La FAO et l’ICARDA unissent leurs efforts pour promouvoir le travail décent et l’égalité des sexes en Egypte
Au Caire, le 11 avril 2017 - L’atelier de validation des parties prenantes sur les femmes rurales et l’emploi décent en Egypte, a été organisé conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA). L’atelier a ouvert ses portes le 10 avril au Caire, en Égypte. L’événement qui s’est étendu sur deux jours, fait partie des efforts conjoints de l’ICARDA et de la FAO pour lutter contre les inégalités entre les sexes dans les zones rurales et pour accélérer l’autonomisation des femmes dans les communautés rurales de la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, l’une des régions les plus séparées selon le sexe dans le monde, en termes d’emploi et opportunités de travail.
L’atelier a réuni plus de 40 participants, représentant de divers organismes gouvernementaux, institutions agricoles, décideurs, médias et organisations internationales présentes en Egypte.
Dr. Hisham Alam a souhaité la bienvenue aux participants au nom du ministre de l’Agriculture et de la Réhabilitation des Terres, Abdel Moneim al-Banna. Il a également souligné l’importance des projets axés sur le développement des femmes dans les régions rurales en Égypte. « Ces projets favorisent l’autonomisation des femmes et offrent également des opportunités aux jeunes », a-t-il déclaré.
« Les femmes jouent un rôle essentiel dans la réduction de la pauvreté rurale et l’amélioration de la sécurité alimentaire et la nutrition dans les zones rurales », a déclaré Mr. Hussein Gadain, représentant de la FAO en Egypte. « Cependant, leur accès aux services – y compris l’éducation, la formation, les finances et l’extension agricole – est limité à cause des normes sociales paralysantes, ainsi que des modalités de planification et de prestation de services qui ne tiennent pas en compte l’égalité entre les sexes ».
Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, Mme. Dina Najjar, spécialiste en égalité des genres et sciences sociales à l’ICARDA, a déclaré que « l’objectif de cet atelier est de créer un forum pour les parties prenantes nationales afin de discuter des opportunités et formuler des recommandations pour améliorer l’accès des femmes rurales à des emplois décents ».
L’étude empirique menée conjointement par l’ICARDA et la FAO sur le travail et l’autonomisation des femmes dans les zones rurales de l’Égypte, a généré de nouvelles preuves sur les disparités entre les sexes dans l’emploi rural et a souligné le besoin de créer plus d’emplois pour les femmes rurales.
Avec une population comptant près de 95 millions, l’Egypte est le troisième pays le plus peuplé en Afrique, après le Nigeria et l’Ethiopie. Selon la Banque mondiale, environ 57% de la population en Egypte vit dans des zones rurales. L’agriculture est la principale source de subsistance dans les zones rurales de l’Égypte. Elle emploie 30% de la population, dont 45% sont des femmes. Malgré ce grand nombre, les femmes rurales ont un accès limité aux ressources et services productifs ; elles font face à une discrimination et à une exploitation généralisée dans les marchés du travail en milieu rural. Elles sont souvent exclues de la prise des décisions au sein de leurs ménages et communautés.
« Les femmes rurales jouent un rôle crucial dans la sécurité alimentaire, la génération de revenus et la production agricole en Égypte, mais leurs contributions restent largement invisibles dans les statistiques officielles et leurs droits en tant que travailleuses sont souvent ignorés », a déclaré Mr. Libor Stloukal, responsable des politiques à la FAO. « Faciliter l’accès des femmes à un emploi décent et déclencher leur potentiel dans l’agriculture peuvent générer des gains importants en termes de sécurité alimentaire, de réduction de la pauvreté et de croissance économique ».
« L’ICARDA a allié son expertise avec ses partenaires afin de s’assurer que les femmes rurales puissent accéder à un emploi sécurisé et à des conditions de travail décentes, qui représentent des facteurs essentiels pour réduire la pauvreté et atteindre des moyens de subsistance durables », a déclaré Mr. Aly Abousabaa, directeur général de l’ICARDA.
L’atelier devrait générer des recommandations politiques pour améliorer la disponibilité et l’accessibilité des emplois décents pour les femmes en Égypte rurale, ce qui avancera les progrès vers l’autonomisation économique et sociale des femmes.
11/04/2017
