Atelier sur la protection sociale pour le secteur de la pêche et de l’aquaculture
Description
L’atelier sur la protection sociale pour le secteur de la pêche et de l’aquaculture, organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le gouvernement du Brésil, s’est tenu du 28 novembre au 1er décembre. Son objectif était de faire progresser la protection sociale dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture. Par le biais d’un échange de coopération Sud-Sud, cet atelier a servi de plateforme permettant aux pays de partager idées, stratégies et expériences sur la conception et la mise en œuvre de programmes de protection sociale dans ce secteur.
Divisé en deux parties, l’atelier a visé à faciliter des discussions approfondies et des opportunités d’apprentissage. La première partie a accueilli un échange approfondi entre le Brésil et les pays du Projet de protection sociale pour la pêche et l’aquaculture, également connu sous le nom de SocPro4Fish (Colombie, Paraguay et Tunisie). Cette étape s’est concentrée sur les 30 années d’expérience du Brésil dans la mise en œuvre de l’assurance chômage pendant les périodes de fermeture de la pêche (Seguro Defeso), afin que cette expérience puisse éclairer des processus similaires en cours en Colombie, au Paraguay et en Tunisie.
La seconde partie de l’atelier a offert une plateforme plus large pour que les pays, qu’ils fassent partie ou non du projet SocPro4Fish, puissent discuter et présenter leurs programmes de protection sociale destinés au secteur de la pêche. Ce segment a inclus des présentations et des discussions sur les différentes dimensions des programmes de protection sociale dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture. Les thèmes abordés allaient du cycle de mise en œuvre de ces programmes auprès des pêcheurs, aux registres sociaux, aux fonds rotatifs, aux initiatives communautaires, aux programmes de moyens de subsistance alternatifs, ainsi qu’aux stratégies d’inclusion productive pour les pêcheurs durant les saisons de fermeture. Des groupes de travail interactifs ont également été organisés afin d’examiner la cohérence entre les politiques de gestion de la pêche existantes et les politiques de développement social, en insistant sur le rôle des registres dans l’extension de la couverture de la protection sociale dans le secteur de la pêche. Par ailleurs, un panel de pêcheurs a mis en lumière leurs défis, vulnérabilités et besoins en matière de bien-être, offrant une perspective directe sur les réalités du terrain.