FAO/SMIAR - Perspectives de l'Alimentation No.2 - Avril 1999 - P. 7

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MANIOC

 

Baisse de la production et de la consommation de manioc en 1998

Les estimations de la production mondiale de manioc en 1998 ont été révisées à la baisse depuis la dernière estimation de novembre 1998 et se situent actuellement à 162 millions de tonnes de racines fraîches, soit 3 pour cent de moins qu'en 1997. Cette baisse reflète un fléchissement de la production en Asie ainsi qu'en Amérique latine et dans les Caraïbes qui n'a pas suffi à compenser la légère augmentation enregistrée en Afrique. En Asie, la production totale en 1998 a reculé de 5 pour cent pour s'établir à 45 millions de tonnes par suite, principalement, de la sécheresse causée par le phénomène El Niño, qui a réduit les plantations et les rendements. Parmi les principaux pays producteurs, la production en Thaïlande a baissé de 12 pour cent, tandis que la baisse de production a varié entre 5 et 20 pour cent en Inde, en Chine et aux Philippines. Au Viet Nam, on estime que la production est demeurée à peu près ce qu'elle avait été l'année précédente. Bien que certaines terres traditionnellement utilisées pour la culture de manioc aient apparemment été affectées à des cultures plus rémunératrices, comme le riz et le maïs, cette réduction des superficies a été compensée par la mise en culture de nouveaux champs sur des terres précédemment inutilisées du sud, où on pratique maintenant la culture intensive du manioc avec des variétés à haut rendement, à forte teneur en féculents. La contraction a été la plus prononcée en Amérique latine et dans les Caraïbes, où on estime que la production a diminué de plus de 10 pour cent pour tomber à 28,4 millions de tonnes par suite, dans ce cas également, du mauvais temps causé par le phénomène El Niño dans plusieurs pays situés le long de la ligne de l'Equateur ainsi que dans l'hémisphère austral. La récolte au Brésil, par exemple, qui n'a atteint que 20,4 millions de tonnes, a été inférieure de 16 pour cent à celle de 1998, en raison de la sécheresse prolongée qui a sévi dans les Etats du nord-est, qui assurent environ 40 pour cent de la production nationale de manioc. La production a également diminué en 1998 en Colombie et en Haïti. En revanche, une légère augmentation a été enregistrée au Paraguay, où les exploitants ont planté du manioc sur des terres précédemment affectées à la culture du coton, ainsi qu'en République dominicaine.

PRODUCTION MONDIALE DU MANIOC 1/

    1996 1997 1998 prélim.
(. . . millions de tonnes . . .)
Total mondial 165,4 166,2 161,6
Afrique 84,7 86,5 88,1
Congo, Rép. dem. 16,8 16,8 16,5
Ghana 7,1 7,1 7,6
Madagascar 2,4 2,4 2,4
Mozambique 4,7 5,3 5,0
Nigéria 31,4 32,1 32,7
Ouganda 6,0 5,7 6,2
Tanzanie 2,2 2,3 2,6
Asie 48,8 47,5 45,0
Chine 3,6 3,6 3,4
Inde 6,0 6,0 4,8
Indonésie 17,0 15,1 16,1
Philippines 1,9 2,0 1,9
Thaïlande 17,4 18,1 16,0
Viet Nam 2,1 2,0 2,0
Amérique latine et les Caraïbes 31,6 32,0 28,4
Brésil 24,6 24,3 20,4
Colombie 1,8 1,8 1,8
Paraguay 2,6 3,2 3,3

En Afrique, on estime que la production a augmenté de près de 2 pour cent pour atteindre 88 millions de tonnes, grâce à des conditions météorologiques favorables dans certains grands pays producteurs, mais aussi aux politiques mises en oeuvre par les pouvoirs publics pour promouvoir la culture du manioc. En particulier, la production a augmenté en Angola, au Ghana, au Libéria, au Nigéria, en Ouganda et en Tanzanie, tandis que les récoltes ont été mauvaises au Bénin, au Cameroun, au Congo, au Mozambique, en République démocratique du Congo et en Sierra Leone, où la sécheresse a réduit les superficies plantées et les rendements. Les troubles civils et les conflits internes ont également contribué à la contraction de la production en République démocratique du Congo et en Sierra Leone. Les autres pays de la région n'ont pas signalé de changements majeurs de la production.

L'augmentation de la production de manioc en Afrique en 1998 a entraîné une légère augmentation de la consommation humaine de manioc dans la région, mais cela n'a pas suffi à empêcher un léger recul de la ration calorique moyenne par habitant. Dans les pays où la production de manioc a diminué, la réduction de la ration calorique a été particulièrement marquée, ce qui a souvent eu des conséquences sérieuses sur la sécurité alimentaire. En Amérique latine et dans les Caraïbes, le recul de la production a sans doute réduit les utilisations du manioc comme aliment pour animaux, mais la consommation humaine est demeurée inchangée. Au Brésil, celle-ci a sans doute augmenté en 1998 grâce, entre autres, à la popularité croissante de nouveaux produits à base de manioc (voir encadré). En Asie, l'utilisation globale de manioc a diminué en 1998 par suite, surtout, d'une moindre utilisation de ce produit comme aliment pour animaux. Tel a particulièrement été le cas dans la province chinoise de Taïwan, en République de Corée, aux Philippines et en Malaisie, pays dont les importations ont été moindres, voire nulles, en 1998. Dans la province chinoise de Taïwan, par exemple, l'utilisation de copeaux et de granulés de manioc dans les rations d'aliments pour animaux a diminué après la restructuration du secteur de l'élevage de porcs, consécutive à l'appparition de plusieurs cas de fièvre aphteuse en 1997. L'utilisation de manioc dans les aliments traités et les produits industriels a diminué aussi en Thaïlande. En revanche, l'augmentation de la production en Indonésie a encouragé un accroissement de la consommation humaine de manioc dans le pays, ce qui a contribué à compenser la réduction des récoltes de riz, dont le manioc est un aliment de remplacement. Parmi les pays développés, l'utilisation de manioc comme aliment pour animaux a diminué en 1998 dans la Communauté européenne, alors même que les élevages de porcs ont repris après l'épidémie de fièvre aphteuse qui avait réduit la production, particulièrement aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. La diminution de l'utilisation de manioc a été causée surtout par l'abondance de l'offre et la baisse des prix relatifs de céréales destinées à l'alimentation des animaux, qui a encouragé l'utilisation de produits autres que le manioc dans les aliments composés. Les utilisations de manioc dans les autres pays développés, y compris en Israël et en Pologne, a diminué aussi.

Fléchissement du commerce de manioc en 1998

Les estimations du commerce mondial de manioc en 1998 ont été révisées à la baisse de 800 000 tonnes, c'est-à-dire de 13 pour cent, depuis le dernier rapport et ont été ramenées à 5 millions de tonnes (12,5 millions de tonnes d'équivalent en racines fraîches), soit 22 pour cent de moins qu'en 1997. Cette diminution reflète la réduction des expéditions de copeaux et de granulés destinés à l'alimentation des animaux, mais aussi par la contraction du commerce de féculents et de farine à usage industriel et alimentaire.

COMMERCE MONDIAL DU MANIOC 1/

    1996 1997 1998 prélim.
( . . millions de tonnes . . )
Exportations mondiales 5,8 6,4 5,0
Thaïlande 4,6 5,3 4,0
Indonésie 0,4 0,2 0,2
Chine 2/ 0,4 0,4 0,4
Autres pays 0,4 0,5 0,4
Importations mondiales 5,8 6,4 5,0
CE 3/ 3,5 3,6 2,9
Chine 2/ 0,3 0,6 0,6
Japon 0,3 0,3 0,3
Corée, Rép. de 0,6 0,5 0,4
Autres pays 1,1 1,4 0,8

Les importations de copeaux et de granulés dans la Communauté européenne ont représenté 2,9 millions de tonnes, soit 700 000 tonnes de moins qu'en 1997 et le chiffre le plus bas enregistré depuis 10 ans. Parmi les pays non-membres de la Communauté européenne, aussi bien la Chine que le Japon ont accru leurs achats de copeaux et de granulés de manioc, tandis que les Philippines et la République de Corée en ont acheté beaucoup moins par suite des difficultés économiques que traverse le secteur de l'élevage. Les autres importateurs traditionnels, comme Israël, la Pologne, la province chinoise de Taïwan et la Turquie, n'en ont pas acheté du tout pendant cette période.

Comme par le passé, la Thaïlande est restée, et de loin, le plus gros fournisseur sur les marchés mondiaux et a été à l'origine de 80 pour cent des exportations mondiales. Les expéditions de la Thaïlande ont reculé de 25 pour cent, tombant de 5,3 millions de tonnes en 1997 à 4 millions de tonnes en 1998. Les ventes à la Communauté européenne, qui pourront atteindre 2,8 millions de tonnes, ont été inférieures aux 5,25 millions de tonnes que la Thaïlande est autorisée à y vendre dans le cadre des arrangements préférentiels concernant l'accès aux marchés communautaires. De même, les exportations de l'Indonésie, toutes destinations confondues, n'ont pas dépassé 200 000 tonnes en raison d'une très ferme demande intérieure. En fait, les exportations en Indonésie vers la Communauté européenne n'ont atteint que 50 000 tonnes, soit un chiffre très inférieur aux 866 000 tonnes que l'Indonésie est autorisée à exporter vers la Communauté. Parmi les autres exportateurs traditionnels de manioc, les ventes de la Chine et du Viet Nam sont demeurées à peu près semblables à ce qu'elles avaient été en 1997. Ces deux pays, qui sont à la fois exportateurs et importateurs de produits à base de manioc, n'ont pas non plus utilisé intégralement leurs contingents d'exportation vers la Communauté européenne, en raison de la fermeté de la demande intérieure et de la réorientation des exportations vers d'autres marchés.

Les prix des granulés de manioc en 1998 sont les plus faibles depuis 10 ans

En 1998, le prix à l'importation de granulés de manioc dans la Communauté européenne a continué de baisser: il a été en moyenne de 107 dollars E.-U. la tonne, soit un chiffre nettement inférieur à la moyenne de 158 dollars E.-U. qui a prévalu pendant la période 1994-96 et le chiffre le plus bas depuis 10 ans. Les prix du manioc ont souffert de la faiblesse de la demande d'importations de copeaux et de granulés de tapioca dans la Communauté européenne, l'abondance de l'offre et la baisse des prix intérieurs des céréales destinées à l'alimentation des animaux ayant encouragé une moindre utilisation du manioc dans les aliments composés. La tendance à la baisse des prix des granulés de manioc en 1998 a suivi celle des prix de l'orge, qui est l'un des principaux concurrents du manioc sur le marché des aliments pour animaux. Au début 1998, toutefois, la baisse des prix mondiaux de la farine de soja, qui est combinée avec le tapioca dans les aliments composés pour animaux, a amélioré la compétitivité des mélanges manioc/soja par rapport à celle de l'orge et du maïs sur les marchés européens. A la différence des granulés, les cours des féculents et de la farine de manioc sur les marchés internationaux ont repris jusqu'en juin 1998 sous l'effet d'un raffermissement de la demande et de la raréfaction des matières premières de qualité, mais ils se sont effondrés depuis juillet par suite de la concurrence exercée par d'autres types de féculents (voir tableau des prix et graphique).

 

PRIX DU MANIOC ET DES PRODUITS DÉRIVÉS EN THAÏLANDE

  Farine/ féculents
de tapioca,
qualité super,
fob Bangkok    
Prix intérieurs
Racines   Granulés
 
(. . dollars E.-U./tonne . .)
1995 358 65 127
1996 289 49 113
1997 244 34 72
1998 276 44 75
1998 - janv.-mars 291 39 71
avril-juin 330 51 72
juil.-sept. 269 48 87
oct.-déc. 213 37 n.a.
1999 - janv.-fév. 200 31 73


SOURCE
: Thaï Tapioca Trade Association, Etude commerciale.

Perspectives de la production, du commerce et des prix pour 1999

S'il est trop tôt pour donner des estimations de la production mondiale de manioc en 1999, certaines indications préliminaires portent à penser que la production risque de baisser en Afrique ainsi qu'en Amérique latine et dans les Caraïbes, où le mauvais temps, l'an dernier, a nui aux plantations. En Afrique, plusieurs grands pays producteurs, particulièrement ceux qui sont affectés par des troubles civils et des conflits internes, comme l'Angola, la République démocratique du Congo et la Sierra Leone, devraient enregistrer cette année encore une contraction de la production. Au Nigéria, les estimations des services gouvernementaux concernant la récolte de 1999 laissent entrevoir aussi une réduction substantielle de la production. En revanche, une légère reprise est attendue en Asie, à supposer, toutefois, que les conditions météorologiques redeviennent normales, d'autant que l'enquête annuelle sur les plantations réalisée en 1998 en Thaïlande permet de prévoir une augmentation de 4 pour cent de la production en 1999. A ce stade, il est peu probable que la production change beaucoup dans les autres pays.

Le commerce international de manioc pourrait reprendre légèrement après être tombé au plus bas l'an dernier. Cette reprise serait due principalement à l'augmentation prévue de la production en Thaïlande, qui devrait se traduire par un accroissement des quantités exportables. Les exportations thaïlandaises vers la Communauté européenne avaient déjà augmenté de 30 pour cent à la fin de février 1999 par rapport à la période correspondante de l'année précédente. Toutefois, le résultat pour l'ensemble de l'année civile dépendra dans une large mesure des prix des céréales destinées à l'alimentation des animaux et des tourteaux d'oléagineux dans la Communauté européenne.

PRIX DU MANIOC, DE LA FARINE DE SOJA ET DE L'ORGE DANS LA CE

    Granulés de
manioc 1/
Farine de soja 2/ Mélange manioc
farine de soja 3/
Orge 4/ Mélange
orge/manioc
( . . . . . . . . dollars E.-U./ tonne . . . . . . ) ( rapport )
1990 167 208 175 225 1.29
1991 178 197 186 222 1.19
1992 183 204 187 235 1.26
1993 137 208 151 197 1.30
1994 144 192 154 182 1.18
1995 177 197 181 209 1.15
1996 152 268 175 194 1.11
1997 108 276 142 161 1.13
1998 107 170 120 145 1.21
1999 5/ 103 147 112 153 1.37

La modeste reprise des approvisionnement escomptés dans les principaux pays exportateurs risque de continuer d'exercer une pression à la baisse sur les prix nationaux et internationaux. Par exemple, fin février 1999, la racine de manioc en Thaïlande se négociait dans le pays à 120 baht/kg 32,3 dollars E.-U. la tonne)1/ contre 183 baht (41 dollars E.-U. la tonne)2/ à la même époque de l'an dernier. Sur les marchés internationaux, les prix de la farine/féculent de tapioca thaï ont également continué de baisser et sont tombés à 200 dollars E.-U. en février 1999, contre 310 dollars E.-U. un an auparavant. Simultanément, les prix des granulés de manioc exportés vers la Communauté européenne au cours des deux premiers mois de 1999 sont tombés à 103 dollars E.-U. la tonne, soit le chiffre le plus bas enregistré jusqu'à présent. Toutefois, comme il est probable que les prix du soja diminueront, il se peut que les prix des granulés de manioc remontent légèrement, encore que cela dépendra dans une large mesure de l'évolution de la conjoncture sur le marché communautaire des céréales destinées à l'alimentation des animaux.


LE MANIOC, ALIMENT DE BASE DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT


La consommation humaine de manioc (frais ou traité) dans le monde est essentiellement concentrée dans les pays en développement. En Afrique, environ 70 pour cent de la production de manioc sert à l'alimentation humaine. Les produits traités les plus populaires sont appelés "gari", "lafun", "foufou", "attiéké" et "chickwangue". Le "gari", qui se présente sous la forme de granulés secs fabriqués à partir de manioc humide et fermenté, est consommé surtout en Afrique de l'Ouest. D'autres formes de manioc traité sont notamment le manioc séché au soleil, appelé "lafun" dans le sud-ouest du Nigéria, ainsi qu'une soupe épaisse faite de manioc fermenté, appelée "foufou". Dans d'autres régions de l'Afrique, les racines ou morceaux de racines de manioc séché sont transformés en farine communément appelée "attiéké" et "chickwangue"

En Amérique latine et dans les Caraïbes, de 35 à 40 pour cent de la production de manioc sert à l'alimentation humaine; un cinquième est mangé frais, principalement par les populations rurales, sous trois formes: manioc frais (bouilli ou frit); farine grillée appelée "farinha de mandioca", populaire dans le nord du Brésil et les régions voisines; et comme farine précuite, appelée "farinha da mesa". Au Brésil, différents produits à base de manioc connaissent une vogue de plus en plus grande dans le secteur de l'alimentation et dans la restauration rapide en ville, en particulier le féculent de manioc fermenté naturellement, communément appelé "polvilho azedo", utilisé en boulangerie. Dans le sud, le centre et l'ouest du pays, le principal aliment à base de manioc, le "pão de queijo", espèce de pain fait à base de féculent aigre-doux de manioc, de fromage et d'oeufs, se trouve virtuellement sur toutes les tables. En Colombie, le "Sour", féculent fermenté extrait du manioc , sert à préparer des en -cas et différentes formes traditionnelles de pain sans
gluten appelé "pan de yuca" et "pan de bono". De même, dans les pays des Caraïbes, la pulpe de manioc sert à préparer un épais gâteau appelé "bammy". On trouve également dans la région un pain sans levain communément appelé "casabe".

En Asie, plus de 40 pour cent de la production de manioc est utilisée pour la consommation humaine, une bonne part du reste étant exportée sous forme de copeaux et de granulés. Le manioc est une source bon marché de calories qui complète souvent le régime alimentaire lorsque le riz est insuffisant. Les principaux consommateurs sont l'Inde et l'Indonésie. En Inde, les racines de manioc cuites au four sont converties en petits copeaux, en farine et en "sago", type de féculent humide que on cuit au four. En Indonésie, 57 pour cent de la production sert à la consommation humaine. Les racines de manioc sont mangées bouillies ou cuites à la vapeur ou et transformées en copeaux secs, communément appelés "gaplek", et en féculent. Le "gaplek" est utilisé pour la préparation d'un grand nombre de plats traditionnels et, en périodes de pénurie, remplace en partie le riz dans le régime alimentaire des populations rurales. En Thaïlande, les produits à base de manioc sont principalement tirés de féculents traités et consommés sous forme de nouilles, de gâteaux et de pâtisseries.

 


SERVICE D'ÉCHANGE D'INFORMATIONS PAR COURRIER ÉLECTRONIQUE POUR LE SECTEUR DES LÉGUMINEUSES

Le Service des denrées alimentaires de base de la Division des produits et du commerce international a récemment mis sur pied un réseau d'échange d'informations par courrier électronique sur l'évolution de la conjoncture sur les marchés mondiaux des légumineuses. Ce service est appelé Pulses Market Network (PMN).

Pour s'abonner gratuitement à ce service d'information par courrier électronique, laisser la case "objet" en blanc et saisir le message suivant:

subscribe Pulses-L

lequel devra ensuite être envoyé à: mailserv@mailserv.fao.org

Le PMN a essentiellement pour objet de faciliter la discussion des questions liées à l'évolution de la conjoncture sur les marchés nationaux et internationaux des légumineuses. Les usagers inscrits sont invités à communiquer des articles, publications et rapports statistiques sur le secteur des légumineuses dans leur propre pays ou région, et sont encouragés à échanger des questions et des réponses sur les questions d'actualité intéressant ce secteur. Comme l'une des principales caractéristiques de ce service est son caractère mondial, les usagers peuvent rédiger leurs messages en anglais, en espagnol ou en français. Ce service multilingue comprendra également un rapport annuel et un rapport semestriel fondés sur les dernières analyse et prévisions de la FAO concernant la situation et les perspectives mondiales des légumineuses, notamment des points de vue de la production, de la consommation, du commerce et des prix.

En bref, les objectifs de ce nouveau service de la FAO sont les suivants:

a. faciliter un échange d'informations sur les marchés des légumineuses entre les usagers inscrits par le biais du serveur de courrier de la FAO;

b. diffuser les rapports de la FAO concernant l'évolution de la conjoncture sur les marchés mondiaux des légumineuses.

Dès que vous serez inscrit au système PMN, ne manquez pas de communiquer les informations dont vous disposez concernant le secteur des légumineuses, qui peuvent présenter un intérêt pour d'autres usagers. Veuillez envoyer votre message à l'adresse et le moniteur le diffusera à tous les usagers inscrits.


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