L’Arabie saoudite contribue à hauteur de 5 millions de dollars à l’aide d’urgence de la FAO au Yémen
Le projet de la FAO vise à faire bénéficier 31 400 ménages touchés par le conflit et le COVID-19 dans les districts prévus du gouvernorat de Shabwah - une des régions du Yémen où l’insécurité alimentaire est la plus importante.
14 octobre 2020, Le Caire - Le Centre d’aide et de secours humanitaire Roi Salman d’Arabie saoudite (KSrelief) a contribué à hauteur de 5 millions de dollars aux efforts de l’Organisation des Nations-Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour soutenir les personnes confrontées à une grave insécurité alimentaire et à la malnutrition au Yémen, en particulier après l’apparition de la pandémie du COVID-19.
Le Yémen reste la plus grande crise humanitaire au monde. Les chocs économiques, les conflits en cours, les déplacements à grande échelle, les chocs climatiques et agricoles répétés liés aux ravageurs, et maintenant le COVID-19, entravent les efforts de sécurité alimentaire et d’amélioration de la nutrition.
La nouvelle subvention saoudienne soutiendra le plan d’action de la FAO pour le Yémen, renforcera les interventions agricoles d’urgence de l’Organisation et soulagera les souffrances de la population yéménite touchée par l’insécurité alimentaire et la pandémie.
Le projet d’urgence visera plus de 31 400 des ménages les plus vulnérables (environ 220 000 personnes), en particulier les femmes et les ménages dirigés par des femmes, ainsi que les résidents et les personnes déplacées à l’intérieur du pays, dans neuf districts du gouvernorat de Shabwah au Yémen.
Le projet s’appuie sur l’analyse de l’insécurité alimentaire aiguë du CIP de juillet à décembre 2020, publiée en juillet 2020, en ciblant différents groupes de bénéficiaires qui ont été identifiés comme étant les plus exposés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Ces ménages les plus vulnérables bénéficieront d’un soutien immédiat aux moyens de subsistance agricoles et d’une formation en nutrition pour améliorer leur sécurité alimentaire et leur état nutritionnel.
« Grâce au soutien généreux du KSrelief au Yémen HRP 2020, la FAO peut accroître l’accès à la nourriture pour les familles très vulnérables dans tout le pays », a déclaré Hussein Gadain, Représentant de la FAO au Yémen. « Nous devons nous rappeler que protéger les moyens d’existence signifie protéger des vies, et que l’augmentation de la production agricole entraîne une augmentation des revenus des ménages, améliorant ainsi les moyens d’existence de ceux qui en ont grandement besoin », a ajouté M. Gadain.
Vers un partenariat renforcé
L’étroit partenariat entre le KSrelief et la FAO a débuté il y a cinq ans. Il vise à soutenir les familles yéménites touchées par la crise, à restaurer rapidement leur production alimentaire et à accroître leur accès à des aliments hautement nutritifs.
Au cours des cinq dernières années, la FAO a considérablement augmenté son aide au Yémen avec le soutien du KSrelief, atteignant plus de 3 millions de Yéménites vulnérables grâce à un mélange de semences végétales et de graines, d’engins de pêche, de kits de production de volaille, de soutien financier, de campagnes de santé animale, de reconstitution des stocks et d’alimentation animale, ainsi que de développement de la chaîne de valeur.
Le partenariat en cours entre l’Arabie saoudite et la FAO soutient, restaure et améliore la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens de subsistance des agriculteurs, des pêcheurs et des éleveurs, touchant 202 797 bénéficiaires du secteur agricole, 2 850 911 bénéficiaires du secteur des services de santé animale et 92 960 bénéficiaires du secteur de la pêche. L’aide fournie a permis d’accroître la productivité des communautés locales et de donner aux ménages touchés par le conflit les moyens de renforcer leur résilience et de rétablir leurs moyens de subsistance agricoles.
Crise alimentaire au Yémen
La dernière analyse de la classification intégrée de la phase de sécurité alimentaire (CIP) publiée en juillet a averti qu’une tempête parfaite inverserait les gains durement acquis en matière de sécurité alimentaire au Yémen. L’analyse prévoit une augmentation alarmante du nombre de personnes confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë, c’est-à-dire en situation de crise (phase 3 du CIP) et d’urgence (phase 4 du CIP) d’ici la fin de l’année.
L’insécurité alimentaire aiguë dans ces régions s’est atténuée l’année dernière grâce à une augmentation massive de l’aide humanitaire, mais tout ce travail fructueux pourrait rapidement être réduit à néant car le nombre de personnes confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë devrait passer de 2 millions à 3,2 millions dans les prochains mois.
On estime que 40 % de la population (en juillet-décembre) pourrait souffrir de niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë même si l’aide alimentaire humanitaire et l’accès aux personnes dans le besoin sont maintenus.
14/10/2020
