Bureau régionales de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord

Un dialogue avec le secteur privé pour transformer les systèmes agroalimentaires au Proche-Orient et en Afrique du Nord

PDG et responsables des parties prenantes mondiales et régionales cherchent à établir une vision commune face aux défis de la région

Communiqué de Presse

 

Un dialogue avec le secteur privé pour transformer les systèmes agroalimentaires au Proche-Orient et en Afrique du Nord

 

PDG et responsables des parties prenantes mondiales et régionales cherchent à établir une vision commune face aux défis de la région  

 

12 juillet 2021, Le Caire - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a tenu aujourd’hui une conférence virtuelle, pour lancer un dialogue avec le secteur privé de la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord afin d’identifier les opportunités d'engagement et d'action du secteur privé autour des objectifs de développement durable (ODD) et de l'ODD #2 en particulier.

 

Le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a inauguré le dialogue, soulignant que "l'engagement politique reste essentiel, ainsi que l'établissement d'alliances majeures et l'engagement avec les principales parties prenantes pour aider à renforcer le consensus sur les ODD".

 

En présentant l'événement, le Sous-Directeur général de la FAO et le Représentant régional pour le Proche-Orient et de l'Afrique du Nord, Abdulhakim Elwaer, a souligné que « l’engagement d’un large éventail d'acteurs du secteur privé, des agriculteurs, y compris les petits exploitants et les agriculteurs familiaux aux micro, petites, et moyennes entreprises (MPME) et les grandes entreprises ainsi que les institutions financières sera déterminant pour stimuler nos efforts. »

 

Son discours a été suivi par Khaled El Hanafy, le secrétaire général de l'Union des chambres de commerce arabes, qui a souligné "la nécessité de promouvoir l'utilisation de la technologie en donnant le support nécessaire aux petits exploitants et les accélérateurs agroalimentaires qui peuvent faire avancer ces efforts".

 

Une poursuite à travers les meilleures pratiques commerciales

 

Le besoin de synergie et d'une cause partagée entre les parties prenantes n'est probablement plus évident nulle part dans la région du Proche-Orient et l’Afrique du Nord que dans les systèmes agroalimentaires, où le secteur privé joue un rôle si essentiel tout au long de la chaîne des aliments. Aujourd'hui, les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture de la région sont appelés à relever certains des plus grands défis mondiaux dans notre poursuite commune de l’exécution de l'ODD 2 ; de fournir à une population croissante des aliments abordables, accessibles et nutritifs, à la réduction de la faim et de la malnutrition, à la lutte contre l'obésité croissante, à la lutte contre les impacts déjà graves du changement climatique, à la pénurie d'eau et à d'autres problèmes environnementaux, et à la lutte contre les menaces émergentes liées aux ravageurs et aux maladies.

 

« Ensemble, nous pouvons relever les défis de la région, autonomiser les communautés les plus vulnérables, y compris les petits producteurs, les jeunes et les femmes, grâce à des interventions inclusives en faveur des pauvres dans les zones rurales », a ajouté Qu Dongyu.

 

Le dialogue visait à développer une conversation avec trois catégories principales d'opérateurs du secteur privé :

  • Les micro, petites et moyennes entreprises agroalimentaires (MPME), y compris les start-ups, qui peuvent jouer un rôle essentiel dans la réalisation de la sécurité alimentaire et l'éradication de la pauvreté rurale, avec un accent particulier sur la digitalisation de l’agriculture et entreprises des jeunes et des femmes.
  • Les grandes entreprises, y compris les grandes entreprises nationales et multinationales et les entreprises d'État opérant dans le secteur agroalimentaire, soit-il dans la production, la transformation, la distribution et la vente au détail ;
  • Les institutions financières, y compris les banques commerciales et les investisseurs privés, les investisseurs à impact et autres institutions d'investissement privées qui portent le potentiel de jouer un rôle essentiel dans la mobilisation des ressources et investissements privés pour atteindre les ODD.

 

Le dialogue a été divisé en deux groupes de discussion. Le premier portait sur « Comment les engagements public-privé peuvent-ils fournir des solutions à grande échelle pour répondre aux priorités régionales et atteindre les ODD dans la région du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord ?», modéré par Beth Bechdol, Directrice générale adjointe de la FAO. Le panel était composé de :

- Cheikh Majid Sultan Al Qassimi - Associé, Soma Mater

- Alzbeta Klein - PDG/Directeur général, International Fertilizer Association (IFA)

- Ayman Amin Sejiny - PDG/Directeur général-coopération Islamique pour le développement du secteur privé - Islamic Development Bank (IsDB)

- Moez El-Shohdi - Président du Réseau Régional des Banques Alimentaires

 

La deuxième session portait sur « les technologies vertes et inclusives et les investissements dans l'agriculture – quel est le potentiel ? » animée par Ismahane El Ouafi, scientifique en chef, FAO, accompagnée par :

- Soud Ba'alawy - Président exécutif Enspire (DIFC) Ltd.

- Ouiam Lahlou - Professeur à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II à Rabat, Maroc

- Yousef Hamidaddin - PDG, Agri-Tech Accelerator

- Reginald Lee - Directeur, Programmes, Grow Asia

- Chandra Singh - Directrice du développement des affaires, Elite Agro

 

Les deux sessions ont permis des sessions de questions-réponses et des interventions au cours des deux panels avec les panélistes et la direction de la FAO.

 

Main dans la main pour une meilleure vie

 

Transformer les systèmes agroalimentaires mondiaux, la façon dont nous produisons, transformons, distribuons et consommons des aliments a été identifiée comme l'un des principaux moyens d'atteindre de nombreux objectifs de l’Agenda 2030. Cela signifie une meilleure production, une meilleure nutrition et un meilleur environnement pour une meilleure vie.

L'initiative Main dans la main, fondée sur des données probantes et dirigée par les pays, lancée par la FAO peut fournir un cadre tangible qui nous permettrait de démontrer l'impact de la collaboration.

Cette initiative se concentre sur les communautés rurales les plus pauvres laissées de côté et n'ayant pas eu l'opportunité de contribuer au développement de leur pays.

Grâce à la recherche de partenariats compatibles, notamment avec des pays donateurs, des banques de développement, le secteur privé et d'autres, la FAO veut aider ces communautés à sortir de la pauvreté. Et en facilitant leur accès à des investissements, des marchés et des outils de production plus performants, l'objectif est de faire d’eux des acteurs actifs du développement de leurs pays et territoires.

 

 

 

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12/07/2021