Indice FAO des prix des produits alimentaires
L’indice FAO des prix des produits alimentaires est une mesure de la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base. Il s’agit de la moyenne des indices des cinq groupes de produits de base, pondérée selon la part respective moyenne des exportations de chacun des groupes pour la période 2014-2016. Un article publié dans le numéro de juin 2020 des Perspectives de l’alimentation présente les modifications apportées à l’indice, à savoir la révision de la période de référence et l’élargissement du panier de produits, qui seront appliquées à partir de juillet 2020. Cet article de novembre 2013 contient des informations techniques sur les formules précédemment employées pour composer l’indice.
Dates de sortie mensuelle pour 2023: 6 janvier, 3 février, 3 mars, 7 avril, 5 mai, 2 juin, 7 juillet, 4 août, 8 septembre, 6 octobre, 3 novembre, 8 décembre.
La baisse de l’Indice FAO des prix des produits alimentaires se poursuit
Date de parution: 03/02/2023
| » L’Indice FAO des prix des produits alimentaires* s’est établi en moyenne à 131,2 points en janvier 2023, soit 1,1 point (0,8 pour cent) de moins qu’en décembre. Il s’agit de sa dixième baisse mensuelle consécutive. Avec ce nouveau recul, l’Indice a perdu 28,6 points (17,9 pour cent) par rapport au pic qu’il avait atteint au mois de mars 2022. Le tassement enregistré en janvier s’explique par la baisse des indices des prix des huiles végétales, des produits laitiers et du sucre, tandis que les indices des prix des céréales et de la viande sont restés globalement stables. » L’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 147,4 points en janvier, soit une très légère hausse (0,1 pour cent) par rapport à décembre et 6,7 points (4,8 pour cent) de plus que son niveau enregistré il y a un an. Parmi les principales céréales, le riz et le maïs ont vu leurs cours mondiaux s’apprécier en janvier, alors que ceux de l’orge et du blé se sont contractés. Les prix internationaux du riz ont augmenté de 6,2 pour cent en glissement mensuel, du fait d’un resserrement des disponibilités, d’une forte demande locale dans certains pays exportateurs asiatiques et de fluctuations des taux de change. Les prix du maïs se sont également accrus, bien que de manière modérée (0,5 pour cent), du fait essentiellement d’une forte demande d’exportations en provenance du Brésil ainsi que d’inquiétudes concernant le temps sec en Argentine, ce qui a compensé une tendance à la baisse des prix à l’exportation aux États-Unis d’Amérique dans un contexte de ralentissement des ventes. Parmi les céréales secondaires, le sorgho a enregistré une légère hausse de ses cours mondiaux (0,9 pour cent), profitant surtout de la vigueur des marchés du maïs et d’une baisse de la production aux États-Unis d’Amérique, principal exportateur mondial; l’orge a quant à elle vu ses prix reculer (1,0 pour cent) à cause des effets d’entraînement du marché mondial du blé. De leur côté, les prix internationaux du blé ont chuté pour un troisième mois consécutif en janvier, s’affaissant de 2,5 pour cent, en raison de la hausse des disponibilités mondiales due à une production plus importante que prévu en Australie et en Fédération de Russie. » L’Indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 140,4 points en janvier. Il cède 4,2 points (2,9 pour cent) par rapport au mois précédent et tombe à un niveau inférieur de près de 25 pour cent à celui d’il y a un an. La baisse observée s’explique par le recul des prix mondiaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. En janvier, les cours internationaux de l’huile de palme se sont repliés pour le deuxième mois consécutif, dans une large mesure en raison de la faiblesse de la demande mondiale à l’importation, les principaux importateurs ayant regarni leurs stocks au cours des derniers mois. Les cours mondiaux de l’huile de soja ont également subi un léger recul, sous l’effet d’une atonie de la demande à l’importation due à un manque de compétitivité des prix par rapport à ceux d’autres huiles végétales, ainsi qu’à l’amélioration récente des conditions météorologiques en Argentine, qui a eu pour effet de renforcer les perspectives de production. En ce qui concerne les huiles de tournesol et de colza, les cours internationaux ont chuté du fait de l’abondance des disponibilités mondiales à l’exportation. » L’Indice FAO des prix des produits laitiers affichait une valeur moyenne de 136,2 points en janvier, ayant perdu 2,0 points (1,4 pour cent) depuis décembre et atteignant ainsi son niveau le plus bas en 12 mois. Le recul de janvier est le résultat d’une baisse des prix internationaux du beurre et du lait en poudre. Les prix mondiaux du beurre ont enregistré leur septième mois consécutif de baisse, ce qui s’explique par une faible demande à l’importation pour des approvisionnements à long terme aux prix pratiqués actuellement, les acteurs du marché s’attendant à une poursuite de la chute des prix et à une hausse de l’offre en provenance d’Océanie. Dans le même temps, les prix internationaux du lait entier en poudre ont cédé du terrain en raison d’un ralentissement de la demande des principaux importateurs et d’un accroissement de l’offre en provenance de la Nouvelle-Zélande, malgré la baisse saisonnière de la production laitière. Les prix du lait écrémé en poudre ont eux aussi accusé un recul, principalement imputable à une demande mondiale peu soutenue. En revanche, les cours mondiaux du fromage se sont légèrement appréciés, par suite d’une reprise des ventes des services de restauration et des ventes au détail en Europe occidentale, dans le prolongement des fêtes de fin d’année, ainsi qu’en raison de fluctuations des taux de change. » L’Indice FAO des prix de la viande* a atteint une valeur moyenne de 113,6 points en janvier, en légère baisse (0,1 point et 0,1 pour cent) par rapport à décembre. Il s’agit de la septième baisse mensuelle consécutive de l’indice, dont la valeur demeure toutefois supérieure de 1,5 point (1,3 pour cent) à celle de janvier 2022. La diminution des prix mondiaux de la viande de volaille, de bovins et de porcins est à l’origine du recul enregistré par l’indice en janvier. Les prix mondiaux de la viande de volaille ont poursuivi leur baisse, dans un contexte où les disponibilités mondiales à l’exportation des principaux fournisseurs sont demeurées supérieures à la demande d’importation, et ce malgré la multiplication des foyers de grippe aviaire. De leur côté, les prix de la viande porcine ont légèrement baissé en raison d’une offre abondante de porcs prêts à l’abattage, notamment au Brésil et aux États-Unis d’Amérique, et d’importations plus faibles que prévu en Chine à l’approche de la fête du printemps. Les prix internationaux de la viande de bovins ont eux aussi reculé face à une augmentation de l’offre d’animaux prêts à l’abattage, principalement en Océanie. À l’inverse, les prix de la viande ovine ont progressé à la suite de la hausse de la demande à l’importation, malgré une augmentation des volumes d’abattage en Australie. » L’Indice FAO des prix du sucre affichait une valeur moyenne de 115,8 points en janvier, en retrait de 1,3 point (1,1 pour cent) par rapport au mois de décembre. Il s’agit du premier glissement enregistré après les hausses marquées des deux mois précédents. Le repli des cours internationaux du sucre en janvier s’explique pour l’essentiel par la bonne avancé des récoltes en Thaïlande et par des conditions météorologiques propices au développement des cultures de canne à sucre dans les grandes régions productrices du Brésil. La menace d’une baisse des rendements en Inde, qui pourrait peser sur les disponibilités exportables, a empêché une chute plus abrupte des prix du sucre. Par ailleurs, la flambée des prix de l’essence au Brésil, qui a soutenu la demande d’éthanol, et l’appréciation du real brésilien face au dollar des États-Unis ont contribué à limiter la pression à la baisse sur les prix mondiaux du sucre. * À la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l'Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l'Indice général est calculé et publié; c'est pourquoi la valeur de l'Indice des prix de la viande concernant les mois les plus récents est obtenue en panachant des projections chiffrées et des prix avérés. Ceci peut parfois donner lieu à des révisions non négligeables de la valeur finale de cet Indice, lesquelles peuvent, par suite, impliquer une modification de la valeur de l'Indice FAO des prix des aliments. Pour accéder aux cours de référence de différentes denrées alimentaires de base exportées et aux prix nationaux des aliments au détail ou en gros, veuillez consulter la page de l’Outil de suivi et d’analyse des prix alimentaires (FPMA) de la FAO. |
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