This article is not available in Portuguese.

Click this message to close.

Renforcement de la première ligne de défense de la planète contre les produits chimiques toxiques

L'ONU ajoute trois pesticides à la liste des substances chimiques soumises à la procédure "de consentement préalable en connaissance de cause" afin de protéger santé et environnement des produits chimiques dangereux faisant l'objet d'un commerce international

27 juin 2011, Genève - Les Parties à un traité mondial favorisant l'échange d'informations sur les produits chimiques qui font l'objet d'un commerce international ont pris des mesures visant à renforcer la protection de la santé humaine et de l'environnement en augmentant l'échange d'informations critiques relatives à la sécurité entre les États exportateurs et importateurs.  Un accord a été conclu le vendredi 24 juin 2011, à l'issue d'une semaine de réunion qui s'est tenue à Genève.

La cinquième réunion de la Conférence des Parties à la Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l'objet d'un commerce international a convenu par consensus d'ajouter trois pesticides - l'alachlore, l'aldicarbe et l'endosulfan - à l'annexe III de la Convention. L'inscription à l'annexe III déclenche un échange d'informations entre les Parties et permet aux pays de prendre en connaissance de cause des décisions sur l'importation et l'emploi futurs de ces produits chimiques.  

"L'accord sur l'inscription de l'endosulfan, qui se conjugue avec des décisions visant à renforcer l'assistance technique et les synergies prises par les Parties à la Convention de Rotterdam, prouve que la coopération croissante entre les Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm est particulièrement fructueuse du point de vue des bénéfices qu'elle apporte aux pays en protégeant la santé publique et l'environnement à l'échelle mondiale", a déclaré Achim Steiner, Sous-secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE. 

Les Parties à la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants ont convenu en début d'année d'éliminer progressivement la fabrication et l'emploi d'endosulfan au niveau mondial.

Les décisions portant sur l'inscription des trois produits chimiques figuraient parmi 12 décisions distinctes adoptées lors de la Conférence et visant à renforcer la première ligne de défence de la planète en matière de sécurité chimique.

Les amendements à la Convention aux termes desquels les trois nouveaux produits chimiques seront soumis à la procédure de consentement préalable en connaissance de cause entreront en vigueur le 24 octobre 2011. Ils porteront à quarante-trois le nombre de produits chimiques visés par la Convention.

"C'est la deuxième fois depuis l'entrée en vigueur de la Convention que les Parties interviennent pour ajouter de nouveaux produits à la liste des substances soumises à la procédure de consentement préalable en connaissance de cause au titre de la Convention. Cela donne aux pays qui envisagent d'importer des produits chimiques dangereux le droit d'être informés des risques qu'ils comportent et de la façon dont ils peuvent protéger la santé publique et l'environnement, ainsi que des moyens de se protéger contre toutes importations indésirables", a observé Jim Willis, Secrétaire exécutif.

La conférence a convenu d'inclure l'endosulfan en tant que pesticide à l'annexe III de la Convention comme l'avait recommandé le Comité d'étude des produits chimiques, groupe d'experts scientifiques, lors de ses deuxième et sixième réunions. Cela représente un tournant décisif, car les conférences précédentes n'avaient pas réussi à s'entendre sur l'inscription du pesticide à l'annexe III . Les pays pourront désormais recevoir des informations sur ce produit chimique dangereux qui leur permettront de prendre en connaissance de cause des décisions concernant son importation. Le Comité d'étude des produits chimiques avait recommandé l'inscription des pesticides alachlore et aldicarbe lors de sa quatrième réunion.

La conférence n'a pas réussi à parvenir à un accord sur l'inscription d'un quatrième produit chimique, l'amiante chrysotile, et ceci, pour la troisième fois depuis la première recommandation d'inscription de cette substance par le Comité d'étude des produits chimiques du traité, en 2002. Le débat autour de l'inscription recommandée de l'amiante chrysotile a suscité l'attention du public tout au long de la semaine pendant laquelle les négociations entre les Parties à la Convention ont parfois été tendues.

"La participation énergique des pays en développement et des pays à économie en transition aux travaux de la Convention de Rotterdam a pu être constatée au cours de la semaine dernière, ceux-ci prenant de plus en plus en charge la responsabilité d'évaluer les risques associés aux produits chimiques dangereux et aux préparations pesticides extrêmement dangereuses", a déclaré Peter Kenmore, Secrétaire exécutif, FAO. "Le fait de ne pas être parvenu à un consensus sur l'inscription d'une substance ne diminue en rien les progrès réalisés".

Photo: ©FAO/Danfung Dennis
Les protections adéquates sont indispensables quand on manipule des pesticides