancement de la GFD et des approches basées sur les écosystèmes et la conservation, en Australie et au Costa Rica. a conclu en déclarant que les techniques de gestion des écosystèmes vont en s'améliorant, mais que la question de savoir si, oui ou non, la gestion des écosystèmes est capable de réduire efficacement la pauvreté, reste entièrement posée.

INTRODUCTION A LA SESSION THEMATIQUE C "DES FORETS ET DES ETRES HUMAINS EN HARMONIE": Au cours de la plénière du vendredi 26 septembre, Kathryn Monk, du Centre de conservation des forêts pluvieuses, a mis en exergue la nécessité d'une bonne gouvernance et d'une approche globalisante et a recommandé la création d'entreprises communautaires. John Weaver, d'Abitibi Consolidated, a présenté les réussites de la gestion forestière réalisée dans la collaboration, au Canada, faisant état du rôle crucial des partenariats mis en place entre le gouvernement et les parties prenantes.

LES SEANCES THEMATIQUES CONSACREES AU THEME C - DES FORETS ET DES ETRES HUMAINS EN HARMONIE: Vendredi, des séances thématiques ont été convoquées autour des thèmes suivants: gestion et prises de décision participatives; les partenariats dans le domaine de la gestion forestière; les politiques forestières et l'administration des forêts; les politiques et les interactions intersectorielles; le développement professionnel et l'éducation; et, la mise en ¿uvre des engagements internationaux. Samedi, les séances thématiques ont traité des thèmes suivants: la délégation de pouvoir et la décentralisation; les mesures d'encouragement et le financement; la science, la technologie et le développement institutionnel; le partenariat des entreprises; et, les perspectives à venir. Les résumés ci-après portent sur onze séances.

Prise de Décision et Gestion Participatives: Gopa Pandey, du Département forestier de Madhya Pradesh, a parlé de la foresterie communautaire en Inde, soulignant que la responsabilisation de l'échelon local, la sécurité économique et le renforcement institutionnel sont cruciaux pour la réussite de la foresterie communautaire. Marilyn Headley, du Ministère jamaïcain de l'agriculture, a partagé son expérience, acquise au cours de la mise en place des comités locaux de gestion forestière, en Jamaïque. Peggy Smith, de l'Université de Lakehead, a souligné qu'aux fins de concrétiser la gestion forestière intégrée durable, au Canada; le gouvernement canadien doit négocier des accords avec les peuples indigènes.

Les Partenariats dans le Domaine de la Gestion Forestière: John Naysmith, du Forestry Futures Trust, a mis en exergue les objectifs des Programmes forestiers modèle du Canada (CMFP), qui combinent ingéniosité humaine et écosystèmes forestiers et établissent des indices de performance. Gerardo Warnholtz, de la Commission forestière nationale mexicaine, a décrit comment les entreprises forestières communautaires, au Mexique, contribuent au développement économique et social. Rainee Oliphant, du Ministère jamaïcain de l'agriculture, a noté les défis posés à la GFD et aux efforts de reforestation sur des terres privées, mettant en relief les exemptions d'impôts, comme mesure d'encouragement du changement.Robert Udell, de la Foothills Model Forest, a déclaré que les industriels et les scientifiques doivent former des partenariats. Ajit Krishnaswamy, du Réseau national des praticiens forestiers, a souligné que la recherche participative joue un rôle important dans la foresterie communautaire.

Les Politiques forestières et l'Administration des Forêts: Juan Carlos Collarte, du Centre régional des forêts Modèles d'Amérique Latine, a démontré que les forêts modèles constituent des systèmes pratiques et des modèles économiquement viables qui fonctionnent pour l'établissement de la confiance entre les diverses parties prenantes. Christian Barthod, du Ministère français de l'environnement et du développement durable, a expliqué la manière dont les contrats sociaux peuvent jouer un rôle dans la gestion et la politique forestières dans le contexte européen et dont ces contrats doivent être complémentés par des mécanismes traditionnels, notamment des subventions directes et des législations. Cleto Ndikumagenge, de l'UICN, a expliqué que le manque de cohérence, les différends au niveau de la direction, et les conflits armés constituent de vrais défis pour les écosystèmes forestiers, en Afrique Centrale.

Les Politiques et les Interactions Intersectorielles: Jeffrey Sayer, de WWF International, a appelé à une gestion à caractère holiste. Shashi Kant, de l'Université de Toronto, a présenté sa théorie économique portant sur les droits émergeants en matière de propriété forestière, et tenant compte des notions de cogestion, de droits communaux et de droits publics, et mettant l'accent plutôt sur l'optimisation de l'aspect social que sur le profit économique à court terme. Liga Mengele, du Service forestier Etatique de Lettonie, a présenté un exposé sur les droits fonciers et les préoccupations environnementales, arguant que les forêts doivent être perçues comme étant des entités juridiques, garanties par l'Etat.

Le Développement Professionnel et l'Education: Jeannette Gurung, du Centre international de l'agriculture tropicale, a appelé à l'institutionnalisation de l'égalité des sexes dans le secteur forestier. Omar Mhirit, de l'Ecole nationale marocaine du génie forestier, a recommandé, entre autres: la création de réseaux de recherche et d'information et la promotion de l'échange de données, avec l'aide des organisations internationales. Johanne Gauthier, de l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, a parlé des voies et moyens de s'assurer du professionnalisme dans l'industrie forestière, y compris des inspections professionnelles et du caractère strict des exigences en matière de qualification.

La Mise en Application des Engagements Internationaux: Tiina Vähänen, de la FAO, a décrit le PCF, faisant état de ses initiatives, telles que la mise en place d'une base de données, consacrée aux ressources financières, la rationalisation de l'élaboration des rapports nationaux des pays et l'harmonisation des définitions. Mike Apsey, du Service forestier canadien, a donné un aperçu sur la Stratégie forestière nationale canadienne en matière de gestion coutumière du patrimoine forestier canadien, mettant en relief sa souplesse, sur réflexibilité et l'implication des parties prenantes. Leland Humble, du SFC, a proposé la mise en application des directives de la FAO concernant l'emballage du bois, comme instrument de réduction des nuisibles.

Délégation de Pouvoir et Décentralisation: Ababacar Boye, du Ministère sénégalais de l'environnement, a expliqué comment le Sénégal a amélioré sa gestion forestière à travers: de nouvelles pratiques de gestion des ressources adoptées par les populations indigènes locales; l'établissement de groupes de coupeurs de bois locaux; et l'emploi d'un code de bonne conduite, de conception locale.Sushil Kumar, de l'Université de Toronto, a expliqué que si les politiques de décentralisation ne sont pas accompagnées de réformes administratives, les agences d'exécution en seraient réduites à des perspectives conventionnelles et la décentralisation s'effectuerait sans responsabilisation de l'échelon local. Bernard Cassagne, de 'Forest Resources Management', a recommandé que la gestion technique des principales concessions forestières soit examinée et ajustée au profit des petits propriétaires forestiers, et a souligné le besoin de financements en faveur des petites et moyennes entreprises, en Afrique centrale.

Les Mesures Incitatrices et le Financement: Jean-Pierre Dansereau, de la Fédération québécoise des propriétaires forestiers, a décrit un certain nombre d'outils possibles permettant de parvenir à la GFD, nommément, la régulation des activités privées, les outils de marché et les subventions publiques. Sándor Tóth, de l'Université de l'Etat de Pennsylvanie, a plaidé pour l'élaboration d'un système de gestion du suivi, à la fois, cohérent et instructif, pour l'édification de coopératives forestières et pour une réforme des politiques subventionnelles. Rogério Carneiro de Miranda, de l'organisation 'Proleña Trees, Water and People', a donné un aperçu sur les associations opérant dans le domaine du remplacement des forêts, au Brésil et au Nicaragua, où l'investissement privé aide: à la création de plantations forestières pour répondre à la demande en matière de bois de chauffe, à la diversification des cultures, et à la création d'emplois et d'opportunités d'entreprise. Peter Lowe, de la FAO, a plaidé pour le recours à la plantation de forêts, en Afrique, et à s'y assurer de leur réussite, a appelé à des mesures incitatives, à des financements à court-terme, à des options de sortie pour les investisseurs, et à la mise en place de bases de données consacrées aux forêts plantées.

Science, Technologie et Développement Institutionnel: Osvaldo Encinas, de l'Université des Andes, a indiqué qu'un développement institutionnel est nécessaire pour l'augmentation des profits tirés des sciences et technologies forestières. Daniel Guimier, de 'l'Institut canadien de recherche et de génie forestier, a identifié les priorités qui guident la recherche en matière de génie forestier, notamment, l'optimisation de la valeur des produits, la protection de l'environnement, la communication et le développement du capital humain. Jim Ball, consultant indépendant en foresterie, a proposé que des cours de rédaction technique soient intégrés dans l'enseignement forestier, et a plaidé pour la formation professionnelle continue et pour l'apprentissage à distance.

Les Partenariats d'Entreprises: Solange Nadeau, de Natural Resources Canada, a parlé de la propriété communautaire de plants à papier, au Canada, notant que ces derniers aident à accroître les capacités des communautés et la souplesse des décideurs. James Mayers, de l'Institut international de l'environnement et du développement, et Christine Holding Anyonge, de la FAO, ont passé en revue les effets des partenariats forestiers avec les entreprises de petits actionnaires. Ils ont indiqué que les avantages pour les entreprises, englobent l'amélioration du profit, de l'image publique, de la performance de la gestion et de la position sur le marché. Jocelyn Lessard, de la Conférence des coopératives forestières québécoises, a parlé du potentiel des coopératives forestières dans les domaines de la répartition équitable des profits forestiers, de la lutte contre la pauvreté et de la satisfaction des besoins des communautés locales.

Les Perspectives à Venir: C.T.S. Nair, de la FAO, a déclaré que les changements survenant au plan démographique, technologique, politique et institutionnel donneront lieu à une évolution sociétale, et que la compréhension de la dynamique humaine et les études prévisionnelles faciliteront les prises de décisions. Sen Wang, du SFC, a indiqué que les forêts ne sont pas un indice crédible de la qualité environnementale. Rodney Keenan, de l'Université nationale australienne, a reconnu l'importance des forêts plantées, en Australie, et a noté que pour, à la fois accroître la production de contre-plaqué en bois plein et la protection environnementale, les plantations forestières doivent être développées sur les terres agricoles. Gordon Hickey, de l'Université de Colombie britannique, a noté que le suivi est une nécessité cruciale pour la GFD et a affirmé que les lois extrêmes sont sans doute universellement applicables dans toutes les juridictions, mais que les lois modérées sont plus adaptées et qu'elles peuvent servir à orienter les avancées de la gestion forestière.

LES SESSIONS ECO-REGIONALES

Mercredi 24 septembre, les participants se sont réunis en séances éco-régionales pour des discussions de table ronde consacrées à l'échange d'expériences, aux problèmes, aux solutions et aux aspirations, et basées sur les forêts des diverses éco-régions: les forêts tempérées, subtropicales et tropicales humides, tropicales sèches, boréales et subtropicales sèches, et les forêts Méditerranéennes. Dans chacune des sessions, les participants ont entendu des déclarations introductives décrivant la situation et les défis particuliers posés dans l'éco-région des intervenants. Vendredi, au cours de la session générale, les conclusions et les recommandations des sessions éco-régionales ont été présentées.

FORETS TEMPEREES: Peter Csóka, du Service forestier Etatique hongrois, a déclaré que les forêts tempérées sont les seules forêts en expansion du point de vue de leur surface, et a noté que dans les pays en transition économique les entraves à la GFD sont: la dégradation et la fragmentation des forêts et les modifications survenant dans l'utilisation des terres et les propriétés.

FORETS SUBTROPICALES ET TROPICALES HUMIDES: Boen Purnama, du Ministère indonésien des forêts, a identifié les causes directes de la déforestation, notamment, l'expansion agricole, le surpâturage et la collecte du bois de chauffe, et les causes sous-jacentes, notamment, l'échec des politiques, l'inadéquation des marchés et la croissance démographique. Il a souligné la nécessité de veiller au maintien des espèces à travers la création de zones de conservation, d'améliorer les aptitudes en matière de communication et d'impulser la prise de conscience au sein des autres secteurs.

FORETS TROPICALES SECHES: Ridha Fekih, du Ministère tunisien de l'agriculture, a souligné l'importance de la biodiversité dans les forêts tropicales sèches, affirmant que la principale menace posée à ces forêts est la déforestation causée par l'agriculture et par les feux forestiers. Il a mis en relief la nécessité de la conservation et de la gestion durable des ressources naturelles dans les forêts tropicales sèches, soulignant leur importance pour les populations locales.

FORETS BOREALES: Victor Telplyakov, du Bureau russe de l'UICN, a présenté quelques-uns des principaux défis posés aux forêts boréales, notamment, l'exploitation illicite, le changement climatique et la faiblesse du profil à l'ordre du jour international. Il a argué que la principale menace posées aux forêts boréales provient des feux forestiers induits par l'homme ou par la nature et s'est interrogé sur le point de savoir si les informations que l'on reçoit concernant les feux forestiers sont toujours crédibles.Il a ensuite invité les participants à considérer les voies et moyens de placer la question des forêts boréales à l'ordre du jour international, et la possibilité d'utiliser le concept ¿Des êtres humains au service des forêts,¿ pour orienter les débats de la table ronde.

FORETS SUBTROPICALES SECHES (Y COMPRIS LES FORETS MEDITERRANEENNES): Jorge Malleux, du Bureau péruvien du WWF, a parlé de la situation actuelle des forêts subtropicales sèches et a recommandé, entre autres: l'élaboration de définitions et de cartographies plus précises des éco-régions subtropicales et tropicales; l'intégration du changement climatique et des facteurs météorologiques extrêmes dans les plans de développement durables; et l'utilisation d'approches participatives holistes dans la gestion des écosystèmes vulnérables subtropicaux arides.

LES CONCLUSIONS ET LES RECOMMANDATIONS DES SESSIONS THEMATIQUES ET DES SESSIONS ECOREGIONALES

Vendredi 26 septembre, la session générale a été convoquée pour entendre les conclusions et les recommandations des sessions thématiques A et B et des sessions éco-régionales. Dimanche 28 septembre, la session générale a entendu les conclusions et recommandations de la session thématique C.

LES CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DES SESSIONS THEMATIQUES A ET B ET DES SESSIONS ECO-REGIONALES: Vendredi, le Secrétaire général du XIIe CFM, Jean-Louis Kérouac, a présenté le rapport préliminaire concernant le thème A: ¿Des forêts pour les humains ¿, qui souligne que les forêts sont cruciales pour les besoins de l'être humain, et que les avantages tirés des forêts sont souvent encore sous-estimés. Il a indiqué que les recommandations du rapport englobent: le traitement des questions de pauvreté et des moyens de subsistance durables; le placement de l'être humain au centre de la gestion forestière; l'habilitation des concernés à gérer les forêts dans le respect de la durabilité, et l'évaluation de la réussite de la gestion forestière. Il a noté également que le rapport renferme des références à la parité hommes - femmes et qu'il énonce que les pays importateurs doivent reconnaître qu'ils pourraient être cause de l'exploitation forestière illicite dans les pays producteurs.

Jean Prosper Koyo, de la FAO, a présenté le rapport préliminaire concernant le thème B: ¿Des forêts pour la planète ¿ qui décrit l'état des forêts du monde entier, les facteurs écologiques et les tendances de la gestion forestière. Il a précisé que le rapport appelle à la prise de mesures pour le traitement des problèmes de pauvreté, de changement climatique, de gestion des lignes de partage des eaux, de prévention des feux et de conservation. Il a indiqué qu'il appelle également à une gestion participative, à la mise en place de politiques intersectorielles, et à la reconnaissance du besoin d'assurer la gestion de toutes les valeurs et de toutes les fonctions des écosystèmes. Koyo a noté que le rapport fait état, par ailleurs, de la nécessité: de réduire le fardeau de l'établissement des rapports; d'harmoniser les définitions et les termes; de travailler sur les critères et indicateurs; et d'assurer la gestion des produits forestiers non-ligneux des forêts plantées.

Regent Gravel, du Centre canadien d'enseignements et de coopération internationale, a présenté un rapport de synthèse sur les travaux des sessions éco-régionales. Il a résumé les stratégies proposées par les tables rondes et qui englobent: la mise en place de programmes exhaustifs d'éducation et de formation; l'encouragement actif de la participation locale dans les processus décisionnels; l'amélioration de la certification et du suivi;et la mise en ¿uvre intégrée des processus de planification forestière à travers la participation active des divers secteurs et de l'ensemble des parties prenantes; le développement des synergies entre le savoir traditionnel local et les connaissances techniques; et l'harmonisation des cadres institutionnels, politiques, juridiques, réglementaires, financiers et intersectoriels.

Après la présentation des rapports de synthèse des sessions thématiques A et B et des sessions éco-régionales, Susanne Hilton, de 'Geewehdin Consulting Services', a présenté quelques-unes des vues et des stratégies avancées par les diverses parties prenantes, au sujet de la GFD, de l'intégrité écologique et des aspects économiques. Elle a indiqué que les participants ont décidé que la gestion forestière durable doit être focalisée plutôt sur l'être humain et les communautés, sur le partage équitable des avantages et sur la participation du public.

Dans le débat qui a suivi, les participants ont déclaré que le rapport de synthèse doit faire référence, entre autres,: à des objectifs clairs visant à réduire de moitié la déforestation dans les décennies à venir; à un engagement politique ferme; à l'implication des jeunes; à des mécanismes de suivi clairs des recommandations du CFM; à une compensation des services écologiques; et à la nécessité d'accroître les échanges d'informations et le lobbying. D'autres participants ont recommandé: de prendre en ligne de compte, la concentration des pouvoirs et les pressions qui en découlent, exercées sur les communautés; de rendre compte des décalages éco-régionaux, dans le rapport final; et de transmettre les conclusions du CFM aux décideurs, et notamment, au Premier ministre canadien, pour leur présentation au G-8.

Le Secrétaire général du XIIe CFM, Jean-Louis Kérouac, a indiqué que les modifications proposées seront intégrées dans le rapport de synthèse des sessions thématiques A et B, et des sessions éco-régionales. Les participants ont adopté les rapports de synthèse par acclamation.

LES CONCLUSIONS ET LES RECOMMANDATIONS DES SESSIONS THEMATIQUES C: Dimanche, Gerard Szaraz, du Secrétariat du XII CFM, a présenté le projet de rapport de synthèse concernant le thème C, "Des êtres humains et des forêts en harmonie." Il a indiqué que les conclusions, les solutions et les actions du rapport englobent: le fait qu'aucun modèle de gestion forestière n'est applicable à toutes les situations; que les approches participatives en matière de gestion forestière doivent être encouragées; que les autorités doivent être prêtes à transférer les pouvoirs de gestion et de prise de décision aux entités locales, en établissant toutefois les gardes-fous nécessaires; que les effectifs forestiers doivent refléter la diversité de la société; que l'enseignement forestier doive intégrer les nouvelles approches en matière de pratiques forestières; et qu'un engagement politique plus important est nécessaire au niveau international. Le rapport mentionne aussi que la mondialisation est en train d'altérer le secteur forestier et que des pressions de plus en plus grandes seront exercées sur les forêts, à cause de la surconsommation des riches et la quête des pauvres à satisfaire leurs besoins primaires. Les participants ont ensuite suggéré l'introduction d'un certain nombre d'amendements, sur le rapport, notamment, la nécessité: de financements pour le soutien des communautés de base; d'une attention plus importante à l'égalité des sexes; et d'une référence aux liens entre le changement climatique et les forêts. Le rapport de synthèse de la session thématique C a été adopté par acclamation, avec adjonction des amendements proposés.

FORUMS OUVERTS CONSACRES AUX THEMES EMERGEANTS

Mercredi 24 et samedi 27 septembre, les participants se sont engagés dans des forums ouverts consacrés aux thèmes émergeants, pour procéder à des échanges de vues et d'expériences sur des sujets d'intérêt pour le secteur forestier. Mercredi, les participants ont délibéré sur la gestion participative, la GFD, le changement climatique et les plantations forestières. Samedi, les participants ont traité de la conservation forestière et des moyens de subsistance liés aux forêts, et de l'avenir des forêts. Les résumés ci-après portent sur les discussions menées dans l'ensemble des six forums organisés.

GESTION PARTICIPATIVE: JUSQU'OU LA DECENTRALISATION DOIT-ELLE ALLER?: Les panélistes Gopa Pandey, du Département forestier de Madhya Pradesh, et Mariteuw Chimere Diaw, du CIFOR, ont énuméré les éléments nécessaires à la gestion participative, notamment, un leadership approprié, une participation équilibrée des communautés locales et des institutions centralisées, des ressources sécurisées, la décentralisation, des objectifs et des définitions négociés, et le suivi. Robert Hendricks, du Service forestier du DAA, a souligné le besoin de lutter contre la corruption en vue de réduire la déforestation et la pauvreté.

GFD: DES COUTS OU DES PROFITS, ET POUR QUI?: Luc Bouthillier, de l'Université de Laval, a affirmé que l'industrie forestière se préoccupe des profits économiques, et non des avantages des écosystèmes. Il a plaidé pour le transfert de la prise de décisions à l'échelon local, et pour l'édification de partenariats avec les habitants des forêts. Les participants ont débattu des voies et moyens d'intégrer les valeurs culturelles des forêts, les services écologiques et les avantages sociaux dans la GFD.

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE: CHANCE OU MENACE POUR LA GESTION FORESTIERE?: Martin von Mirbach, du Sierra Club du Canada, a souligné que le Traité de Kyoto est susceptible d'encourager les projets forestiers qui mènent, à une fixation de carbone, à court terme, tout en déstabilisant les objectifs à long-terme de la protection climatique et de la GFD. Ivar Korsbakken, de la Fédération norvégienne des propriétaires forestiers, a appelé à des politiques favorisant le recyclage du carbone et punissant les activités donnant lieu à des rejets de carbone fossile. Les participants ont procédé à un échange de vues sur le point de savoir si le Traité de Kyoto convient bien au soutien dont a besoin la GFD. Mostafa Jafari, du Secrétariat des pays à faible couvert forestier, a conclu que de plus amples informations sont nécessaires pour l'évaluation des effets de la gestion des produits ligneux sur le changement climatique.

LES PLANTATIONS FORESTIERES: MENACE POUR LA BIODIVERSITE OU CHANCE POUR LA CONSERVATION?: John Parrotta, du Service forestier du DAA, a décrit les plantations forestières un peu partout dans le monde et a énuméré les avantages qu'elles offrent: production de combustibles; fixation du carbone; contrôle de la désertification; réhabilitation des sols dégradés; création d'emplois et diversification économique. Pour la réduction des effets négatifs des plantations forestières, il a appelé à une évaluation de leurs caractéristiques sociales, économiques et géographiques. Miguel Lovera, de la Coalition forestière mondiale, a énuméré les effets négatifs des plantations forestières et des monocultures à grande échelle, y compris la négligence de la propriété coutumière, la perte de plantes médicinales, les conflits de propriété terrienne, et la dégradation des sols. Il a recommandé la suppression des subventions accordées aux plantations, et a plaidé pour des investissements publics dans les projets de mise en valeur des forêts.

LA CONSERVATION FORESTIERE ET LES MOYENS DE SUBSISTANCE: DEUX DOMAINES CONTRADICTOIRES OU DEUX FACES D'UN MEME DEFI?:

Mercredi 24 et samedi 27 septembre, les participants se sont engagés dans des forums ouverts consacrés aux thèmes émergeants, pour procéder à des échanges de vues et d'expériences sur des sujets d'intérêt pour le secteur forestier. Mercredi, les participants ont délibéré sur la gestion participative, la GFD, le changement climatique et les plantations forestières. Samedi, les participants ont traité de la conservation forestière et des moyens de subsistance liés aux forêts, et de l'avenir des forêts. Les résumés ci-après portent sur les discussions menées dans l'ensemble des six forums organisés.

GESTION PARTICIPATIVE: JUSQU'OU LA DECENTRALISATION DOIT-ELLE ALLER?: Les panélistes Gopa Pandey, du Département forestier de Madhya Pradesh, et Mariteuw Chimere Diaw, du CIFOR, ont énuméré les éléments nécessaires à la gestion participative, notamment, un leadership approprié, une participation équilibrée des communautés locales et des institutions centralisées, des ressources sécurisées, la décentralisation, des objectifs et des définitions négociés, et le suivi. Robert Hendricks, du Service forestier du DAA, a souligné le besoin de lutter contre la corruption en vue de réduire la déforestation et la pauvreté.

GFD: DES COUTS OU DES PROFITS, ET POUR QUI?: Luc Bouthillier, de l'Université de Laval, a affirmé que l'industrie forestière se préoccupe des profits économiques, et non des avantages des écosystèmes. Il a plaidé pour le transfert de la prise de décisions à l'échelon local, et pour l'édification de partenariats avec les habitants des forêts. Les participants ont débattu des voies et moyens d'intégrer les valeurs culturelles des forêts, les services écologiques et les avantages sociaux dans la GFD.

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE: CHANCE OU MENACE POUR LA GESTION FORESTIERE?: Martin von Mirbach, du Sierra Club du Canada, a souligné que le Traité de Kyoto est susceptible d'encourager les projets forestiers qui mènent, à une fixation de carbone, à court terme, tout en déstabilisant les objectifs à long-terme de la protection climatique et de la GFD. Ivar Korsbakken, de la Fédération norvégienne des propriétaires forestiers, a appelé à des politiques favorisant le recyclage du carbone et punissant les activités donnant lieu à des rejets de carbone fossile. Les participants ont procédé à un échange de vues sur le point de savoir si le Traité de Kyoto convient bien au soutien dont a besoin la GFD. Mostafa Jafari, du Secrétariat des pays à faible couvert forestier, a conclu que de plus amples informations sont nécessaires pour l'évaluation des effets de la gestion des produits ligneux sur le changement climatique.

LES PLANTATIONS FORESTIERES: MENACE POUR LA BIODIVERSITE OU CHANCE POUR LA CONSERVATION?: John Parrotta, du Service forestier du DAA, a décrit les plantations forestières un peu partout dans le monde et a énuméré les avantages qu'elles offrent: production de combustibles; fixation du carbone; contrôle de la désertification; réhabilitation des sols dégradés; création d'emplois et diversification économique. Pour la réduction des effets négatifs des plantations forestières, il a appelé à une évaluation de leurs caractéristiques sociales, économiques et géographiques. Miguel Lovera, de la Coalition forestière mondiale, a énuméré les effets négatifs des plantations forestières et des monocultures à grande échelle, y compris la négligence de la propriété coutumière, la perte de plantes médicinales, les conflits de propriété terrienne, et la dégradation des sols. Il a recommandé la suppression des subventions accordées aux plantations, et a plaidé pour des investissements publics dans les projets de mise en valeur des forêts.

LA CONSERVATION FORESTIERE ET LES MOYENS DE SUBSISTANCE: DEUX DOMAINES CONTRADICTOIRES OU DEUX FACES D'UN MEME DEFI?: José Carlos Carvalho, Secrétaire d'Etat brésilien de l'environnement et du développement durable, a argué que, dans les pays en développement, la pauvreté peut être attribuée à la mondialisation qui encourage, entre autres, la prédation des ressources forestières, et le recours à des restrictions commerciales et à des subventions qui favorisent de manière disproportionnée les pays industrialisés. Plusieurs participants ont endossé avec force l'exposé de Carvalho et ont requis qu'il soit mentionné dans les minutes de la conférence. Emmanuel Ze Meka, de l'Organisation internationale des bois tropicaux, a déclaré que des ressources financières sont indispensables, pour venir à bout du problème de la pauvreté, qui mène à la surexploitation du bois et de la conversion des forêts en terres agricoles. Il a plaidé en faveur de l'agro-foresterie, de la certification, de la commercialisation des produits forestiers non-ligneux, de la foresterie communautaire, de l'éco-tourisme et de la poursuite des entreprises forestières qui ne respectent pas leurs obligations. En conclusion, il a appelé à une répartition équitable des droits fonciers et des partenariats entre les communautés et des entreprises et investisseurs responsables

QUI DECIDE DE L'AVENIR DES FORETS?: Le Président Manuel Hernández Paz, de l'Agence canadienne du développement international, a indiqué que les forêts sont la propriété de l'Etat mais que cette forme de propriété pourrait changer dans le futur, si les Etats se révèlent incapables de prendre les décisions adéquates en matière de GFD. Roger Foteu, de la Conférence des écosystèmes denses et humides d'Afrique centrale, a établi une distinction entre la possession et le contrôle des forêts, notant que les droits fonciers doivent tenir compte des utilisations concurrentes. Il a indiqué que de nouveaux groupes puissants, tels que les prêteurs d'argent et les ONG opérant dans le domaine de la conservation, sont en mesure de prendre le contrôle des forêts, concluant toutefois que la forme de propriété étatique restera la pierre angulaire du contrôle des terres forestières dans le futur. Jill Bowling, de WWF international, a recommandé que le contrôle des forêts soit évalué en fonction de trois critères: la transparence des processus décisionnels; l'implication des parties prenantes; et le caractère approprié du processus de participation. Elle a souligné l'importance d'une participation proactive. Les participants ont mis l'accent sur le besoin de renforcer la participation des femmes dans les prises de décision, ajoutant que la participation requiert un transfert des droits de gestion.

LES SESSIONS SPECIALES

Les sessions spéciales tenues mercredi 24 et vendredi 26 septembre, ont servi à la présentation des résultats des divers événements spéciaux organisés en marge du Congrès. Mercredi, les Coprésidents du Forum consacré aux peuples indigènes, Harry Bombay, de l'Association nationale des aborigènes forestiers, Antonio Jacanamijoy, du Forum permanent sur les questions indigènes, et Lucien Wabanonik, de l'Assemblée des premières nations du Labrador et du Québec, ont présenté le Plan d'action de Wendake, qui requiert que les Etats-nations, les organisations internationales et les agences multilatérales, reconnaissent et garantissent le droit des peuples indigènes à l'autodétermination. Ils ont appelé à des mesures dans les domaines suivants: reconnaissance des droits indigènes dans les politiques forestières; le droit aux ressources et à leur répartition équitable; le consentement libre préalable, en connaissance de cause; la capacité et la participation significative; les connaissances traditionnelles liées à la forêt et les droits culturels; les instruments économiques et les accords commerciaux; et, l'investissement en capitaux et la technologie.

David Beauchamp a parlé au nom du Forum des jeunes, soulignant que ces derniers ont de l'énergie, mais ont besoin du soutien des autres: pour faire face aux inégalités économiques et sociales entre les décideurs et les usagers des forêts; pour venir à bout de l'ignorance concernant l'état des forêts; et pour traiter des modes non-durables de consommation des produits forestiers. Les représentants du Forum des jeunes devaient ensuite présenter les actions proposées par le Forum, notamment, de fournir l'éducation et les matériaux éducationnels relatifs à la GFD, et d'intégrer une composante 'jeunes', dans tous les travaux du XIIIe CFM et un représentant des jeunes au sein du comité de rédaction du CMF.

Vendredi, Jacques Carette, du Service forestier canadien, a informé les participants que la 15ème réunion du Groupe de Travail sur le Processus de Montréal, s'est déroulée le lundi 22 septembre et qu'elle a adopté la Déclaration de Québec Ville concernant les critères et indicateurs devant régir la GFD.

DECLARATION FINALE

Au cours de la session générale du samedi 28 septembre, Jason Jabbour, de l'Université de Toronto, a présenté la Déclaration finale du XIIe CFM. Celle-ci a été adoptée par acclamation sans amendement. La déclaration englobe une vision de l'avenir qui tient compte des besoins de justice sociale, de profits économiques, de forêts saines, d'usage responsable, de bonne gouvernance, de recherche, d'éducation et de renforcement des capacités. Elle reconnaît que les préalables de la concrétisation de cette vision comprennent: des engagements financiers soutenus et une coopération internationale, des politiques fondées sur la meilleure science et l'intégration des connaissances locales et indigènes. Les stratégies nécessaires à la réalisation de ces conditions préalables sont spécifiées sous les thèmes importants: des cadres politiques, institutionnels et de gouvernance; des partenariats; de la recherche; de l'éducation et du renforcement des capacités; et de la gestion et du suivi.

LA CEREMONIE DE CLOTURE

Le Secrétaire général du XIIe CFM, Kérouac, a déclaré que le Congrès a enregistré une avancée, en traitant pour la première fois de ses 77 ans d'histoire, de l'harmonie qui doit exister entre les êtres humains et les forêts, pour leur survie. Il a rappelé aux participants, les nombreuses actions proposées au cours du Congrès, et a exhorté les participants à les mettre en ¿uvre à leur retour dans leurs pays respectifs. A la fin de son intervention, les participants ont remercié les organisateurs du CFM par une standing ovation.

Le Coprésident du XIIe CFM, Hamad, a reconnu les contributions importantes apportées au Congrès, par les jeunes, et la haute qualité des débats ouverts qui ont eu lieu tout le long du CFM. Il a endossé la vision à long terme de la foresterie, telle qu'exprimée dans la Déclaration finale, se focalisant, en particulier, sur l'implication du public, les besoins d'ordre social et la protection des forêts. Il a conclu en souhaitant "longue vie aux forêts de la planète."

Hosny El-Lakany, de la FAO, a rappelé son allocution d'ouverture dans laquelle il a posé la question de savoir si, oui ou non, l'état des forêts de la planète est satisfaisant, a remercié les participants pour la nouvelle orientation tracée pour la politique forestière mondiale. Il a appelé le secteur forestier à s'engager dans un rajeunissement physique et psychologique et lui a recommandé de prendre en ligne de compte des valeurs culturelles.

Le Président du XIIe CFM, Dhaliwal, a décrit le Congrès comme étant un voyage de découverte, d'échange et de partage pour l'amélioration de l'avenir des forêts. Il a estimé que le CFM a été une réussite totale, grâce à la participation des diverses parties prenantes détentrices de connaissances forestières,en particulier, des jeunes et des peuples indigènes qui ont appelé les Etats-nations à reconnaître leurs droits aux ressources naturelles et leur participation significative.

Le Président du XIIe CFM, Dhaliwal, et le Coprésident Hamad ont clôturé la réunion à 11:37.

A SUIVRE

CONFERENCE INTERNATIONALE ET EXPOSITION SUR LES FEUX EN ZONES NATURELLES: La troisième Conférence Internationale sur les feux en zones naturelles, se tiendra du 3 au 6 octobre 2003, à Sydney, en Australie. Pour de plus amples renseignements, contacter: Conference and Exhibition Managers; tel: +61-2-9248-0800; fax: +61-2-9248-0894; e-mail: [email protected]; Internet: http://www.wildlandfire03.com/home.asp .  

CONGRES SUR LA MONDIALISATION, LA LOCALISATION ET LA GESTION DES FORETS TROPICALES AU 21e SIECLE: Le Congrès sur la mondialisation, la localisation et la gestion des forêts tropicales aura lieu les 22 et 23 octobre 2003, à Amsterdam, aux Pays-Bas. Pour les détails, contacter: Mirjam Ros-Tonen, University of Amsterdam; tel: +844-825-9267; fax: +844-825-7495; e-mail: [email protected]; Internet: http://www.undp.org.vn/mlist/envirovlc/012003/post73.htm .

CIBT-35 et PREPCOM-2 DE L'AIBT: La trente-cinquième session du Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT-35) se déroulera du 3 au 8 novembre 2003, à Yokohama, au Japon, et sera suivie de la seconde session du Comité préparatoire de la renégociation de l'Accord International sur les Bois Tropicaux (AIBT), prévue du 10 au 12 novembre 2003. Pour plus d' informations, contacter: Alastair Sarre, ITTO Secretariat; tel: +81-45-223-1110; fax: +81-45-223-1111; e-mail: [email protected]; Internet: http://www.itto.or.jp/ .  

REUNION INTERNATIONALE DES EXPERTS SUR L'ELABORATION ET LA MISE EN APPLICATION DE CODES PRATIQUES NATIONAUX D'EXPLOITATION FORESTIERE - LES PROBLEMES A RESOUDRE ET LES OPTIONS OFFERTES: La réunion Internationale des Experts se déroulera du 17 au 20 novembre 2003, à Kisarazu City, au Japon. Pour plus de renseignements, contacter: Yuji Imaizumi, International Forestry Cooperation Office; e-mail: [email protected]; Internet:
http://iufro.boku.ac.at/iufro/secre/nb-practicecodes-harvesting.htm .

EDITION 2003 DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE TECK: La Conférence internationale sur le teck de qualité issu des forêts gérées de manière durable, aura lieu du 2 au 5 décembre, 2003, à Peechi, province de Kerala, en Inde. Pour plus d'informations, contacter: K. M. Bhat, Convener, International Teak Conference 2003; tel: +91-487-269-9037; fax: +91-487-269-9249; e-mail: [email protected]; Internet: http://www.kfri.org/html/k0500frm.htm .  

SIMFOR 2004: Le troisième Symposium international sur la gestion durable des ressources forestières (SIMFOR 2004), organisé par l'IUFRO, se tiendra du 21 au 23 avril 2004, à Pinar del Rio, à Cuba. Pour plus de renseignements, contacter: Fernando Hernandez Martinez; tel: +53-82-779363; fax: +53-82-779353; e-mail: [email protected]; Internet: http://iufro.boku.ac.at/ .

FNUF-4: La quatrième réunion du Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF-4) se déroulera du 3 au 14 mai 2004 à Genève, en Suisse. Pour plus d'informations, contacter: Mia Söderlund, UNFF Secretariat; tel: +1-212-963-3262; fax: +1-212-963-4260; e-mail: [email protected]; Internet: http://www.un.org/esa/forests/session-intro.html .

SIXIEME SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR LES ASPECTS JURIDIQUES DU DEVELOPPEMENT DURABLE DES FORETS EUROPEENNES: Ce Symposium, organisé pat l'IUFRO, aura lieu le 1er juin 2004, à Brasov, en Roumanie. Pour les détails, contacter: Peter Herbst; tel: +43-4242-52471; fax: +43-4242-264048; e-mail: [email protected]; Internet: http://iufro.boku.ac.at/ .

CIBT-36: La trente-sixième session du CIBT est prévue du 20 au 23 juillet 2004, en Suisse. Pour plus d'informations, contacter: Alistair Sarre, ITTO Secretariat; tel: +81-45-223-1110; fax: +81-45-223-1111; e-mail: [email protected]; Internet: http://www.itto.or.jp/ .


Le Bulletin du Congrès Forestier Mondial est une publication de l'Institut International du Développement Durable (IIDD), éditeur du Bulletin des Négociations de la Terre. Ce numéro est rédigé par Andrew Baldwin [email protected], Alice Bisiaux [email protected], Robynne Boyd [email protected], Lauren Flejzor [email protected], Tamilla Gaynutdinova [email protected], Stefan Jungcurt [email protected], Fiona Koza [email protected] et Nicole Schabus [email protected]. Révision: Lynn M. Wagner, Ph.D. [email protected]. Edition numérique: Franz Dejon [email protected] et David Fernau [email protected]. Assistant en Ligne: Diego Noguera [email protected] et Prisna Nuengsigkapian [email protected]. Version française: Mongi Gadhoum: [email protected].Directeur du Service Information: Langston James Goree VI [email protected]. Le financement de la couverture de cette réunion a été fourni par le Secrétariat du Congrès Forestier Mondial et par l'Association des Produits Forestiers du Canada. Les opinions exprimées dans le Bulletin appartiennent à leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement les vues de l'IIDD. Des extraits du Bulletin peuvent être utilisés uniquement dans des publications non commerciales, moyennant une citation appropriée. Les versions électroniques du Bulletin du Congrès sont transmises par e-mail à notre liste d'abonnés, sous format ASCII et PDF, et sont disponibles au site http://www.iisd.ca/. Pour les renseignements, y compris concernant la couverture de vos événements par nos services, contacter: Le Directeur du service information de l'IIDD, par e-mail: [email protected], tél +1-212-644-0217 ou voie postale: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA.   

lastUpdate  vendredi 28 novembre 2003