La FAO lance l’Initiative de l’élevage durable en Afrique d’ici 2050 en Egypte
Le Caire: 23 mai 2017
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a lancé en Egypte l’Initiative de l’élevage durable en Afrique d’ici 2050 (ASL 2050), en la présence des représentants du Ministère de l’agriculture et de la réclamation des terres (MALR), Ministère de l’environnement, Ministère de la santé et de la population et l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS). L’initiative est financée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
Cette initiative vise à faire contribuer les parties prenantes égyptiennes, afin de générer des preuves fondées sur la modernisation et l’amélioration des efforts actuels en matière de développement de l’élevage, et afin d’assurer une trajectoire de développement durable pour le secteur et le rendre parfaitement compatible avec la Stratégie de développement agricole durable (SADS) d’ici 2030. Elle se concentre sur certains produits d’élevage, décrivant les systèmes d’élevage actuels et ceux prévus d’ici 2050, et identifiant les défis qu’ils rencontreront tout au long du processus. De même, l’initiative développera et s’accordera sur des options politiques ciblant des actions qui assureront un développement durable du secteur de l’élevage au cours des 30 à 40 prochaines années.
Dans son discours inaugural, Hussein Gadain, représentant de la FAO en Egypte, a déclaré: « L’ASL 2050 offre une opportunité pour mieux focaliser notre attention sur le secteur de l’élevage égyptien en facilitant le dialogue entre les différentes parties prenantes et les consultations au niveau national pour identifier les principaux défis associés à une population en croissance rapide et leurs besoins en matière de sécurité alimentaire. L’ASL 2050 s’appuie sur le fait que, dans les prochaines décennies, la demande sur les aliments d’origine animal augmentera rapidement en Egypte et dans d’autres pays africains, à cause de la croissance de la population humaine, l’augmentation du pouvoir d’achat du consommateur et l’urbanisation.»
Selon les données de CAPMAS, la population égyptienne devrait augmenter de 65% au cours des trois prochaines décennies pour atteindre 150 millions en 2050. Cela nécessitera plus de production alimentaire, spécialement pour la population urbaine qui devrait consommer plus d’aliments de haute qualité et en particulier, de la viande, du lait et des œufs.
Gadain a conclu son discours en disant : « La FAO fera tout son possible pour soutenir la mise en œuvre efficace et sans accroc de l’ASL 2050, non seulement au bénéfice du peuple égyptien, mais aussi pour tirer parti des leçons apprises de ce programme et les mettre en place tout au long de la région du Proche-Orient et l’Afrique du Nord (NENA) et le continent africain. Je crois que ce projet encouragera fortement la réalisation de la Stratégie égyptienne de développement durable (SDS) ou Vision 2030 et l’agenda de l’ONU 2030 (ODDs) ainsi que la vision de l’Afrique 2063.»
De son côté, Dr. Tarek Suleiman, responsable du Secteur du développement de l’élevage du bétail et de la volaille au ministère de l’Agriculture et de la Réclamation des terres, a déclaré: « Le MALR a déployé plus d’efforts pour réduire les déficiences des produits d’origine animale grâce à des plans à court terme et des stratégies à long terme. Le ministère a également créé les circonstances appropriées pour tous les organismes et ministères responsables du développement durable de l’élevage pour éliminer tout obstacle. »
Dr. Lotfi Allal, chef d’équipe du Centre d’urgence pour les maladies animales transfrontières (ECTAD) à la FAO a déclaré: « En réponse, les producteurs égyptiens et d’autres acteurs dans la chaîne de valeur effectueront des investissements importants dans les systèmes d’élevage et les chaînes de valeur. Le gouvernement encourage leurs efforts d’une manière appropriée. L’impact de ces investissements sur les moyens de subsistance des populations, la santé publique et l’environnement sera important car la majorité des ménages ruraux dépend de l’élevage pour leur subsistance. »
Il convient de mentionner ici que l’ASL 2050 est une initiative politique qui est mise en œuvre dans six pays africains, dont l’Égypte, le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Kenya, le Nigéria et l’Ouganda, sous l’égide du projet de la FAO « menace pandémique émergente 2 » financée par l’USAID.
Puisqu’environ 75% des nouvelles maladies humaines infectieuses émergentes proviennent des animaux, l’ASL 2050 vise à comprendre la dynamique à long terme (d’ici 2050) du secteur de l’élevage et son impact sur la santé publique, l’environnement et les moyens de subsistance. Elle vise de même à promouvoir l’amélioration du cadre de la politique nationale pour les parties prenantes concernées par l’élevage, y compris les gouvernements nationaux, pour qu’elles soient prêtes à faire face aux nouveaux défis associés au secteur de l’élevage en forte croissance.
23/05/2017
