Amérique centrale
Le Président du Honduras, José Manuel Zelaya Rosales, a été l’invité d’honneur de l’atelier, parrainé par l’OIBT‑FAO, visant à promouvoir un meilleur respect des lois forestières dans la région de l’Amérique centrale. Le Président Zelaya a annoncé, devant plus de 60 experts de 9 pays participant à l’atelier, qu’un changement social était nécessaire au Honduras et dans nombreux autres pays de la région pour mieux reconnaître l’importance d’un développement et d’une gestion durables des ressources forestières. Il a noté qu’un tel changement risquait souvent de se heurter à la résistance de groupements d’intérêts, et que des efforts importants devaient être constamment déployés pour lutter contre l’exploitation illicite des forêts, le commerce illicite du bois et la déforestation illégale. Il a souligné l’importance d’exécuter et appliquer les lois existantes, notant que son gouvernement avait mobilisé les forces armées (notamment des milliers de troupes armées, des hélicoptères et autres infrastructures d’appui) dans sa bataille contre l’exploitation commerciale illégale.
L’atelier s’est déroulé à San Pedro Sula, du 27 au 29 juin. Les participants comptaient des administrateurs forestiers, des procureurs spécialistes de l’environnement, des membres de la société civile et du secteur privé du Belize, du Costa Rica, de la République dominicaine, de El Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Mexique, du Nicaragua et de Panama. L’atelier a été organisé en collaboration avec l’administration forestière du Honduras (AFE-COHDEFOR) et la Commission centraméricaine de l’environnement et du développement (CCAD). Tous les pays participant sont membres de cette Commission, excepté le Mexique qui participe en qualité d’observateur.
L’atelier avait pour objectifs de:
- Faciliter les échanges, entre pays et représentants de différents secteurs de la région, d’expériences en matière d’exploitation illégale et de commerce illicite du bois;
- Promouvoir un dialogue entre les différents acteurs du secteur des forêts dans la région;
- Élaborer des recommandations de meilleures pratiques à adopter pour améliorer le respect des lois forestières, en mettant l’accent sur les cadres politique et juridique, les structures et mécanismes institutionnels pour la participation de la société civile, et la technologie/l’information; et
