WaPOR, la télédétection à l’appui de la productivité de l'eau

Introduction

WaPOR, le portail de la FAO pour le suivi de la productivité de l'eau grâce au libre accès aux données dérivées de la télédétection, suit et rend compte de la productivité de l’eau agricole en Afrique et au Proche-Orient.

Il offre un accès libre à la base de données sur la productivité de l’eau et à ses milliers de couches cartographiques sous-jacentes. Il permet des requêtes de données directes, des analyses de séries chronologiques, des statistiques de zone et le téléchargement de données des variables clés associées aux évaluations de la productivité de l’eau et des terres.

Les services du portail sont directement accessibles par le biais d'API WaPOR de la FAO, qui sont progressivement publiés et documentés sur le site API de la FAO.

Les évaluations de la productivité de l'eau et autres calculs intensifs sont réalisés à l'aide du moteur Google Earth.

La productivité des terres et de l'eau est évaluée de manière différente pour les trois niveaux spatiaux :

Au niveau I (niveau continental - résolution au sol de 250 m), la productivité de l'eau est suivie en termes de production de biomasse par hectare et par mètre cube d'eau consommée. Une distinction est faite entre l'agriculture irriguée et l'agriculture pluviale. La productivité de l'eau et des terres est calculée sur la base de pixels, qui peuvent être agrégés au niveau du pays ou du bassin fluvial.

Au niveau II (niveau national et infranational - résolution au sol de 100 m), la productivité des terres et de l'eau est suivie pour un ensemble sélectionné de pays et de bassins fluviaux tout en distinguant plusieurs cultures principales dans le cadre de l'agriculture irriguée ou pluviale. La productivité des terres est exprimée en termes de rendement (kg/ha), la productivité de l'eau est calculée en tant que production par volume d'eau (kg/m³).  L'eau utilisée pour la production agricole est exprimée en évapotranspiration réelle, où une distinction est faite entre l'évapotranspiration provenant des précipitations (eau "verte") et l'évaporation progressive provenant de l'irrigation (eau "bleue").

Au niveau III (système d'irrigation et sous-bassin - résolution au sol de 30 m), la productivité des terres et de l'eau est suivie pour un ensemble sélectionné de systèmes d'irrigation afin d'en évaluer le fonctionnement et de proposer des améliorations. À ce niveau, la productivité des terres et de l'eau est calculée de la même manière qu'au niveau II. De plus, la productivité économique de l'eau pour de multiples utilisations de l'eau est évaluée en termes de rendement économique par quantité d'eau d'irrigation utilisée. En effet, la productivité de l'eau joue un rôle central dans l'évaluation des performances de l'irrigation qui est à la base de la modernisation de l'irrigation. Après la modernisation d'un système d'irrigation, les services d'eau fournis à tous les utilisateurs devraient être plus fiables, plus rentables, plus adaptés à la variabilité climatique accrue due au changement climatique et plus respectueux de l'environnement.

Au niveau spatial III, une attention particulière est accordée aux multiples usages de l'eau (MUSE) dans l’agriculture. Les MUS peuvent fournir aux plus vulnérables utilisateurs d'eau des services à bas coût pour l'eau domestique, l'eau pour les exploitations agricoles, l'eau pour le bétail, les habitats pour les poissons et autres ressources aquatiques et l'approvisionnement en eau des entreprises rurales. Les multiples usages de l'eau augmentent souvent la productivité économique de l'utilisation de l'eau dans les systèmes d'irrigation. Dans le cadre des multiples usages de l'eau, les relations de genre sont d'un intérêt majeur.