La FAO, UE, SADC et la RD Congo s’engagent à construire des systèmes alimentaires intelligents face au climat, inclusifs et durables, à travers le STOSAR II
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, l’Union européenne et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a lancé à Kinshasa, le 5 novembre 2025, la phase deux du projet d’appui à l’opérationnalisation de la politique agricole régionale de la SADC, STOSAR II. Un projet qui est un engagement commun à transformer l'agriculture en Afrique australe et à améliorer la vie et les moyens de subsistance des millions de personnes qui en dépendent.
En effet, l'agriculture demeure l'épine dorsale de la croissance économique, de la sécurité alimentaire et de l'intégration commerciale dans la région de la SADC. Et, en République Démocratique du Congo (RDC), l'agriculture n'est pas seulement une source de nourriture, mais elle est aussi un moteur clé de l'emploi, de moyens de subsistance et du développement rural. Elle soutient les ménages, contribue à la stabilité économique et est essentielle au renforcement de la résilience face au changement climatique.
Un financement de l’Union européenne.
La première phase du projet ou STOSAR I a été mis en œuvre de 2018 à 2024 avec le soutien financier de 9 millions d’euros de l’Union européenne, et a donné des résultats encourageants dans toute la région de la SADC, y compris en RDC. C’est dans ce cadre que le pays, en particulier, a bénéficié du renforcement des capacités de acteurs étatiques et non étatiques dans les techniques de diffusion en temps réel de l’information sur les marchés agricoles ; la surveillance (suivi-contrôle) et mise en quarantaine végétale et animale ; les techniques d’identification des maladies et ravageurs transfrontaliers ; les techniques d’identification et de gestion des épizooties et la politique, les approches et les outils de vulgarisation agricole.
L’Union européenne a une fois de plus réaffirmé son engagement en accordant 10 autres millions d’euros pour financer STOSAR II (2025-2028) en faveur de la région de la SADC. S’appuyant sur le succès de STOSAR I, STOSAR II va maintenant faire avancer une transformation plus respectueuse du climat, productive et inclusive des systèmes agricoles et alimentaires.
Au cours des quatre prochaines années, le projet s’articulera autour de quatre axes prioritaires dont le renforcement des systèmes de gestion de l’information agricole, afin d’améliorer la prise de décisions fondées sur des données probantes et de soutenir la mise en œuvre des politiques; l’amélioration de l’accès aux marchés en renforçant les capacités de lutte contre les ravageurs et les maladies des végétaux et des animaux et en respectant les normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) pour un commerce sûr; l’amélioration de la surveillance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour s’assurer que les risques sont identifiés tôt et traités efficacement; la promotion des chaînes de valeur inclusives en donnant aux organisations de producteurs, aux Petites et moyennes entreprises (PME), aux femmes et aux jeunes les moyens de participer à une agro-industrie durable et innovante.
Un engagement commun à transformer l’agriculture en Afrique
Pour la FAO STOSAR II est un engagement commun appelant à transformer l’agriculture en Afrique australe et à améliorer la vie et les moyens de subsistance des millions de personnes qui en dépendent.
Le Représentant adjoint de la FAO a affirmé que : « L’agriculture demeure l’épine dorsale de la croissance économique, de la sécurité alimentaire et de l’intégration commerciale dans notre région ». En République démocratique du Congo, particulièrement, « l’agriculture soutient les ménages, contribue à la stabilité économique et est essentielle au renforcement de la résilience face au changement climatique », a encore précisé M. Abdoul Nasser Ibrahim.
Pour lui : « la FAO travaille main dans la main avec le gouvernement, les agriculteurs, la société civile et le secteur privé sur des projets et des programmes qui incluent la gouvernance, le développement des filières agricoles, le changement climatique et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la gestion des urgences et des crises humanitaires ».
Le Ministre de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, a déclaré : « Je voudrais vous recommander de consacrer le plein de moyens que vous avez pour l'amélioration de quatre piliers de ce projet, qui sont, les systèmes d'informations agricoles, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les chaînes de valeurs et l’accès aux marchés ainsi qu’à l'intégration des actions les plus concrètes".
Au cœur de sa mission, la FAO tient à rappeler sa conviction, selon laquelle, personne ne doit souffrir de la faim et que personne ne doit être laissé pour compte. Une conviction guidée par les Objectifs de développement durable, notamment l’élimination de la pauvreté (ODD 1), l’Objectif de parvenir à l’élimination de la faim (ODD 2) et la réduction des inégalités (ODD 10).
