FAO en République démocratique du Congo

PIREDD Équateur : des communautés en marche vers un avenir durable

©FAO/Xavier Farhay
21/11/2025

Le 9ème Comité de pilotage du Programme intégré REDD+ (PIREDD Équateur) a été organisé, à Mbandaka en province de l’Équateur, le 21 novembre 2025, avec objectif de faire le point de ce projet qui change la vie des communautés et redessine l’avenir des forêts de la province de l’Équateur.

En effet, depuis la validation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) consolidé 2024-2025, les résultats parlent d’eux-mêmes : 60 % des activités prévues sont déjà réalisées. Derrière ce chiffre, il y a des familles, des villages, des espoirs. Et surtout, une ambition commune : réduire la déforestation tout en créant des moyens de subsistance durables.

Sur le terrain, des histoires qui inspirent

Du 19 au 20 novembre, une délégation  constituée de membres du gouvernement provincial, de représentants de la FAO, des Ambassades de Suède, de Royaume Uni, du Fonds national REDD+ (FONAREDD), de la  Coordination Nationale REDD (CN-REDD) et autres membres du COPIL, s’est imprégnée de la mise en œuvre des activités dans une partie de la zone du PIREDD Équateur, précisément sur les axes Mbandaka-Bikoro et Bokatola-Kalamba. Conduite par le Gouverneur de la province de l’Equateur cette descente sur le terrain leur a permis d’effectuer une immersion dans la réalité des communautés bénéficiaires.

Ils ont échangé avec les bénéficiaires vulnérables du PIREDD Équateur réunis au sein des comités locaux de développement (CLD) qui coordonnent les actions de développement communautaire en s’appuyant sur les planifications contenues dans les documents tels que les plans simples d’aménagement du territoire (PSAT) et les plans de développement local (PDL) élaborés par les communautés avec l’appui du Programme.

Dans un champ de manioc variété Obama, 30 hectares verdoyants témoignent de la résilience des communautés. Plus loin, une pépinière de 60 000 plantules de palmiers à huile prépare l’avenir : bientôt, 600 hectares seront emblavés, s’ajoutant aux 1 500 hectares déjà réalisés.
À Sumeliko, la carbonisation améliorée et les pépinières d’acacia ouvrent la voie à une gestion durable de l’énergie bois. Et à Bokatola, les peuples autochtones pygmées cultivent le Fumbwa (Gnetum africanum), une plante qui nourrit et génère des revenus.

Chaque étape raconte la même histoire : celle d’un programme qui transforme des défis en opportunités.

Des partenaires engagés

« Cette visite nous a permis de constater concrètement les progrès réalisés et de mesurer l’impact de nos interventions », confie Judicaël Pazou, Chargé des Opérations à la FAO.
Pour la Suède, partenaire clé du programme: « Le PIREDD n’est pas un projet humanitaire, mais un outil pour aider les communautés à remplacer la dépendance à la forêt par des activités économiques durables » a rappelé Mme Kerstin Karlström, Chef de coopération de l'Ambassade de Suède.

Un cap clair pour l’avenir

Au terme de la réunion, les membres du COPIL ont réaffirmé leur engagement : améliorer la performance globale du programme, aligner les PTBA sur l’année civile et garantir l’atteinte des résultats restants.

Le PIREDD Équateur, appuyé par le FONAREDD et exécuté par la FAO avec le WWF, poursuit sa mission : réduire les émissions dues à la déforestation et augmenter les revenus des communautés, en harmonie avec les priorités nationales. Parce qu’au cœur de la province de l’Équateur, chaque hectare reboisé, chaque route aménagée, chaque activité génératrice de revenus est une victoire pour la planète et pour les générations futures.