La FAO renforce la sécurité sanitaire animale en RDC en rapprochant l’outil EMA-i+/ EMPRESS-i + des acteurs commis à la surveillance des maladies de la faune sauvage
Grâce au financement du Fonds de lutte contre les pandémies, les agents du Parc National de la Lomami ont été formés à l’utilisation de l’application EMA-i+, afin de renforcer la surveillance des maladies zoonotiques dans la faune sauvage et les aires protégées.
Dingi, Maniema–Alors que les interactions entre humains et animaux s’intensifient sous l’effet de l’urbanisation, du changement climatique et du commerce illégal de la faune, les risques de propagation de maladies zoonotiques augmentent considérablement. En RDC, où la biodiversité est exceptionnelle, la mise en place de systèmes de surveillance efficaces devient cruciale pour prévenir les menaces sanitaires et renforcer la résilience des communautés.
Dans cette dynamique, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), via son Service d’Épidémiosurveillance One Health (ESOH/DTS), déploie l’application EMA-i+, un outil numérique permettant le signalement en temps réel des événements zoo-sanitaires dans la faune sauvage.
« Les premiers déploiements pilotes à Bukavu et Kisangani ont démontré l’efficacité de l’outil EMA-i+. Grâce à la formation de 35 agents issus de sites pilotes, l’ICCN dispose désormais d’une capacité opérationnelle renforcée pour détecter et signaler les maladies animales en milieu sauvage. Cette dynamique de couverture progressive des parcs nationaux est essentielle pour bâtir un réseau de surveillance cohérent et réactif à l’échelle du pays », souligne le Dr Albert SEBAGENZI, Directeur, Responsable Epidémiosurveillance-One Health au sein de la DTS de l’ICCN.
En effet, du 27 au 29 août 2025, une formation technique s’est tenue à Dingi, avec l’appui de la FAO et de la Société Zoologique de Frankfurt (FZS). Elle a permis de former les agents du Parc National de la Lomami (PNL) à l’utilisation de l’outil EMA-i+, en lien avec la plateforme EMPRES-i+, pour structurer le circuit d’alerte sanitaire au niveau des postes de patrouille.
« L’introduction de l’outil EMA-i+ dans nos opérations transforme notre capacité à anticiper les risques sanitaires. Grâce à l’appui de la FAO et au soutien du Fonds de lutte contre les pandémies, nous franchissons une étape décisive pour la protection de la faune et la sécurité des populations riveraines », déclare le Conservateur Principal Dr Romain Kyandoghere, Chef de site adjoint du Parc National de la Lomami.
Le Parc National de la Lomami prévoit d’étendre l’utilisation de l’outil à l’ensemble de 12 postes de patrouille répartis dans les provinces de la Tshopo, du Maniema et du Sankuru. Cette initiative s’inscrit dans une approche « Une Santé », promue par la FAO, qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale.
