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Accès aux ressources et aux services agricoles


Accès aux ressources et aux services agricoles

Terre. Bien que, légalement, seuls les hommes chefs de famille aient le droit de posséder de la terre, traditionnellement les femmes rurales ont accès à la terre. Des problèmes d'accès à la terre peuvent cependant surgir, en particulier lorsqu'une veuve ne s'entend pas avec sa belle-famille. Le titre de propriété foncière, que seuls quelques privilégiés manipulent, n'est pas un concept généralisé en milieu rural.

Elevage. Dans toutes régions du Cameroun, on élève du petit bétail (chèvres, moutons, porcs et/ou volaille) dont s'occupent les femmes et les enfants dans les fermes familiales.

Foresterie. Plus de 50 pour cent du pays est recouvert de forêts. Les plans du gouvernement dans le secteur forestier prévoient la participation de la population à l'aménagement des forêts communautaires dans le cadre de la nouvelle législation sur les forêts.

Eau. D'après le Ministère des mines, de l'eau et de l'énergie, 40 pour cent de la population rurale aurait accès à l'eau potable. Toutefois, en raison de la crise financière, plus de 40 pour cent du réseau d'adduction d'eau n'est pas opérationnel. En particulier, dans certaines zones de la province de l'extrême - Nord, les femmes doivent parcourir jusqu'à dix kilomètres pour aller chercher l'eau.

Crédit. Le manque d'accès au crédit est un

problème qui frappe aussi bien les hommes que les femmes en milieu rural, en raison des taux d'intérêt élevés et des garanties requises. La Banque de crédit agricole du Cameroun ne propose aucun programme de crédit rural. Toutefois des mesures ont été prises pour instituer des fonds de crédit accessibles à la population rurale. Le Fonds d'investissement des micro-projets agricoles et communautaires (FIMAC) finance des projets présentés par des groupements composés indifféremment d'hommes ou de femmes.

Services de vulgarisation et formation agricole. Naguère, les services de vulgarisation s'intéressaient presque exclusivement aux cultures commerciales. Le nouvel intérêt porté à la production vivrière a amené la création du Projet national de formation et de vulgarisation agricoles (PNFVA) en 1988; il est devenu opérationnel en 1990/91 dans six provinces sur dix. Cependant, en partie à cause de la crise économique, le projet n'a pas encore accordé l'attention voulue au secteur vivrier. Jusqu'à ces dernières années, le secteur forestier n'avait guère retenu l'attention des services de vulgarisation. A la suite de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement en 1992, un Ministère de l'environnement et des forêts a été créé et a inauguré ses premiers projets. Le gouvernement a également établi un plan de vulgarisation dans le secteur de l'élevage.

Ventilation du personnel de vulgarisation agricole, par fonction et par sexe, 1992/93

Source: Ministère de l'agriculture

Les femmes représentent 25 pour cent des agents de vulgarisation forestière, mais 3,2 pour cent seulement des vulgarisateurs agricoles. Très peu de femmes ont bénéficié de services de vulgarisation ou de recherche agricole et la plupart d'entre elles ne bénéficient d'aucun support technologique susceptible d'alléger leurs tâches ou d'augmenter leurs ressources.

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