Page précédente Table des matières Page suivante


2. PECHE OCEANIQUE

Le pêche océanique est pratiquée par les roumains depuis 1964, quand les deux chalutiers construits au Japon commencèrent la pêche. Ce sont des chalutiers symétriques à pêche par l'arrière à l'aide d'un “slipway”.

Les caractéristiques techniques principales des chalutiers type “Constantza” sont les suivants:

-longueur hors tout-93,10 m
-longueur entre perpendiculaires-85,00 m
-largeur-15,60 m
-tirant-  4,95 m
-tonnage brut-3.800 tonnes
-moteur principal “père”Hitachi B W 728 VBF 50 Diesel en 2 temps
-moteur principal “fils”Hitachi B W 628 VBF 50 Diesel en 2 temps
(tous les deux à 360 tonnes/min, le premier de 1.200 C V et le second de 1.040 C V)

Pendant la pêche le moteur “père” est utilisé à la propulsion, et le moteur “fils” à la production de l'énergie électrique.

Le chalutier a deux cales frigorifiques d'une capacité totale de 1.635 m3; dans le même but on utilise le réservoir d'appâts vivants de 45 m3. Les cales de farine de poissons ont une capacité de 515 m3.

La vitesse effective atteint 12 noeuds. Le chalutier emporte 80 hommes d'équipage; il a une autonomie de 100 jours.

Le poisson est congelé dans des placards et dans deux tunnels. Le froid est fourni par l'installation frigorifique formée de deux compresseurs à deux degrés de compression de 110.000 kcal/h à-40°C température d'évaporation et à 35°C température de condensation, l'eau marine (pour le refroidissement) ayant une température de 28°C; on peut encore interconnecter un compresseur à un degré de compression de 35.000 kcal/h à -31°C température d'évaporation et aux autres paramètres indentiques aux deux premiers compresseurs.

Les chalutiers congélateurs ont été munis d'outillage pour la pêche aux filets dérivants, de longues lignes pour la pêche pélagique et d'une pompe à poisson assemblée préalablement à l'aide de la lumière électrique. Grâce à ces possibilités multiples de pêche et de la construction qui en résulta les navires sont des prototypes. De toutes les méthodes de pêche possibles à bord, la seule qui s'applique d'habitude est la pêche au chalut (Fig. 11); premièrement on a pêché au chalut de fond et depuis 1967 on a obtenu de bons résultats avec celui pélagique aussi.

Le treuil électrique japonais est pratique et sûr en exploitation. La vitesse de traction des funes 0,9 m/s (à la septième couche de spires), est satisfaisante pour des profondeurs atteignant jusqu'à 120–130 m.

Les chalutiers de type “Constantza”, armés de chaluts de 49 m (la longueur de la “corde de dos”), développent pendant le chalutage une vitesse de 3,5 noeuds seulement à des profondeurs de 100 m et sans l'influence du vent. Le chalutage contre le vent est pratiquemment inefficace. Quoique la vitesse de chalutage des chalutiers de type “Constantza” soit moindre que celle des types similaires, ils sont compétitives par rapport à ceux-ci, dans les conditions de travail aux profondeurs atteignant jusqu'à 120–130 m, grâce à la grande capacité de pêcher du chalut. A un seul chalutage on a retenu des quantités jusqu'à 50 tonnes, tandis qu'une quantité de 30 tonnes n'est point une rareté (Fig.12).

Les chalutiers de type “Constantza” pêchent chacun approximativement 5.000 tonnes/an. Les zones de pêche fréquantées sont Georges Bank et les bancs situés à l'est et au sud-est de Terre Neuve et ceux de l'est de l'Océan Atlantique entre Casablanca et Dakar.

Les espèces les plus importantes sont le hareng, le chinchard, les sardinelles et différentes espèces bentales en quantités moindres.


Page précédente Début de page Page suivante