Bureau régionales de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord

La FAO instaure des mesures préventives pour lutter contre le syndrome du déclin rapide de l’oléiculture en Egypte

@FAO-EG Participants à l'atelier avec le représentant de la FAO country representative en Egypte

Le Caire, Egypte, 03 Mai 2017 – L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a inauguré un atelier de formation pour les formateurs, portant sur les « mesures préventives contre l’introduction et la propagation du syndrome du déclin rapide de l’oléiculture en Égypte ». L’atelier s’est tenu au Caire dans le but de renforcer les capacités de surveillance et de diagnostique concernant la propagation du Syndrome de déclin rapide de l’oléiculture (Xylella fastidiosa).

 

L’atelier a été organisé dans le cadre du Projet régional de coopération technique de la FAO « Mesures préventives visant à réduire le risque d’introduction et de propagation de la bactérie Xylella fastidiosa » qui a pour objectif d’empêcher l’introduction de la bactérie dans la région, grâce au renforcement des compétences du personnel technique et des agriculteurs en ce qui concerne la détection précoce, le diagnostic, la surveillance et les mesures phytosanitaires. Les participants ont été choisis du Centre de recherche agricole (ARC) du Ministère de l’Agriculture et de la Réclamation des Terres (MALR) ; ils représentent des experts techniques qui peuvent former les agriculteurs sur la façon visant à empêcher leurs oliviers d’être infectés par la bactérie.

 

Dans son discours d’ouverture au cours de l’atelier, Hussein Gadain, représentant de la FAO en Égypte, a déclaré que « le secteur de l’oléiculture est très important, en particulier pour les petits agriculteurs et leurs moyens de subsistance, c’est pour cela, les pertes de récolte auront un impact négatif sur leurs moyens de subsistance ». Gadain a également ajouté que « récemment, la FAO a signé un projet financé par l’UE. Ce projet met l’accent sur l’enseignement des agriculteurs portant sur les bonnes pratiques agricoles (GAP), y compris des techniques de protection végétale des bactéries comme celle de la Xylella fastidiosa dans le gouvernorat de Marsa Matrouh et, en conséquence, les agriculteurs devraient bénéficier d’une formation supplémentaire qui accroitra leur disposition à réduire la perte d’olives qui est liée à ce type de bactérie ».

 

De son côté, Mr. Shoki al-Dobai, responsable régional de la FAO pour la protection des cultures dans la région du Proche-Orient et l’Afrique du Nord, a expliqué que le danger de ces bactéries menaçant le secteur oléicole, réside dans le fait qu’elle pourrait détruire 95% de la richesse oléicole dans la NENA Car il se répand à travers plusieurs autres plantes que les olives, tels que les agrumes, les raisins, les amandes et les plantes ornementales, tous ayant une grande importance dans la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. Il a ajouté que « depuis la propagation de la maladie pour la première fois dans la région des Pouilles en Italie en 2013, la FAO a travaillé dur pour prévenir les pays riche en oliviers à propos de cette bactérie et les moyens pour éviter qu’elle se propage ». Par conséquent, la FAO a développé et lancé ce projet de coopération technique dans la NENA à travers une série d’ateliers en Algérie, au Liban, en Libye, au Maroc, en Tunisie, dans la bande de Gaza et la Cisjordanie, et aujourd’hui en Egypte.

 

De plus, ce projet vise à aider les gouvernements à préparer des plans d’urgence pour faire face à ce syndrome et à le résoudre en élaborant des plans de suivi préventifs. Il développera également des capacités pour la détection précoce des bactéries, les mécanismes de diagnostic et de contrôle, ainsi que la sensibilisation des parties prenantes sur les dangers de ces syndromes.

 

Il convient de noter que l’Égypte a récemment été réintégrée comme membre au Conseil oléicole international. A cette occasion, S.E. Dr. Abdelmoneim el-Banna, ministre de l’Agriculture et de la Réclamation des terres, a annoncé que l’Égypte va planter 100 millions d’oliviers dans différents gouvernorats. Cette mesure profitera aux agriculteurs et aux commerçants ; elle augmentera les exportations et créera des emplois sécurisés pour les jeunes.


04/05/2017