Préservation de la biodiversité: des solutions efficaces et durables fondées sur la science et l’innovation

Le Directeur général de la FAO s’exprime à l’ouverture de la dix-huitième session ordinaire de la Commission des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

Rome, le 27 septembre 2021 – Soulignant la nécessité de «produire plus avec moins», M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a exhorté aujourd’hui tous les acteurs des systèmes agroalimentaires à transposer à plus grande échelle le recours à la science et à l’innovation et à trouver des «solutions efficaces et durables» au service de la biodiversité.

Le secteur agroalimentaire joue un rôle prépondérant dans la gestion et la préservation de la biodiversité, a-t-il déclaré dans l’allocution d’ouverture qu’il a prononcée à la dix-huitième session ordinaire de la Commission des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture (CRGAA).

La CRGAA est le seul organe intergouvernemental permanent qui s’intéresse spécifiquement à l’ensemble de la diversité biologique pour l’alimentation et l’agriculture, et qui vise l’obtention d’un consensus international sur les politiques en faveur de l’utilisation durable et de la conservation des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, ainsi que d’un partage juste et équitable des avantages qui découlent de cette utilisation. Cette session d’une semaine concernera diverses questions en rapport avec les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Elle portera en particulier sur la formulation et la mise en œuvre de plans d’action mondiaux sur les ressources génétiques animales, aquatiques, forestières et végétales, et permettra aux participants de se pencher de manière plus approfondie sur le cas des micro-organismes et des pollinisateurs. Par ailleurs, la Commission examinera une réponse stratégique au rapport sur L’État de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde, toute première évaluation mondiale dans ce domaine.

L’appauvrissement de la biodiversité accroît le risque de voir apparaître des agents pathogènes zoonotiques et réduit la résilience des cultures vivrières et des animaux d’élevage face au changement climatique. «Nous sommes à un tournant de l’histoire de la planète», a indiqué M. Qu.

La FAO, qui héberge la CRGAA, participe activement aux travaux menés dans des enceintes mondiales telles que la Convention sur la diversité biologique (CDB), le Sommet One Planet et le Congrès mondial de la nature, et encourage le dialogue afin d’aider ses Membres à contribuer efficacement au Cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020, lequel sera examiné lors d’un important sommet qui se tiendra à Kunming (Chine) en octobre.

Le Directeur général a fait remarquer que, au cours des 12 derniers mois, les organes directeurs de la FAO avaient adopté une stratégie et un plan d’action sur l’intégration systématique de la biodiversité dans tous les secteurs agricoles.

En outre, il a souligné que l’agriculture jouait un rôle positif dans la conservation de la biodiversité et a insisté sur les politiques susceptibles d’accroître encore davantage la contribution de ce secteur, ainsi que sur celles qui visent à jeter des ponts permettant de renforcer la diversité des aliments afin de nourrir une population mondiale en pleine expansion.

«Grâce à la biodiversité, les agriculteurs, les sélectionneurs, les scientifiques et tous les autres acteurs de la filière agroalimentaire peuvent assurer le bon fonctionnement des systèmes agroalimentaires», a déclaré M. Qu. «C’est cette diversité qui constitue le socle de l’innovation et incite les scientifiques, le secteur privé, les agriculteurs et les négociants à chercher des solutions nouvelles et à réaliser des avancées considérables sur le plan technologique.»

Photo: ©FAO/Luis Tato
Fabrication de plantes médicinales à partir de racines et de troncs au Kenya.