Directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale
dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté

Première réunion du Groupe interinstitutionnel de protection sociale pour la pêche et l'aquaculture (GIPRO), un exercice participatif pour la protection sociale du secteur de la pêche et de l'aquaculture du pays

25/04/2022

Le mardi 5 avril s'est tenue la première réunion du Groupe interinstitutionnel de protection sociale pour la pêche et l'aquaculture - GIPRO. Ce groupe est composé des principales entités publiques et privées du secteur de la pêche et de l'aquaculture et de la protection sociale du pays. Il a été créé dans le cadre du projet "Protection sociale pour la pêche et l'aquaculture (SocPro4Fish) en Colombie", financé par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO, et mis en œuvre en partenariat avec l'Institut de recherche marine et côtière, INVEMAR.

L'événement a été suivi par des entités telles que : le siège de la FAO, le ministère de l'Environnement et du Développement durable, le ministère de l'Agriculture, l'Autorité nationale de l'aquaculture et de la pêche (AUNAP), le Département national de la planification (DNP), Conservation International, la Fondation Marviva, la Direction générale maritime (DIMAR), Caritas Norvège et Colombie, le Service national de formation (SENA), la Fédération colombienne d'aquaculture (Fedeacua), la Confédération de la pêche artisanale de Colombie (Comenalpac), le Département de la prospérité sociale (DPS), l'Université de Magdalena, et des représentants de FAO Colombie et d'INVEMAR, qui formeront le conseil exécutif du GIPRO.

L'objectif de ce groupe est de générer un espace de dialogue qui permettra d'influencer le processus de décision pour promouvoir la protection sociale dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture du pays et de générer une coopération avec d'autres groupes qui discutent déjà des différentes composantes de la protection sociale.

"Depuis le GIPRO, nous espérons unir nos efforts pour contribuer au renforcement des capacités du gouvernement en matière de protection sociale et générer des mécanismes conjoints avec le gouvernement pour établir des avantages sociaux pour le secteur de la pêche et de l'aquaculture du pays", a déclaré Daniela Kalikoski, responsable du projet SocPro4Fish de la FAO à Rome.

Au cours de cette première réunion, des données pertinentes ont été socialisées associées à :

  • La situation actuelle en Colombie en termes de protection sociale, notamment le fait que 95% des pêcheurs n'ont pas accès à une pension ; ou que 9 pêcheurs sur 10 n'ont pas de bateau enregistré.
  • Le cadre réglementaire de la protection sociale en Colombie, où ont été identifiées les lacunes sociales en matière de santé, de retraite, d'assistance sociale, de formalité et de risques professionnels existant dans le secteur.
  • Le diagnostic sur la protection sociale face aux fermetures de pêche, réalisé auprès des 800 organisations membres de Comenalpac, où sont mis en évidence les défis que représentent les fermetures face à l'accès limité des pêcheurs aux mécanismes de protection sociale.
  • Des informations générales sur les objectifs, la méthodologie, la portée et les lignes de travail du GIPRO.
  • Les avancées réalisées avec la Commission Nationale de Sécurité et de Santé au Travail (CNSST) et la Table des Dignités (Mesa de Dignidades).
  • L'inventaire des régimes de protection sociale à travers un exercice participatif avec les entités où elles ont socialisé les stratégies et activités menées depuis leurs institutions pour protéger, préserver, prévenir et transformer en faveur de la protection sociale.

Enfin, la feuille de route du GIPRO a été établie, à travers un plan de travail.