Commission du Codex Alimentarius, 6-11 juillet
Liste des décisions prises durant la 38ème session de la Commission à Genève, Suisse
La Commission du Codex Alimentarius, l'organe des Nations Unies chargé de l'établissement des normes alimentaires, se réunit à Genève du 6 au 11 juillet pour examiner les normes de sécurité sanitaire et de qualité des aliments.
Chargé de protéger la santé des consommateurs et de veiller aux pratiques équitables dans le commerce des denrées alimentaires, le Codex Alimentarius est une initiative conjointe de la FAO et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les décisions prises durant la 38ème session de la Commission sont publiées au fur à mesure ci-après.
Pour plus ample information, cliquez sur les liens ci-contre.
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Directives pour la maitrise des parasites Trichinella spp. dans la viande de porc
Adoptées - 6 juillet 2015
Les animaux destinés à l'alimentation humaine peuvent être porteurs de parasites. Le Trichinella est un parasite que l'on trouve dans la viande de porc et d'autres animaux. Lorsque l'homme consomme de la viande crue ou peu cuite provenant d'animaux infectés par le Trichinella, certains parasites peuvent subsister et causer de graves maladies. Depuis plus d'un siècle, les pratiques de santé publique vétérinaire prévoient des législations imposant des dépistages intensifs des carcasses afin de garantir que la viande n'est pas infectée parTrichinella. Toutefois, dans les zones où le risque de suidés porteurs de Trichinella est négligeable, les éleveurs ne sont plus obligés de tester chaque carcasse individuelle. La Commission du Codex Alimentarius a adopté des directives en fonction des risques pour veiller à la salubrité de la viande de porc, tout en libérant les ressources de contrôle alimentaire là où elles s'avèrent le plus nécessaires. La viande de porc en provenance de zones à risque négligeable peut être commercialisée sans tests poussés, tandis que les carcasses dans les zones où le Trichinella est susceptible d'infecter les suidés continueront à faire l'objet de dépistages rigoureux.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_FHf.pdf (paragraphes 22-33)
Nouvelle norme mondiale pour les produits à base de ginseng
Adoptée - 6 juillet 2015
Le ginseng est une racine qui entre dans la composition de nombreux produits, notamment alimentaires. Il peut être consommé sous forme de racine séchée, traitée à la vapeur ou d'extrait. En 2009, la Commission du Codex Alimentarius a adopté une norme régionale pour l'Asie garantissant la qualité des produits à base de ginseng. Elle a désormais approuvé sa conversion en norme mondiale. La norme s'applique aux produits du ginseng utilisés comme aliments ou comme ingrédients alimentaires et ne concerne pas les produits utilisés à des fins médicinales. Cette norme mondiale précise l'identité, la composition essentielle et les facteurs qualitatifs auxquels les produits à base de ginseng utilisés comme aliments doivent se conformer pour garantir des pratiques commerciales équitables.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_PFVf.pdf (paragraphes 78-87)
Valeur de référence pour l'étiquetage nutritionnel du potassium
Adoptée - 6 juillet 2015
Les maladies non transmissibles – telles que cardiopathies, accidents cérébrovasculaires, diabète, cancer et maladies respiratoires chroniques – sont la première cause de maladie et de mort prématurée dans le monde. Un certain nombre de ces maladies sont liées à de faibles apports en potassium. Accroître la consommation de potassium peut réduire la pression sanguine, diminuer le risque de maladies cardiaques et d'AVC et avoir des incidences bénéfiques sur la densité minérale osseuse. Cela peut également atténuer les effets négatifs d'apports élevés en sodium. La Commission du Codex Alimentarius a adopté une valeur de référence pour le potassium – soit un niveau d'apports journaliers de 3 500 mg pour les adultes – à intégrer dans sa Directive sur l'étiquetage nutritionnel. Cette décision fait suite à l'adoption de valeurs de référence pour le sodium et les graisses saturées, et fait partie des efforts du Codex de prendre en considération les problèmes de santé publique croissants liés à l'obésité et aux maladies non transmissibles.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_NFSDUf.pdf (paragraphes 108-117)
- www.codexalimentarius.org/input/download/standards/34/CXG_002f.pdf
- http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/77986/1/9789241504829_eng.pdf (en anglais)
Niveaux maximum de plomb dans les fruits, jus et aliments en conserve
Adoptés - 6 juillet 2015
Le plomb est un produit chimique qui existe dans l'environnement – dans l'atmosphère, dans l'eau, dans les plantes, etc. Une absorption excessive de plomb est nocive pour la santé humaine. Les nourrissons et enfants en bas âge sont particulièrement exposés aux effets toxiques du plomb. La Commission du Codex Alimentarius recommande une limite maximale de 0,1 mg de plomb par kg dans certains fruits et légumes en conserve, de 0,03 mg par kg pour les jus de fruits et les nectars, et de 0,05 mg par kg pour les jus à base de baies et autres petits fruits, entre autres niveaux maximum pour les fruits et légumes.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_CFf.pdf (paragraphes 27-51 et Annexe IV)
Niveaux maximum de toxines produites par une moisissure pouvant être présente dans les céréales, les farines et les aliments à base de céréales pour nourrissons et enfants en bas âge
Adoptés - 6 juillet 2015
Le déoxynivalénol (ou DON ou "vomitoxine") est une toxine produite par une certaine moisissure que l'on trouve dans les céréales comme le blé, l'orge et le maïs. Ces toxines sont courantes dans de nombreuses parties du monde et peuvent avoir un effet négatif sur la santé humaine. La Commission du Codex Alimentarius a fixé des niveaux maximum pour la présence de déoxynivalénol à 0,2 mg par kg d'aliments à base de céréales pour les nourrissons et les enfants en bas âge, 1 mg par kg de farine, semoule ou flocons à base de blé, maïs ou orge, et de 2 mg par kg de blé, maïs ou orge destinés à la transformation.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_CFf.pdf (paragraphes 75-91 et Annexe VI)
- http://whqlibdoc.who.int/publications/2011/9789241660631_eng.pdf (en anglais)
Normes pour l'utilisation sans danger d'additifs alimentaires
Adoptées - 6 juillet 2015
Les additifs alimentaires sont des substances ajoutées aux aliments – conservateurs, antioxydants et stabilisants – pour une fonction technologique. Ils englobent aussi les colorants, les arômes et les édulcorants. Avant de recommander leur utilisation, leur sécurité est évaluée par un comité mixte d'experts FAO/OMS sur les additifs alimentaires (JECFA). Sur la base des évaluations du JECFA, la Commission du Codex Alimentarius a recommandé un grand nombre de niveaux maximum d'additifs dans divers aliments, tels que le poisson frais, surgelé ou fumé, le café, et les préparations en poudre pour nourrissons afin de protéger la santé des consommateurs.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_FAf.pdf
- http://www.who.int/foodsafety/areas_work/chemical-risks/jecfa (en anglais)
Limites maximales de résidus de pesticides dans les aliments
Adoptées - 6 juillet 2015
Les pesticides sont des produits chimiques utilisés pour empêcher les insectes, les adventices et autres ravageurs d'endommager les cultures. Même lorsqu'ils sont appliqués selon les meilleures pratiques, de faibles niveaux de résidus de pesticides peuvent se glisser dans les aliments. Afin de garantir la santé des consommateurs et sur la base des évaluations de risques établies par le groupe mixte d'experts FAO/OMS sur les résidus de pesticides (JMPR), la Commission du Codex Alimentarius a adopté des limites maximales de résidus pour un pesticide présent dans un aliment spécifique ou un groupe d'aliments, par ex. une limite de 3 mg par kg de l'insecticide Phosmet pour la canneberge, ou une limite de 0,1 mg par kg de Myclobutanil (contre la croissance des moisissures) pour certains fruits.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_PRf.pdf
- www.who.int/foodsafety/areas_work/chemical-risks/jmpr (en anglais)
Recommandation sur les résidus de certains médicaments vétérinaires dans les aliments d'origine animale, compte tenu des effets nocifs sur la santé humaine
Adoptée - 6 juillet 2015
Le dimétridazole, l'ipronidazole, le métronidazole et le ronidazole sont utilisés pour le traitement et la prévention de maladies bactériennes et protozoaires chez les animaux, en particulier les dindons et les porcs. Le Comité mixte d'experts FAO/OMS sur les additifs alimentaires (JECFA) a communiqué au Codex qu'il n'était pas possible d'établir un niveau de résidu de ces médicaments vétérinaires dans les aliments comme la viande, les reins ou le foie. Sur ces bases, la Commission du Codex Alimentarius a adopté une recommandation selon laquelle les autorités compétentes des pays doivent prévenir les résidus dans les aliments.
- En savoir plus: ftp://ftp.fao.org/codex/reports/reports_2015/REP15_RVDFf.pdf (paragraphes 91-93 et Annexe VII)

