L’entraînement et le partage des connaissances sont essentiels pour faire face à la chenille légionnaire d’automne
Atelier de travail de renforcement des États membres de l’Union africaine pour la surveillance et la gestion intégrée du légionnaire d’automne - Spodoptera frugiperda
7 décembre 2019, Le Caire, Égypte - L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en coopération avec l’Union africaine, a organisé l’atelier de travail sur le renforcement des États membres de l’Union africaine pour la surveillance et la gestion intégrée de la chenille légionnaire d’automne – projet du Spodoptera frugiperda (TCP/RAF/3614). L’atelier de travail vise à former les points focaux du légionnaire d’automne de l’Organisation nationale de protection des végétaux (ONPV) à l’utilisation du Système de Surveillance et l’Alerte Précoce de la Chenille légionnaire d’automne (FAMEWS) et sur le guide de gestion intégrée des ravageurs (IPM) pour les Champs-Écoles des Producteurs. Cet atelier de travail a comporté trois jours d’activités et visait également à partager les méthodes locales efficaces pour la gestion de la chenille légionnaire d’automne et à convenir des méthodes les plus efficaces pour la mise à l’échelle et à partager les informations relatives au légionnaire d’automne entre les États membres, la meilleure pratique durable pour contrôler la chenille légionnaire d’automne et faire un inventaire des ennemis naturels natifs et pour diffuser les pratiques locales efficaces pour la gestion de la chenille légionnaire d’automne.
Lors de l’ouverture, le Dr Thaer Yaseen, responsable régional de la protection des végétaux pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord (RNE), a souhaité la bienvenue aux participants et souligné leur rôle crucial dans la réalisation des objectifs du projet. M. Yassin a souligné qu’il importait de soutenir les efforts de la FAO en matière de surveillance de la chenille légionnaire d’automne pour protéger les ressources agricoles, qui représentent une menace importante pour la sécurité alimentaire et les investissements agricoles. Il a donné un aperçu des efforts et des projets de la FAO en matière de surveillance, de prévention de la propagation et de lutte contre le légionnaire d’automne dans le monde.
M. Yaseen a également souligné que l’annonce par la FAO de l’Action mondiale pour le contrôle de la chenille légionnaire d’automne. Cette nouvelle initiative globale vise à mobiliser 500 millions de dollars américains qui seraient consacrés au cours des 3 prochaines années. Il a ajouté que le bureau régional, en collaboration avec le Centre international de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE), organise une formation régionale pour lutter contre la chenille légionnaire d’automne au Caire, Égypte (février 2020).
Le représentant du Ministère égyptien de l’agriculture et de la récupération des terres (MoALR), Dr Ali Suleiman, a mis l’accent sur l’importance de la protection phytosanitaire pour la sécurité alimentaire dans la région. Dans sa déclaration, il a parlé des efforts égyptiens en matière de protection des végétaux et de prévention de l’entrée et de la propagation de la chenille légionnaire d’automne. Le ministère a composé un comité national pour la gestion des légionnaires d’automne afin de pouvoir prendre des mesures immédiates et prévenir la propagation des légionnaires d’automne dans le pays. Dr Ahmed Abdelmageed, Directeur de l’Institut pour la protection des végétaux, a affirmé que l’étroite collaboration entre la FAO et les experts ministériels du MoALR était le pilier central de la lutte contre la chenille légionnaire d’automne en Égypte.
Dr Jean Gerard Mezui M’ELLA, Directeur du Conseil Phytosanitaire Interafricain (CPI) à l’Union Africaine, a dressé la liste des efforts et des programmes de l’UF pour renforcer les efforts des pays membres en santé végétale et mobilisation des ressources.
Dr M’ELLA a souligné que la prochaine priorité est de signer un accord africain sur la santé des plantes, visant à améliorer les capacités techniques et les connaissances du personnel de quarantaine dans les pays africains. Il a également mis en relief l’importance de l’échange de connaissances entre les pays africains sur les mesures phytosanitaires, en construisant un système d’information phytosanitaire, pour permettre l’amélioration de la communication sur la prévention des maladies transfrontalières dans les pays africains.
07/12/2019
