Situation alimentaire mondiale

Indice FAO des prix des produits alimentaires

L’indice FAO des prix des produits alimentaires est une mesure de la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base. Il s’agit de la moyenne des indices des cinq groupes de produits de base, pondérée selon la part respective moyenne des exportations de chacun des groupes pour la période 2014-2016. Un article publié dans le numéro de juin 2020 des Perspectives de l’alimentation présente les modifications apportées à l’indice, à savoir la révision de la période de référence et l’élargissement du panier de produits, qui seront appliquées à partir de juillet 2020. Cet article de novembre 2013 contient des informations techniques sur les formules précédemment employées pour composer l’indice.

Dates de sortie mensuelle pour 2021: 7 janvier, 4 février, 4 mars, 8 avril, 6 mai, 3 juin, 8 juillet, 5 août, 2 septembre, 7 octobre, 4 novembre, 2 décembre.

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a continué de progresser en septembre

Date de parution: 07/10/2021

» L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130,0 points en septembre 2021, soit 1,5 point (1,2 pour cent) de plus qu’en août et une hausse de 32,1 points (32,8 pour cent) par rapport au même mois de l’année dernière. La dernière hausse de l’indice est principalement imputable à l’augmentation des prix de la plupart des céréales et des huiles végétales. Les prix des produits laitiers et du sucre se sont également affermis, mais le sous-indice des prix de la viande est resté stable.

» L’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 132,5 points en septembre, soit 2,6 points (2,0 pour cent) de plus qu’en août et 28,5 points (27,3 pour cent) de plus qu’en septembre 2020. Parmi les principales céréales, les prix du blé sont ceux qui ont le plus augmenté en septembre: ils progressent de près de 4 pour cent par rapport au mois dernier et de pas moins de 41 pour cent en glissement annuel. Le resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande mondiale a continué de tirer vers le haut les prix internationaux du blé. Les prix du riz ont progressé en septembre par rapport à leur plus bas niveau atteint depuis plusieurs années en août 2021, car les activités commerciales ont connu une amélioration modérée. Les prix internationaux de l’orge ont eux aussi progressé en septembre, de 2,6 pour cent, principalement sous l’effet d’une demande soutenue, de la baisse des perspectives de production en Fédération de Russie et des gains enregistrés sur d’autres marchés. En revanche, les prix mondiaux du maïs sont restés globalement stables puisqu’ils ne progressent que de 0,3 pour cent par rapport au mois d’août. En effet, la pression à la hausse due aux perturbations dans les ports provoquées par l’ouragan qui a touché les États‑Unis a été compensée par l’amélioration globale des perspectives de production et le début des récoltes aux États‑Unis et en Ukraine. Néanmoins, les prix du maïs sont restés élevés, à un niveau supérieur de 38 pour cent à celui de septembre 2020.

» L’Indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 168,6 points en septembre. Il progresse ainsi de 2,9 points (ou 1,7 pour cent) par rapport au mois dernier et reste supérieur de 60 pour cent à son niveau enregistré un an auparavant. Cette progression s’explique principalement par la hausse des cours de l’huile de palme et de l’huile de colza, tandis que les cours de l’huile de soja et de l’huile de tournesol ont quant à eux reculé. Les prix internationaux de l’huile de palme ont augmenté pour le troisième mois consécutif et ont atteint leur plus haut niveau depuis dix ans, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation qui a coïncidé avec des craintes quant à une production en deçà de son potentiel en Malaisie, où le manque de travailleurs migrants persiste. Les prix mondiaux de l’huile de colza se sont eux aussi nettement appréciés, car le resserrement de l’offre mondiale s’est poursuivi. En revanche, les prix mondiaux de l’huile de soja et de l’huile de tournesol ont reculé en septembre, respectivement en raison d’incertitudes concernant l’utilisation d’huile de soja dans l’industrie de l’agrogazole et de la perspective de disponibilités mondiales abondantes pendant la campagne 2021‑2022.

» L’Indice FAO des prix des produits laitiers a affiché une valeur moyenne de 117,9 points en septembre, soit une hausse de 1,7 point (1,5 pour cent) par rapport au mois d’août et un niveau supérieur de 15,6 points (15,2 pour cent) par rapport à sa valeur au même mois de l’année dernière. En septembre, les cours internationaux de tous les produits laitiers figurant à l’indice ont augmenté, ceux du lait écrémé en poudre et du beurre enregistrant une nette hausse, sous l’effet d’une demande mondiale à l’importation soutenue dans un contexte de disponibilités exportables limitées, en particulier en Europe, du fait de la faiblesse des stocks et d’une baisse saisonnière de la production de lait. Une production limitée à ce stade précoce de la nouvelle campagne en Océanie et le faible niveau des stocks ont également contribué à la hausse des prix mondiaux du beurre et du lait écrémé en poudre. Les prix du lait entier en poudre et du fromage ont quant à eux enregistré une progression modérée due à une conjonction de facteurs: production restreinte, stocks bas et demande interne stable en Europe.

» L’Indice FAO des prix de la viande* s’est établi en moyenne à 115,5 points en septembre, soit un niveau pratiquement inchangé par rapport à sa valeur révisée d’août et 24,1 points (26,3 pour cent) de plus que son niveau enregistré au même mois de l’année dernière. En septembre, les cours internationaux de la viande d’ovins ont continué de progresser, sous l’effet d’une demande mondiale soutenue dans un contexte de disponibilité exportables toujours limitées. La hausse des prix de la viande de bovins s’est également poursuivie, car le manque de disponibilité de bétail à abattre en Océanie et en Amérique du Sud a pesé sur l’offre mondiale. En revanche, après neuf mois consécutifs de hausse, les cours de la viande de volaille ont diminué, en raison de l’augmentation du volume de l’offre mondiale. Les prix mondiaux de la viande de porcins ont eux aussi reculé, sous l’effet d’une baisse de la demande à l’importation en Chine et d’une demande interne atone, en particulier en Europe.

» L’Indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 121,2 points en septembre, soit une hausse de 0,6 point (0,5 pour cent) par rapport au mois d’août et un niveau supérieur de 42,2 points (53,5 pour cent) à celui enregistré au mois de septembre 2020. Des craintes quant à une production réduite au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre, qui sont dues à la persistance d’un temps sec et aux gelées, ont continué d’alimenter la progression des prix mondiaux du sucre. En outre, la hausse des prix de l’éthanol a incité à consacrer davantage de canne à sucre à la production d’éthanol au Brésil. Toutefois, la pression à la hausse sur les prix du sucre a été limitée par le ralentissement de la demande mondiale à l’importation et par les perspectives de production favorables chez les principaux pays exportateurs, notamment l’Inde et la Thaïlande.

À la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l'Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l'Indice général est calculé et publié; c'est pourquoi la valeur de l'Indice des prix de la viande concernant les mois les plus récents est obtenue en panachant des projections chiffrées et des prix avérés. Ceci peut parfois donner lieu à des révisions non négligeables de la valeur finale de cet Indice, lesquelles peuvent, par suite, impliquer une modification de la valeur de l'Indice FAO des prix des aliments.

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