L’Année internationale de la pêche et de l’aquaculture artisanales s’achève sur de nombreux résultats concrets

La FAO définit des priorités afin de faire avancer les activités de soutien au secteur et de tirer parti de l’élan créé.

FAO/Alexander Joe

La pêche à petite échelle fournit des moyens de subsistance à près d'un demi-milliard de personnes dans le monde, dont 95 pour cent dans les pays du Sud.

©FAO/Alexander Joe

31/03/2023

Rome – L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui a clôturé aujourd’hui une campagne mondiale d’un an axée sur les petits pêcheurs, les aquaculteurs et les travailleurs de la pêche artisanaux, souligne la nécessité de faire durer la dynamique ainsi créée.  

Avec plus de 260 manifestations organisées dans 68 pays, l’Année internationale de la pêche et de l’aquaculture artisanales (2022) «a mis en lumière les millions de personnes qui travaillent dans la pêche et l’aquaculture artisanales – dont quelque 45 millions de pêcheuses artisanales – et produisent 40 pour cent du poisson que nous consommons», a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, dans son allocution à la cérémonie de clôture, ajoutant que toutes ces personnes étaient les gardiennes d’écosystèmes précieux et de traditions et cultures anciennes. 

À petite échelle, une grande valeur 

La pêche et l’aquaculture (soit l’élevage de poissons et de fruits de mer) artisanales sont principalement le fait de structures familiales, avec parfois quelques travailleurs, et constituent un sous-secteur très important. La pêche artisanale fait vivre près d’un demimilliard de personnes dans le monde, dont 95 pour cent se trouvent dans les pays du Sud.  

Pourtant, la main-d’œuvre du sous-secteur puise parmi certaines des communautés les plus vulnérables à la dégradation de l’environnement, à l’appauvrissement de la biodiversité, aux effets de la crise climatique et aux chocs économiques, sachant qu’elle contribue à la gestion des ressources aquatiques des océans, des fleuves et des lacs du monde entier. 

La campagne menée par la FAO, avec le soutien d’un vaste éventail de partenaires, pour faire mieux connaître le rôle de la pêche et de l’aquaculture artisanales a été l’occasion de nouer ou de renforcer des alliances entre les travailleurs du sous-secteur et d’autres parties prenantes. On citera à titre d’exemples le Réseau ibéro-américain pour la pêche artisanale à petite échelle (RIPAPE) ainsi que la Plateforme de la pêche artisanale du Maghreb et de l’Afrique du Nord.  

Notre connaissance de la pêche artisanale durable a été enrichie par beaucoup de nouvelles études menées pendant l’Année internationale, notamment le récent rapport de la FAO, de l’Université Duke et du centre World Fish intitulé Illuminating Hidden Harvests, qui s’intéresse aux contributions de la pêche artisanale au développement durable. 

Selon le rapport final de l’Année internationale, un nombre considérable de déclarations et d’appels à l’action ont été formulés par les partenaires aux échelons national, régional et mondial, de même que des recommandations sur les moyens de soutenir davantage le sous-secteur. Elles portent sur la durabilité environnementale, sociale et économique, la gouvernance, l’égalité et l’équité en matière de genre, la sécurité alimentaire et la nutrition, la résilience, et la participation des jeunes. 

Dans le droit fil de la transformation bleue 

Toutes ces recommandations s’inscrivent dans la droite ligne des objectifs de développement durable et des aspirations de la FAO en ce qui concerne les quatre améliorations (en matière de production, de nutrition, d’environnement et de conditions de vie), qu’il faut concrétiser sans laisser personne de côté. La vision de la FAO pour la transformation bleue, qui consiste à changer la manière dont le monde gère, utilise et conserve ses ressources aquatiques pour faire reculer la faim et la pauvreté, sous-tend aussi les recommandations. 

Bien que l’Année internationale touche à sa fin, «voyons plutôt cette fin comme un nouveau départ pour continuer à faire entendre la voix des pêcheurs artisanaux et à appuyer l’élaboration de plans et de stratégies nationaux inclusifs en matière de pêche et d’aquaculture artisanales», a déclaré le Directeur général de la FAO.  

Conserver l’élan créé  

M. Qu a ajouté que, pour faire durer la dynamique et l’engagement générés pendant l’Année internationale, il fallait mettre à profit les instruments existants, tels que les Directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale.  

Parmi les autres personnalités ayant pris part à l’événement, on citera M. Abdallah H. Ulega, Ministre tanzanien des pêches et de l’élevage; Mme Bärbel Kofler, Secrétaire d’État parlementaire au Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (par message vidéo); Mme Nedwa Moctar Nech, représentant la Plateforme de la pêche artisanale du Maghreb et de l’Afrique du Nord; M. Munir Md Mujibul Haque, membre du Groupe de travail sur les pêches du Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire; Mme Elisa Morgera, Direcrice du One Ocean Hub; M. Alberto Miti, Directeur associé de la campagne The Lexicon.  

Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO, a clôturé la manifestation en saluant l’engagement et l’enthousiasme des nombreux partenaires et défenseurs qui avaient fait de l’Année internationale un succès aussi retentissant. Le Comité directeur international était présidé par le Pérou, tandis que l’Union européenne, l’Agence suédoise de coopération internationale au développement et l’Agence norvégienne de coopération au développement ont fourni un appui financier à la FAO pour l’organisation de l’Année internationale.  

Une vidéo présentant les activités organisées dans le monde entier au cours de l’Année internationale a été diffusée au cours de la cérémonie.  

- La production des petits pêcheurs représente 40 pour cent des captures mondiales 

- Environ 45 millions de femmes travaillent dans le secteur de la petite pêche. Autrement dit, quatre pêcheurs et travailleurs de la pêche sur 10 sont des femmes 

- Si les prises marines comptent pour 68 pour cent de la production issue de la petite pêche, les 32 pour cent restants proviennent des eaux intérieures 

- 492 millions de personnes vivent au moins en partie de la pêche artisanale 

- Les petits pêcheurs et travailleurs de la pêche représentent 90 pour cent des personnes qui interviennent dans les chaînes de valeur de la pêche de capture à travers le monde 

- Le poisson fourni par les petits pêcheurs est essentiel à une alimentation saine, puisqu’il apporte des protéines et des micronutriments tels que les acides gras omega-3, le calcium, le sélénium et le zinc 

- Selon une étude menée auprès de plus de 400 organisations de petits pêcheurs, 90 pour cent d’entre elles s’engagent à être plus durables, tandis que 60 pour cent ont pour objectif d’améliorer le bien-être des populations   

Les activités de la FAO dans le secteur des pêches et de l’aquaculture promeuvent la gestion efficace des ressources biologiques aquatiques et le renforcement des capacités dans l’optique de parvenir à des résultats qui bénéficient équitablement à tous. Leur objectif est de concrétiser une transformation bleue, une ambition de produire de la durabilité et de la résilience. Pour en savoir plus sur l’action de la FAO dans le domaine des pêches et de l’aquaculture, cliquez ici

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Francis Markus FAO Actualités et Médias (Rome) [email protected]