Stimuler les exportations égyptiennes de fruits et légumes en améliorant la sécurité et la qualité des aliments
La BERD et la FAO ont organisé des cours de formation avec des agriculteurs et des exportateurs sur la gestion des pesticides et la contamination microbiologique.
Le secteur horticole égyptien a généré 2,2 milliards de dollars américains de recettes d’exportation pour 2020, montrant une force continue malgré les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les incertitudes du commerce mondial dues au covid-19. Le secteur égyptien des fruits et légumes est l’un des secteurs agroalimentaires du pays qui connaît la croissance la plus rapide. Pour certains produits comme les oranges, par exemple, l’Égypte est l’un des plus gros exportateurs au monde.
L’augmentation des échanges commerciaux s’accompagne d’une responsabilité accrue. Alors que les volumes d’exportation continuent de croître et que les consommateurs deviennent plus exigeants en termes de sécurité alimentaire et de qualité, les producteurs et exportateurs égyptiens sont confrontés à des défis croissants pour répondre aux normes spécifiques des marchés internationaux.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), par le biais du programme pour le commerce et la compétitivité financé par l’Union européenne (UE), aident les autorités égyptiennes et le secteur privé à renforcer la conformité et à réduire le taux de rejet sur les marchés d’exportation. Cela permettra d’ouvrir de nouvelles fenêtres vers d’autres destinations potentielles.
Les exportateurs, les fournisseurs et les agriculteurs de cinq chaînes de valeur ciblées (fraises, tomates, raisins, agrumes et plantes médicinales et aromatiques) ont participé à une série de formations visant à renforcer leurs capacités à gérer la lutte contre les parasites et les maladies et la gestion des résidus de pesticides.
« Aider le secteur privé à renforcer ses pratiques en matière de sécurité alimentaire tout au long de la chaîne d’approvisionnement présente des avantages considérables. Cela permettra d’atténuer les risques et les coûts liés aux exportations des entreprises et contribuera à la création d’un secteur agroalimentaire fort, durable et inclusif. Dans le même temps, ces pratiques peuvent stimuler la rentabilité et la durabilité des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises commerciales tout au long de la chaîne de valeur. Les unes et les autres pourront améliorer leur compétitivité et élargir leur accès aux marchés, ce qui leur permettra d’investir dans la croissance de leur activité », explique M. Mohamed Mansour, banquier principal, agroalimentaire, BERD.
04/02/2022
