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Lorsqu’il s’agit de travail humanitaire, la FAO s’implique pour le long terme

Un engagement durable pour une agriculture durable et des communautés résilientes

Célébré le 19 août de chaque année, la Journée mondiale de l'aide humanitaire rappelle l'importance d'une action collective afin de soulager les souffrances et réduire la pauvreté dans le monde entier. Il est également question de rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui risquent leur vie dans l'accomplissement de leur mission. Notre objectif est de mettre en avant les activités de la FAO réalisées en situations d'urgence humanitaire et de présenter nos équipes sur le terrain qui oeuvrent à construire un monde libéré de la faim.

Une graine prend plusieurs mois pour pousser et se développer avant de donner sa récompense, mais les conflits ou les catastrophes naturelles peuvent, en une fraction de seconde, anéantir la récolte de toute une saison. De plus, des crises à évolution lente comme celles liées au changement climatique ont un effet négatif sur les champs, le bétail, soit les plantes et la santé des animaux et engendrent des mauvaises récoltes « au ralenti ».

Chaque année, des millions de personnes qui dépendent de la production, de la commercialisation et de la consommation des produits, du bétail, des poissons, des forêts et des autres ressources naturelles sont confrontées à toutes sortes de catastrophes et de crises qui menacent soit leur sécurité alimentaire, soit leurs moyens d'existence, soit les deux. Les répercussions peuvent se faire sentir à l'échelle locale, nationale ou parfois à l'échelle régionale ou encore mondiale.

Lorsque le pire se produit et les populations se retrouvent incapables de se nourrir ou de se loger, les interventions humanitaires visant à leur fournir une aide alimentaire d'urgence, de l'eau, des soins de santé et à leur assurer un refuge, sont vitales.

Néanmoins, le travail à long terme qui consiste à aider ces communautés à renforcer leur résilience face à de tels évènements, à y faire face lorsqu'ils se produisent, et à se rétablir ensuite, comporte des défis particuliers.

La FAO et ses partenaires travaillent à relever ces défis quotidiennement dans des endroits variés tels que l'Afghanistan, le Couloir sec d'Amérique centrale, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Soudan du sud, la Syrie ou encore le Yémen.

En 2016, 75 pour cent des populations les plus pauvres du monde, des plus vulnérables continuent de dépendre de l'agriculture pour leur source principale de nourriture et de revenus.

Le développement agricole, l'agriculture et l'élevage intensif sont pourtant des activités qui requièrent un investissement important en temps. Très vulnérables aux aléas climatiques, ces activités fonctionnent mieux en période de paix. Semer et s'occuper de ses récoltes exige beaucoup de travail et peut se révéler être un défi en soi. Cela est d'autant plus difficile en zones de conflit ou en cas de sécheresses prolongées lorsque les cultures et les animaux dépendent des pluies, et que celles-ci ne viendront jamais.

Comprendre le travail humanitaire de la FAO

La FAO joue un rôle unique en intervenant face aux crises qui affectent la production alimentaire et les communautés rurales. Depuis le début, nous travaillons à protéger et à restaurer les moyens d'existence des agriculteurs, des pêcheurs, des éleveurs et des forestiers affectés. Ainsi, nos efforts visant à renforcer leur résilience sauvent non seulement des vies mais aident les communautés à poser les bases d'un rétablissement à long terme.

Si les équipes de télévision venues sur les lieux finissent par partir lorsque la situation ne fait plus la une de l'actualité, la FAO, elle, reste engagée sur le terrain, travaillant aux côtés des agriculteurs et des communautés rurales afin de construire des moyens d'existence solides, productifs et résilients.

Il s'agit notamment de mettre en place des activités variées consistant, par exemple à: surveiller les tendances en matière de sécurité alimentaire pour permettre des actions précoces, soutenir la production alimentaire même en cas de conflit, aider les pays et les communautés à relancer leur production alimentaire, empêcher les conflits entre éleveurs ou encore à faciliter les résolutions de conflits fonciers.

Le rôle de l'agriculture face à la hausse des besoins

Actuellement, suite à un conflit ou à une catastrophe, plus de 130 millions de personnes dans les monde ont besoin d'une aide humanitaire pour survivre. Tous réunis, ils pourraient former le dixième pays le plus peuplé de la Terre.

Par ailleurs, une récente analyse de la FAO et du Programme alimentaire mondial a découvert que plus de 56 millions de personnes se sont retrouvées confrontées à des niveaux d'insécurité alimentaire « de crise » ou « urgente » en raison des conflits prolongés affectant 17 pays.

Une autre étude de la FAO a montré que les sécheresses, inondations, tempêtes et autres catastrophes déclenchées par le changement climatique avaient un impact important et croissant sur l'agriculture dans les pays en développement.

« N'oublions pas que derrière ces chiffres astronomiques se cachent des vraies vies et des vraies personnes »a déclaré Daniele Donati, Directeur adjoint de la Division des urgences à la FAO.

« L'agriculture peut et doit faire partie intégrante des interventions humanitaires qui visent à empêcher l'aggravation de la situation de la sécurité alimentaire dans le monde entier, on ne peut régler ce problème après coup » a indiqué M. Donati « De plus, l'agriculture durable peut représenter davantage qu'une solution pour faire face aux chocs, elle peut servir de base pour la paix et la résilience » a-t-il ajouté.

Pour en savoir plus sur le travail de la FAO en situations d'urgence humanitaire, voici une série de questions et réponses élaborée avec notre personnel travaillant sur le terrain:

MATTEO TONINI travaille à la FAO depuis 2012 et est coordinateur des opérations d'urgence en Angola.

SIMEON NGUELE est assistant logistique à Bangui, en République centrafricaine où la FAO travaille à relancer le secteur agricole.

BORJA MIGUELEZ a acquis une solide expérience au sein de divers contextes humanitaires en Afrique, Asie et en Amérique Latine ces 16 dernières années, et exerce en tant que Coordinateur des opérations d'urgence de la FAO au Lesotho depuis 2012.

GEORGE MVULA est originaire du Malawi et travaille depuis 12 ans pour la FAO dans des zones délicates telles que la Somalie, le Soudan du sud ou encore la Gambie.

PROSPERIDAD ABONETE a récemment rejoint la FAO en tant que RRC/AAP et Spécialiste de l'égalité des sexes dans la province de Mindanao aux Philippines, qui a été affectée par les conflits.

KEN SHIMIZU travaille à la FAO depuis plus d'une décennie et est actuellement Chef de bureau en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où la FAO vient en aide aux agriculteurs affectés par le phénomène climatique El Niño.

RADOS CVETIC exerce en tant que Chef des opérations pour le bureau sud-soudanais où il travaille depuis trois ans sur le programme d'intervention d'urgence visant à soutenir les moyens d'existence.

BALIGHA ALI SAEED TAKAN travaille pour la FAO au Soudan depuis quatre ans et a travaillé avec de nombreuses organisations onusiennes et ONGs spécialisées dans les interventions humanitaires et de développement pendant 16 ans.

YAMEN JASEM est responsable de terrain dans le sud de la Syrie où la FAO travaille à améliorer la situation de la sécurité alimentaire face à l'un des pires conflits au monde.

MOHAMED SYLLA est guinéen et est l'expert de la FAO en matière de sécurité alimentaire dans la région Afrique de l'ouest/Sahel.

Photo: ©FAO/R.Cabrera
Quincy Ybañez, agent de terrain de la FAO discute avec Rodolfo Famisan, un cultivateur de noix de coco de Leyte, qui a perdu ses moyens d’existence lors du passage du typhon Haiyan.