Ambassadrice de bonne volonté de la FAO pour le programme «Zéro Faim» dans la NENA visite le site des projets portant sur la nutrition et la sécurité alimentaire dans le gouvernorat de Beni Souef en Haute-Égypte
Un projet visant à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, en ciblant les femmes et les jeunes
Le 13 septembre 2017, Beni-Souef – Darine El-Khatib, ambassadrice de bonne volonté de la FAO pour le programme «Zéro faim» au Proche-Orient et l’Afrique du Nord (NENA) a mené une visite aujourd’hui, accompagnée d’une délégation de la FAO, pour examiner les résultats du projet à Beni Souef, axé sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Egypte.
Khatib et Abdessalam Ould Ahmed, Sous-Directeur général et Représentant régional au Bureau régional pour la NENA, ainsi que d’autres responsables au sein de la FAO, ont visité le projet intitulé «l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages en Egypte, ciblant les femmes et les jeunes» à Beni Souef, où ils ont examiné de près, l’implémentation du projet et ses résultats.
Le projet, qui s’est étendu de décembre 2012 à juillet 2017 dans les gouvernorats d’Assiout, Assouan, Beni Souef, Fayoum et Sohag en Haute-Égypte, s’est concentré sur la sensibilisation à la nutrition et la santé, la production alimentaire de subsistance et les activités rémunératrices, ainsi que l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages.
«La faim et la nutrition sont deux facteurs essentiels pour un bon développement dans la NENA ; ils ont besoin de notre attention et travail acharné», a déclaré Khatib lors de sa visite. «Ce projet est un exemple vivant du travail fructueux de la FAO, et j’ai hâte de travailler sur des projets similaires et fructueux pour aboutir à un monde à l’abri de la faim et de la malnutrition.»
Ould Ahmed s’est également montré optimiste quant au projet.
«Nous sommes très satisfaits des résultats de ce projet et nous pouvons constater que cela a touché plus de 2,700 femmes et jeunes personnes», a-t-il déclaré. «Avec notre nouvelle ambassadrice de bonne volonté pour le programme « Zéro faim », nous avons maintenant l’occasion de sensibiliser davantage le publique à ce succès et de répandre notre vision à plus grande échelle.»
Sensibilisation à la nutrition et à la santé
Le projet a réussi à créer 15 Cuisines Communautaires de Nutrition – trois dans chacun des cinq gouvernorats – où les femmes apprennent des techniques de préparation, de stockage et de conservation d’aliments sains et nutritifs.
La production alimentaire de subsistance et les activités rémunératrices
Quinze autres Écoles pratiques d’agriculture et de vie pour les jeunes (JFFLS) ont été créées dans les cinq gouvernorats, où des cultures riches en nutriments ont été introduites chez les agricultrices.
Le projet a mis en place un total de 10 écoles – deux dans chaque gouvernorat – pour fournir des connaissances pratiques aux femmes, portant sur les techniques de traitement à la maison, la sécurité alimentaire, ainsi que les régimes alimentaires sains basés sur des fruits et légumes récoltés dans des champs locaux ou cultivé dans des micro-jardins sans terre.
En outre, sept modèles communautaires de jardins ont été optimisés pour enseigner aux femmes comment cultiver des plantes plus rémunératrices, et augmenter la diversité alimentaire et la valeur nutritionnelle tout en réduisant la dépendance de leurs familles à la nourriture achetée sur les marchés locaux.
Le projet a apporté des fonds à près de 175 projets dirigés par des femmes dans trois gouvernorats, et leur a offert une formation technique et une éducation nutritionnelle.
Le résultat du projet
En général, le projet a offert une plus grande diversité alimentaire et un régime alimentaire plus sain pour les familles, tout en sécurisant les ménages sur le plan nutritionnel. Les femmes et les jeunes dans les cinq gouvernorats sont maintenant plus dotés de connaissances et de compétences en nutrition, agriculture et bétail, ainsi qu’en termes d’affaires et de marketing, ce qui a permis d’améliorer la productivité et les moyens de subsistance.
La faim et la nutrition en Egypte
L’Égypte a réussi à augmenter son approvisionnement alimentaire au niveau national, mais le pays s’est avérer moins aptes pour lutter contre la malnutrition, ce qui reste l’un des principaux défis nécessitant des solutions. En fait, le pays fait face à un « triple fardeau » de malnutrition, avec une malnutrition causant 35 pour cent des maladies chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi que le cumul de deux formes de malnutrition – de surnutrition et malnutrition – avec des déficiences en micronutriments.
L’Égypte est l’un des pays cibles pour l’initiative régionale de la FAO visant à renforcer la résilience pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. En outre, un cadre stratégique pour la réduction des pertes et gaspillages alimentaires sera mis en œuvre.
13/09/2017
