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Guinée équatoriale

Année: 2005 Date de révision: -- Type de révision: --

Rapport régional: Rapport sur l'eau 29, 2005

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Déni de responsabilité


Géographie, climat et population

La République de Guinée équatoriale, située en Afrique occidentale, occupe une superficie de 28 050 km2. Elle partage ses frontières avec le Gabon et le Cameroun et est limitée à l’ouest par le golfe de Guinée. Le pays, qui comprend sept îles, est divisé en deux régions, l’une continentale et l’autre insulaire. La première est constituée par le territoire continental de Rio Muni (26 000 km2) et les petites îles adjacentes (Corisco, Elobey Grande et Elobey Chico). La région insulaire est formée de l’île la plus étendue, Bioko (2 000 km2), qui héberge la capitale Malabo, et de la petite île d’Annobon.

Dans la région continentale prédomine la forêt et la pêche; on y produit principalement des cultures annuelles et pérennes qui ne nécessitent pas de sols de bonne qualité. L’île de Bioko, au contraire, se caractérise par un climat, des reliefs et des sols aptes surtout à la culture du cacao, alors que la plupart de ses zones forestières, pour des raisons de conservation de la biodiversité, sont classées comme réserves non exploitables. Son territoire est très accidenté et son point le plus élevé, le Pico de Basilé, a une altitude de 3 012 m. Le potentiel de l’île de Annobon, située à environ 340 km du continent et dont le sommet culmine à 650 m, est principalement la pêche. La couche superficielle du sol est très fine, rendant difficile sa culture. Les forêts occupent environ 15 982 km2, soit 58 pour cent du pays, et constituent l’une de ses principales richesses. Les superficies cultivables occupent 850 000 ha, dont 770 000 ha se situent dans la région continentale et 80 000 ha sur l’île de Bioko. Environ 100 000 ha portent des cultures permanentes, des plantations abandonnées ou des cultures de rente (cacao, café, coco et fruitiers), et le reste étant destiné à la culture itinérante d’aliments de base (yuca, banane plantain, arachide, banane, igname, etc.). Les superficies cultivées représentaient environ 230 000 ha en 2002.

Le climat est déterminé par la proximité du pays à l’équateur, et se caractérise par des températures élevées et constantes (moyenne annuelle de 29ºC), l’abondance des pluies (2 156 mm/an en moyenne) et le haut taux d’humidité (70-99 pour cent). Les variations sont en fonction des régions:

  • Dans l’île de Bioko, le climat revêt un caractère particulier à cause de sa proximité de la mer. Les accidents de relief et les vents alizés créent de grandes différences entre le sud et le nord, et permettent de distinguer trois types de climat: i) un climat équatorial humide au-dessous de 800 m, avec des températures moyennes de 23-25ºC et des précipitations qui oscillent entre 2 000 et 2 500 mm/an; ii) un climat équatorial atténué, aux altitudes supérieures à 800 m, avec des températures moyennes supérieures à 23ºC et des précipitations de 4 000 mm/an; iii) le climat de la partie méridionale, avec des pluies oscillant entre 10 000 et 14 000 mm/an qui en font l’une des zones les plus pluvieuses de la planète.
  • La région continentale se caractérise par un climat de forêts tropicales avec des valeurs moyennes d’humidité de 80-85 pour cent, des températures au niveau de la mer de 26-27ºC, les extrêmes dépassant rarement les 35ºC et ne descendant guère au-dessous de 15ºC, et des précipitations de 1 500 mm/an dans la zone centrale qui vont en augmentant vers la côte.
  • Sur l’île de Annobon, les précipitations atteignent 1 016 mm/an avec deux saisons des pluies: avril-juin et octobre-novembre.

La population en 2004 était estimée à 507 000 habitants dont 51 pour cent de ruraux. La densité s’élevait à 18 habitants/km2 (tableau 1). La croissance démographique en 2003 était de 2.5 pour cent. L’eau potable n’était accessible qu’à 44 pour cent de la population en 2003 (45 pour cent en milieu urbain et 42 pour cent en milieu rural). L’espérance de vie à la naissance en 2003 atteignait tout juste 49 ans et 50 pour cent de la population vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 1993 (PNUD). Le taux net de scolarisation pour la période 1996-2003 était de 61 pour cent seulement.


Économie, agriculture et sécurité alimentaire

Malgré la prédominance du pétrole dans l’économie, la majorité de la population dépend du secteur agricole: agriculture de subsistance, complémentée par la chasse et la pêche. Historiquement, l’économie du pays était tributaire de l’agriculture. Cette situation s’est modifiée avec la découverte des grands gisements de pétrole au début des années 90. Avec le développement du secteur pétrolier, la contribution de l’agriculture à l’économie nationale a décliné très rapidement. En 2003, le secteur agricole ne contribuait plus que pour 7 pour cent au PIB, alors qu’en 2004 l’agriculture employait 68 pour cent de la population active. La contribution de l’agriculture aux exportations et importations totales en 2001 a été de 2 et 46 pour cent respectivement.

La production agricole ne couvre plus les besoins alimentaires de la population ni en volume de production, ni en valeur nutritive. Le pays doit donc recourir à de fortes importations à partir des pays voisins. Un des objectifs du gouvernement est d’utiliser les revenus provenant de l’activité pétrolière pour le développement de secteurs tels que l’agriculture et l’industrie et atteindre ainsi une plus grande autosuffisance.

On distingue deux types d’agriculture:

  • Une agriculture de subsistance, orientée vers la production de yuca, igname, arachide, viande, poisson, etc., généralement pour l’autoconsommation de la famille. C’est une agriculture extensive, traditionnelle et de faible productivité, pratiquée par les petits agriculteurs appliquant des méthodes de culture traditionnelles. La culture des aliments de base s’est réalisée jusqu’à maintenant par un système de production traditionnel, sans application d’engrais et imposant l’ouverture de nouvelles parcelles après un ou deux ans de culture pour remplacer les parcelles épuisées. Les sols utilisés doivent rester en jachère pour des périodes de cinq à 10 ans.
  • Une agriculture intensive, orientée vers l’exportation. Elle vise la production des principaux produits agricoles de rente (cacao et café), et est réalisée principalement par des sociétés privées notamment d’origine espagnole. Elle est pratiquée en particulier sur l’île de Bioko.

Ressources en eau

Sur le continent, le long du golfe de Guinée, s’étend le Mbini (anciennement Río Muni), drainé par le Benito, au pied du mont Mitra. Il est bordé de petites îles. En fait, le Mbini est le principal cours d’eau et le Rio Muni constitue, en réalité, une voie de dégorgement de plusieurs fleuves secondaires.

Les ressources en eau renouvelables internes annuelles sont estimées à 26 km3, dont 25 km3 pour les ressources en eau de surface, 10 km3 pour les ressources en eau souterraine, et une partie commune entre eaux de surface et eaux souterraines estimée à 9 km3/an (tableau 2).


Utilisation de l’eau

En 2000, les prélèvements d’eau étaient évalués à 106 millions de m3, dont 1 million de m3 pour l’agriculture (élevage) - ce qui représente moins de 1 pour cent de prélèvement total -, 88 millions pour les usages domestiques et 17 millions pour l’industrie (tableau 3 et figure 1).




Irrigation et drainage

L’agriculture est totalement pluviale; il n’existe pas de système d’irrigation dans le pays. Le potentiel d’irrigation est estimé à environ 30 000 ha (tableau 4).


Gestion de l’eau, politiques et dispositions législatives régissant l’utilisation d’eau en agriculture

Institutions

Les Ministères et Directions les plus actives en matière de gestion des ressources naturelles sont les suivants:

  • Ministère de l’agriculture et du développement rural, chargé des études d’approvisionnement en eau potable des zones rurales;
  • Ministère de la pêche et de l’environnement, chargé de l’inventaire des ressources en eau;
  • Ministère des infrastructures et des forêts, chargé de la conception et de l’exécution des systèmes d’approvisionnement en eau potable des centres urbains;
  • Institut national de formation agricole.

Politiques et dispositions législatives

Le Décret nº 9/1991 du 17 décembre 1991 a permis l’adoption du rapport national sur l’environnement et le développement.

Perspectives pour la gestion de l’eau en agriculture

Dans le cadre du suivi du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, l’un des objectifs à l’horizon 2010 était l’introduction de l’irrigation sur 250 ha pour la production de riz. Cependant, on signale la difficulté de drainer et de travailler les terres irrigables en raison de la forte pluviométrie et du manque de connaissances en matière d’irrigation et de culture du riz.

Principales sources d’information

FAO. 1988. Equatorial Guinea: Agricultural sector review working papers. FAO Investment Centre/World Bank Cooperative Programme report 33/88 CP-EQG 7 WPs. Rome.

FAO. 1992. Estudios de apoyo a la preparación del proyecto manejo y conservación de los recursos naturales. Plan director de uso de la tierra para la isla de Bioko. Report prepared by C. van Hoof for project UTF/EQG/002/EQG. Rome.

FAO. 1994. Equatorial Guinea: Natural resources management and conservation project. Preparation report. FAO/DDC report 12/94 CP-EQG 11 (E). Rome.

FAO. 1996. Seguimiento a la Cumbre mundial sobre la alimentación - Esquema de estrategia para el desarrollo agrícola nacional - Hacia el año 2010. Guinea Ecuatorial.

FAO. 2000. Guinea Ecuatorial - Cooperación Sur-Sur entre Guinea Ecuatorial y Cuba. Programa especial para la seguridad alimentaría (PESA).

FAO. 2001. El estudio de perspectivas del sector forestal en África (FOSA) - La Republica de Guinea Ecuatorial.

FAO. 2003. Estrategia para el desarrollo agrícola nacional - horizonte 2015. Guinea Ecuatorial.

     
   
   
       
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