Устойчивость к внешним воздействиям
©FAO: Mbankomo, les experts analystes en respect des mesures COVID19 durant l’analyse Cadre Harmonisé mars 2021.

La FAO contribue à l’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Cameroun

28/04/2021

À travers sa Vision 2035, le Gouvernement de la République du Cameroun s’est engagé pour l’émergence et la prospérité du pays, en assurant à sa population une sécurité alimentaire optimale. Alors que le pays regorge d’énormes potentialités pour une disponibilité alimentaire suffisante, il fait face à diverses crises humanitaires, sécuritaires et désormais sanitaires qui viennent compromettre l’équilibre alimentaire et nutritionnel des populations.

Cette situation est liée non seulement aux conflits dans le bassin du lac Tchad affectant la région de l’Extrême-Nord, à l’afflux des réfugiés centrafricains à l’Est du pays, mais aussi à la crise socio-politique en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Cette situation a plus récemment été exacerbée par l’avènement de la maladie à coronavirus 2019 (covid-19), en détériorant les moyens d’existence des populations. Dans ce contexte, il est donc nécessaire d’informer les décideurs du Gouvernement, les bailleurs de fonds et les partenaires de la sécurité alimentaire au Cameroun afin d’élaborer une réponse appropriée. 

Renforcer les systèmes nationaux d’information sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle

En appui au Gouvernement, la FAO a mis en œuvre depuis 2019, un projet d’amélioration du système d’information et d’analyse de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Cameroun. Financé par la Direction générale de l’aide humanitaire et de la protection civile (ECHO), ce projet vise à renforcer les systèmes nationaux d’information sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en améliorant les capacités de collecte et d’analyse de données des parties prenantes engagées dans l’analyse du Cadre Harmonisé (CH).

De manière spécifique, il s’agit d’améliorer le système d’information et d’analyse de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays en mettant en temps réel, l’ensemble des informations nécessaires et fiables à disposition des acteurs pour une bonne appréhension de la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et une bonne gouvernance de celle-ci Elle facilitera par ailleurs la planification, la programmation et la prise de décision éclairée. 

En deux années, le projet a permis la publication des résultats de quatre analyses du CH et contribué à renforcer le processus de mise en œuvre de cet outil. Ce dispositif de collecte d’information a permis d’assister et améliorer les conditions de vies de milliers de personnes en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Il est important de noter que les résultats du CH permettent non seulement de planifier des actions appropriées pour répondre aux besoins urgents des populations mais aussi de les anticiper. Dans le même temps, il permet de disposer d’informations fiables sur la vulnérabilité des populations et sur les causes et les conséquences de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. 

En apportant son soutien technique au Gouvernement à travers le Programme national de veille et de renforcement de la sécurité alimentaire, la FAO s’est assurée de la disponibilité de données solides. Deux fois par an et grâce au financement d’ECHO, l’Organisation a appuyé des enquêtes, dont une enquête de suivi de la sécurité alimentaire et une Enquête nationale de la sécurité alimentaire et nutritionnelle respectivement menées aux mois de mars et octobre. Ces enquêtes ont permis de disposer d’informations fiables pour la conduite des analyses du CH.

La FAO a veillé au renforcement des capacités techniques des acteurs étatiques et des partenaires sur le terrain dans la collecte, le traitement et le partage des données, indispensables à  l’analyse de la sécurité alimentaire à travers le CH.

Un projet qui contribue à l’amélioration de la gouvernance nationale de la sécurité alimentaire et nutritionnelle

La FAO, a l’instar des autres agences du système des Nations Unies, apporte depuis cinq ans un appui à l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages vulnérables touchés par les différentes crises au Cameroun. Grâce au financement d’ECHO, le projet contribue à l’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Cameroun. C’est dans ce sens que le Ministre de l’agriculture et du développement rural a souligné au cours de l’atelier de restitution d’octobre 2020 que l’analyse du CH «permettra de prendre de bonnes décisions et un nouveau départ basé sur une connaissance suffisante de la situation de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le pays». 

Pour la FAO, ces connaissances sont d’autant plus importantes en cette période d’incertitude économique engendrée par la covid-19. Selon le coordonnateur du projet, Mohamed Sylla, «les recommandations issues des analyses CH méritent une attention particulière afin d’apporter des réponses rapides et appropriées en faveur des populations».

L’outil du CH dont l’objectif est d’identifier les zones à risque et les populations vulnérables a été introduit pour la première fois au Cameroun en 2017. Conformément à la pratique habituelle en matière d’analyse du CH, le Gouvernement du Cameroun s’est engagé à réaliser deux analyses de CH par an, l’une en mars et l’autre au mois d’octobre, avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

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