Le Fonds pour l’environnement mondial approuve le versement de 18 millions d’USD destinés à soutenir des projets menés par la FAO en Afrique et en Amérique latine

Cinq pays bénéficieront de projets axés sur la biodiversité et la sécurité de l’approvisionnement en eau.

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Agriculteurs arrosant des caféiers à Nakaseke (Ouganda) en octobre 2016

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22/06/2022

Rome – L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est félicitée que le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) ait approuvé trois projets qui seront menés par la FAO dans cinq pays et dont le financement total s’élève à 18 millions d’USD.

Les trois nouveaux projets – le premier au Nigéria, le deuxième au Venezuela et le troisième dont le périmètre régional s’étend au Malawi, au Mozambique et en Ouganda – amélioreront la gestion des zones protégées, protégeront la biodiversité de forêts de basse altitude et renforceront la sécurité de l’approvisionnement en eau et la résilience. 

«La transformation durable des systèmes agroalimentaires s’appuie sur des écosystèmes terrestres et aquatiques résilients et productifs», a indiqué la Directrice générale adjointe de la FAO, Mme Maria Helena Semedo. «Grâce à l’approbation de ces trois projets, nous aurons des moyens plus importants pour aider les pays concernés à s’engager sur la voie d’un développement durable en ne laissant personne de côté.» 

Au Venezuela, le projet de préservation de la biodiversité visera à surmonter les principaux obstacles à l’utilisation durable de la diversité biologique afin de favoriser une gestion efficace de cinq zones actuellement protégées dans le bassin versant du Caroni situé dans le massif des Guyanes, l’une des régions les plus préservées et les plus riches en biodiversité de la planète.

Le projet régional dont le périmètre s’étend au Malawi, au Mozambique et en Ouganda mettra la question de la gestion durable des eaux souterraines au rang des priorités s’agissant de la sécurité de l’approvisionnement en eau, dont dépendent la résilience des moyens d’existence, les écosystèmes et les investissements en Afrique. Il apporte son concours au Conseil des ministres africains chargés de l’eau par l’intermédiaire de son programme consacré aux eaux souterraines d’Afrique.

Le projet au Nigéria améliorera la préservation, l’utilisation durable et la restauration de paysages forestiers de basse altitude, l’ambition étant de protéger une diversité biologique d’importance mondiale et de renforcer les moyens d’existence durables des communautés locales. Il contribuera à une meilleure gestion de paysages fortement menacés d’une superficie d’un million d’hectares dans lesquels se trouvent 12 réserves forestières et le parc national d’Okomu. L’un des objectifs est de reproduire les initiatives qui ont été couronnées de succès dans toute l’écorégion de forêts de basse altitude au Nigéria.

Les trois projets, qui ont été approuvés mardi par le Conseil du FEM à sa soixante-deuxième session tenue à McLean (Virginie, États-Unis d’Amérique), amélioreront la gestion de plus de 8,3 millions d’hectares de zones protégées aux fins de leur préservation et de leur utilisation durable, feront passer 10 000 hectares de terres sous gestion durable et restaureront 24 000 hectares supplémentaires de forêts et de prairies naturelles. Ils réduiront également de 4,3 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre et bénéficieront directement à près de 92 000 personnes, notamment aux membres de peuples autochtones et de communautés locales.

L’approbation de ces trois projets marque la fin du cycle de financement 2018-2022 du FEM. Les montants attribués dans le cadre du partenariat entre la FAO et le FEM ont été les plus élevés de ces périodes s’étendant sur quatre ans, les pays membres ayant bénéficié de subventions de plus de 600 millions d’USD. Quatre-vingt-seize pays utilisent ces montants pour faire face aux problèmes les plus urgents à l’intersection entre systèmes agroalimentaires et environnement.

Les investissements des quatre dernières années au titre du partenariat FAO-FEM permettront d’améliorer la gestion de 150 millions d’hectares de paysages terrestres et maritimes, de restaurer près de 4 millions d’hectares de terres et de ramener le stock ichtyologique surexploité, qui se chiffre actuellement à plus de 2 millions de tonnes, à des niveaux durables. Ils serviront également à réduire de plus de 570 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre. Plus de 13 millions de femmes, d’hommes et d’enfants bénéficieront directement des investissements.

Le FEM est un partenariat entre 18 organismes, dont la FAO, et 184 pays dont l’objectif est de résoudre les problèmes environnementaux les plus épineux qui se posent dans le monde ayant trait à la biodiversité, au changement climatique, à la dégradation des terres, aux produits chimiques et aux eaux internationales. Il attribue des subventions aux pays pour les aider à faire face à ces difficultés tout en contribuant aux grands objectifs de développement, tels que la sécurité alimentaire.

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Sean Sampson FAO Actualités et médias (Rome) [email protected]

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