Objectifs de développement durable

Indicateur 2.3.1 - Volume de production par unité de travail, en fonction de la taille de l’exploitation agricole, pastorale ou forestière

Cet indicateur se rapporte à la valeur de la production par unité de travail des petits producteurs agricoles, pastoraux ou forestiers. Les données sont générées en fonction de la taille des exploitations. Cet indicateur mesure les progrès accomplis au regard de la cible 2.3 des ODD.

Cible 2.3

D’ici à 2030, doubler la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier des femmes, des autochtones, des exploitants familiaux, des éleveurs et des pêcheurs, y compris en assurant l’égalité d’accès aux terres, aux autres ressources productives et facteurs de production, au savoir, aux services financiers, aux marchés et aux possibilités d’ajout .

Production agricole par jour de travail pour un échantillon de pays, par taille d’exploitation, en PPA (USD constants de 2011 (en anglais)

Impact

Avec l'indicateur 2.3.2, il permet une ventilation détaillée de l’identité des exploitants, leurs revenus et la nature de leur production. Ces indicateurs sont essentiels pour accompagner les efforts des gouvernements dans la conduite de l’économie nationale, l’élimination de la faim et de la pauvreté et la réduction des inégalités.

Résultats clés

La productivité des petits producteurs est systématiquement inférieure, en moyenne, à celle des grands producteurs d’aliments.

Dans les régions en développement, l’indicateur 2.3.1, qui mesure la productivité moyenne du travail des petits producteurs d’aliments, peut varier d’environ 3 USD par jour dans des pays comme le Burkina Faso, le Nigéria, l’Ouganda et la République-Unie de Tanzanie, à 13,5 USD comme au Mali en 2017. Dans les pays développés, la productivité des petits producteurs d’aliments varie de 45 USD par jour en Hongrie (2016) à 142 USD par jour en Autriche (2016).

Dans tous les pays en développement, les petits producteurs ont une productivité inférieure à celle des grands producteurs. Les pays qui présentent les plus grands écarts de productivité moyenne entre les petits producteurs et les autres producteurs sont l’Inde et le Malawi. En revanche, ces dernières années, l’Ouganda a progressivement comblé l’écart qui existait entre les petits producteurs et les autres producteurs.

Dans les pays en développement, les données ventilées par sexe concernant la productivité des petits producteurs d’aliments ne révèlent aucune tendance particulière, ce qui donne à penser que dans de nombreux pays, la productivité des femmes est égale, voire supérieure, à celle des hommes. En revanche, d’après les données fournies récemment par Eurostat, il n’en va pas de même dans l’UE, où les petits producteurs d’aliments masculins ont systématiquement une productivité supérieure à celle des femmes, à une exception près.

Il est très difficile de mesurer les progrès accomplis vers la cible 2.3. Alors qu’on dispose de données pertinentes pour un large éventail de pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine, on dispose rarement du type idéal d’informations dont on a besoin au niveau des exploitations pour identifier la population des petits producteurs et mesurer les progrès accomplis dans les deux indicateurs de la cible 2.3. C’est notamment le cas de l’indicateur 2.3.1. Pour calculer cet indicateur, il faut disposer simultanément d’informations sur le facteur travail et les revenus pour la même unité de production. Les enquêtes agricoles réalisées par les pays recueillent rarement ces données. Celles présentées ici se basent sur des enquêtes réalisées auprès des ménages, qui ne constituent une approximation valable des indicateurs que dans la mesure où les ménages recoupent les unités de production d’aliments. Dans le même ordre d’idées, le chef de ménage est utilisé comme substitut pour désagréger les informations par sexe. On ne trouve, dans les enquêtes disponibles, aucune information sur le statut autochtone des producteurs d’aliments.

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