Cap-Vert
À ce jour, le Cap-Vert a déployé d'importants efforts pour étendre la couverture de la protection sociale, les dernières études suggérant qu’au moins 61 % de la population bénéficie d’au moins une mesure de protection sociale. Cependant, malgré l'existence d’un régime de sécurité sociale plus favorable pour les travailleur·euse·s indépendant·e·s, les micro et petites entreprises, le taux extrêmement bas d'affiliation des pêcheur·euse·s demeure une réalité préoccupante.
Le dernier recensement général des pêches effectué par le gouvernement révèle que seulement 13 % des pêcheur·euse·s sont inscrit·e·s au système national de sécurité sociale, ce qui laisse beaucoup d’entre eux et d’elles sans accès garanti à une pension de retraite, aux prestations de maladie et de chômage, ainsi qu’à certains avantages médicaux, par exemple.
Au Cap-Vert, en raison du renforcement du système national de protection sociale, le gouvernement a décidé d’étendre son programme d’inclusion sociale et productive aux familles extrêmement pauvres. Les petit·e·s pêcheur·euse·s et travailleur·euse·s de la mer ont accès, pour une période limitée et sous certaines conditions, à un revenu, des services de soins, des opportunités de formation et d’autres politiques actives de l'emploi.
La FAO, en partenariat avec le Ministère de la Mer et le Ministère de la Famille, de l’Inclusion et du Développement Social, mettra en place un registre des pêcheur·euse·s afin d’améliorer les données socio-économiques et la couverture des pêcheur·euse·s par les systèmes de protection sociale. L’objectif est de réduire les obstacles à la protection sociale, d’évaluer la faisabilité d’une allocation de chômage durant les saisons de fermeture et de mettre en place d’autres mesures pour améliorer la stabilité des revenus, tout en intégrant un système de surveillance des risques naturels avec des systèmes d’alerte précoce (EWS).
Le travail de la FAO
Partenaires clés
Ministry of Family, Inclusion and Social Development
Fishers and fishworkers Associations
Private sector
Civil society organizations
Donateur
Instrument de contribution volontaire flexible
Lien
Bénéficiaires
Environ 6 068 individus bénéficieront du soutien, dont 4 052 pêcheur·euse·s, 135 travailleur·se·s de la pêche et 1 881 poissonniers·ères. De plus, les décideur·euse·s politiques ainsi que le personnel technique et administratif des institutions et organisations partenaires clés profiteront également des résultats du projet.
Groupe de travail interinstitutionnel
Un groupe de travail interinstitutionnel a été mis en place afin de garantir l'atteinte des objectifs du projet, en soutenant la mise en œuvre des activités, la validation des études à réaliser, en facilitant la collaboration et la coordination entre les institutions, et en fournissant un appui technique.
Soutien à la politique basé sur des données probantes
Une étude sur les obstacles à l’accès à la protection sociale et à la micro-assurance, y compris les mécanismes de financement, est en cours. Les résultats seront remis au groupe de travail interinstitutionnel. Une évaluation de la couverture de la protection sociale chez les petits pêcheur·euse·s est également en cours afin d’identifier les lacunes et les opportunités, et d’informer les améliorations politiques.
Développement d’outils techniques
Un système de registre des pêcheur·euse·s est en cours de développement. Celui-ci sera conçu pour être interopérable avec d’autres registres et mis à jour en continu, afin d’améliorer l’identification des pêcheur·euse·s et leur inscription dans les programmes de protection sociale.
Échange de connaissances et diffusion
En 2023, la FAO a organisé un atelier de coopération Sud-Sud au Brésil. Cet événement a permis aux pays de partager des idées, des stratégies et des expériences dans la conception et la mise en œuvre de programmes de protection sociale adaptés au secteur de la pêche et de l’aquaculture. Le Cap-Vert y a présenté un aperçu de son Système National de Protection Sociale (SNPS), incluant ses composantes contributives et non contributives.En 2025, la FAO approfondira ses efforts en matière de coopération Sud-Sud et soutiendra les échanges de connaissances à l’échelle mondiale. Plusieurs ateliers seront organisés, visant à partager des idées sur les différentes expériences de conception et de renforcement de systèmes de registre interopérables et d’établissement de programmes d'indemnisation du chômage durant les saisons de fermeture.
La FAO soutiendra également la création et la facilitation d'un groupe de travail interinstitutionnel sur la protection sociale pour le secteur de la pêche, afin d'améliorer la coordination et la mise en œuvre des politiques.