Nouveau groupe interinstitutionnel pour renforcer la protection sociale au Cap-Vert
©Fao Cabo Verde
Praia, Cap-Vert – Un nouveau groupe de travail interinstitutionnel a été mis en place au Cap-Vert pour soutenir le développement de mesures de protection sociale inclusives et renforcer la résilience des pêcheurs, des pêcheuses, ainsi que des autres travailleuses et travailleurs du secteur face aux effets du changement climatique et aux chocs économiques.
Soutenue par le Programme de contribution volontaire flexible de la FAO, cette initiative vise à garantir un accès équitable aux ressources pour les petits producteurs et productrices ainsi que pour les exploitant·e·s familiaux·ales, en renforçant les politiques, les stratégies et les programmes existants. À cette fin, un registre national des pêcheurs et pêcheuses sera établi pour améliorer les données socioéconomiques disponibles, et une législation spécifique au secteur permettra de mieux intégrer ces professionnel·le·s dans les dispositifs de protection sociale.
Portée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’initiative rassemble des institutions publiques et des organisations communautaires œuvrant à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Le groupe de travail comprend des représentant·e·s du Ministère de la Famille, de l’Inclusion et du Développement social, du Ministère de la Mer, ainsi que quatre associations locales de pêcheur·euse·s et de vendeur·euse·s de poissons issues de différentes îles, un réseau national d’organisations de conservation environnementale (rede Taola+), et l’association nationale des armateurs et armateures de bateaux de pêche (APESC).
La création de ce groupe marque une étape importante dans la promotion du dialogue et de la coopération entre les parties prenantes, afin d’identifier les obstacles à l’accès à la protection sociale et de formuler des recommandations concrètes, adaptées au contexte national.
« En tant que plateforme de coordination entre les institutions et les acteurs et actrices de terrain, ce groupe contribuera à élargir la couverture et les avantages de la protection sociale au bénéfice de toutes les personnes travaillant dans le secteur de la pêche, » a déclaré Diego Alhinho, coordinateur national du projet pour la FAO.
Une approche inclusive et participative
Lors de la première réunion, tenue le 20 mars 2025, les membres ont identifié des priorités communes et échangé sur les moyens d’améliorer l’accès aux programmes de protection sociale et à la microassurance, en accordant une attention particulière aux femmes, souvent sous-représentées dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques du secteur. Pour encourager une participation active et équitable, la FAO a mené des entretiens individuels avec chaque organisation avant la réunion plénière. Ces échanges ont permis de recueillir des besoins spécifiques qui alimenteront les prochaines étapes du processus.
Parmi les organisations impliquées figurent :
Rede Taola+
Association des pêcheur·euse·s et vendeur·euse·s de poissons de Santa Maria
Association des pêcheur·euse·s de Palmeira
Association des pêcheur·euse·s et vendeur·euse·s de poissons d’Achada Grande Trás
Association des vendeur·euse·s de poissons de Mindelo
APESC – Associação dos Armadores de Cabo Verde
Renforcer les systèmes locaux
Les pêcheur·euse·s et les autres professionnel·le·s du secteur de la pêche jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et le développement rural. Pourtant, beaucoup d’entre eux et elles n’ont toujours pas accès aux soutiens formels. Pour changer cela, le groupe de travail encourage une meilleure coopération entre les institutions nationales et les organisations locales, afin de renforcer la protection sociale et la résilience là où elles sont le plus nécessaires.
Cet engagement de la FAO s’inscrit dans une stratégie plus large d’appui aux pays pour la mise en œuvre de politiques centrées sur les personnes, sensibles au climat, et visant à réduire la vulnérabilité tout en améliorant les moyens de subsistance au sein des systèmes agroalimentaires.